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Jan
22
2010
La santé a la fièvre PDF Imprimer Email
Fenua - Social

CONSTAT. Grosse montée de fièvre dans le monde de la santé polynésienne. Même si les revendications ne sont pas nouvelles, c’est une vague de difficultés, soit financières soit de personnels, qui aujourd’hui déferle. Des Marquises à Tahiti en passant par Raiatea, du public au privé, la structure même de la santé est malade. Et pour beaucoup de professionnels dans le public, un principal responsable : l’administration. Tour d’horizon…

 

L’ESSENTIEL

  • Nombre de personnels d’établissements de santé publique dénoncent un manque d’effectifs et désignent l’administration comme principal responsable
  • Pour le président du Syndicat des praticiens hospitaliers, Gilles Soubiran, “l’administration n’a pas d’autonomie, elle n’a pas de projets”
  • Le ministre Jules Ienfa assure pour sa part “l’envoi dans le circuit de recrutement de plus d’une centaine de contrats”
 
C’est toute la santé qu’il faudrait envoyer aux urgences. Ce sont de véritables incendies de revendications qui se déclarent, aux Marquises, à Uturoa, Taravao, Mamao, à l’Institut Malardé, sans compter la clinique Paofai, laquelle a évité la fermeture. Au coeur du problème, le personnel. Non pas sa qualité, mais son nombre, insuffisant dans bon nombre de cas. Et quand ce n’est pas le personnel, ce sont les finances qui font défaut. Tout récemment, c’est une conjonction de revendications et d’alertes qui ont filtré. La situation s’inscrit dans un contexte plus que préoccupant avec le trou de 15 milliards de Fcfp de la branche maladie du RGS. Sans compter le nouvel hôpital dont l’ouverture ne cesse d’être reportée et pour lequel il faudra trouver près de 1,4 milliard de Fcfp pour boucler le budget fonctionnement du mastodonte.

La crise est donc générale, avec d’abord l’Institut Malardé, principalement connu par le grand public pour le dépistage du sida ou de la lutte contre la dengue et la filariose. Le patron de l’institut, Patrick Howell, a déjà fait observer qu’il manquait entre 170 et 200 millions de Fcfp pour fonctionner avec un budget global de 1,4 milliard de Fcfp. Le ministre de la Santé Jules Ienfa a invité Patrick Howell à inventer des sources de revenus en montant des programmes de recherches afin de les proposer et dégager du financement. Gros soucis encore avec la clinique Paofai qui, après une actualité agitée, devra dénicher quelque 170 millions de Fcfp pour la remise aux normes.

Et le mal n’est pas uniquement une spécificité tahitienne. Aux confins de la Polynésie, dans l’unique hôpital des Marquises, à Taiohae, le personnel a dénoncé un manque d’effectifs et des charges de travail accrues, en pointant une administration lourde, notamment pour l’élaboration des contrats. Une administration qui est aussi dans le viseur du médecin Gilles Soubiran, président du Syndicat des praticiens hospitaliers. Il parle d’une Polynésie “suradministrée” et donc mal administrées. Il faudrait selon lui “sortir les vieux croûtons incompétents et laisser la place aux jeunes”. Dans les îles, les difficultés rencontrées par les structures publiques “est une maladie chronique”, note le praticien. Une maladie “qui vient de la structure de la direction de la Santé qui est un service administratif et qui ne fonctionne pas”, fait-il observer avant de conclure que l’administration “n’a pas d’autonomie, elle n’a pas de projets” et qu’elle est “sous la tutelle d’un pouvoir politique qui est incompétent”.

Ces difficultés, on les trouve également à Taravao. Un collectif du personnel des urgences de l’établissement pointe du doigt lui aussi l’administration et le manque d’effectifs… Et d’observer : “Y aurait-il les moyens, faudraitil encore que la direction de la Santé daigne faire son travail, notamment en matière de gestion de personnel, en recrutant, en faisant des contrats, en anticipant les mouvements de personnels…”. Personnel encore et toujours pour le Centre d’accueil thérapeutique à temps partiel dont le personnel, au travers de deux lettres ouvertes, s’est insurgé du manque de personnel et de la fermeture provisoire du “seul service public d’accueil thérapeutique à temps partiel de pédopsychiatrie du territoire” –accueillant des enfants de 3 à 12 ans présentant de graves troubles psychologiques.

