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May
20
2009
Emploi : priorité aux résidents PDF Imprimer Email
Fenua - Politique

ASSEMBLÉE. Les représentants ont voté hier deux lois de Pays favorisant l’accès à l’emploi pour les “résidents” polynésiens. Une condition : cinq ans de résidence sur le territoire ou deux ans si vous êtes marié, en concubinage ou “pacsé” à un “résident” depuis deux ans.

@ (retrouvez l'intégralité de ces lois dans cet article)

 

L’ESSENTIEL

  • Deux lois (une pour le secteur privé et une pour le secteur public) ont été votées hier à l’APF pour favoriser l’accès à l’emploi des “residents”
  • Le statut de résident a été âprement débattu, le Tahoeraa proposant même un amendement, finalement rejeté, pour rallonger la durée d’acquisition de la résidence à 10 ans pour l’accès à la fonction publique
  • La filiation n’est pas prise en compte

 

Cinq ans et huit ministres. Voilà par où il a fallu en passer pour que ces deux projets de loi en faveur de l’emploi local (un pour le secteur public et l’autre pour le privé) arrivent sur les tablettes de l’assemblée. Depuis 2004, l’article 18 du statut permet de prendre des mesures favorisant l’accès aux emplois salariés du secteur privé ou, à égalité de mérite, aux emplois de la fonction publique du Pays, au bénéfice des personnes justifiant d’une durée suffisante de résidence en Polynésie française. Et après toute cette attente, car la fameuse océanisation des cadres, et au-delà, la mise en place d’une discrimination positive à l’emploi pour les Polynésiens, ont toujours fait consensus dans la classe politique polynésienne, l’unanimité était presque au rendez-vous. A deux exceptions près, l’élu “libre d’être libre” et la “non-inscrite”. Hiro Tefaarere, absent, a fait savoir qu’il s’abstenait sur tous les textes (il n’a pas laissé de procuration) et Sandra Lévy-Agami a voté contre. Sur le fond, des désaccords, notamment sur la notion et la durée de résidence ont surgi au fur et à mesure de l’examen de ces deux textes.

Ce que disent les deux textes. Les deux textes fixent des conditions d’accès à l’emploi, favorables aux “résidents”, c’est-à-dire aux “personnes justifiant d’une durée de résidence de cinq ans en Polynésie française ou d’une durée demariage, de concubinage ou de pacte civil de solidarité de deux ans avec celles-ci.” Deux autres critères ont été intégrés à la loi : le nombre de demandeurs d’emploi “qualifiés” pour un poste et l’existence de la formation correspondante en Polynésie. Pour les emplois du secteur privé, une liste d’activité professionnelle et de secteurs à protéger doit être fixée, par arrêté en conseil des ministres (liste évolutive) en fonction de ces deux derniers critères. Dans ces secteurs, les employeurs devront respecter une procédure de recrutement établie par la loi. Ils devront déposer l’offre d’emploi auprès du Sefi durant un mois avec la mention “Offre d’emploi soumise à condition de résidence”. Unmois durant lequel, l’emloyeur ne peut pas recruter un “nonrésident”, mais à l’issue de ce délai, le choix définitif du futur salarié appartiendra à l’employeur. Tout en sachant que si ce dernier ne choisit pas un “résident”, il ne pourra pas bénéficier, pour le salarié concerné, des aides publiques à l’emploi et à la formation. La loi prévoit également des sanctions pour les employeurs en cas de non respect de la procédure de recrutement : une amende pouvant aller jusqu’à 180 000 Fcfp et la perte des aides du Pays. Pour les emplois de la fonction publique, cette condition s’applique “à égalité de mérite”. Une liste d’emplois de la fonction publique a ainsi été fixée (lire ci-contre), sur lesquels deux concours distincts de recrutement seront désormais organisés, un pour les “résidents” et un pour les “non-résidents”. 95 % des postes à pourvoir seront destinés aux “résidents”. Toutefois, le jury commun aux deux concours pourra modifier la répartition du nombre de postes fixés entre les deux concours, en fonction des résultats obtenus par les candidats.

