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Jan
20
2010
En finir avec la “vaste comédie” PDF Imprimer Email
Fenua - Politique

DISCOURS. Après neuf changements de présidents et quatre modes de scrutin, le président Sarkozy vient peut-être là de siffler la fin d'une “comédie” qui a plongé la Polynésie dans l'abysse de la morosité. À l'occasion des voeux à l'outremer, depuis Saint- Denis de la Réunion, le président de la République a annoncé hier son souhait d'engager une réforme du mode de scrutin et du mode de fonctionnement institutionnel de la Polynésie pour mettre fin à l’instabilité, qualifiant au passage les alliances contre nature de “vaste comédie”, la seule véritable pique par ailleurs de son long discours. Une sorte de carton jaune mérité pour la Polynésie. Il a également rappelé la fin d'une ère, celle où l'on tendait la main, celle de l'assistanat, invitant chacun au travail et à l'effort. Extraits…

  • “La Polynésie a le droit au sérieux de ses élus et non pas à une vaste comédie”

“Nous avons bien d'autres initiatives à prendre, je pense à la Polynésie française qui malgré plusieurs réformes n'a pas su trouver la stabilité politique à laquelle elle aspire. Et je suis persuadé que les Polynésiens sont consternés par ces renversements d'alliances systématiques. À l'heure où chacun devrait mobiliser toute son énergie pour faire face à la crise, cette instabilité chronique est intolérable pour les Polynésiens qui souffrent. Je vais engager cette année une réforme de leur mode de scrutin et du mode de fonctionnement institutionnel local afin de garantir plus de stabilité aux majorités élues et donc une capacité à envisager une action politique et publique dans la durée. La Polynésie a le droit au sérieux de ses élus et non pas à une vaste comédie où les ennemis d'hier deviennent les alliés d'aujourd'hui.”
  • “L'avenir de l'outre-mer français ne passe pas par l'assistanat”

“L'État n'est pas seul en jeu. Chacun des acteurs de la vie politique, économique, sociale de l'outre-mer a une responsabilité et je vous demande de rompre avec les habitudes du passé où l'État était le responsable commode de tous les maux de la société. L'État a sa responsabilité, mais il n'est pas seul aux responsabilités. La vérité, c'est qu'aujourd'hui plus que jamais, chacun d'entre vous a son destin et celui de son territoire en main. Le chemin que je veux tracer pour vous n'est pas celui de la facilité. Ce chemin, c'est celui du travail, c'est celui de l'effort, c'est celui du mérite. Aucun régime d'aides publiques, aucune politique d'incitation n'a jamais à elle seule créé le développement et le bien-être. Seul votre travail, seules vos initiatives, seule l'activité de vos entreprises, la formation de votre jeunesse créeront de la croissance et de l'emploi productif et durable. C'est votre territoire. Personne ne peut vous dire : on va le développer sans vous (…) Je dis que l'avenir de l'outre-mer français ne passe pas par l'assistanat, il passe par la confiance que la République doit vous faire et par les moyens que la République vous donnera de vous développer et d'espérer et de croire dans l'avenir et dans la croissance future…”
  • “L'outre-mer est français et restera français”

“Nous nous sommes dotés d'une constitution qui nous permet de la souplesse. Eh bien je compte en faire usage dans le respect de la volonté exprimée par les populations concernées avec une seule ligne rouge, mes chers compatriotes, dont je n'accepterai jamais qu'elle soit franchie : c'est celle de l'indépendance. L'outre-mer est français et restera français. C'est la raison pour laquelle je n'ai pas eu de difficultés à faire droit à la demande des élus de Martinique et de Guyane d'organiser une consultation sur l'évolution institutionnelle de leur territoire.”

