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Aug
07
2009
“Sortir du monolinguisme” PDF Imprimer Email
Fenua - Société

JEAN-MARIUS RAAPOTO. Le ministre de l’Éducation accueillait hier les professeurs nouveaux arrivants en Polynésie française. Objectif : les confronter à la réalité polynésienne pour ne plus enseigner aux “petits Polynésiens” comme aux “petits popaa”.

 

L’ESSENTIEL

  • “Les enseignants doivent prendre en compte la réalité culturelle, sociale et économique de notre pays”
  • “Il nous faut régler tous les problèmes de transport, les problèmes matériels, les problèmes d'alcoolisme et de paka"
  • “Il faut enseigner la langue polynésienne le plus tôt possible”
 
Quel est l’objectif de la réunion d’aujourd’hui ?

“Nous réunissons les nouveaux arrivants afin de les sensibiliser au contexte particulier de la Polynésie, aux problèmes culturels spécifiques de la Polynésie, aux problèmes comportementaux spécifiques de l’élève polynésien, qu’il est bon de connaître avant de se retrouver devant les élèves et d’avoir à gérer des difficultés dont ils n’ont pour l’instant aucune idée. (...) C’est dans le cadre de ce contexte polynésien qu’il faut qu’ils dispensent leur enseignement, à des élèves particuliers, pas méchants, mais qui peuvent l’être, le tout est de savoir comment les prendre.”

Le contexte polynésien, c’est un taux de réussite extrêmement bas, l’absentéisme…

“Ce sont des difficultés que n’importe quel pays peut rencontrer, et que nous rencontrons à cause des bouleversements de la société moderne. Aucun pays n’est à l’abri de ce genre de difficultés, et c’est par rapport à ces difficultés qu’il nous faut être encore plus exigeants pour que les enseignants prennent en compte la réalité culturelle, sociale, économique de notre pays et puissent adapter leur enseignement à ces élèves qui sont des élèves particuliers. Il faut comprendre que pendant plusieurs années, plusieurs décennies, on a enseigné aux élèves polynésiens comme on enseignait aux petits popaa. Il ne faut donc pas s’étonner des chiffres que nous avons à l’heure actuelle, qui sont des chiffres plutôt médiocres.”

Votre solution ce serait un “bac polynésien” pour rehausser le niveau ?

“Je crois qu’à chacun, correspond une solution particulière et c’est à lui de trouver la solution de sa vie parce que c’est lui qui la vit. Nous pouvons donner un certain nombre d’orientations, le tout c’est que ces études correspondent au talent particulier de cet élève. Le crime, ce serait de ne pas tenir compte de ce talent et de le considérer comme un âne parce qu’en mathématiques il n’est pas brillant, alors qu’il excelle en dessin. Il faut trouver les spécificités de chaque élève et fonder à partir de ces qualités particulières, des situations de réussite suffisamment fréquentes pour que l’élève ait envie d’en apprendre plus. Il s’agit de développer l’appétence pour les études. Ce qu’il faut surtout éviter, c’est l’abandon de la scolarité et c’est là qu’il nous faut régler tous les problèmes de transport, tous les problèmes matériels, tous les problèmes d’alcoolisme et de paka.”

Mais apparemment, les problèmes ne sont pas matériels puisque les moyens financiers sont là…

“Le problème est de savoir qui bénéficie de ces moyens matériels. Quand vous voyez un père de famille rentrer chez lui avec une montagne de pain sous le bras, vous imaginez tout de suite ce que les enfants vont manger le soir, des tartines beurrées. Est-ce que cela permet d’atteindre un équilibre dans le développement intellectuel des élèves, on peut se poser la question. Ce qui est certain, c’est que les conditions économiques ont également un rôle sur le comportement des parents qui ont moins de temps à consacrer à l’éducation de leurs enfants parce qu’il faut survivre d’abord, et le reste c’est, quand c’est possible.”

Quelles sont les grandes lignes de la politique éducative que vous souhaitez mettre en place ?