Interrogé sur les problèmes de personnel (lire interview), le ministre de la Santé Jules Ienfa, qui mise beaucoup sur le Contrat de projets, assure avoir maintenu une soixantaine de postes qui étaient voués à la suppression. Il a également confié que “depuis le début de l’année, nous avons procédé à l’envoi dans le circuit de recrutement de plus d’une centaine de contrats, médecins, sages-femmes, anesthésistes réanimateurs, chirurgiens…”. Reste à savoir si ces mesures suffiront à combler les manques de personnels dénoncés un peu partout en Polynésie. La synthèse des états généraux (voir tableau) avait elle aussi mis en avant le manque de personnel. Sous le titre “une pénurie croissante de professionnel de santé”, le document relevait que les professionnels de santé “sont sensiblement aussi nombreux qu’en Nouvelle- Calédonie, mais beaucoup moins nombreux qu’en métropole à l’exception des sages-femmes”.

PL

 

GILLES SOUBIRAN, président du Syndicat des praticiens hospitaliers

Une administration “qui ne fonctionne pas”

Plusieurs structures de santé connaissent des difficultés. On connaît le cas de la clinique Paofai, celui de l’Institut Malardé, du nouvel hôpital avec le bouclement du budget de fonctionnement, ou encore les problèmes de personnels. La santé est malade en Polynésie, quelle analyse faites-vous de cette situation ?

“Concernant les cliniques privées, on ne peut pas dire qu’elles soient en difficulté. Elles fonctionnent mal parce qu’elles ont fonctionné en roue libre pendant des années avec un contrôle qui n’était pas exercé. Les cliniques ont été habituées à vivre un peu n’importe comment et elles ont maintenant des difficultés financières. (…) Elles vivaient dans un système qui fait qu’elles ont toujours pu fonctionner sans que l’on puisse leur imposer quoique ce soit. (…) Côté service public, dans les îles, c’est une maladie chronique qui vient de la structure de la direction de la Santé qui est un service administratif et qui ne fonctionne pas, comme ne fonctionnent pas les institutions du gouvernement car c’est de la sur-administration, des machines à engrenages terribles. C’està- dire que pour remuer un engrenage, il faut en déplacer dix autres et à l’intérieur de la direction de la Santé, ils n’ont aucune autorité. L’administration n’a pas d’autonomie, elle n’a pas de projets. Un directeur n’est jamais sûr de rester en place, il est soumis aux ordres d’un ministre et ne peut pas aller à l’encontre de ces ordres ce qui fait que l’administration n’a pas cette autonomie qu’elle aurait en France. À Tahiti, c’est le vieux système de l’administration qui ne fonctionne pas parce que l’administration est complètement sous la tutelle d’un pouvoir politique qui est incompétent et qui remet en question toutes les pratiques d’administration. Le CHPF est un peu préservé de ce problème-là car il est sous forme d’établissement public administratif et le directeur de l’hôpital arrive à s’opposer au diktat politique dans une certaine limite.”

Que faudrait-il selon vous pour remettre le système sur les rails ?

“Les idées qui ont été évoquées aux états généraux sont bonnes. On a dit que la Polynésie est suradministrée et donc mal administrée, il faut l’alléger, mettre l’innovation au pouvoir, sortir les vieux croûtons incompétents et laisser les jeunes monter. Même si les jeunes manquent d’expérience, ce sont des gens qui sont certainement un peu plus compétents et qui sont capables d’apprendre très vite et de comprendre le système pour le faire fonctionner.”

De ce que vous avez pu observer, que vous inspire actuellement le ministre de la Santé Jules Ienfa ?

“Je le connais, pour moi il n’est pas nocif. Je l’aime bien, mais ça reste un homme du sérail. C’est-à-dire qu’il est pris dans un système de famille. Quand on vient en Polynésie, on a l’impression de tomber dans une entreprise familiale…”

 

 

JULES IENFA, ministre de la Santé

“L'envoi dans le circuit de recrutement de plus d'une centaine de contrats”

La filière santé de Polynésie rencontre d'énormes problèmes structurels, de personnels et de conditions de travail avec l'Institut Malardé en déficit, des hôpitaux enregistrant des problèmes de personnel, un futur hôpital qui devra combler un surplus de coût de fonctionnement… Quel regard portez-vous et que comptez-vous faire ?