 

SÉMIR AL WARDI, maître de conférences en science politique

“Limiter le clientélisme qui encourage le nomadisme”

“Pour la Polynésie française, le président de la République souhaite modifier le mode de scrutin ainsi que le mode de fonctionnement des institutions. Cette décision, de combiner les deux changements en même temps, est adroite car modifier le seul mode de scrutin ne donnerait pas le résultat escompté. À ce propos, le professeur Georges Vedel, chargé en 1956 d'étudier les mesures à prendre contre l'instabilité politique de la IVe République, a bien confirmé que toucher au seul mode de scrutin serait “tout à fait impuissant à changer fondamentalement les choses”. Il faut nécessairement modifier aussi les rapports entre les institutions et l'équilibre des forces. Après les différentes tentatives et surtout pour éviter les erreurs de 2004, il reste dans le système français le mode de scrutin régional avec une circonscription unique, mais dotée de sous-groupes (ici les archipels). C'est un scrutin à la proportionnelle avec prime majoritaire. Pour le mode de fonctionnement des institutions, on peut imaginer une majorité qualifiée (c'est-à-dire plus élevée que la majorité absolue de 50%+1) pour la motion de défiance, ainsi que des dispositions afin de réduire considérablement la distribution de postes (moins de ministres, moins de membres des cabinets et d'autres emplois à la discrétion du pouvoir), ou en retirant au président de la Polynésie les diverses autorisations arbitraires qui favorisent une clientèle. Il suffit de lire les différents rapports de la CTC pour cibler les changements à apporter afin de limiter le clientélisme qui encourage le nomadisme. En revanche, le président de la République a estimé que pour l'outre-mer, il ne fallait pas dépasser une “ligne rouge : l'indépendance”. C'est méconnaître l'article 53 de la Constitution et toutes les décisions du Conseil Constitutionnel ! Les anciens territoires d'outre-mer, aujourd'hui collectivités d'outre-mer, ont ce droit permanent à l'indépendance et leur retirer serait préjudiciable parce que d'une part, c'est la force de la République que de donner ce droit et d'autre part, sur le plan international, ce droit représente la preuve que l'outre-mer français n'est plus constitué de colonies mais de territoires qui adhèrent librement à la République.”

 

 

JEAN-CHRISTOPHE BOUISSOU, président de Rautahi

“Le statut a besoin d'un bon toilettage”

Que pensez-vous des propos tenus par le président de la République au sujet de la Polynésie française ?

“C'est un sujet suffisamment important pour qu'il pense à l'aborder et surtout, et je pense qu'il n'a pas tort. C'est un sujet de préoccupation pour la population. On voit difficilement comment un plan de développement pourrait être mis en place dans ces conditions d'instabilité. C'est le top départ qui est donné pour qu'une véritable réflexion soit menée dès maintenant au sein de la classe politique en partenariat, bien sûr, avec les représentants de l'État, pour aboutir sur une nouvelle loi électorale. En sachant pertinemment que, quelle que soit la loi électorale, il faudra aussi que la population fasse de bons choix parmi les listes qui vont se mettre en place pour les prochaines échéances électorales.”

Nicolas Sarkozy a eu des mots plutôt sévères à l'égard de la classe politique locale, évoquant notamment une “comédie”, comment réagissez-vous ?

“Je ne suis pas outré, que ce soit vu de l'intérieur ou de l'extérieur, cela ressemble à une comédie. Et puisqu'il a abordé la question institutionnelle, autant en profiter, sans arrière-pensées. Il faut maintenant élaborer un nouveau texte et, d'ailleurs, le président de la République va beaucoup plus loin que la simple loi électorale, puisqu'il parle d'évolution institutionnelle, ce qui veut donc dire qu'audelà des élections, il y a aussi le statut. Et je pense que le statut a besoin d'un bon toilettage pour assouplir un certain nombre de choses et permettre un meilleur fonctionnement de nos institutions. Je n'irai pas revendiquer l'élection du président du Pays au suffrage universel parce que j'estime que ce n'est pas la réponse à l'instabilité politique. Je dirais même que cela va apporter beaucoup plus de problèmes que cela ne va en résoudre.”

Avez-vous des pistes de réflexion pour améliorer le statut, comme la diminution du nombre de représentants à l'assemblée par exemple ?

“Il faut aller regarder à nouveau le nombre de représentants et je suis favorable à ce qu'il y ait une représentation des archipels. Dans un pays qui est aussi vaste que l'Europe et avec plusieurs langues, des particularités et traditions différentes selon les populations, je trouve tout à fait normal que ces populations soient représentées. Maintenant, il faut une prime majoritaire pour la liste qui devance toutes les autres, avec un nombre suffisant de sièges pour la mise en place d'une majorité suffisamment forte. Maintenant, il faut aussi que la population regarde de près et sanctionne toutes les personnes qui auront usé de leur poids politique pour des marchandages personnels.”


