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Sep
26
2009
Oscar dénonce la néocolonisation PDF Imprimer Email
Fenua - Politique

ETATS GENERAUX. Les sept ateliers ont présenté leurs conclusions hier matin à la présidence devant une assemblée réunissant plus de 500 personnes. Un déluge de critiques et de propositions délivrées dans une ambiance studieuse et policée. Et puis Oscar Temaru est entré en scène...

 

L’ESSENTIEL

  • Pour Oscar Temaru, “un processus de néo-colonisation se met en place”.
  • Le président du Pays se demandait hier où était le peuple polynésien dans les états généraux Adolphe Colrat lui a répondu que “les états généraux sont un premier signe de confiance retrouvée et de volonté aussi sincère que déterminée d’agir ensemble”
  • La synthèse générale a mis en avant trois souhaits de la société civile : l’arrêt de la course à l’évolution statutaire, la mise en place d’une politique sur le long terme et la libéralisation de l’économie

 

Quatre heures de synthèse pour trois mois de travail. Voilà le pari que les animateurs des états généraux ont relevé et réussi hier. Mais ce dont les gens se souviendront avant tout, ce sera de la dernière demi-heure, où la politique a repris ses droits. Une demi-heure consacrée au mot de la fin, partagé entre le président du Pays Oscar Temaru et le haut-commissaire Adolphe Colrat.

“Il faut arrêter de nous raconter des histoires.” Sans aucune note, le visage fermé, Oscar Temaru a pris sa place derrière le pupitre. Juste après la restitution de l’atelier 7 “Gérer l’après-nucléaire”. “On aurait pu faire ça en France. C’est juste à côté. Il faut arrêter de raconter des histoires. Nous ne sommes pas des enfants.” Dans la salle, l’ambiance se tend et, sur scène, où se trouve Adolphe Colrat, les sourires se figent. “Nous ne sommes pas des chiens. Nous avons tout ce qu’il faut pour vivre heureux dans ce Pays, bon sang ! Il faut entamer un processus de décolonisation. Voici la mission de tous les pays colonisateurs. Qu’est-ce qu’on voit aujourd’hui ? Un processus de néo-colonisation qui se met en place.” Trois mois plus tôt, Oscar Temaru fixait l’indépendance comme un cap à ces états généraux, désormais il s’agit de stopper la néocolonisation, dont les états généraux, qui ont échappé aux “vrais” Polynésiens, semblent être l’incarnation pour Oscar Temaru.

La confiance retrouvée. C’est au tour du haut-commissaire Adolphe Colrat de prendre la parole. “Le débat a-t-il manqué de liberté ?”, entame-t-il. Le haut-commissaire semble alors sur la défensive, pourtant, son discours prend un tour inattendu. “Moi, j’obéis. J’obéis à Jean-Paul Barral”, l’animateur de l’atelier 5 qui prônait un peu plus tôt la retranscription et la rediffusion des débats en langue polynésienne. Adolphe Colrat l’a fait, en direct. Avec un accent qui n’a pas manqué de remettre le sourire sur tous les visages, même celui d’Oscar Temaru. Pour quelques minutes du moins. “Nous n’acceptons pas que l’on puisse se faire de nous une image caricaturale qui se résumerait au mot colonie, enchaîne-t-il une fois son allocution en tahitien terminée. La Polynésie française, dans ses profondeurs et la vérité de ses valeurs, ce n’est pas la corruption, le rêve de l’argent facile, ce n’est pas l’instabilité frénétique, ce n’est pas le repli sur soi et le nombrilisme, ce n’est pas le viol cynique de la règle du jeu démocratique… Les états généraux n’ont pas conduit à un unanisme artificiel, vous venez de le constater, lâche-t-il en direction d’Oscar Temaru. Nous avons chacun nos intérêts légitimes, mais les états généraux sont, je crois, un premier signe de confiance retrouvée et de volonté aussi sincère que déterminée d’agir ensemble.” Mais hier, il s’agissait avant tout de présenter la synthèse de trois mois de réflexion.