“J'ai trouvé une situation pas très facile, mais je ne rejette la faute sur personne. Pour ce qui me concerne, j'ai toujours mis en avant le fait que c'est bien de construire un grand hôpital sur Tahiti, car il est nécessaire. Ceci dit, il ne faut pas non plus oublier les structures périphériques de la direction de la Santé. (…) C'est bien pour ça que dans le cadre du volet santé du Contrat de projets, j'ai demandé près de 8 milliards de Fcfp de crédits pour certaines opérations et en particulier l'amélioration de l'offre de soins de proximité. Et quand je parle de cette amélioration, c'est effectivement vers les structures de la direction de la Santé et les archipels que ça devrait aller. Malheureusement, compte tenu de l'instabilité, c'est vrai que ce Contrat de projets n'a pas avancé comme nous l'aurions souhaité. Par rapport à la situation que j'ai trouvée, vous avez parlé de problèmes structurels, je dirais qu'il y a aussi un petit problème conjoncturel lié à la crise financière que subit aussi le Pays. Je disais tantôt que mon prédécesseur n'avait pas forcément les moyens qu'il aurait dû avoir pour travailler. Quand je suis arrivé, le projet de budget du Pays transmis par l'équipe précédente prévoyait une soixantaine de suppressions de postes y compris des postes de praticiens hospitaliers (médecins, infirmiers, sagesfemmes…). J'ai trouvé ça impossible à imaginer et j'ai obtenu le maintien de ces postes. Le tiers continue à être crédité sur le budget 2010 et le reste, gelé en attendant des jours meilleurs. Je dois d'ailleurs dire que pour redonner des conditions de travail un peu meilleures aux équipes de périphérie, depuis le début de l'année, nous avons procédé à l'envoi dans le circuit de recrutement de plus d'une centaine de contrats (médecins, sages-femmes, anesthésistes réanimateurs, chirurgiens…). Je ne dis pas que c'est suffisant, mais j'essaie de réparer les choses tout doucement.”

Et quelle est selon vous la ou les raisons pour lesquelles les structures de santé en sont arrivées à ce point ? Il n'est pas normal que l'Institut Malardé par exemple enregistre un déficit chronique, sans parler du trou abyssal de la CPS…

“Concernant l'Institut Malardé, c'est un Épic et il doit, en dehors de la subvention versée par le Pays, trouver ses ressources propres pour continuer de vivre. C'est vrai que la subvention du Pays vers l'institut a diminué au fur et à mesure des années. Cela avait culminé à 400 millions de Fcfp, alors qu'aujourd'hui nous en sommes à 330 millions de Fcfp, alors que l'équipe précédente ne prévoyait que 303 millions de Fcfp je crois. Je ne dis pas que c'est suffisant, mais j'ai tout de même demandé un effort au Pays. De l'autre côté, nous avons travaillé sur des mesures d'économies possibles pour essayer de diminuer le déficit. De plus, un autre problème se pose à Malardé, ce sont les créances que nous n'arrivons pas à recouvrer et c'est un effort que je demande à l'Institut Malardé. Par ailleurs, je suis en instance de voir les mesures d'économie en dépense et estimer le vrai déficit. À ce moment, je verrai avec mes collègues du gouvernement et le président, s'il est possible d'injecter un peu plus en terme de subvention. Par rapport aux recettes, j'ai aussi demandé au directeur de l'Institut Malardé de faire preuve d'imagination et d'essayer d'aller chercher des sources de financement ailleurs qu'au niveau du Pays. On m'a toujours dit qu'un beau programme de recherche, quand il est bien ficelé, trouve toujours une source de financement quelque part. Il y a par exemple l'agence nationale de la recherche en métropole, on peut aller mobiliser cet argent-là. Encore faut-il qu'on ait la volonté de le faire et d'autre part d'avoir un bon dossier ficelé avant d'y aller.”

Beaucoup disent que concernant les problèmes d'organisation du personnel dénoncés dans plusieurs structures publiques, cela serait dû à une administration vieillotte et qui mériterait un bon coup de balai…

“Je ne suis pas la personne la mieux placée pour répondre à cette question, sauf qu'il est vrai que dans le circuit de recrutement que doit subir la direction de la Santé, nous avons toute une chaîne. Nous avons des services instructeurs comme le service du personnel de la fonction publique, nous avons le contrôle des dépenses engagées… Ils ont leur part de travail et c'est vrai que c'est un circuit obligatoire pour tout recrutement de personnel dans l'administration de la Polynésie française. Ça ne s'impose pas qu'à la direction de la Santé, mais à tous les services de l'administration. On nous impose, probablement pour permettre au service du personnel de la fonction publique ainsi qu'au contrôle des dépenses engagées de bien instruire les dossiers, 45 jours à partir du moment où on lance le contrat dans le circuit de recrutement. Ceci dit, nous en sommes à une centaine de dossiers dont certains ont déjà été validés avec du personnel qui a déjà pris ses fonctions. Mais avec la compréhension et l'aide de ces deux services instructeurs, nous avons raccourci ce délai de 45 jours et nous en sommes parfois à moins d'une semaine.”