NICOLE BOUTEAU, présidente de No Oe e te Nunaa

“Une très bonne nouvelle, enfin !”

Comment réagissez-vous aux déclarations de Nicolas Sarkozy sur la Polynésie française ?

“Je prends ça comme une très bonne nouvelle, enfin ! Je suis tout à fait favorable à la modification de la loi électorale, mais il faut avant tout que cela fasse l'objet d'un consensus à l'échelle locale. Pour ma part, j'ai bien conscience que la modification de la loi électorale à elle seule n'est pas l'unique clé du retour à la stabilité. Je souhaite que l'on puisse également discuter de la modification d'un certain nombre de dispositions du statut qui permettraient de donner à la Polynésie des institutions qui soient à son échelle.” Justement, dans son discours, le président de la République parle également de modifier “le mode de fonctionnement institutionnel”… “Donc nous sommes super en phase. J'ose espérer que la prochaine visite de la ministre de l'Outre-mer nous permettra de réunir les différents responsables politiques pour qu'on avance rapidement, parce que la situation que connaît la Polynésie ne pourra pas durer comme cela jusqu'en 2013. Avec No Oe e te Nunaa, nous souhaitons participer à ces discussions, en tout cas, nous sommes prêts.”

La seule allusion faite par Nicolas Sarkozy à la Polynésie française, c'est pour parler de l'instabilité politique qu’il compare à une “comédie”, n'est-ce pas un peu réducteur ?

“Malheureusement, c'est vraiment l'image que l'on renvoie vers l'extérieur alors que la Polynésie ne se réduit pas au cirque politique actuel. Malheureusement, nous sommes aujourd'hui ridicules, personne ne nous prend au sérieux. Les gouvernements centraux ont leur part de responsabilité et c'est pour cela que je suis satisfaite que le chantier de la révision statutaire soit annoncé par le président de la République.”


SANDRA LEVY-AGAMI, présidente du groupe Te Natira'a

“Ce n’est pas utile de réformer lemode de scrutin”

La réforme annoncée par le président de la République peut-elle selon vous permettre d'atteindre la stabilité politique ?

“Au-delà même du mode de scrutin, j'ai lu qu'il souhaitait qu'on puisse avoir un nouveau modèle de développement, moins dépendant de la métropole. Par rapport à ça, je pense qu'il faut un accompagnement progressif de la France car on ne peut pas passer de la perfusion de la métropole à plus aucun soutien financier et technique de la métropole. Sur la réforme statutaire, il y a deux éléments qu'il a mis en avant, d'une part le changement de la loi électorale et d'autre part rappeler que l'indépendance est érigée en ligne rouge. Ça montre bien qu'il souhaite que l'outre-mer reste français et qu'il sera favorable à une modification statutaire dans la limite où on n'atteint pas cette ligne rouge et je suis tout à fait dans cette optique-là. Pour ce qui concerne la réforme statutaire, je pense fondamentalement que ce n'est pas ça qui va changer l'organisation politique en Polynésie. Je ne sais pas encore qu'elles sont les pistes qu'il explore à ce niveau-là pour amener la stabilité, mais je me rappelle de M. Estrosi qui était venu nous voir en nous expliquant que grâce au statut de 2007 nous allions atteindre la stabilité. Malheureusement, la recette n'a pas fonctionné. Je suis favorable à une pause statutaire et à ce qu'on s'attaque aux vrais problèmes, c'est-à-dire le développement économique (…). Je pense que le fondement même de la stabilité politique, c'est la stabilité économique. Et tant qu'on ne l'aura pas et bien on sera en difficulté. (…) Ce n'est pas utile de réformer le mode de scrutin dans la mesure où les élections n'auront lieu qu'en 2013. Laissons l'actuel gouvernement ou quel que soit le gouvernement en place, continuer à travailler. Aujourd'hui, on est en pleine crise économique, et la priorité est de donner de l'emploi, donner à manger à chacun, faire en sorte que chacun puisse avoir un toit, que nos jeunes puissent avoir une perspective d'avenir…”

Êtes-vous d'accord avec la déclaration du président disant que “la Polynésie a le droit au sérieux de ses élus et non pas à une vaste comédie” ?

