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May
11
2009
Une commission pour le climat PDF Imprimer Email
Fenua - Société

Une commission pour le climat.ENVIRONNEMENT. Montée des eaux, réchauffement et acidification des océans : Georges Handerson crée une commission “changement climatique”. Première étape : rédiger un état des lieux des enjeux...

 

L’ESSENTIEL

  • Le ministre de l’Environnement a mandaté la station Gump-Berkeley de Moorea pour rédiger un état des lieux des enjeux du changement climatique en Polynésie française
  • Les centres de recherches internationaux ainsi que les associations polynésiennes seront consultés
  • L’état des lieux devrait être publié le 10 juillet et vulgarisé avant novembre 2009

 

Pour lutter contre les effets du changement climatique en Poly-nésie française, le ministre de l’Environnement a décidé de créer une commission. En conseil des ministres, le 26 mars, Georges Handerson informait le gouvernement de la formation du “réseau changement climatique Polynésie, qui travaillera en liaison avec les experts nationaux et internationaux, et dont la mission sera de proposer la stratégie de la Polynésie française face aux changements climatiques”.

Le ministère de l’Environnement a mandaté la station de recherche Gump de l’université Berkeley installée àMoorea pour rédiger un état des lieux des enjeux du changement climatique au fenua. “Malgré la vulnérabilité importante de la Polynésie française, il n'existe que très peu de données locales sur le changement climatique. La bibliographie est limitée et les connaissances sont fragmentées”, explique Eleonora Avagliano, chargée de l’étude par l’université Berkeley. Sa mission consiste à réunir les connaissances scientifiques globales comme les savoirs empiriques des Polynésiens (entreprises, associations, institutions), pour “faciliter l'élaboration d'une stratégie efficace d'adaptation aux changements climatiques et des mesures visant à les atténuer”. L’état des lieux devrait être publié le 10 juillet, puis édité dans une brochure de vulgarisation à destination de la société civile avant novembre.

Dans un préambule, Eleonora Avagliano situe les enjeux, devant la montée des eaux, le réchauffement et l’acidification des océans à venir : “La Polynésie française présente une vulnérabilité particulière face à cette menace nouvelle. Son caractère insulaire et l'absence de continuité territoriale empêche un déplacement de la population et des espèces dans les terres en cas d'élévation du niveau marin, en particulier dans les atolls situés à quelques mètres au dessus du niveau de la mer. Les infrastructures du territoire ne sont pas toujours préparées à une intensification des cyclones. D'autre part, l'économie de la Polynésie française est largement dépendante du tourisme et des ressources naturelles à travers notamment la perliculture, la pêche et l'agriculture. Des ressources directement menacées par une variation climatique. Le corail en particulier, clé de voute de la culture et de l'économie polynésienne, risque d'être sérieusement dégradé par un réchauffement et une acidification des eaux.”

Benoît Buquet

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Commentaires (7)Add Comment
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Par atchoum, mai 11, 2009
Environnement : avant de s'occuper de l'acidification des océans et du réchauffement climatique il serait plus utile pour l'avenir de se préoccuper des ressources en eau douce dans les îles...
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Par Jérôme Petit, mai 11, 2009
Plus d'informations sur cette étude sur ce site:
http://moorea.berkeley.edu/changement-climatique
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Par Poea, mai 11, 2009
Pour une fois, je suis d'accord avec toi Atchoum... Il faudrait pas que cette initiative soit un prétexte pour réunir une énième commission, ou encore table ronde fort coûteuse qui, au final n'apportera rien du tout à la Polynésie. Il y a des scientifiques extrêment compétents de part le monde qui bossent déjà sur ces questions extrêmement complexes. Par contre, le problème de l'accès à l'eau potable apparaît bien plus urgent à traiter, si on veut éviter une grogne des Polynésiens qui couve en ce moment...
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Par CC, mai 12, 2009
Une commission sans nul doute nécessaire mais qui se doit de déboucher impérativement sur du concret d'urgence et ne pas rester en plan à l'instar des énièmes séminaires et autres réunions d'information parfaitement stériles...
Avant le futur protocole de Copenhague, le Grenelle de la Mer devrait être boosté par le volontarisme politique français en terme d'autonomie énergétique renouvelable au sein du Pacifique, en vue d'enrayer sur le champ les menaces imminentes sur l'environnement. De Tetiaora et des archipels des Tuamotu notamment.
Les sources et les cultures étant particulièrement menacées par la salinité des eaux infiltrant les rivages puis les terres, ce qui risque de contraindre à terme les cultivateurs à forcer sur les pesticides et à nous empoisonner sans cesse un peu plus...
Ajouté aux problématiques de la pollution atmosphérique de plus en plus aigues et apparemment insolubles et de leurs conséquences sur la santé publique, la population est de plus en plus vulnérable. A votre engagement d'écologiste M. le Ministre... Et à vos armes écocitoyennes contre le CO2 et les énergies fossiles à interdire au plus vite en Polynésie française...
Merci aux militants écocitoyens de foncer voter pour les Européennes, l'Union Européenne étant la seule manière de financer à grande échelle les actions de ce genre et les infrastructures concernant les très prochaines motorisations électriques à imposer d'abord dans des îles telles que les nôtres ainsi qu'en termes d'aides financières aux premiers réfugiés climatiques de certains atolls du Pacifique voire des Maldives appelés à disparaître...
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Par Titaua, mai 12, 2009
Heureusement il y en a qui se bougent et qui, sans bruit, sans argent et sans autre ambition que de faire réfléchir, écrive et donne des conseils de bon sens pour sansibilisé les gens. C'est bien mieu que ces tables rondes et ces réunions inutiles : allez voir sur http://initialesdd.blogspot.com
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Par Bernard P., mai 12, 2009
@CC

Cool les motorisations électriques mais encore faut il voir comment est produite l'électricité dans nos îles. Quand on voit la décision du gouvernement du rachat par EDT de la production photovoltaïque, et sa mise en oeuvre (cf. article récent dans les Nouvelles) on comprend mieux l'immobilisme d'une grande partie des acteurs économiques, politiques et autres.

Alors si tout le monde est d'accord, pourquoi y a-t-il tant de difficultés à bouger ?
Lobbies ?? EDT ?? Total & Shell ma ?? Concessionnaires auto ??


...smilies/cool.gif

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Par moustic, mai 12, 2009
On est surpris de voir ces politiciens se préoccuper de l'avenir de la planète alors qu'en règle générale seul l'avenir de leur compte en banque les préoccupe.

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