Débat sur la notion et la durée de résidence. Le texte impose cinq ans de résidence, le Tahoera'a en souhaitait 10, pour l’accès aux emplois de la fonction publique. Le Tahoeraa, se “tavinise” ou plutôt essaie de diviser lamajorité en adoptant certaines postures radicales du Tavini. D’ailleurs René Temeharo, déclarait non sans malice, “un an en arrière, on aurait voté pour cet amendement”. Il a finalement été rejeté mais à contre-coeur pour certains membres du Tavini. Oscar Temaru a dû interrompre le comité de majorité qui se tenait en même temps à la présidence, pour se rendre à l’assemblée et remettre les idées en place à certains représentants UPLD. Mais c’est la notion même de résidence qui a fait le plus débat. Le seul critère, c’est donc résider sur le sol polynésien cinq ans ou être marié, pacsé, en concubinage avec un résident. Une notion qui ne prend pas du tout en compte la filiation. Ainsi, un enfant de parents polynésiens n'ayant jamais vécu en Polynésie ne pourra pas obtenir un statut de "résident" avant d’avoir passé cinq années sur place. "Ce sont les limites de la loi statutaire (…) Il faudrait s'affranchir de la constitution française", a répondu le ministre de l'Emploi, Pierre Frébault, “Dans la République ce qui prime, c’est le droit du sol, pas le droit du sang”. Et d’ajouter, à plusieurs reprises, “ne mettons pas la Polynésie en autarcie”.

CV

La loi pour l'emploi local, cliquez  ici .

La loi pour l'emploi local dans la fonction publique, cliquez  ici .

 

Entretien Pierre Frébault, ministre de l’Emploi et du Travail

C’est une satisfaction cette quasi-unanimité sur ces dossiers ?

“Absolument. Comme je l’ai rappelé, c’est un souhait de toute la classe politique que de voir instaurer la notion de protection de l’emploi local.”

Oscar Temaru a du faire le déplacement pour demander de ne pas voter l’amendement sur les dix ans...

“Je ne crois pas. Il est juste venu donner sa version des choses. Une vision partagée par l’ensemble des membres.”

Maina Sage notait que ce texte révélait l’échec de la formation dans le domaine privé en Polynésie...

“C’est facile à ce niveau là. Donnez moi un pays qui a réussi à mettre en avant son système éducatif sans en passer par des difficultés en la matière. Je crois qu’en réalité, il s’agit avant tout de protection de l’emploi local dont j’ai rappelé qu’il ne pouvait aujourd’hui se concevoir sans un système de formation. On peut réserver des places aux compétences polynésiennes, encore fautil former les agents compétents pour ces postes.”

Des efforts vont être faits dans ce sens ?

“Oui, dans le cadre des conditions de son application. Lorsque l’on aura à se positionner dans les types de métiers et de postes accessibles ou non, il faudra prendre des mesures afin que chaque carence soit suivie de formation.”

La loi sur la formation professionnelle continue votée l’an dernier peut être un plus justement...

“Cette loi est réservée aux salariés. On peut effectivement l’intégrer dans ce type de dispositif puisque dans le cadre de cette formation professionnelle continue, des salariés peuvent être portés à des postes supérieurs.”

Vous avez dit que ce dispositif de préservation de l’emploi local ouvrait la porte à la citoyenneté...

“Je pense que je ne me suis pas trompé en la matière. Reste à savoir de quelle manière nous allons définir la citoyenneté et sur quel type de droit la rattacher. Je pense que c’est un premier pas ; c’est une première dans la République de pouvoir disposer, dans un cadre particulier, de droits à une citoyenneté.”

Propos recueillis par CV

 

 

L’éclairage

Les emplois de la fonction publique concernés par le dispositif

Tous les cadres d’emplois de catégorie D : les agents de bureau (filière administrative et financière) ; les aides techniques (filière technique) ; les aides médico-techniques (filière santé).

Tous les cadres d’emplois de catégorie C : les adjoints administratifs (filière administrative et financière) ; les agents techniques (filière technique) ; les adjoints de formation professionnelle (filière technique) ; les agents sociaux (filière socio-éducative, sportive et culturelle) ; les opérateurs des activités physiques et sportives (filière socio-éducative, sportive et culturelle) ; les adjoints d’éducation artistique (filière socio-éducative, sportive et culturelle) ; les agents d’éducation (filière éducative) ; les auxiliaires de soins (filière santé) ; les agents médicotechniques (filière santé).

Certains cadres d’emplois de catégorie B : les rédacteurs (filière administrative et financière) ; les techniciens (filière technique) ; les instructeurs de formation professionnelle (filière technique) ; les assistants socio-éducatifs (filière socio-éducative) ; les éducateurs des activités physiques et sportives (filière socio-éducative, sportive et culturelle) ; les assistants d’éducation artistique (filière socio-éducative) ; les adjoints d’éducation (filière éducative) ; les infirmiers (filière santé).