“D’abord, c’est de tenir compte du contexte polynésien et de faire de l’école un tremplin pour ces valeurs culturelles. Et parmi ces valeurs culturelles il en est une qui me paraît importante, c’est la maîtrise de la langue polynésienne. Il faut l’enseigner le plus tôt possible de manière à ce que l’élève puisse bien maîtriser sa langue, ce qui est la condition première pour maîtriser tout autre langue. C’est ça l’objectif : un élève qui est ouvert sur sa langue et sur d’autres langues, est un élève forcément ouvert sur l’extérieur. C’est également un élève qui manifeste des capacités d’intelligence et de maîtrise de la langue et de sa vie, de ses études, beaucoup plus importantes que si on l’enfermait dans un monolinguisme que nous connaissons aujourd’hui et duquel il faut sortir.”

Et vous pensez que c’est le monolinguisme qui explique les mauvais résultats…

“C’est une piste de recherche qui est souvent fondée et expérimentée dans beaucoup de pays avec succès. Il n’y a pas de raisons pour que cela ne marche pas chez nous.”

Propos recueillis par CV

 

Zoom

Toujours pas de solution pour reloger les internes de Taravao

La commission de sécurité s’est prononcée pour la fermeture de l’internat de Taravao mardi. Plusieurs solutions de relogement pour les 200 internes ont déjà été envisagées : accueil dans des familles, relogement dans l’ancienne école maternelle Ohi tei tei, ou à la salle omnisports de Pueu. Hier, Jean-Marius Raapoto déclarait privilégier deux pistes : “soit placer les enfants dans des familles, mais cela comporte des risques, parce qu’il y aurait une énorme dispersion de nos élèves et qui dit dispersion, dit risques de problèmes non décelés à temps avec des difficultés conséquentes à ces situations. L’autre moyen est de les loger dans une structure suffisamment large qui me permette de les regrouper tous, ou au moins les filles. Cela permettrait de concentrer les moyens de surveillance et d’encadrement pour qu’elles travaillent dans de bien meilleures conditions. Je suis en train de voir dans quelle mesure la caserne de l’armée de Taravao pourrait être un centre possible pour accueillir l’ensemble de nos élèves, garçons et filles, ce qui serait pour moi la meilleure solution.”

 

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Commentaires (24)Add Comment
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Par mead, août 07, 2009
Cest vrai il faur que les profs apprennent ce que veut dire "yo brad, t'as pas une taf aïch !"
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Par moustic, août 07, 2009
J'avais lu un peu vite, j'ai cru qu'il voulait dire "sortir du mongolisme".
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Par profarii, août 07, 2009
Je crains que notre "ministre" local, ne glisse dans la langue de bois! il aurait besoin d'être "reformaté" (sic) (comme dirais notre cher Jean Paul) qu'il retourne devant les élèves et se remette à niveau! il y serait plus utile.
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Par morgane, août 07, 2009
ah! je croyais que des études générales étaient faites pour élargir son esprit et s'ouvrir au monde...Et nos enfants lorsqu'ils vont vouloir aller suivre des études supérieures il faudra une année de remise à niveau? o va t-on vers une éducation à 2 vitesse?
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Par OBS, août 07, 2009
Il doit avoir des actions dans l'enseignement privé ...
Quelle honte pour les meilleurs gars des îles qui sont mis à Taravao: "shame on you" qui veut les mettre dans une caserne !
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Par cantho, août 07, 2009
c'est vraiment nul. j'ai constaté lorsque mon fils apprenait le polynésien en primaire qu'il avait de tres bonnes notes et en demandant aux autres parents métropolitain; ceux-ci m'ont répondu que leurs enfants également par contre les polynésiens qui on l'avantage de le parler, de le comprendre et quelquefois de l'écire, étaient les derniers de la classe. Conclusion: de parler écrire le polynésien ne leur plaient pas. ils perdent leur temps à apprendre une langue qui devrait être apprise en dehors de l'école. En effet, cela ne va pas leur ouvrir plus de porte pour le travail(déjà ils aiment pas ce mot) et surtout cela ne va pas élargir leur horizon car il n'y a pas que tahiti dans la polynésie(le paumotu, le magarévien, le marquisien etc) la langue qu'on leur demande d'apprendre est un dialecte(en France le breton, le basque, le savoyard, le corse, le normand ne sont pas appris à l'école) Déjà entre polynésien ils ne se comprennent pas bien alors l'incompréhension va devenir de plus en plus grande. enfin c'est un point de vue.
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Par Teraupoo, août 07, 2009
l'éducation dans ce pays a été saboté comme il est saboté en Nelle calédonie ,
pour preuve c'est l'échec de l'éducation dans son ensemble depuis l'installation du Centre d'Expérimentation nucléaire en polynésie,
les états généraux sont simplement les constats des trente dernières années de saupoudrage d'argent qui a d'une manière générale occulté ,les problèmes véritables auquelles étaient confrontés le peuple tahitien , nous disons bien le peuple tahitien,
qui à tous les niveaux a chèrement payé , les turpitudes de la classe politique ayant entrainé les constats décrits par les ateliers des EG,
au niveau de l'éducation nos enfants ont été sacrifiés,
au niveau économique il n'existe même pas ,
au niveau social on l'a enfermé comme les harkis de france dans des lotissements sociaux ,
au niveau culturel on lui a effacé la mémoire ,
on a voulu dans ce pays en trente ans avec le transfert énorme d'argent , faire du tahitien un français à part entière,
on a essayé avec cet argent de vouloir croire qu'il serait l'image même du français de paris ,
et dans cet euphorie hysthérique collective et diabolique tout le monde était beau et gentil ,
les politiques et quelques éclésiastes eux savaient ce qu'ils allaient advenir de ce pays et de son peuple ,
en fait tout a été calculé par l'état français afin que notre peuple se taise en croyant qu'avec cet argent à la longue celà s'arrangerait,
quelques uns diront qu'il y a eu de la résistance de la part du peuple tahitien ,
mais en fait dans tout ce qui c'est passé , celà a été une démarche diabolique et calculé ,
qui nous ramène à ces états généraux qui fait le constat sans le dire de trente ans de machiavélisme d'ETAT qui a nuit à notre pays et à nos enfants et pour lequelle nous devons tous apporter notre pierre afin de nous sortir de cette fange dans laquelle nous nous sommes tous complus,
iotua,