“Je pense qu'en Polynésie, étant donné que c'est petit, tout à l'air plus important qu'ailleurs. Mais je pense qu'en métropole, ce n'est guère mieux. On voit bien le monde politique, les échanges qu'il y a à l'Assemblée nationale, au Sénat… Je pense qu'ils n'ont pas de leçons à nous donner sur le respect des autres. M. Sarkozy gagnerait à respecter tous les élus y compris ceux de Polynésie. Je fais partie de ceux qui l'ont soutenu aux dernières élections donc je souhaite qu'il s'en rappelle pour qu'on puisse discuter ensemble d'un développement économique cohérent pour notre pays et que ce genre de petite phrase assassine n'a pas lieu d'être. C'est à la population de sanctionner ses élus, certainement pas au président de la République d'avoir un jugement sur ce qui se passe chez nous concernant le comportement de nos élus. Je pense que la population saura prendre la mesure de ce qui s'est passé.”


ANTONY GÉROS, vice-président du Tavini

“Qu'il rende le manche aux Polynésiens”

Quelle est votre réaction au souhait de Nicolas Sarkozy d'engager une réforme du mode de scrutin pour en finir avec l'instabilité politique ?

“En 2007, nous étions 44 au sein de cette assemblée à dénoncer la façon dont l'État a opéré la modification du mode de scrutin. Aujourd'hui, mieux vaut tard que jamais, le président Sarkozy s'engage dans cette voie. À l'expérience de ce qui s'est passé précédemment, il faudrait peut-être qu'il rende le manche aux Polynésiens, notamment à la principale institution du pays pour faire le choix de ce mode de scrutin nouveau. Parce que jusqu'ici, ce sont des gens qui résident à plus de 20 000 km de la Polynésie qui ont fait le choix du mode électoral qui conviendrait aux Polynésiens. Et la démonstration a été faite en 2007 que cela n'a jamais été le bon choix, et encore moins en 2004, lorsqu'il y a eu l'abréviation du mandat dans les îles du Vent et ensuite on est revenu à la charge avec une modification statutaire. À mon avis, ce qu'il faudrait, c'est rendre la parole aux élus de Polynésie autour de la principale institution pour qu'on puisse dégager un consensus majoritaire sur les modalités électorales qui devraient permettre à la Polynésie de sortir de cette impasse.”

Le président de la République a également qualifié de ligne rouge l'indépendance, comment le prenez-vous ?

“Ce n'est ni à lui, ni à nous à le décider, c'est au peuple polynésien. Donc on se passerait de ce commentaire.”


ROBERT TANSEAU, président du Taatira no te Hau

“Pour moi, la comédie a assez duré”

Les réformes souhaitées par le président de la République vont-elles selon vous permettre le retour de la stabilité ?

“Ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui, l'ensemble de la classe politique reconnaît devoir restructurer le mode de scrutin avec notamment un accord sur la mise en place de la prime majoritaire. Je crois que c'est pratiquement l'ensemble des décideurs politiques qui souhaitent la mise en place de cette prime majoritaire à un taux nettement inférieur à celui qu'on a connu auparavant. Il faudrait à la fois modifier le mode de scrutin et également prendre conscience du changement des hommes. Je suis pour un renouvellement de la classe politique pour voir évoluer la mentalité de nos décideurs politiques.”

Quand Nicolas Sarkozy dit que “la Polynésie a le droit au sérieux de ses élus et non pas à une vaste comédie”, cela vous semble correct ?

“Il a entièrement raison, car pour moi, la comédie a assez duré. Place aux décideurs sérieux, ceux qui ont un objectif et une ligne de conduite droite et non pas une ligne de conduite en zigzag. Et nous revendiquons la mise en place de la limitation des mandatures qui est la condition sine qua non pour permettre le renouvellement des hommes politiques et surtout l'introduction des jeunes décideurs.”


COMMUNIQUÉ UDSP

Une réforme étudiée par “tous les partis”