Tous les cadres d’emplois de catégorie A, à l’exception des cadres d’emplois qui relèvent des filières de la santé et de la recherche : les attachés d’administration (filière administrative et financière) ; les ingénieurs (filière technique) ; les maîtres de formation professionnelle en chef (filière technique) ; les maîtres de formation professionnelle (filière technique) ; les psychologues (filière socio-éducative) ; les conseillers socio-éducatifs (filière socio-éducative) ; les conseillers des activités physiques et sportives (filière socio-éducative) ; les conseillers d'éducation artistique (filière socio-éducative).

 

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Commentaires (24)Add Comment
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Par azozzo, mai 20, 2009
pendant les années d'attente pour puvoir travailler, ils font quoi pour manger, ils volent ?
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Par Julien, mai 20, 2009
Pardon, tous les polynésiens ne sont pas à l'image de la classe politique plus adepte de la confiscation des voix que des mesures d'intéret public.Pardon les métros !
Cette loi pue le communautarisme et le racisme à plein nez. Le but n'est évidement pas d'aider les polynésiens, mais de monter les communautés les unes contre les autres. En vue de quoi ....?
Bonne chance.....le fenua....
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Par Vaimata, mai 21, 2009
En métropole, le seul parti politique qui défend ce genre d'idées, c'est le Front National, d'extrême droite.
Et encore, pour eux la préférence nationale doit être exercée entre les Français et les étrangers qui n'ont pas la nationalité.
Ici, c'est encore pire, car nous sommes tous... Français.
Un peu comme si les Bretons ne réservaient les emplois qu'aux seuls Bretons, en gros. Je vois bien le tolé que ça ferait en France alors qu'ici c'est comme d'hab, tout le monde s'en fout.
On a échappé au test de la pureté du sang avant de pouvoir se présenter à un entretien d'embauche...
C'est la honte, paï...
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Par OBS, mai 21, 2009

Triste de voir cette dérive fachisante.
Les églises ou sectes ne font pas de commentaire cette fois ci ?
Et pour la "création d'entreprise" ? quelle mesure xénophobe pourrait bien être appliquée ?
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Par cfab, mai 21, 2009
Julien, je te suis sur ce coup... Peu de monde le dit mais ça sent la chasse aux étrangers tout ça. Bien entendu, tout ça en même temps qu'on veut profiter du reste, comme de l'argent européen en ce moment.

Comme si une loi qui empêchait l'accès à l'emploi pour une minorité allait aider la majorité à travailler... Faut vraiment être demeuré pour le croire et l'énoncer. Quand ces chefs de tribus auront cédé la place à des gens compétents qui ont eu un vrai métier avant (des gens qui bossent 14 ou 15h par jour pour gagner leur vie, en ayant des responsabilités) et qui connaissent autre chose que les petites magouilles dégueulasses de leur mauvais théâtre politique, peut être que ça aidera les polynésiens.

Mais bon, c'est quand même bien plus simple de désigner une cible pour asseoir son emprise que de se bouger pour faire avancer : et il est où le plan de relance de la fameuse union super stable?

Là, ça me rappelle Fernand Raynaud : messieurs les politiques de mes deux, profitez bien de votre pain blanc (sans jeu de mot, ou peut être), bientôt vous serez sans boulanger.

Encore une fois, si la France donnait moins de thunes et un peu de plus d'aide au développement des compétences humaines, on n'en serait pas là... à moins que ce ne fût le but des profiteurs en place.
Le pire dans tout ça, c'est que le peuple ne les sanctionne même pas alors qu'ils sont en train de tuer son avenir.
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Par motutiairi, mai 21, 2009
en suisse c'est pareil et personne ne gueule.
le pays est minuscule, les emplois sont rares il est bien normal d'y appliquer la discrimination positive. en plus il n'a pas été question de virer qui que ce soit puisque même les popaas résidant déjà sur le territoire depuis + de cinq ans sont prioritaires par rapport aux natifs rentrant au fenua, ALORS bande de grincheux de quoi vous vous plaignez ??
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Par alto, mai 21, 2009
Je ne comprends pas ces réactions hystériques. Je rappelle que cette loi sur la protection a été rendu possible par le statut d'autonomie de 2004. Statut d'autonomie voté par le parlement français. Donc j'en déduis que ceux sont les députés et les sénateurs français de métropole qui sont racistes. Le conseil constitutionnel n'a censuré aucun des articles de ce statut. A compétence égale priorité aux polynésiens. Comme en métropole, les beurs et blacks sont exclus des emplois occupés par des français de souche bien blanc blanc. Marre d'être envahis par les sacs à dos, de personne qui n'ont aucune compétence particulière. Un exemple une caissière métropolitaine dans un supermarché de FAAA ; une polynésienne aurai pu faire l'affaire. 3000 jeunes sortent chaque année du système scolaire, il faut bien leur trouver un emploi alors si en plus des métropolitains les occupent, ça ne va plus. Évidemment comme cette loi touche vos compatriotes, ça vous fait chier.
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Par cfab, mai 22, 2009
"Comme en métropole, les beurs et blacks sont exclus des emplois occupés par des français de souche bien blanc blanc. "
Tu as vu joué ça où???
Même dans les banques il y a des cadres arabes! et il y a justement des lois pour protéger contre la discrimination.

