TOURISME. “Il m'a demandé qui j'étais, depuis combien de temps j'étais là et quand j'allais repartir”, raconte un hôtelier. Ces propos ont été tenus par le ministre de la Culture et maire-délégué de Anau, Mita Teriipaia. Une sortie pas très appréciée du côté des professionnels du tourisme. Mais ceux-ci préfèrent aujourd'hui calmer le jeu.
L’ESSENTIEL
- Après s'être réunis hier pendant plus d'une heure, les hôteliers ont décidé de ne pas renchérir aux propos tenus par le ministre et de ne faire aucun commentaire
- Ils demandent à rencontrer le président du Pays-maire pour faire un point sur le tourisme et aussi évoquer ces propos espèrent-ils
- Gaston Tong Sang, après avoir discuté avec Mita Teriipaia de ses propos, souhaite rencontrer les hôteliers de Bora Bora

La réunion qui s’est tenue samedi entre les hôteliers, le comité de tourisme de Bora Bora, la délégation gouvernementale et le ministre de la Culture, Mita Teriipaia, aussi conseiller municipal de l’île n’est pas passée inaperçue. Après avoir fait le point sur la situation économique des établissements ainsi que sur les dégâts post-cyclone Oli, la réunion qui s’était “très bien passée” a pris une tournure inattendue. Cet “incident plus ou moins gênant”, cette “surprise” a contraint les hôteliers et le représentant du comité de tourisme à se réunir hier après-midi. La source de l’ire des professionnels du tourisme est le maire délégué de Anau et ministre de la Culture, Mita Teriipaia. Celuici s’en est pris à un des hôteliers qui é
taient en face de lui. “Il nous a dit que si on était là c’était grâce à son père”, explique un professionnel du tourisme de Bora Bora. “Il m’a aussi demandé qui j’étais, depuis combien de temps j’étais là et quand j’allais repartir.” Les professionnels du tourisme ainsi que le représentant du comité du tourisme, Teiva Buchin, se sont donc retrouvés hier aprèsmidi. Pendant plus d’une heure, ils ont discuté de la réaction à tenir : communiqué commun, silence... “Nous avons décidé entre nous les hôteliers de ne pas faire de commentaire sur ce sujet”, explique Philippe Claverotte, directeur du Sofitel. “Nous allons demander à être reçu par le président du Pays maire pour faire un point sur le tourisme. Nous voulons voir ensemble ce que doivent mettre en place les hôtels et ce qui peut être amélioré sur l’île. Les propos du ministre seront certainement évoqués par le maire.” Mita Teriipaia n’est pas un inconnu à Bora Bora puisqu’il est maire-délégué de Anau et connu pour être un proche de Tong Sang. Son père Teromita Teriipaia, ancien maire délégué de Anau, était lui considéré comme le bras droit de l’actuel président du Pays.
D’autres ministres ont assisté à cette réunion. La délégation, menée par le vice-président Édouard Fritch, était aussi composée du ministre de la Reconversion économique, Teva Rohfritsch, de la ministre du Travail Lana Tetuanui, du chef du service du tourisme, Gérard Vanizette et du ministre du Tourisme Steeve Hamblin. Ce dernier hier a dénoncé les propos du ministre. “Le ministre de la Culture a parlé en son nom et non pas au nom du gouvernement. Au sein du gouvernement, nous ne sommes pas du tout xénophobes bien au contraire. L’investisseur est bien entendu bienvenu chez nous”, souligne-t-il. “Mita a parlé sans peser ses mots et dans un contexte assez chaud. Je dis cela dans le sens où on a parlé de sujets d’aménagements de l’île en terme touristique. Là-dessus, les hôteliers attendent beaucoup de la municipalité et aussi de la part du gouvernement en terme de stratégie. Je pense que lui-même devrait s’expliquer là-dessus”. Du côté de la présidence, hier soir, on expliquait que Gaston Tong Sang, après avoir discuté avec Mita Teriipaia de ses propos, voulait rencontrer les hôteliers de Bora Bora pour connaître leur point de vue sur la rencontre de samedi. Aucun commentaire officiel ne sera fait avant a expliqué la présidence.
Nous n’avons pu joindre Mita Teriipaia hier. Sa secrétaire de direction nous a répondu qu’il avait beaucoup de rendezvous et n’avait pas le temps de nous répondre. Ce n’est pas la première fois que les propos de Mita Teriipaia sont remarqués. On se souvient de la phrase qu’il avait prononcée le jour de sa nomination. Il avait déclaré “Je ne vais pas vous cacher que je n’ai aucune idée pour le moment.”
MT
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Les stigmates du cyclone
La réunion qui s’est passée samedi avait pour objectif initial de faire le point sur la situation économique des établissements ainsi que sur les dégâts post-cyclone Oli. “Tous les hôtels ont été touchés plus ou moins durement. Certains hôtels sont encore fermés comme le Four Seasons et le Bora Bora Lagoon Resort. Nous avons des bungalows encore fermés”, explique Éric Molle, directeur général adjoint du Méridien Bora Bora. “On attend de recevoir le matériel. Pour réparer au niveau des toitures.” “40 de nos bungalows sur l’eau ont été touchés. Ils sont encore fermés”, décrit pour sa part Philippe Claverotte, le directeur du Sofitel. La délégation gouvernementale a entendu et noté les demandes des hôteliers.
La fréquentation touristique de 2009 “extra-faible”, les perspectives pour 2010 et les difficultés rencontrées par les hôtels ont aussi été évoquées. Le passage du cyclone Oli et l’alerte au tsunami pourraient avoir aussi des conséquences néfastes à plus long terme sur la destination Polynésie. “C’est l’image de la Polynésie, une destination de rêve qu’il faut redonner à la terre entière”, souligne Éric Molle.
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Ce ministre est une véritable catastrophe!
Et ce n'est pas son personnel de cabinet ni les agents des services sous tutelle de son ministère qui prétendrons le contraire.
Ce ministre n'en est pas à sa première déclaration raciste! Il est temps de le remercier en demandant son renvoi immédiat.
GTS, montre nous pour une fois si es un chef ou pas au sein de ton gouvernement. Tu ne peux pas cautionner ce genre d'agissements plus longtemps.
PoipoiMan