L'UDSP, si elle se félicite de l'engagement d'une réforme du mode de scrutin, elle craint que les réformes passées “reproduisent les mêmes erreurs en 2010”. Elle met en avant les propositions d'Oscar Temaru, “un mode de scrutin avec une prime majoritaire” et qui serait étudié, continue l'Union, “par tous les partis politiques”. Le voici dans son intégralité. “Le président de la République a annoncé à la Réunion son intention d’engager une réforme du mode de scrutin et du fonctionnement institutionnel en Polynésie pour l’année en cours. L’Union pour le développement, la stabilité et la paix s’en félicite tout en affirmant que ce travail de rénovation est en priorité celui des premiers intéressés : les Polynésiens. La Polynésie autonome est en effet la première à souffrir de cette instabilité et à en connaître les raisons. Elle n’oublie pas que l’État a entrepris en 2004, puis en 2007, des réformes institutionnelles et du mode de scrutin sur la base d’un partenariat avec un groupe politique et à l’exclusion de tous les autres. Il faut craindre que ces réformes majeures qui impliquent le destin de tous les Polynésiens reproduisent les mêmes erreurs en 2010. M. Tong Sang a annoncé depuis Paris qu’il avait proposé un “accord-cadre permettant le développement économique de la Polynésie française sur une base institutionnelle enfin solide”. C’est donc exactement le même processus que celui utilisé en 2004 et 2007 avec les résultats épouvantables que nous connaissons pour notre pays et notre population. Ce scénario ne peut être accepté. En proposant seul son projet au président de la République, M. Tong Sang montre qu’il n’est pas certain de sa représentativité. Rappelons ici les voeux de nouvel an adressés par le président de l’UDSP: “Nous avons tenté toutes les alliances possibles, y compris les plus inimaginables. Aucune n’a donné de résultat”. Son défi pour 2010 pour “sortir de l’ornière où sans cesse nous retombons : redonner la parole aux électeurs”. Le moyen pour y parvenir : “un mode de scrutin avec une prime majoritaire”. Il serait étudié par tous les partis politiques, même ceux qui ne sont pas à l’assemblée, ayant une représentativité indiscutable. Le projet serait porté à Paris par les chefs de ces partis et non par une délégation conduite par le président du Pays. Enfin, pour favoriser le bon fonctionnement des institutions, cette réforme, pour être complète, devra intégrer une mesure de suspension du mandat des élus mis en examen en attendant la décision finale de la justice. La Polynésie française autonome vit en démocratie, elle a droit au respect de la République.”


Le conseil coutumier indigène veut participer à la réforme

Le conseil coutumier indigène de Joinville Pomare a réagi hier aux déclarations du président de la République concernant une réforme du mode de scrutin et du fonctionnement institutionnel. Si la formation fait observer que “les droits, lois et coutumes qui depuis toutes les réformes de statut n’ont jamais été respectés” et que cela a “écarté insidieusement les autochtones du développement économique”, elle demande toutefois à “participer à la réforme”.

 