"Marre d'être envahis par les sacs à dos, de personne qui n'ont aucune compétence particulière."
Mort de rire... Tu crois vraiment que les flosse, temaru et autre ecervelés sont compétents? (je veux dire, compétents à autre chose qu'à s'en mettre plein les poches)

"Un exemple une caissière métropolitaine dans un supermarché de FAAA ; une polynésienne aurai pu faire l'affaire"
Tiens, mon exemple : ingénieur, 10 ans d'expérience, je n'arrive pas à décrocher des postes de techniciens... le Sefi ne répond même pas à mes messages. Faut dire, j'ai un CV bien frani, tu crois que ça joue?

"3000 jeunes sortent chaque année du système scolaire, il faut bien leur trouver un emploi alors si en plus des métropolitains les occupent, ça ne va plus."
Le discours primaire de base qu'on apprend dans le manuel du petit xénophobe. Bon dans ce manuel, on n'apprend pas non plus à réfléchir, mais en a-t-on besoin?

Là où tu as raison, c'est sur le fait que cette loi fut initiée en 2004 dans la loi organique et on peut se demander pourquoi l'Etat a fait ça. Perso, je ne comprends pas la démarche hormis à vouloir à terme ne plus envoyer de métro ici, et encore plus à terme se débarasser de la Polynésie (mais complétement, i.e. plus de transferts de fonds). A mon avis c'est en marche de ce côté et ça laisse présager d'un avenir sinistre pour le paradis local.
Là où toi ça va te faire ch###, c'est quand tu n'auras plus les subventions (tu sais quand même sur quoi repose l'économie locale, rassure moi?) pour te payer ton écran plasma...

Pour le moment, c'est de développer ses compétences dont la Polynésie a besoin, et ce n'est pas en privilégiant la couleur de peau aux compétences que ça va aider au développement. Et tu peux bassiner avec ton "à compétences égales", tu sais très bien que c'est secondaire.
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Par tupita, mai 22, 2009
"Tout en sachant que si ce dernier ne choisit pas un “résident”, il ne pourra pas bénéficier, pour le salarié concerné, des aides publiques à l’emploi et à la formation."

Alors n'allez pas pleurer que vous ne pourrez pas travailler!

Et ne vous inquiétez pas, les entrepreneurs, restaurateurs français vous embaucheront en priorité. Sauf bien sûr pour être maçons, éboueurs, plongeurs...des métiers qui ne vous intéressent pas, comme en France quoi.
Moi, en France pour inscrire ma fille en fac, après une heure de file derrière une cinquantaine de français, j'ai dû refaire la file "étranger" malgré ma carte d'identité de français qu'ils n'avaient jamais vu (limite : j'aurais fabriqué un faux!). Allez, pas de discours, derrière. Il est vrai que nous étions un peu trop basanés pour des français.
Alors, arrêtez de pleurnicher.
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Par Poea, mai 22, 2009
Ne t'inquiète pas pour ta fille Tupita, je suis sûr qu'elle trouvera un bon poste à Papeete, visiblement, elle est bien née et doit être issue d'une grande famille polynésienne. Et si elle a rencontré des difficultés d'inscription à la fac en métropole, tu sais, il y a une Univesité à Outoumaoro, c'est celle où vont la majorité des Polynésiens qui n'ont pas les moyens de partir en métropole (j'en faisais partie et j'en suis fier).

Sur ces mesures, il est certain qu'elles sont controversées, mais on peut aussi en retrouver trace il y a un demi siècle dans les anciens TOM africains. On parlait alors d'africanisation des cadres (le pendant de l'océanisation des cadres) prévue par la loi-cadre Defferre de 1956. Il faut savoir que ces mesures avaient été mises en oeuvre pour désamorcer une crise sociale qui pouvait se muer en crise politique, la demande de l'indépendance. Et justement, la totalité des anciens TOM africains ont accédé à l'indépendance, en partie parce que la France n'était pas capable de leur donner l'égalité à laquelle ils aspiraient avec la métropole.

