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Dec
18
2008
Des photos internet, pas nettes PDF Imprimer Email
Fenua - Société

Pas net.WEB. Plusieurs jeunes femmes ont déposé plainte pour atteinte volontaire à l'intimité de la vie privée après avoir constaté que des photos d'elles, prises dans l'intimité, circulaient sur des sites Internet ou des supports CD. Un phénomène qui se développe, mais où il est difficile de trouver les responsables.

 

L’ESSENTIEL

  • Sites Internet, supports CD ou clés USB, la circulation de photos intimes, érotiques ou pornographiques, est facilitée par les nouveaux moyens de communication
  • La diffusion de photos prises dans le cadre de l'intimité d'une personne sans son consentement est un phénomène qui prend de l'ampleur en Polynésie.
  • Plusieurs femmes ont déposé plainte Le code pénal prévoit une peine d'un an d'emprisonnement et 5,3 millions de Fcfp pour ceux qui les diffusent
 

Le phénomène n'est pas récent, mais il prend de l'ampleur. Tout le monde a déjà attendu parler des "sextapes", ces vidéos diffusées sur Internet, tournées dans l'intimité, qui doivent leur succès à la présence de célébrités qui n'ont bien évidemment jamais consenti à ce que ces images sortent de leur cadre privé. Des "sextapes", mais aussi des photos comme celles de la nageuse Laure Manaudou dans des positions suggestives diffusées quelques jours seulement après la séparation d'avec son compagnon de l'époque.

Ces nombreux scandales, qui font les choux gras de la presse people, ne sont que la partie immergée de l'iceberg d'une nouvelle forme d'érotisme ou de pornographie, liée à l'explosion d'Internet, conjuguée à la facilité actuelle à filmer, prendre des photos et les mettre en ligne. Car en réalité, ce sont des millions et de millions de vidéos et photos d'anonymes qui circulent sur des sites Internet, sans que leurs protagonistes aient donné leur accord pour leur diffusion.

Un récent reportage réalisé par une équipe de RFO Télé livrait le constat de l'arrivée de ce phénomène, localement. Cela se traduit par plusieurs dépôts de plainte de jeunes femmes ayant découvert des photos d'elles dans des positions très intimes, prises dans un cadre strictement privé, circulant sur Internet, disponibles gratuitement dans le monde entier. Elles ne sont pas nombreuses à avoir accompli cette démarche devant la justice, et pour cause. "Beaucoup ont honte de se rendre à la gendarmerie ou au poste de police", explique Lionel Bounan, vice-procureur de la République, qui a constaté en Polynésie que "les infractions étaient peu fréquentes, mais se développaient".

Sur les sites pornographiques locaux, combien de filles posant nues ont donné leur accord pour la parution en ligne de leurs photos ? Combien savent qu'elles s'y trouvent ? Il existe, selon le vice-procureur, beaucoup plus de femmes victimes de ces "détournements" de clichés, mais qui n'osent pas parler, se faire connaître auprès des autorités. Mais de qui sont-elle victimes ? "Il est très difficile de savoir qui publie ces photos", a pu constater Lionel Bounan. Un petit ami sous le coup d'une rupture, un dépanneur d'ordinateur mal attentionné, un développeur de photos ou un habile hacker. Et outre leur parution en ligne, leurs circulations se font par ailleurs de "main à la main" : gravées sur des CD ou mises sur des clés USB. Des supports qui s'échangent gratuitement, pour l'instant. Ce qui inquiète aujourd'hui la justice, ce sont des clichés de mineurs ou d'enfants qui pourraient s'y trouver.

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Ce que dit la loi

En matière civile :

L'article 9 du code civil dispose que “chacun a droit au respect de sa vie privée. Les juges peuvent, outre la réparation du dommage subi, prescrire toute mesure, telles que séquestre, saisie et autres, propres à empêcher ou faire cesser une atteinte à l'intimité de la vie privée ; ces mesures peuvent, s'il y a urgence, être ordonnées en référé”. Pourront par exemple être poursuivis sur ce fondement, la mise en ligne de photos privées ou des révélations sur la vie privée d'une personne...

En matière pénale :

  • l'article 226-1 CP dispose qu'“est puni d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende (5,3 millions de Fcfp) le fait, au moyen d'un procédé quelconque”, de porter atteinte volontairement à l'intimité de la vie privée d'autrui, en captant (parole) ou fixant (image), enregistrant ou transmettant, sans le consentement de la personne concernée, des paroles prononcées à titre privé ou confidentiel, ou l'image d'une personne se trouvant dans un lieu privé.
  • l'article 226-2 prévoit qu'est “puni des mêmes peines le fait de conserver, porter ou laisser porter à la connaissance du public ou d'un tiers ou d'utiliser de quelque manière que ce soit tout enregistrement ou document obtenu à l'aide de l'un des actes prévus par l'article 226-1”.
  • L'article 226-3 prévoit les mêmes peines pour “la fabrication, l'importation, la détention, l'exposition, l'offre, la location ou la vente.
  • L'article 226-15 réprime le fait, commis de mauvaise foi, d'intercepter, de détourner, d'utiliser ou de divulguer des correspondances émises, transmises ou reçues par la voie des télécommunications ou de procéder à l'installation d'appareils conçus pour réaliser de telles interceptions.
 