Un mot sur le nouvel hôpital dont l'ouverture est sans cesse retardée : quand ouvrira-t-il ?

“Je n'ose plus répondre à cette question… Je suis en attente de l'ouverture de cet hôpital et le plus rapidement possible. Lorsque j'étais vice-président et ministre de la Santé, j'avais annoncé juin 2009 sur la base des éléments d'informations qui m'avaient été communiqués. Ensuite, j'ai annoncé en septembre, là aussi au vu des informations qui m'avaient été communiquées et aujourd'hui on dit peut-être mars ou avril. Je ne rejette la responsabilité sur personne, en tous les cas par sur l'équipe de l'EAD qui est le maître d'ouvrage délégué pour cet hôpital. L'EAD se retrouve aujourd'hui face à un problème de personnes suffisamment nombreuses sur le chantier. Il se heurte à des entreprises qui, peut-être parce qu'elles ont peur à l'issue de ce grand chantier de ne plus avoir de travail, n'osent pas embaucher le nombre adéquat de personnes pour travailler. Mais je reste positif et continue à me persuader qu'on va y entrer en avril sans pour autant avoir de certitude.”

À combien se monte le différentiel lié au coût de fonctionnement désormais ?

“Le premier chiffre qui m'avait été annoncé lorsque j'étais ministre de la Santé pour la première fois, c'était de 4 à 5 milliards de Fcfp. Le surcoût a été ensuite divisé par deux et le nouveau directeur que j'ai recruté par la suite a revu la copie. Aujourd'hui, la dernière facture c'est 1,4 milliard de Fcfp en année pleine.”

L'actualité récente fait état du mécontentement du personnel du service de pédopsychiatrie du Centre d'accueil thérapeutique à temps partiel de pédopsychiatrie et de l'hôpital de jour avec la fermeture provisoire de ce CATTP, vous allez réagir à la lettre ouverte qui a été publiée par le personnel ?

“Je ne vois pas l'intérêt de réagir à cette lettre ouverte. Je comprends que les mamans et les papas réagissent. La situation n'est pas satisfaisante, ce sont les enfants handicapés mentaux et leurs parents surtout qui en souffrent (…). La grosse partie de la réponse que je peux apporter à cette situation se trouve dans le Contrat de projets. J'ai déjà évoqué une de mes priorités qui est l'amélioration de l'offre de soins, mais au chapitre de mes priorités, il y a aussi la prise en charge de la santé mentale.”

Est-il toujours prévu une grande clinique sur Punaauia ?

“Ce n'est plus dans les tuyaux. Le projet de clinique sur Punaauia était un projet privé qui a essayé de fédérer les deux cliniques Cardella et Paofai, mais cela n'a pas abouti. Mais je plaide pour un pôle privé qui pourrait regrouper toutes les entités privées (Cardella, Paofai…).”

Une grande clinique qui regrouperait l'ensemble des organismes privés actuels ?

“Oui. Car l'offre de santé privée a sa place dans notre paysage sanitaire. On ne peut pas travailler tout seul.”

 

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Commentaires (2)Add Comment
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Par lumière, janvier 26, 2010
LA STRUCTURE MEME DE LA SANTE EST MALADE ?
On a pourri toute la Polynesie dans tous les sens du terme -To tatou roro tei ino !!!!!
secret de polichinel , toute la polynésie le savait et le sait , la france avec et nous , avons tous fermé nos grandes bouches,tous sans exception on l'a fermé , nous n'avons rien dit,complice nous sommes de la situation dans laquelle nous sombrons tout doucement ,mais sûrement!
le jour même où l'on nous avait accordé le statut d'autonomie interne , nous avions compris que les conséquences seraient lourdes en monnaies sonnantes et trébuchantes ,pour les caisses du pays autonome,
telle que l'éducation , la santé , la justice , nous l'avons cette preuve ce jour ,
"la santé est malade"
on nous a tout donné , la bombe , le pognon et l'autonomie,
on s'est bien fait avoir , ou comme des enfants gâtés nous n'avons rien voulu voir venir , on a plongé dans les plaisirs et la farniente,
d'où les questions que nous nous posons aujourd'hui,

hé, la structure de la santé est malade?????