Les trois points forts des états généraux. Premièrement, la société civile dit stop à la course à l’évolution statutaire. “Il y a une certaine lassitude de la société civile sur la volonté de sans cesse faire avancer les statuts ou le statut du territoire, a expliqué Joël Allain, le délégué des états généraux. Cet espèce de darwinisme politique est aujourd’hui largement condamné par la société civile qui souhaite qu’il y ait une pause dans ce type de réflexion pour qu’on ne se cache pas derrière les contraintes statutaires et qu’on fasse avancer ce qui concerne les problèmes de tous les jours.” Deuxièmement, les états généraux ont mis en lumière le manque de vision, de planification des politiques du Pays. “La construction de la maison Polynésie se fait par des pierres qu’on rajoute un petit peu au jour le jour sans qu’on suive un plan d’architecte structuré et sur le long terme.” Enfin, troisième demande de ces états généraux, la libéralisation de l’économie. “Il faut que la Polynésie sorte de sa bulle de méthode de gestion de l’activité économique et sociale pour ne pas être anachronique ou décalée. Il est demandé de laisser une plus grande place à l’initiative individuelle.”

Prochaine étape, la restitution nationale qui doit avoir lieu jeudi prochain à Paris. Tous les animateurs des états généraux y ont été invités. Et après ? Ce sera aux politiques, de l’État et du Pays, de prendre la main.

CV

 

Adolphe Colrat, haut-commissaire de la République en Polynésie française

“Tous solidaires pour l’avenir de la Polynésie”

Est-ce que vous y croyez vraiment, à ces états généraux ?

Parce que le président du Pays Oscar Temaru ne semble pas y croire…

“Je comprends que le président Oscar Temaru se situe –et c’est bien son droit– sur un terrain politique. Personne n’ignore que l’indépendance est le combat de sa vie. Le moment venu, d’ailleurs, une telle question, et il le dit lui-même, sera tranchée par le suffrage universel. Elle n’est pas tranchée aujourd’hui et, en attendant, la crise est là. Elle nous frappe durement, nous avons de nombreuses remises en ordre à faire, de multiples chantiers sont là qui nous attendent, et là nous sommes tous responsables et tous solidaires pour l’avenir de la Polynésie.”

Les “160 ans de colonialisme”, cela ne vous a pas un peu choqué comme expression ?

“Rien ne me choque. La lecture que nous pouvons faire chacun de l’histoire est libre. Pourquoi voulez-vous que nous prétendions imposer une version officielle de l’histoire ? C’était l’interprétation du président Temaru, je n’ai rien à objecter à cette lecture personnelle.”

L’atelier 7 sur le fait nucléaire demande dans ses conclusions que la France présente ses excuses à la Polynésie, est-ce envisageable ?

“Pourquoi voulez-vous vous enfermer dans une attitude de repentance. C’est notre histoire commune, nous l’assumons ensemble, avec ses éléments positifs, ses malheurs, ses heurts, ses incompréhensions. Faut-il réinterpréter le passé et demander aux hommes d‘aujourd’hui de présenter des excuses pour ce qu’ont fait, à une autre époque, d’autres hommes ? Est-ce que cela sert réellement les intérêts du Pays ? Je n’en suis pas si sûr.”


Oscar Temaru, président du Pays

“Vous avez vu le peuple polynésien ici ?”

Qu’avez-vous pensé de la restitution de ces états généraux ?

Est-ce fidèle à la Polynésie française que vous connaissez ? “Vous avez vu ce qu’il y avait ce matin ? Vous avez vu le peuple polynésien ici ? Vous avez vu ce qui s’est passé pendant plusieurs semaines, plusieurs mois.”

Ces états généraux sont d’abord les avis des responsables d’ateliers, selon vous ?

“Pour moi, oui.”

Qu’aurait-il fallu faire alors pour que le peuple polynésien participe ?

“Il aurait fallu d’abord lui parler dans sa langue pour qu’il comprenne quelque chose.”

Pour vous, les états généraux sont-ils aussi un acte de néocolonialisme ?

“Non, c’est très bien ce travail qui a été fait par tous ces gens qui se sont donnés pendant trois mois. Je les remercie du travail qui a fait, mais on ne va pas au fond des choses. On essaye de soigner les symptômes. Cela a toujours été comme ça depuis des années.”