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Par Teraupoo, août 07, 2009
pour ce qui concerne l'éducation , si vous vous souvenez de quelle manière l'etat nous a construit l'université du pacifique et pourquoi elle a été mise en place seulement en 1984 ?????
et que pendant ces années de 1970 à 1984 combien nous avions de bacheliers en polynésie ,
nous aimerions voir les statistiques ,
qu'à partir de 1984 le nombre de bacheliers ont d'un coup de baguette magique ont augmenté????
c'était tout simplement pour que le monde ne sache que l'état farnçais avait jusqu'en 1984 gardé le tahitien dans la pénombre totale ,
et qu'il fallait au plus vite remplir l'université du pacifique d'étudiant tahitiens ,
qui EN A PÄTIT LE PLUS c'est le tahitien ,
1984 (kanaky-FLP) le pacifique venait de se réveiller qu'il n'était pas bon que le monde sache que la france n'avait aucunement éduquer les autochtones et qu'il les avaient laissé ignares ,
l'éducation nationale a distribué et donné à tous nos enfants des bac poubelles , il fallait faire vite avant que le monde ne le sache ,
aujourd'hui on s'étonne du résultat , mais arrêter de prendre les tahitiens pour des couillons ,
la politique éducative des trente dernières années doivent à ce jour être totalement revue corriger et adapter à notre pays et au pays qui nous entourent ,
la france doit bien celà à notre peuple et nos enfants,
iotua,
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Par heremoana, août 08, 2009
le monsieur dit...#Il faut trouver les spécificités de chaque élève et fonder à partir de ces qualités particulières, des situations de réussite suffisament fréquentes pour que l’élève ait envie d’en apprendre plus.# .....ca ne s appelerait pas l orientation ...
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Par mana'o taehae, août 08, 2009
à quoi ça sert pour un polynésien de maîtriser le français ??
Nous ne sommes même pas 300000 habitants, c'est à dire trois fois rien, à parler les dernières langues vivantes du pacifique avant extinction.
Laissez nous donc dans notre esprit si "poiri" !!