En Polynésie, et a fortiori aujourd'hui, les choses ont évoluée. Cependant, on est dans une île, qui plus est, perdue au milieu de l'océan Pacifique. Le marché de l'emploi, c'est comme les chaises musicales, il est saturé et il y en aura forcément un qui va se retrouver sur la touche. Le but de cette loi est de faire en sorte que ce ne soit pas une personne qui a des attaches en Polynésie (Polynésiens, Popa'a, tout ce que vous voulez) qui se retrouve sur le carreau. Sans quoi, comme en Afrique dans les années 50, il y aura un sentiment de xénophobie qui se développera, c'est imparable. Les périodes de crises sont d'ailleurs propices à ce genre de tensions...
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Par Teva, mai 22, 2009
Et bien moi tout cela me rend bien triste. Je suis un enfant de Polynésie, adopté en métropole, je ne pourrai pas retourner dans mon pays. Comment y vivre si je ne peux pas travailler pendant 5 ans. Ma famille tahitienne m'abandonne pour la deuxième fois
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Par cfab, mai 23, 2009
Poea, quand on voit l'Afrique aujourd'hui, ce n'est sans doute pas la meilleure analogie à faire pour soutenir cette loi...
Et il faut être cohérent, soit on est tous Français, soit non et alors la France retire ses ressortissants et ses fonds. Mais la discrimination raciale, c'est vraiment une belle connerie et surtout un leurre : le but est ailleurs et à mon avis c'est justement pour mettre en place des tentions que c'est instauré.

La crise actuelle en Polynésie n'a rien à voir avec la crise systémique mondiale, là encore c'est un peu facile pour ces "politiciens" (chefs de tribus collent mieux à ces petits profiteurs) de le faire croire. Se dédouaner ainsi de leurs torts, dû à leur incompétence notoire, ne devrait pas passer... hélas la fatalité ambiante leur est propice.
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Par Le président de "la Polynésie française", des Françaises et des Français René, Georges, HOFFER, mai 23, 2009
Bonjour,

Ca me rappelle cette blague "belge":
"Il a été décidé qu'en Belgique les voitures rouleront à gauche (comme en Angleterre) à compter de ce jour.
Et si çà marche, les camions aussi..."

Bonjour les dégâts!

Adapté localement: sans avoir de nationalité "polynésien français", il est toujours loisible en tant que français (français-français pas français-polynésien français) de prendre une patente sans être tropicalisé.

Bref, voici juste quelques idées avant mon recours dans le délai d'un mois contre ces "lois du pays", d'un "pays d'outre-mer"... inconnu à l'ONU par exemple.

Avec Honneur

Le président de "la Polynésie française", des Françaises et des Français
René, Georges, HOFFER
Tél (689) 77 71 70
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
http://www.myspace.com/renehofferprdelapfsic
http://www.euro-ombudsman.eu.int/decision/fr/032077.htm
http://www.euro-ombudsman.eu.int/decision/fr/020570.htm
http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&videoid=13600801
http://www.presidentdelapolynesiefrancaise-sic.org/
Aller à (go to) : "Vidéo France 3 Alsace le 25/04/2006" (format Real Player; 5,15 Mo)
Pour les XPF: http://www.midiassurancesconse...dskXPF.htm
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Par Poea, mai 23, 2009
CFAB, je comprend ton désarroi, mais je trouve aussi ta réaction passionnée. Tout d'abord, je n'ai pas dit que je soutenais cette loi, je l'explique tout simplement. Ensuite, il est nécessaire de clarifier certaines choses avant que cela ne prenne des proportions incroyables.

1) Cette loi n'est pas une discrimination raciale, au demeurant interdite par la Constitution. Elle est fondée sur le critère de résidence et c'est pourquoi le critère de la filiation n'a pas été retenu. Aussi, tu peux retrouver des popa'a résidents polynésiens et des enfants fa'a'amu qui devront attendre 5 ans pour bénéficier de ce statut. Il est vrai qu'en pratique, il y a un recoupement entre le fait d'être Polynésien et résident polynésien, mais la loi ne poursuit pas cet objectif de recoupement.

2) Tu retrouves ce genre de discrimination, que l'on qualifie de "positive", dans d'autres démocraties comme les Etats-Unis. Ce qu'on appelle "l'affirmative action", qui permet de réserver des quotas dans différents secteurs à la population d'origine afro-américaine.

On sait avec l'expérience que l'égalité arithmétique peut être trop rigide. On ne nait pas tous égaux, et sur ce point, je te renvoie à l'étude de Bourdieu sur la reproduction sociale. C'est pour ça qu'en France, il y a des quotas réservés aux handicapés, mais aussi à Science Po pour les jeunes qui viennent des quartiers difficiles.

