C'est l'équipe à Bouissou qui a remis la semaine dernière le "gouvernement d'union" sur le tapis. La proposition revient en boucle, dès que se posent des problèmes de majorité à l'assemblée, c'est-à-dire, quasiment tout le temps... Chaque leader a un jour prôné ce fameux "gouvernement d'union", mais bien souvent plus dans une visée politicienne à court terme : récupérer quelques élus dans le camp d'à-côté, que sur la base d'un vrai projet de "gouverner ensemble". Gouvernement d'union, pourquoi pas, mais le problème de fond n'est jamais réglé -ni même abordé- par nos élus : derrière quel président et avec quelle répartition entre les partis ? Le modèle calédonien est le plus souvent cité. Les Accords de Nouméa ont gravé dans le marbre du statut calédonien cette obligation du "gouverner ensemble" : "Le gouvernement est chargé collégialement et solidairement des affaires de sa compétence". Difficile pourtant de faire un copié-collé en Polynésie, tant l'organisation des institutions est différente. Reste que le mode du "consensus" fonctionne plutôt mieux sur le Caillou que les incessantes alliances et contre-alliances de pouvoir à la polynésienne. Le gouvernement collégial est-il possible au fenua ? Faut-il aussi l'inscrire une bonne fois pour toute dans le statut ? Et sur quelle base de représentativité désigner les ministres ? La composition de l'assemblée, toujours très variable, ou directement sur le résultat des prochaines urnes ? C'est notre débat de la semaine. A vous la parole !
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