Quels changements structurels faut-il apporter selon vous ?

“Je vous prends cet instant pour dire : Allons-y, nous qui sommes les bien placés, ceux qui bénéficient de la situation. Acceptons de baisser notre train de vie, nous tous, la fonction publique, de moitié. Voilà une solution. J’ai entendu beaucoup de blabla ce matin. Il n’y a pas eu de propositions. Moi, je voudrais faire revivre ma culture, on l’a toujours fait vivre notre culture sans argent. Nous avons oublié ça.”

Est-ce que vous pensez que la Polynésie doit faire sa révolution aujourd’hui ?

“C’est presque une révolution qu’il faut faire. Je le dis encore une fois, le problème n’est pas conjoncturel, mais structurel. Il faut changer les structures qui ont été mises en place depuis une trentaine d’années. S’il faut baisser les salaires de tout le monde de moitié, allonsy ! C’est un défi que je lance. Voilà une proposition.”

Le gouvernement va-t-il suivre les recommandations de ces états généraux ?

“Bien sûr. On va travailler pour essayer de concrétiser ce qui a été dit.”

On a l’impression que vous n’y croyez pas beaucoup.

“Il y a encore une fois des situations d’aberration qu’on ne veut pas changer, qu’on cherche à entretenir, c’est ce que j’analyse à travers ce qui a été écrit. On utilise des mots et on utilise les mêmes personnes –je sais d’où ils viennent–, pour mettre en avant ce que penserait la société polynésienne. Il y a tout un peuple qui est à l’écart de tout ce qui se passe dans ce Pays. Prenons l’éducation, quand on voit les sommes énormes que la France investit dans l’éducation. Pour qui ? Et le taux de réussite et les échecs ? Il y a des réformes à faire.”

Propos recueillis par MT

 

 

Discours d'Oscar temaru - “Un processus de néocolonisation se met en place”

“La France, comme tous les pays colonisateurs, a une mission sacrée d’aider les peuples, dont ils ont la charge, à s’administrer eux-mêmes. La question fondamentale qu’il nous faut poser est : est-ce que la France a assumé cette responsabilité ? Je dis non, quand on voit le cours de notre histoire. J’ai entendu ce médecin dire que le CEP a pris des précautions partout et que des appareils ont été placés pour vérifier les retombées radioactives. Mais, monsieur, on aurait pu faire ça en France. C’est juste à côté. Il faut arrêter de raconter des histoires. Nous ne sommes pas des enfants. Je n’ai pas à dire au gouvernement français ce que l’État doit faire. C’est un État mature et responsable. On se retrouve aujourd’hui, après 160 ans de colonisation, à poser des questions sans réponses. On a mis en place des choses. Le pays, les communes et l’État ne dansent pas la même danse, ne chantent pas la même chanson. C’est normal, c’est tout à fait normal. Il y a eu des compétences qui ont été accordées au Pays. Certaines de ces compétences ont été reprises. Mais l’essentiel des compétences qu’il faudrait à ce pays, on les a toutes gardées depuis le premier statut d’autonomie de 1977. Nous en sommes toujours là. Comme un chien attaché, on allonge la corde, ensuite on la raccourcit. Nous ne sommes pas des chiens. Nous avons tout ce qu’il faut pour vivre heureux dans ce pays, bon sang. Il faut entamer un processus de décolonisation. Voici la mission de tous les pays colonisateurs. Qu’est-ce qu’on voit aujourd’hui ? Un processus de néocolonisation qui se met en place. Je peux citer des tas d’exemples. Tous les jours, on le voit et on le vit. C’est très difficile. Je sais que ce que je dis, là, ne plait pas à tout le monde. Mais ça fait 30 ans que je le dis, et je continuerai à le dire jusque dans ma tombe.”

 

 

SEMIR AL-WARDI, politologue

“Deux mondes qui se rencontrent”

Le constat de ces états généraux n’est-il pas finalement l’échec du politique ?