quelle question ,
ce sont toutes les tructures de la polynésie française qui sont malades, le peuple polynésien est malade ????
La santé pas de pognon , on a voulu s'approprier des la santé lors du passage à l'autonomie , l'Etat Français nous a donné avec plaisir la santé sans les moyens financiers qui doivent venir avec , non , nos autonomistes ont préféré la gloire (ou les affaires) ,sachant pertinemment que la santé des populations polynésiennes seraient affectées après la série de tir atomique de MORUROA ET FANGATAUFA,l'Etat s'en est vite débarassé sans demander son reste, le cadeau que les grands autonomistes et la Grande France nous ont fait c'est ce grand HÔPITAL du TAAONE , qui servira de laboratoire de recherche avancée dans le Pacifique, à tous les professeurs de santé français qui travailleront en polynésie , au sujet des maladies radio induites dues aux retombées nucléaires,voilà le plus grand des cadeaux que nous ont fait les Autonomistes et l'Etat Français, merci la Grande France,
Kura Ora,
lumière,
0
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Par lumière, janvier 26, 2010
déstructuration de la santé-
la justice (prison) l'Etat français nous l'a refiler , on s'est brûlé les doigts , Gaston Flosse l'a rendu en 6ème vitesse à l'Etat,retiré du statut d'autonomie,ouf ! il était temps ,
l'Education que l'Etat français a gardé , en refilant quelques bribes de pouvoirs, nous voyons les résultats ,
échec scolaire délirant , à nous poser la question où est allé tout cet argent de l'éducation qu'a donné l'Etat Français ????
des milliards pour quels résultats 45 milliards X 44 ans = 1980 MILLIARDS ou 19 MILLIARDS 800 MILLIONS de dollars en 44 ans ,
avec tout ce pognon nous aurions eu une kyrielle de chercheurs ,docteurs ,ingénieurs , professeurs,universitaire à la pointe de la recherche halieutique ect.....
et non ? nous avons que des navets et des benêts produit depuis 168 ans par l'Etat Français et ses nervis politiciens , voilà un autre cadeau de la grande France,
tout ce pognon dans la poubelle , quel gâchis dirions - nous,
stratégie de la part de l'Etat français de nous garder "GROS BËTA"?????
ou politiciens non visionnaire ?????
et tous les autres service du territoire qu'il faut et que nous devons restructurer en profondeur,
les communes dépendant de l'Etat Français grand pourvoyeur d'emploi dans les années 1970, afin de taire la contestation anti-nucléaire, qu'on veut dégraisser à la vitesse Grand V ce jour , l'Etat n'ayant plus les moyens financiers d'entretenir ces communes qu'elle a créé pour ces besoins,
qui utilise le territoire par son budget (FIP) afin de payer ces
gabegies communale ,
lorsqu'on lit dans les journaux à longueur d'années (30 ANS)les mêmes propos ,les mêmes bêtises ,
c'est à se demander si l'Etat français n'a pas créé ou inventer dans le pacifique , une nouvelle forme d'Etat Autonome,
"l'ETAT CRETINISME AUTONOME DE POLYNESIE"
c'est un peu dur comme propos , mais çà nous permets de regarder et d'analyser exactement , ce que nous sommes devenus,en quelques phrases,
l'Etat Français grand maître en Polynesie , veut maintenant nettoyer la polynesie autonome comme les Ecuries d'Augias,pas au KARCHER ,
plus souplement par sa justice et média - interposé ,en humiliant ceux-là mêmes qu'ils ont créé et mis au pouvoir depuis 40 ans,
après avoir sali - contaminé - et pourri le pays dans tous les sens du terme,
la lessiveuse Française veut laver plus blanc que blanc,
les tahitiens se doivent de relever le défi de l'ignominie dans laquelle on nous a tr(o)empé,et où on veut nous faire croire que nous sommes des ignares et des bons à rien ,
si nos hommes politiques se sont trompés ou ont été trompés , il est important pour nos hommes politique de se redresser et travailler por l'avenir de notre pays ,
nos ancêtres ont sillonné le pacifique et on créé des nations , Ao Tea Roa - Hawaii - Polynesie - Samoa - Tonga ect...
avant l'arrivée des blancs et de l'évangile ,
pour notre pays et nos enfants,a ti'a i ni'a taamu ia tatou , mai to tatou mau aito e Tupuna tei ora TIAMA,
Kura Ora,
lumière,




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