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Commentaires (4)Add Comment
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Par Tupapau, décembre 18, 2008
Il y en a du monde !!!!!

J'aime bcp la citoyenne de Pirae. Merci en tout cas pour l'adresse pour ceux qui se sentent seuls à Noël !!!!! smilies/grin.gifsmilies/grin.gifsmilies/grin.gif
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Par louis brémond.., décembre 19, 2008
là je ne comprends pas du tout. Ou les filles étaient d'accord de se faire photographier dans ces pose suggestives pour journaux pornos; ou elles sont un peu maso pour se faire photographier ainsi pour sa propre utilisation. Mais il y a eu, soit un copain ou une copine pour les prendre dans ces poses et ces personnes ont décidées pour avoir un peu de fric de vendre les photos ou les clichés à des personnes sans vergogne pour les diffuser. Je dis bien je ne m'étonne pas qu'on les aient diffusées, pour la prochaine fois elles feront attention ou elles ne feront plus. Si elles refont je dis bien qu'elles sont maso.
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Par Pahure, décembre 27, 2008
Sur la forme je note :
"ne sont que la partie immergée de l'iceberg" qui tend à montrer que l'auteur est un plongeur sous glace smilies/smiley.gif

Ensuite, sur le fond, c'est plus grave, des faits peu précis :
- Plusieurs (combien ?) jeunes femmes
- plusieurs (combien ?) dépôts de plainte
étayés sur des affirmations vagues
"Beaucoup (quelle proportion ?) ont honte de se rendre à la gendarmerie ou au poste de police", explique Lionel Bounan, vice-procureur de la République 'mais comment sait-il des trucs pareils le procureur ? Les renseignements généraux ?

L'affirmation est tellement légère qu'il faut la répéter deux lignes plus loin : "beaucoup plus de femmes victimes de ces "détournements" de clichés, mais qui n'osent pas parler, se faire connaître auprès des autorités"

Bon bon bon on a compris maintenant. Les filles ne sont pas d'accord. Ça fait honte de parler au procureur. Pourtant on sent bien qu'il voudrait que les drôlesses envahissent son bureau pour lui parler de leurs malheurs ! smilies/grin.gif Bon je plaisante, hein.

Ensuite, des affirmations non vérifiables

"Car en réalité, ce sont des millions et de millions de vidéos et photos d'anonymes qui circulent sur des sites Internet, sans que leurs protagonistes aient donné leur accord pour leur diffusion."

D'où tenez-vous des chiffres pareils ? Citez vos sources !

Notons au passage que l'auteur semble presque regretter que l'accès ne soit pas payant : "disponibles gratuitement dans le monde entier." "Des supports qui s'échangent gratuitement, pour l'instant." Bon, ben c'est pas de la prostitution, c'est rassurant, non ?

Cerise sur le gâteau le sans surprise raccourcis Internet -> pédophiles : "des clichés de mineurs ou d'enfants qui pourraient s'y trouver" Ben voyons !
- Des mineurs ? Remarquez l'absence de féminin ; on ne parle plus de jeunes femmes qui portent légitimement plainte mais des inquiétudes de la justice, excusez du peu.
- Des enfants ? En réalité, non. Il n'y a pas de photo d'enfant qui circule. Sinon vous imaginez bien l'article de notre "journaliste".

Quel journaliste sérieux pourrait nous dire dans le même article que "les infractions sont peu nombreuses" et que la justice est inquiète de crimes potentiels si ce n'est pour faire de l'audience (l'article est le plus populaire) sans se donner la peine de faire de l'information ? Allez au travail : on laisse tomber les clichés, les amalgames, les raccourcis et le sensationnel. On informe avec des faits, des chiffres. Internet mérite mieux qu'une condamnation systématique parce que c'est un des lieux où la liberté s'exerce et où l'avenir s'écrit.

Nota Bene : On aura bien compris, je l'espère que je ne défends ni les pédophiles (mais en l'occurrence, il n'y en a pas), ni les responsables des atteintes volontaires à l'intimité de la vie privée.
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Par max, janvier 08, 2009
quand on voit certaines mages de ces jeunes filles, la boite à gateaux ouverte, ou aspergées de créme fouéttée, elles étaient bien heureuse et consententes dans ces moments. Ce sont probablement des gens qui réparent les ordi et qui ont eu accés à ces fichiers. Il y a plus grave et tant que des mineures ou mineurs ne sont pas impliqués...C'est mieux que de tabasser les grand méres.

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