“Dans toutes les démocraties, depuis le début, il y a toujours eu un anti-parlementarisme, un rejet du monde politique. À partir du moment où l’exercice consiste à demander à la population, sur tous les plans –parce qu’il y a eu plusieurs ateliers– leurs impressions, il ne faut pas s’étonner qu’il y a une critique faite au monde politique et un rejet. Mais je répète, c’est lié au principe démocratique même. Et c’est pour ça que c’est un exercice très difficile lorsqu’on dit qu’on va demander à la population ce qu’elle pense de tel et tel problème, alors que ce ne sont pas des spécialistes. Exercice très difficile aussi parce que, comme il a été dit à l’atelier 4 d’une personne arrivant du privé, “j’avais des a priori sur l’administration et là je découvre la complexité de l’administration, la complexité de la gouvernance dans le monde politique”, etcetera. Tout le danger est là. Une autre personne dit qu’il faut amener finalement la gouvernance du privé dans le public, ça existe déjà, c’est la Lolf (Loi organique relative aux lois de finances). Ce sont des mondes qui se rencontrent, qui arrivent avec leurs préjugés, mais c’est un très bon exercice parce que finalement chacun va connaître le monde de l’autre. S’il y avait une critique au début, à la fois de l’administration ou du monde politique, il y a le principe de réalité qui arrive au bout de quelques mois et les gens qui ont travaillé dans ces ateliers ont compris la complexité de la Polynésie française.”

On a pu voir que la question du fait nucléaire provoque des réactions très fortes…

“Forcément, parce que c’est un problème qui dure depuis un certain nombre d’années. L’État fait des efforts, mais très lentement : on est passé du secret-défense très absolu à la loi Morin qui, déjà, constate qu’il y a eu des problèmes sanitaires avec les essais nucléaires. L’État avance régulièrement, petit à petit. On n’est pas encore arrivé à l’idéal, qui serait la transparence totale sur tout ce qui s’est passé, la reconnaissance des problèmes de santé et les indemnisations des personnes. Comme il a été dit, ce n’est pas la peine d’aller chercher très loin si vraiment les cancers ont eu une origine radioactive. Quand, à un moment donné, le souhait a été émis que l’État présente ses excuses –je rappelle que la Grande-Bretagne a présenté ses excuses à l’Australie–, c’est peut-être une façon de clore le dossier.”

 

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Commentaires (23)Add Comment
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Par rebneri, septembre 26, 2009
Toujours la même rengaine de la part d'Oscar...Il faut dire qu'il s'agit de son fond ce commerce, le seul en fait où il se trouve à son aise. Pour le reste, c'est à dire la capacité et la compétence à appréhender les problèmes qui se posent au pays, ce président de circonstance montre au quotidien son niveau, proche de la nullité absolue.
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Par motutiairi, septembre 26, 2009
bravo oscar, bien envoyé cet uppercut, demande le référendum. tu es sûr de la gagner notre indépendance, au diable les colons. retrouvons note place dans notre pays. redescendons de nos vallées et reprenons nos terres qu'on nous a volées nous allons bouter l'envahisseur hors de chez NOUS.
vive l'indépedance
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Par milou, septembre 26, 2009
Quel demago ce Oscar. C'est pas tout de suite les élections, calmes-toi.
En gros, son discours c'est : "les Etats Généraux, c'était nul. C'est un truc de colons".
Ah bon, je croyais qu'on donnait sincèrement la parole à tous pour dessiner l'avenir. L'intention est louable et pas facile à mettre à oeuvre. Certains se sont remués et se sont creusés les méninges. La population était amenée elle aussi à intervenir via des stands, des forums, ect ect...
Qu'est qu'il aurait fallu faire ? Temaru n'a aucune réponse à part faire l'inspecteur des travaux finis.
Il n'avait qu'a y aller lui dans les fonds de vallée "démocratiser" ces Etats Généraux. Et il est président au cas ou il l'aurait oublié, il aurait pu aussi exiger que tout soit traduit en tahitien si c'est ça qui le dérange.
Mais en fait ce qui l'arrange, c'est de maintenir son électorat de base dans la simple haine du français. Comme dit Colrat, l'indépendance c'est son combat, celui de toute une vie.
Temaru se résume en deux phrases : "Après moi le déluge"... et "faites ce que je dis pas ce que je fais" (parce que moi je m'éclate avec mes petits voyages à Paris ou ailleurs et je m'éclate aussi au golf, sport très traditionnel)
Pitoyable...
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Par gerald, septembre 26, 2009
Voila bientôt 30 ans que la Polynésie a un statut d'autonomie préparatoire à l'indépendance et rien n'est prêt, rien n'a avancé dans ce sens, le pays est toujours incapable de survivre sans le biberon de la métropole sur lequel il crache.