Le but est donc de compenser cette inégalité de fait qui existe au départ, et c'est pourquoi ces discriminations positives doivent être "TEMPORAIRES". Le Conseil d'Etat enserre du reste ces mesures dans des conditions de validités très restrictives.

J'espère, à défaut de t'avoir convaincu, t'avoir mieux fait comprendre l'objet de ces mesures.
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Par cfab, mai 24, 2009
Bof, ma réaction n'est pas vraiment passionnée, je dis juste que ton exemple est mauvais et qu'il faut être cohérent.

La discrimination positive aux US (mauvaise aussi, car il est toujours mauvais de privilégier un trait personnel à une compétence) est là pour protéger une minorité. Ici c'est l'inverse, on empêche une minorité d'accéder à l'emploi et à terme à s'installer ici (qui viendra s'installer en sachant qu'il ne pourra pas travailler).
12% d'étrangers en Polynésie Française, ces 12% piqueraient donc les emplois des autres? Ce sont les discours qu'on entendait aux grandes heures du FN... Et pourtant, heureusement en France c'est inimaginable d'avoir une loi disant "priorité aux Français né en France, ceux d'origine algérienne ne peuvent pas postuler". Heureusement, c'est inimaginable. On l'a vu très récemment dans les discours de l'extrême droite anglaise avec leurs slogans "les britanniques d'abord", c'était là aussi gerbant et ça a été vite classé raciste.

Peut-on croire que c'est en empêchant des gens compétents de travailler que cela va aider les autres? L'exemple de la classe politique maohi "popaa free" ne suffit-il pas à infirmer cette idée? Et les exemples des sociétés à direction exclusivement locale qui engloutissent l'argent du contribuable et du peuple ne confortent-ils pas dans l'idée qu'il faut avant tout accompagner plutôt qu'interdire d'aider?

Si des polynésiens veulent embaucher des polynésiens, pourquoi ne montent-ils pas d'ores et déjà des sociétés pour le faire? Et ceux qui le font, tu crois qu'ils se privent déjà de privilégier les locaux?
Pourquoi n'y a-t-il pas de recrutement anonyme? Au moins dans l'administration, ce ne serait pas ça la solution?
Pourquoi une loi n'empêche pas les étrangers de créer des entreprises, d'investir, de se crever 15h tous les jours à bosser (je le fais en ce moment, enfin, non, là j'écris un post mais j'y retourne après), pourquoi sur ce point est-on plus libéral?

Cette loi est une erreur qui va appauvrir non seulement les compétences générales (encore une fois, "à compétences égales" ne tient pas la route : qui ira vérifier?) mais également refroidir les investisseurs et entrepreneurs de s'installer ici.
Je pense que c'est plus un calcul qu'une erreur en fait, un leurre exploité en temps de crise afin de faire en sorte que plus d'étranger ne s'installent ici. Et c'est sans doute un premier pas seulement.

Je suis venu m'installer ici pour suivre ma conjointe polynésienne, je pense qu'on en restera pas si longtemps que cela ici vu comment ça tourne. C'est décevant.
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Par Poea, mai 24, 2009
Manifestement, tu es pour l'égalité arithmétique, et je ne peux rien pour toi. Mais tu sais, elle n'est plus vraiment dans l'air du temps, en témoigne les récentes déclaration de Sarkozy à ce sujet. Ta vue sur la société polynésienne est figée et rigide, et c'est pourquoi tu rejettes toute idée d'évolution de la situation. J'ai bien précisé que ces mesures devaient être temporaires, qu'elles devaient accompagner une société polynésienne en pleine mutation vers la modernité. Tu oublies que des jeunes commencent à pousser derrière avec une autre façon de penser, plus ouverte sur le monde. Si tu ne prends pas soin de faire en sorte qu'ils y arrivent - parce qu'ils sont moins aguerris du fait de l'isularité -, tu étoufferas les bébés dans l'oeuf, et au final, tout le monde y perdra.

Je ne reviendrai pas sur les caractères de ces discriminations, que tu qualifie de raciales, et dont tu fais l'analogie avec le programme du FN - c'est ton droit le plus strict -. Je me suis déjà expliquer là-dessus. Par contre, oui, on ne peut pas occulter le fait que naturellement, comme tu le dis, il existe une préférence polynésienne à l'embauche. Mais tu sais, je poursuis actuellement mes études en métropole, et j'ai pas mal d'amis Algériens qui me disent être victime de discriminations. Pourtant, on est quand même à l'école d'avocat, et je ne te parles pas des jobs à petite qualification. Les voitures incendiées dans le 93, c'est peut être une forme d'expression.