Et de toute façon, la vie moderne a Tahiti n'est pas tant réservée aux gens qui pratiquent leur langues polynésiennes alors le français, on s'en fout, et de toute façon on le maîtrise aussi mal qu'un français moyen qui , lui, l'a apprise en france même !!

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Par mana'o taehae, août 08, 2009
A rohi, a fa'aitoito e fa'atere hau, 'ei 'avei'a pâpû terâ. Tô 'oe tûtavara'a, 'ei manuiara'a nô tatou.
'Ia ora o Tahiti e !
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Par reira, août 08, 2009
On entend chaque année les mêmes sornettes sur les "spécificités", la "maîtrise de la langue polynésienne" etc...
Et si on essayait un peu le coup de pied au c.l pour voir les résultats...
Par ailleurs, quelqu'un pourrait-il me traduire le théorème de Pythagore en langue maohi? A moins qu'il ne soit pas valable ici.
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Par Poea, août 08, 2009
Les commentaires que je lis sont extrêmement partiaux, et symbolisent, il me semble, le corporatisme des parents d'élèves popa'a qui ont une enfance dorée en Polynésie. Le but de l'autonomie de la Polynésie n'est pas de vous permettre de bénéficier d'une vie de rêve (pas d'impôt, sur-rémunérations, enseignement équivalent à la métropole pour ensuite préparer les grandes écoles, ...) mais de permettre le rattrapage social de la Polynésie. L'enseignement doit être conçu pour être le plus efficace possible auprès du plus grand nombre d'élèves ; et si ça passe par un renforcement de l'enseignement des langues polynésiennes, il faudra y aller - des études ont été réalisées en ce sens -. Je ne saurais trop vous conseiller, pour vous "ouvrir" davantage et de manière moins superficielle au monde de l'éducation, d'aller à l'atelier 5 des EG où est consacré un sous atelier à l'échec scolaire, dirigé par Sylvie ANDRE - professeur à l'UPF - qui est une éminente spécialiste de la question.
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Par Mandrake, août 08, 2009
Dans les 20 prochaines années, 5000 dialectes vont disparaître. Le français langue diplomatique officielle ne fait déjà plus partie des annonces de résultats aux Jeux Olympiques, depuis 2 olympiades. La moitié des documents circulant sur le net est en chinois... dans ces conditions, le Tahitien ne peut en effet qu'être porteur. Comment n'a-t-on pas pensé à ça avant ? smilies/grin.gif
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Par cantho, août 08, 2009
POEA tes enfants sachant parler un des dialectes de la Polynésie pourront voyager à travers le monde et sans problème. Ils pourront grâce à ce dialecte, se renseigner, demander des indications, voir même travailler que cela soit en Patagonie, en Chine, en Russie etc. Vive le dialecte passe partout Bientôt à te lire il faudra un passeport pour se rendre dans les îles Car chaque île aura sa langue, son aéroport, son port C'est vrai le territoire de la polynésie couvre une étendue grande comme l''Europe. C'est évident.
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Par Poea, août 08, 2009
Cantho, tu sais, les Français ne sont pas connus dans le monde pour leur maîtrise des langues étrangères... D'ailleurs, une étude récente révèle que le touriste français est l'un des moins apprécié, entre autre parce qu'il ne parle que le français. Les Polynésiens, quant à eux, se débrouillent très bien en anglais, il me semble. Et le pire dans tout ça, c'est que le français est en voie de devenir un "dialecte" comme tu dis, et que le gouvernement national lutte contre vents et marrées pour protéger la francophonie. Donc tu vois, tu mènes le même combat que M. Raapoto qui est la lutte des spécificités culturelles. L'enseignement des langues polynésiennes peut-il être considéré comme une exception française ?
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Par Moea, août 09, 2009
Il est vrai que la langue Polynesienne doit etre enseignée mais le plus important est l'ANGLAIS des le plus jeune age et des cours matiere dispensés en anglais si possible.