Qu'attendre d'un président dont la seule action notable comme maire, a été d'enlever le buste de Marianne.

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Par Tamatoa M., septembre 27, 2009
Qu'Oscar Temaru suggère que les revenus des privilégiés du système autonomiste, payés sur fonds publics, soient diminués de moitié, voilà une proposition qui mérite intérêt ! Au lieu de parau parau sans cesse, que notre président convoque son gouvernement et l'assemblée territoriale, les chefs de l'administration, et qu'il annonce solennellement et fermement (en frappant du poing sur son pupitre, par exemple) la mesure. Et avec effet immédiat, s'il vous plaît ! Il s'inspirerait d'ailleurs en cela du président mexicain Calderon, qui a pris une mesure de diminution des revenus de toute l'administration du pays, à commencer par gouvernement et députés, pour faire face à la crise économique que connaît la 2ème puissance latino-américaine. D'ailleurs, comme à Tahiti, l'aristocratie politique locale est corrompue...
Oscar Temaru dénonçait récemment la "kleptocratie" (gouvernement de voleurs) du système Flosse, mais il s'est contenté de paroles (là, il est fort). Action !
Mais les versions des media varient: est-ce qu'il signifie qu'il va falloir que que la population se résolve à accepter une diminution de son train de vie de 50%, tant l'économie du pays est en débandade ? Pour quelqu'un qui gagne un million par mois, c'est supportable. Mais pour la partie de la population, nombreuse, qui gagne difficilement son gagne pain, c'est lui proposer de gagner moins que rien.
Comme quoi, le "système Temaru" garderait une grande similarité avec le "système Flosse", il y aurait toujours les privilégiés du "système" (quel que soit son nom) et les laissés pour compte.
Autre version (car il faut toujours interpréter ce qui dit notre peretiteni): si nous sommes indépendants, que nous nous libérons de la tutelle néo-coloniale, nous devrons nous contenter, avec bonheur, de tout ce qu'il y a pour vivre ici, sans les artifices inutiles du progrès moderne: on se contentera de uru et de taro, de fei et de poisson, et, comme dit la publicité, on pourra dire "excellent", en se léchant les doigts. On sera entre nous, et que les farani et les tinito rentrent chez eux, avec leurs salaires indexés.
Alors Peretiteni, vous vouliez dire quoi, au juste ?
Commencez par réduire de 50% le train de vie de la caste politico-administrative, et on parlera de la suite après !
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Par Quito Braun-Ortega, septembre 27, 2009
Bonjour à tous,

On ne peut qu’être satisfait que la « Société Civile » (dont je fais toujours partie) souhaite à nouveau s’impliquer et participer activement à la vie politique du Fenua…, et j’ajouterai qu’il était grand temps… !

Cependant, je souhaiterai revenir sur un point particulier : « Le Statut du Territoire ».
Je partage le point de vue qu’on a fait évoluer ce "Statut" beaucoup trop vite, et pour des « raisons » qui n’allaient pas toujours dans le sens de l’intérêt général… !

Aujourd’hui, ce "Statut" existe dans sa dernière mouture, et nous sommes bien obligés de l’appliquer en l'état.
Mais nous devons également constater l’existence d’une multitude d’imperfections dans son application, et au niveau de certaines de ses principales dispositions… !

Aussi, à mon humble avis, il est absolument nécessaire de « dépoussiérer » ces textes en y incluant notamment des dispositions que je qualifierai de « garde fous et de contre-pouvoirs »... !
Ensuite, il faudrait modifier les dispositions électorales pour que de nouvelles règles soient applicables pour les élections territoriales de 2013… !