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Commentaires (10)Add Comment
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Par emere cunning, janvier 20, 2010
Sarkoléon est bien placé pour savoir :
"La Polynésie a (le) droit au sérieux de ses élus et non pas à une vaste comédie où les ennemis d'hier deviennent les alliés d'aujourd'hui".
Une déclaration qui, à nos yeux, tombe à pic et en pique sur la "comedia" d’Oscar et ses "ennemis d’hier qui deviennent les alliés d’aujourd’hui", les haut-commissaire, procureur et juges… Rien de moins que ces «‘aiha» aux yeux d’Oscar qui sont devenus ses potes et complices so as to remain this golfer president forever. Et pour enrayer "l’instabilité chronique devenue insupportable aux Polynésiens qui en souffrent" depuis 5 ans et son taui, Oscarito et sa French Connection n’ont rien trouvé de mieux qu’une énième motion de défiance concoctée et planifiée avec ces messieurs de la JUSTICE chargés eux d’éliminer les élus récalcitrants, casés comme Monsieur Flosse au French Palace de Nu’utania ou en passe d’être mis en examen comme GTS ou Fritch…
De simples recommandations publiques au procureur bling-bling en service commandé "Allez Thorel, mets-les tous en taule et faaitoito" les confidences d’Oscar sont claires and no way out :
"ELLE (la motion) SERA DEPOSEE EN TEMPS VOULU. NOUS ATTENDONS LE REQUISITOIRE DU PROCUREUR QUI VA ÊTRE ACCABLANT ET CINGLANT POUR CEUX QUI SONT A LA TÊTE DU PAYS POUR DEPOSER NOTRE MOTION. ON LA FERA".
Oscar, porte-drapeau de l’Indépendance, "ligne rouge" que Sarkoléon se refuserait à franchir, Oscar qui "dans le plus grand respect de l’identité nationale et des valeurs de la République" a brûlé et viré au dépotoir le drapeau français... le voilà embrigadé dans une motion de confiance à un monarque qui bafoue à sa barbe ce minimum que sont les engagements pris par ses prédécesseurs.
Quant à sa petite leçon de morale aux paresseux que nous serions à l'entendre, il ne manque pas d'air quand il vient de réembarquer les guyanais et martiniquais pour un nouveau tour de manège "installez-vous que je vous y pousse". Quel pauvre mec!
Qu’il s’occupe donc de ses assistés, chômeurs, suicidés, traders, sans oublier ses déficits and so on. Et qu’il arrête sa "comedia" et se garde ses réformettes escrosiennes (so nasty taste) et nous laisse travailler en paix.
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Par JOJO , janvier 20, 2010
Vous êtes tous des charlots vous les politiques.Mr sarkozy a raison de prendre les choses en mains car vous n'êtes visiblement pas capable de le faire vous mêmes. Un jour viendra ou la jeunesse de ce pays prendra votre place et vous foutra dehors. Alors profiter bien parce que cela ne va pas durer. Et croyer bien que si au prochaine élections des idiots vote encore pour vous je militerait pour une départementalisation de la polynésie. bonne journée a tous
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Par morgane, janvier 20, 2010
En premier acte il faudrait peut être "moraliser" cette classe politique et faire en sorte que tous ces gens qui ont détourné des fonds publiques ou fait des prises d'intérêts illégales ne puissent plus être éligibles.Il me semble que les fonctionnaires lorsqu'il sont pris en défaut ne peuvent rester dans leur emploi ni prétendre reprendre du service par la suite...alors pourquoi laissons-nous les politiciens faire autrement?
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Par Tahiti Référendum, janvier 21, 2010
Les élus sont d’accord pour dire que changer le mode de scrutin ne suffira pas pour ramener la stabilité et la confiance ; il faut aussi que les élus changent leur comportement. Quels sont ces changements attendus par la population ? C’est le référendum proposé cette semaine par Tahiti Référendum.

Quelles mesures pour rétablir la confiance en nos élus?
- Les indemnités des élus doivent être réduites
- Les indemnités de chômage des ministres et des membres de leur cabinet doivent être supprimées
- Les voitures de fonction pour les élus doivent soit être supprimées soit être de petites voitures, genre Twingo, sans chauffeur
- Les logements de fonction pour les élus doivent être supprimés
- Interdiction pour les élus d'engager des membres de leur famille
- En cas de changement de camp, un élu doit remettre son mandat en jeu
- Les candidats doivent avoir un casier judiciaire vierge
- Les élus condamnés en première instance doivent avoir leur mandat suspendu en attendant la décision finale de la justice
- Les ministres doivent être qualifiés/diplômés pour leur ministère
- Le nombre des représentants doit être réduit
- Le nombre des ministres doit être réduit
- Le personnel de chaque ministère doit être réduit. Maximum: 2 chargés de mission
- Programme: les candidats doivent présenter des projets concrets, chiffrés, avec des dates d'achèvement
- Le gouvernement doit publier dans les medias l'état d'avancement de chaque projet prévu dans son programme
- Possibilité pour les électeurs de rayer des noms sur les listes électorales