Mais pour te dire le fond de ma pensée, je crois que le problème ne se posent pas en termes d'égalité des droits, mais plutôt en termes d'égalité des devoirs. La Polynésie représente bien souvent un eldorado pour les nouveaux venus, car on y paie pas d'impôt sur le revenu. Les contraintes - en termes de devoirs républicains - y sont beaucoup plus légères. Pour les fonctionnaires - j'espère que tu ne t'y destines pas car tu serais le premier concerné -, les surrémunérations biaisent complètement le jeu naturel de l'offre et de la demande d'emploi. Bien souvent, on entend des métropolitains se plaindre de la Polynésie mais avouant, au final, y rester pour des raisons pécuniaires.

Alors oui, il y aurait une autre solution pour conserver l'équilibre sociétal polynésien, mais combien sont prêts à y consentir ?

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Par moi, mai 24, 2009
Enfin une loi qui encourage les jeunes diplômés polynésiens comme moi à revenir au fenua travailler , fini les emplois donnés aux popa'a, c'est pas que je suis raciste mais trop de pure français viennent se la coulé douce sous nos cocotier, c'est sure que il y a beaucoup à faire dans notre pays coté jeunesse et éducation (étude supérieure) pour faire des petits tétuanui des dirigeants et prendre notre pays en main. vive la future indépendance de TAHITI NUI !!!
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Par cfab, mai 25, 2009
L'indépendance... ils sont où les leaders jeunes aujourd'hui en Polynésie? Vous allez encore dire que c'est la faute aux faranis si la classe dirigeante politique assoie si bien sa domination qu'aucune équipe compétente n'émerge?
J'avais lancé des appels il y a quelques mois sur ces forums pour voir si des jeunes allaient se bouger : que dalle... Je suis dans les archipels là, mais ceux qui sont à Tahiti, pourquoi ils ne font rien?

Sur l'égalité arithmétique, je ne comprends pas de quoi tu parles. Je ne vois pas trop de dirigeants popaas ni en politique ni à la tête des grosses boites publiques... Si les faranis montent leurs boites, peux-tu leur reprocher? C'est ça que tu veux, qu'ils cèdent leur place aux locaux à la tête de leurs propres sociétés? Et que tous les tintos lâchent leurs magasins pour les donner aux locaux?

Pour info, tous les métros qui viennent ici ne viennent pas se la couler douce. Et encore une fois, si un entrepreneur privé embauche un employé, il le fait pour le bien de son entreprise pas pour privilégier quelqu'un : vous verrez quand vous aurez votre boite, on en reparlera.
Comme j'ai dit, je suis ingé et pour trouver du boulot, j'ai dû monter ma boite. Même des postes peu qualifiés je n'arrive pas à les obtenir, vous croyez vraiment que la discrimination n'est pas déjà en place??? Si vous êtes diplômés, vous vous en sortirez, encore plus si vous êtes polynésiens.

Bref dans 10 ans, quand justement les entrepreneurs (entre autres) se seront barrés, on verra si les lois anti-libérales ont été bénéfiques.
Le néocolonialisme n'a rien de bon, non plus que l'indépendance à tout prix et n'importe comment. Combien de % de chômage ici? Quelles ressources propres? Quelles compétences locales acquises? Je n'ai pas l'impression que ce soit une Silicon Valley et pourtant n'importe qui est capable de monter une société info dans son garage, d'autant plus si elle est innovante car il y a des aides... alors, qu'est-ce qui les retient tous ces gens à qui on ne pique pas le boulot?

C'est toujours plus facile de se poser en victime plutôt que se bouger. Si vous voulez sanctionner une cible, faites les savoir par les urnes et monter des équipes compétentes : là dessus, pas de souci c'est chasse gardée des locaux donc vous devriez pouvoir... à moins que ce ne soit ça le but.
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Par Poea, mai 25, 2009
A t'entendre, on dirait plutôt que c'est toi la victime. Nous associer à des indépendantistes racistes, c'est un peu fort de café... J'ai plutôt l'impression que c'est toi qui monte les communautés les unes contre les autres. En tout cas, ça ressemble fort à de la paranoïa. Pourtant, tu es résident polynésien (et pour moi ça ne fait aucune différence) et, visiblement, tu as les compétences requises pour sortir le pays de l'ornière. Alors, tu as bien fait de monter ta boîte, c'est ce dont le pays a besoin, d'un développement endogène.