Parahi,
Quito Braun-Ortega
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Par reira, septembre 27, 2009
Tous ont remarqué que le mot "indépendance" n'a pas été prononcé par notre grand leader. En fait c'est vrai que cela aurait mérité un atelier spécial mais tout à coup le mot commence à faire peur...
au cas où à Paris on le prenne au mot !
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Par gerald, septembre 28, 2009
@reira

C'est vrai qu'à force d'agiter l'indépendance comme un chiffon rouge devant le nez du pouvoir parisien, il pourrait le prendre au mot, surtout l'actuel locataire de l'Elysée qui a le sang chaud et la colère facile.

Le problème c'est qu'à force de répéter : tous des colons, la terre aux maohis, dehors les faranis, le petit père du peuple, le grand peretiteni, commence sérieusement à inquiéter les investisseurs et pire encore, à instaurer un climat de xénophobie dans une Polynésie qui devient de moins en moins le paradis des cartes postales.

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Par heremoana, septembre 28, 2009
Oscar Temaru dit;
“C’est presque une révolution qu’il faut faire. Je le dis encore une fois, le problème n’est pas conjoncturel, mais structurel. Il faut changer les structures qui ont été mises en place depuis une trentaine d’années. S’il faut baisser les salaires de tout le monde de moitié, allonsy ! C’est un défi que je lance. Voilà une proposition.”

c est exactement ce qu il faut faire et il a raison de dire que le probleme est structurel, tout le reste est du bla bla...maintenant passons aux actes mr Temaru....en aurez vous les c....es?... le defi est lancé.
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Par un ami de la liberté, septembre 28, 2009
Non Mr Le Président, la France ce n'est pas tout près et même très loin de là dans tous les sens du terme. Sinon effectivement tout serait plus simple dans un sens ou dans l'autre (statut particulier, indépendance), mais vous dont le coeur bat au rytme de l'histoire, ne vous trompez pas sur les distances politiques et culturelles.
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Par bérézina, septembre 28, 2009
"Il faut changer les structures qui ont été mises en place..."
Allez Oscar président, tu es pile à la bonne place pour faire ce qu'il faut. Ah oui, on ne peut pas être au four et moulin ou plutôt en promenade et au boulot, à moins de déléguer à une équipe qui se tirent dans les pattesqui œuvre comme chacun sait pour le bien du nuna'a.
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Par Korotiriti, septembre 28, 2009
@Heremoana
J'ai comme un doute ! Parce que, des structures faciles à changer, il y en a plein : Le GIE Tourisme (pas touche, chasse gardée du roquet pas drôle), la TEP ( pas touche, porte-monnaie du copain) etc, etc ....
Alors, changer LA structure de la société polynésienne, faut pas rêver !
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Par ono ono, septembre 28, 2009
Comment les participants à cette réunion ont-ils pu accepter de faire insulter de la sorte par le pseudo président TEMARU ?
Lui il ne représente pas le peuple polynésien dans son ensemble mais juste un ramassis xxxxxxx tout juste bon a gober ses promesses démagogique qu’il ne tient d’ailleurs jamais .
Quel culot de parler de décolonisation alors qu’il continue de toucher sa retraite de fonctionnaire d’état . Quel culot de parler de néo colonialisme alors qu’il met tout son poids de pseudo président pour faire octroyer une licence de navigation à une société fortement liée à un important groupe international.
Des milliers de personnes sont sans emploi et ce ne sont pas ses pathétiques gesticulations qui vont les aider.
Flosse est peut être un « bandit » mais lui c’est un fou dangereux et moi ce qui me fait vomir c’est tous ces faux culs de soi disant autonomistes qui lui lèchent le c.. ; juste pour satisfaire leur propres appétits , honte à eux
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Par PV, septembre 28, 2009
De pures allégations en terme de néocolonialisme (les néocolonialistes ne cherchent pas des solutions aux problèmes, ils les résolvent eux-mêmes en s'octroyant le pouvoir), de pures invectives en matière de décolonisation puisque pas la moindre évocation d'autodétermination encore moins d'un referendum. C'était pourtant le moment ou jamais d'invoquer le suffrage universel en vue de se prononcer à ce sujet.
Mais la synthèse des Etats généraux ne semblait pas aller dans ce sens d'où sa sortie sur les farani, pourtant je peux en témoigner, nombreux étaient les Polynésiens présents dans ces ateliers, des Polynésiens qu'il est en train, pûrement et simplement, de disqualifier.
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Par gerald, septembre 29, 2009
Merci à notre grand ayatollah de vouloir créer le Maohistan