Pour voter c’est ici : www.tahitireferendum.com
Si le lien ne marche pas, cliquez sur mon pseudo « Tahiti Référendum ».
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Par lumière, janvier 21, 2010
Des ambitions personnelles ou KAFKAÏENNES , avec toujours les mêmes, les ambitieux et les silencieux !!!!!!
nous ne voyons pas en quoi l'élection du Président du Pays amènera la stabilité au Pays ????
c'est encore un leurre qui veut faire croire beaucoup de choses ,
la véritable QUESTION qu'il faut poser à l'ETAT FRANCAIS ?
qu'elle est le véritable degré de confiance , l'Etat Français accorde-t-il aux hommes politique du pays et au peuple de ce pays,
L'Etat Français veut-il vraiment accompagner la polynésie , avec ces spécificités sa culture et ses différences , afin d'en faire un pays développé comme elle ,
voilà les vrais questions à poser à lEtat Français,
à partir de là nous pourrions parler d'un nouveau statut ,
parce qu'en fait la polynésie quoi que dise les experts chercheurs ou autres scientifiques ,
l'Etat Français ne s'est pas véritablement intéressé au développement de la polynésie depuis sa prise de possession ,
que le déversement des milliards ou les statuts d'autonomie respectifs accordés à la polynésie ces 30 dernières années ,
était une fuite en avant de l'Etat français afin que les hommes politique Tahitiens soutiennent sans mot piper , la politique nucléaire de la grande France ,
et avec çà calmer les ardeurs des contestataires du nucléaire , en créant les communes et administrations qui ont permis d'embauchés tous les tire au flanc de ces administrations ,
dont on veut ce lour par tous les moyens s'en débarasser ???
les propos du Président de la république à la Réunion , estimant que les valses politico-politiciennes ont assez duré, à sifflé la fin de cette tragie-comédie,
enfin une bouffée de démocratie,
le ras bol des populations (îles) les moins bien servis depuis des décennies, se font de plus en plus sentir , et c'est à celà que doivent réfléchir nos hommes politique et le Président de la Républque avec cette nouvelle réforme,
les hommes politique du territoire ayant négligé le développement des dites îles, nous comprenons leurs dépits et leurs attentes ,
le statut le plus à même de stabiliser les institution est celui de la Nelle Calédonie , il a émergé du sang et des larmes ,
qui permet à tous les courants politique d'avoir une parcelle de pouvoir s'exprimer et développer enfin une fois pour toutes les autres archipels ,
oubliés depuis tant d'année d'où l'exode de la jeunesse vers la capitale et ses luminaires ,
et la demande toujours croissante de logements sociaux créé par cette exode depuis les années 1960,qui a augmenté dangereusement la paupérisation de ces populations et toutes les conséquences en découlant ,
c'est à celà que doivent réfléchit les saltimbanques politique du pays ,
parler ou demander la mise en place dans le nouveau statut d'un Président élu au suffrage universel , qui engendrera la stabilité du Pays est mal venue et indécente
elle n'arrangera en rien la situation d'instabilité politique du pays,
à lire les demandes de nos petits Napoléon qui veulent continuer à pigeonner le peuple de ce pays ,
le président de république ne peut soutenir des politique inconscients qui ont montré leur limite ,pas plus loin que leur bout de nez , à moins que nous nous trompions,
accordé une importance à ces demandes et inepties politico - politiciennes, sont mal venues ,
ces politique devraient arrêter de nous faire croire qu'un Président élu au suffrage universel va stabiliser et développer le Pays , il n'y a plus de GOGO à Tahiti et à Paris,
çà n'est pas un Président élu qui va sauver la polynésie , c'est la conscience des hommes politique ayant l'amour de leur pays et de leur peuple qui sauvera ce pays,
d'autre politique dans leur petit coin tout aussi ambitieux et opportuniste ne pipe mot concernant cette demande de vote au suffrage universel du Président du pays , parce qu'il se verrait bien ,on ne sait jamais ,
mais une fois encore au Président de la République Française , çà n'est pas la priorité ,de notre peuple,
la priorité de ce pays et de son peuple c'est de travailler et de manger à sa faim ,donner une éducation la santé , développer notre pays accompagneé de la France et vivre heureux avec tous ceux qui aime la polynésie et le pacifique,
tout le reste ne sont que des ambitions d'homme politique,
arrêtons les dégâts, le peuple est miséreux et a faim, çà suffit vos simagrées politiciennes,
remercions les calédoniens pour ce statut , appliqué depuis 1998 en Irlande du nord, la mise en place du statut de la Nelle Calédonie nous sauvera des ambitions personnelles ou KAFKAÏENNE de quelques uns ,toujours les mêmes,les ambitieux et les silencieux aussi dangereux !!!!
le statut de Nelle calédonie est le plus adapté à la situation de notre pays,
Kura Ora,
lumière,
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Par PV, janvier 21, 2010
Si le statut de la Nlle Calédonie semble l'un des plus adaptés en effet à la Polynésie, pourquoi les Polynésiens, OMT en tête ne proposent-ils aucune consultation référendaire à terme en PF ?
Pourquoi aucun accords définis selon les critères précis de Nouméa ou de Matignon ne sont-ils présentés à l'assentiment du pouvoir central ?
Pourquoi une gouvernance à la calédonienne avec la question de l'autodétermination avant 2014 (à l'initiative présidentielle française, discours de La Réunion) n'est-elle nullement discutée par l'ensemble de la classe politique ?
Tout simplement parce-qu'ils n'en veulent pas Lumière ! Comment se disputer sans cesse le "cheesecake" s'il ne reste que des miettes !!!
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Par lumière, janvier 21, 2010
En mémoire de tous les AITO et TOA , Tahitiens tombés sur tous les fronts de polynésie , Taravao - Mahaena - Papenoo - Mahina- Pare- Faâa- Punaauia-Huahine-Raiatea-Tuamotu-Marquises-
le Statut de Nelle calédonie , doit être proposé et appliqué dans notre Pays ,sinon çà sera encore la chienlit et les combines,
l'ultime et seul vrai couperet s'il n'y a consensus ,
le Président de la République en conseil des ministre doit soumettre à référendum l'application d'un statut ayant prouvé en calédonie et ailleurs son efficacité ,
toute autre combinaison est voué à l'échec et aux combines ,
Nos AITO - TOA - guerriers et pères ne seront pas morts pour rien ,
KURA ORA,
lumière,
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Par PC, janvier 21, 2010
S'il est en effet urgent de limiter comme chacun sait, le clientélisme qui encourage le nomadisme politique, il est aberrant de penser que les propos présidentiels outrepassent l'article 53 de la Constitution alors que le président vient de prendre l'initiative d'avancer la date de la question de l'autodétermination calédonienne...
Cela s'appelle être à côté de ses baskets et plutôt étonnant venant d'un maître de conférence licencié en sciences politiques et en droit de surcroît. A moins qu'il n'ait décidé de s'inviter dans le jeu sournois et tordu de certains professionnels de la manipulation politique, ce qui serait pour le moins inquiétant.
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Par lumière, janvier 22, 2010
le processus de décolonisation de la Nelle calédonie est bel et bien avancé et engagé ,
la calédonie étant inscrite sur la liste des pays à décoloniser , celle-ci suit normalement le processus de décolonisation de l'ONU,
elle sera de toute manière indépendante ,
indépendance à la rhodésienne ,
ou indépendance Kanack,
seul les électeurs le décideront ,