Si tu vises les boîtes publiques, style SEM et EPIC, alors effectivement, tu auras un problème pour trouver un job. Et contrairement à ce que tu dis, il y a des popa'a dans ces boîtes, et c'est tant mieux s'ils sont compétents.

Tu n'es pas le seul à avoir rencontré des dificultés pour trouver un job. Moi-même, alors que j'étais bardé de diplômes, j'ai postulé là où je pouvais le mieux exploiter mes compétences (droit pblic), dans les ministères, alors qu'il y avait eu une motion de censure. Niet, que dalle, comme tu dis. Mon frère qui a un master 2 en science de l'ingénieur sait très bien qu'il ne pourra pas revenir au fenua parce qu'il n'y aura pas de travail. C'est un crève-coeur pour toute la famille. Est-ce qu'on se plaint pour autant ? Non, parce qu'on estime que ce n'est pas un dû, et on cherche des solutions alternatives pour s'en sortir.

Il n'y a pas de chasse aux sorcières ou de Maccarthysme à la sauce indépendantiste, c'est du fantasme total.

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Par cfab, mai 26, 2009
En info, il y a du travail sous qualifié, et je fus refusé, c'est très différent de dire qu'il n'y a pas de poste disponible.
Après, si tu cherches dans l'administration, deux choix : s'allonger ou être copain avec quelqu'un... Si tu as refusé celui là et n'a pas celui ci, tant pis.

Le développement, pour ma part, est endogène si on veut... Je ne suis ici que depuis 1 an, j'aurais aimé y rester mais si je ne peux pas me développer sans risque (ou du moins sans risque imposé), alors je partirai et pourtant dans mon secteur le boulot va exploser, et j'ai pas mal d'expériences qui auraient pu être profitables et m'auraient permis d'embaucher.

L'erreur c'est de croire que mettre en place de telles loi va faire venir le boulot pour ton frère ou autres! Explique moi en quoi s'il n'a pas déjà trouvé d'opportunité cela va lui en donner? Tu crois vraiment que ça va encourager les entrepreneurs à s'installer et/ou les locaux à entreprendre?

On en reparlera du fantasme de l'indépendantisme avec les hurluberlus qui sont au pouvoir. Imagine seulement cette loi en France... c'est tout ce que je peux dire.
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Par Poea, mai 27, 2009
Pour tout te dire, on n'espère rien de cette loi qui, à mon avis, va être inefficace. Le marché de l'emploi sera bientôt saturé et l'Université d'Outoumaoro est une usine à gaz... GTS, en son temps, souhaitait que les jeunes aillent chercher du travail en Nouvelle-Calédonie. Si la démarche était politiquement incorrecte, elle était cependant fort réaliste. Comme le disait J-M REGNAULT, ce ne sera plus la "lutte des classes" mais la "lutte des places".

Tout ce qu'on peut faire, c'est te souhaiter bonne chance dans ton aventure, et de t'intégrer de la meilleure des façons qui soit, comme aux States par le travail.
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Par Bali, juin 03, 2009
Mon compagnon est né à Tahiti, il est allé en métropole pour ses études. Aujourd'hui, il a 10 ans ans d'expérience en métropole en tant que chef de projet dans l'informatique. Je travaille dans le tourisme. A priori, 2 secteurs clé à Tahiti.
Notre projet ? Avoir des enfants et nous installer en Polynésie afin de nous rapprocher de toute sa famille restée sur place. Ses parents commencent à être âgés.
Ce ne sera pas possible et il vit cela très mal ... C'est comme si son pays le désavouait.
Je vous laisse juger de l'abération d'une telle loi qui n'existe nulle part ailleurs !
Je pense que Tahiti devrait trancher une bonne fois pour toute : indépendance ou POM ? Là, ça ne veut plus rien dire et ça ne tent pas vers une amélioration des problèmes. Dommage qu'il soit crée encore une autre segmentation des individus vivant à Tahiti.
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Par nico et sylvana, juin 04, 2009
savait vous si cette lois s'applique aussi aux créateur d'entreprise?
Car moi avec ma copine polynésienne nous comptons rentrer sur tahiti dans un an ou deux dans le but de créer une entreprise.
nana
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Par cfab, juin 11, 2009
A priori, les créateurs d'entreprise ne sont pas touchés... pour le moment.
On ne sait d'ailleurs pas quels secteurs sont visés pour l'instant.

Perso, je garde ma boite mais je n'y investirai plus un sou ici : je n'ai pas envie de me faire virer du jour au lendemain et de tout perdre comme ça s'est vu ailleurs. C'est quand même très bête, car dans le domaine du développement logiciel ça va exploser... tant pis!

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