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Par Moi, septembre 29, 2009
@ Gérald.
Pour créer le Mahoistan faudrait il encore qu il en soit un vrai.......ce qui me semble est loin (très loin) d'être le cas, tout comme l ensemble de sa horde.
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Par GGT, septembre 29, 2009
Oscar est un bon chef de parti ,entrainant derrière lui ,grâce à des promesses qu'il ne tiendra jamais ,mais qui touche droit au coeur ses fidéles ,issu des quartiers les plus défavorisés ,leurs promettant depuis des années monts et merveilles, en vain,.
Leur rêve c'est Oscar,pas le mien.
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Par Hipa Kane, septembre 29, 2009
Salut Quito et les autres, de kel société civile vous parlez ? Car moa j'ai pas vu de Taata Tahiti, en nombre et les ont encore moins reconnus dans la synthèse .
Je parle des 70% de la population dont la première des préoccupations n'est pas une "pause statutaire", ou encore "le manque de vision politique" et la "libéralisation de l'économie".
Vous habitez dans quelle planète les gars ? pour accepter que de telles conclusions ? Moa je suis comme Sa Metua, je me suis senti en nouvelle terre colonisée.
Vous savez les 70% de la populasse, il savent pas ce que veulent dire ces mots !!! Alors c pas à moa que vous allez me la faire.
Le Taata Tahiti, il est plus pragmatique, d'abord il ne propose jamais, car il est trop respectueux envers ceux qui savent, les aivanaa, non lui plutôt que de proposer il pose des questions du genre :
Pourquoi je dois avoir mon permis bateau pour bénéficier d'un subvention du pays pour acheter mon moteur pour mon poti alu ? Là où je pêche ya pas tous ces panneaux, et puis je vais pêcher la nuit quand l'état de la mer et la lune le permet. Pour çà j'ai pas besoin de tout ce que on m'apprend dans votre code.

Des exemples comme ceux-ci j'en ai en papardelle.

Alors, en peu de fausse modestie, et avouez que tout ce cirque a surtout permis de tirer des plans sur la comette.