la polynésie elle n'est aucunement dans un processus de décolonisation ,
La Polynésie n'est aucunement inscrite sur la liste des pays à décoloniser ,
parce qu'en fait les indépendantistes que nous avons ne le souhaitent pas ,et n'ont pas et plus le courage de leurs propos,
et se vautrent comme les autres dans l'auge du pouvoir sans dignité aucune,
cette demande d'inscription sur la liste des pays à décolonisé mainte fois répété par Oscar Temaru dans les médias et meetings , est après les Essais Nucléaires(terminé) ,un LEURRE gros comme la Tour de BABEL,
çà remotive les troupes ,les naîfs les rêveurs nostalgiques,
ce sont des indépendantistes CAVIAR,
ils parle d'accord de Tahiti Nui pour noyer le poisson et faire croire qu'ils ont des idées , ils sont en panne d'idées et ne veulent aucunement l'indépendance ,
c'est leur fond de commerce ,
l'application et la mise en place du Statut de la Nelle Calédonie doit être soumis par le gouvernement central et le Président de la République pour avis à l'assemblée territorial (loi Estrosi) et à référundum au niveau de la population polynésienne, afin d'arrêter la comédie du machaviélisme politicien polynésien ,toutes autres combinaisons sont voués à l'échec ,
KURA ORA,
lumière,

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Par Gabriel, janvier 23, 2010
C'est fou ce que EMERE CUNNING relate, cela ressemble étrangement aux agissements de Gaston Flosse, alors, à son apogée ! Mais je pense que cela n'est que pure coïncidence !

Comment Sarkozy peut-il en finir avec cette "vaste comédie" alors qu'il a lui-même instauré cette bouffonnerie par l'intermédiaire de Estrosi ! "44 ont dit NON !" Ca a été médiatisé quand-même et pourtant, "causez toujours !"

On va avoir droit à un nouveau copié-collé d'un statut de je-ne-sais-d'où, voté en France pour qu'ils soit appliqué en polynésie, et le tout, sans concertation avec les intéressés ! "Fermez-la, c'est comme ça et pas autrement !"

Attendons-nous à ce qu'on nous ponde une nouvelle version du statut ainsi qu'une nouvelle loi électorale pour les moins inattendues !

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