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Par cantho, août 09, 2009
POEA, ne compare pas 280.000 habitants de la polynésie auxquels il faut retrancher les métopolitains résidants, les anglais résidants, les américains résidants ce qui fait qu'il doit peut être y avoir 150.000 polynésiens probablement ce qui est une petite groutte d'eau par rapport à la France. Mais ne t'inquiête pas, fait comme moi apprend le chinois d'idi quelques temps cela sera la seule langue dans le monde. Il n'y aura plus de blanc, de rouge, de noir ni de jaune tout sera uniforme.
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Par heifara, août 09, 2009
iaora,
A lire certains(es), on croirait qu'il ne pense qu'à eux. La seule langue "passe-partout" serait mondialement l'anglais. Pourquoi perdre son temps à apprendre le français alors que même les français eux-même apprennent l'anglais à partir de la CM1? Il est vrai qu'on aura besoin de Pythagore pour calculer par quelle passe devra-je passer pour emmener un touriste voir les poissons dans l'eau.De plus, ne serait-il pas plus bénéfique pour notre pays d'apprendre l'anglais avec comme facteur économique le tourisme? Ce n'est pas principalement les français (radin comme ils sont) que nous visons dans le domaine du tourisme mais bel et bien l'anglais (les chinois l'apprennent et ce sont nos premiers touristes visés, + d'un milliard à eux-seuls)? Le tahitien? laissons-là en dehors de l'éducation, je ne la renie pas au contraire mais elle très bien là où elle est, à partir de la 4ième. Pensons à l'avenir de notre pays et nos enfants sont notre avenir. Le français de base ne pense qu'à lui et rejette pratiquement toute envie d'apprendre autre lange, pas nous, Polynésiens que nous sommes. Apprenons l'Anglais sans en faire notre priorité mais notre nécessité, encore une fois, pour l'avenir de notre pays
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Par Korotiriti, août 10, 2009
Quel pitoïsme, ce ministre et les commentaires qu'il suscite, traduisent !
Et personne ne dit que dans tout le Pacifique, des enfants parlent une langue "étrangère" à l'école et un "dialecte" à la maison sans que ça ne les rendent débiles ? (Voir Cooks, Tonga, Fiji, mais aussi la Nouvelle Calédonie .... et même Hawaii !) Personne ne pense à la Hollande ou les enfants parlent couramment 2 à 3 langues? Et la Suisse, alors ? Pour qui nous prenons nous ? Je ne pense malheureusement pas que notre problème vienne de notre système éducatif mais plutôt d'un problème sociétal beaucoup plus compliqué à régler !
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Par reira, août 10, 2009
@heifara
Démonstration que le racisme est enfant de la bêtise !!
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Par Poea, août 10, 2009
Ouh la... ça dégénère un peu... Je crois qu'on confond un peu tout : "l'enseignement DES langues polynésiennes" est différent de "l'enseignement EN langues polynésiennes". C'est de la première hypothèse dont on parle, et ça ne peut en être autrement tant qu'on reste dans la République. D'ailleurs, l'enseignement des langues régionales ne pourra jamais être obligatoire, au même titre que le basque, le breton, le corse..., dixit le Conseil constitutionnel. Alors arrêtez de crier au loup et soyez objectifs : c'est méprisant pour les Polynésiens de rabaisser leurs langues comme ça, point barre!!! D'ailleurs, je trouve qu'on est beaucoup plus ouvert sur ces questions en métropole. Et Cantho, avant d'apprendre le chinois, fais attention aux fautes d'orthographe...
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Par Korotiriti, août 10, 2009
@ Poea
Tu as raison, nous mélangeons un peu tout, c'est vrai. Mais c'est parce que dans nos pauvres petites têtes se mélangent aussi les phrases prononcées par le ministre lors de ses interviews télévisuelles. Même si c'est hors sujet !
Par exemple : Regardez les mamans farani qui parlent à leurs enfants, il faut dire aux mamans tahitiennes de parler aux leurs ...
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Par hans, août 22, 2009
@Reira
la critique est facile mais aucune suggestion, va te coucher. Y a aucun racisme dans ce que je dis, c'est la stricte vérité. Pourquoi apprendre le français alors qu'en mélangeant les 2 langues (français-tahitien) on se comprend aussi bien? Et c'est aussi vrai que les français ne se démènent pas pour apprendre le tahitien. L'Anglais sera la langue internationnale, non? On aurait dû rester sou la colonisation anglaise avant qu'ils viennent nous imposer leur "mode de vie" qui ne nous sert à rien......

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