Moa ce que je regrette c'est le fait que toute ces belles intentions étaient dans tous les programmes des partis politiques qui ont gagné les élections en 2007. Nos politiques ont donc encore de beaux jours devant eux!
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Par Poea, septembre 30, 2009
Hipa, tu t'es senti en terre colonisée parce que comme un certain nombre de diplômés polynésiens revenus au pays - il y a un certain nombre d'années -, t'as rien fait de bon pour aider ton peuple, pas l'aristocratie polynésienne, le petit tenuanui qui est devenu invisible à cause d'extravagances, dont certaines remontent à la surface aujourd'hui. Mais il est vrai que c'est une spécialité polynésienne de critiquer sans apporter aucune solution. Ce temps semble pourtant révolu, c'est le principal enseignement de ces états généraux. Il est vrai que la majorité silencieuse des Polynésiens n'y a pas participé. Néanmoins, je pense qu'elle serait d'accord avec des idées simples, comme d'exemplarité ou l'intérêt général. De toute façon, ces états généraux auront eu le mérite de donner un coup de pied dans la fourmillière. D'où un malaise qui est palpable chez un certain nombre d'individus...
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Par Lumiere, octobre 02, 2009
oscar a eu raison de dire que ce sont des états généraux néo-coloniaux où les populations tahitiennes n'y étaient pas,
phrase et propos modifié par les sbires de l'état,
çà n'est pas facile d'entendre et d'accepter ce genre de propos mais çà n'était que la vérité ,la vérité n'est pas bonne à entendre,
ces états généraux ne vont rien apporter de plus à la soupe atomique,
c'est un remake de tout ce qui c'est dit depuis francis sandford les états généraux ect...
ils ont commencé à bidouillé la dgde et c'est reparti pour un autre rebidouillage,
atamaua , atamaua ....tatou te here
lumière
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Par PV, octobre 02, 2009
Ceux qui critiquent ces EG et les qualifient bassement d'Etats Généraux néocoloniaux auraient mieux fait d'y participer. Ils auraient compris que le président Sarkozy leur proposait de se réapproprier leur destin par tous les moyens voire en exigeant l'autodétermination...
Mais ils n'ont rien compris, si un président est tout sauf néocolonialiste c'est bien lui ! Chirac était le plus néocolonialiste de tous et se servait de Flosse pour berner les citoyens et Flosse pensait faire de même en se gavant aux frais des contribuables français !
Si certains avaient lu les contributions des autres ultramarins sur les EG de l'Outre-Mer, ils auraient su que certaines régions d'Outre mer demandaient un referendum qu'ils ont obtenu ou sont sur le point d'obtenir. Certaines pour s'assurer d'être un département français à part entière à l'instar de Mayotte, d'autres en vue d'accéder à l'autonomie comme en Martinique et M. Sarkozy a certainement envisagé la même éventualité à l'égard des Polynésiens en vue de s'autodéterminer.
Il est vrai qu'il y avait dans ces EG de nombreux Polynésiens mais des "demis" en majorité. Pourquoi les souverainistes Maohis ne se sont-ils pas présentés en masse pour demander ce que le président Sarkozy leur proposait ?
Nul besoin de manier le Français à la perfection, pour déclarer dans tous les ateliers, "la population exige l'autodétermination", M. Sarkosy aurait déclenché dans l'instant une consultation référendaire, personne ne peut en douter.
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Par Lumiere, octobre 03, 2009
avec 5 millions de KM² vous croyez que nous l'aurions eu cette consultation c'est un peu prendre vos propos pour des réalités ,
jamais l'état français ne partira de polynésie ,
parce que le pacifique est un havre de paix et tahiti un paradis pour les néo-colonialistes
le néo colonialisme a ses racines bien ancré , c'est facile de le dire ,
pourquoi demander une consultation ce jour alors que lorsque la france nous a colonisé elle s'est approprié de notre pays par la force,
qu'elle nous le rende comme elle l'a prise il y a 160 ans,
un esclave ne peut se déveloper au détriment de son maître ,
nous faire croire que la france partira est une utopie , elle a trop besoin de la polynésie pour sa grandeur ,
elle est ici la france depuis 160 ans , qu'elle développe notre pays ,
comme l'a dit rocard qui paye contrôle , les tahitiens répondent qui casse paye,
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Par PJ, octobre 04, 2009
@ Lumière Le président Sarkozy l'aurait demandé immédiatement ce referendum sur demande expresse des Polynésiens, nul Français de métropole n'en doutent (mieux ils sont 80% en faveur de l'indépendance des Antilles !), et c'est inscrit noir sur blanc dans les textes de la Constitution ! Il n'y a qu'à faire l'essai pour s'en persuader...
Et c'est bien ce qu'il aurait fallu faire afin que la Polynésie cesse in fine d'errer de problèmes d'instabilitié politique récurrente en surenchère statutaire stérile sans parler d'idéologies destructrices et d'interventionnisme économique suicidaire.
Mais si ces EG ont éventuellement eu à pâtir d'un encadrement administratif dissuasif, à l'inverse de tous les autres EG des Outre mer, c'est à mon humble avis du fait du Pays qui semble manifestement redouter toute consultation référendaire.
Quant aux 5 millions de km2, où est le probléme ? Tous les anciens protectorats français qui n'en sont plus à dénoncer l'ère d'un colonialisme dépassé sont des alliés économiques privilégiés de la métropole en terme de coopération et avancent à pas de géant en terme de partenariat équitable.
Alors qu'en dépit de ses ressources maritimes non négligeables la Polynésie n'avance pas d'un pas car elle n'a ni les moyens techniques ni financiers de les exploiter.
La lumière ne vient pas forcément d'un pseudo ! Dommage...

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