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Jul
18
2009
240 millions d’ardoise à la BT PDF Imprimer Email
Fenua - Justice

AFFAIRE FLOSSE. La perquisition de mercredi à la Banque de Tahiti a porté ses fruits. Les Nouvelles le révélaient dès jeudi, la Justice s’intéressait plus particulièrement à un emprunt souscrit par Gaston Flosse pour le rachat en 1994 de son hôtel particulier du Ranelagh. L’emprunt n’a jamais été remboursé. Avec les intérêts, Gaston Flosse doit désormais 240 millions de Fcfp à la BT, qui a décidé de lui retirer ses cartes bancaires. Sans qu’il ne soit interdit bancaire pour autant.

Il serait prématuré, à ce stade de l’enquête, et histoire de faire taire immédiatement les rumeurs, de parler de blanchiment d’argent. En revanche, force est de constater qu’avec le rachat de son hôtel particulier du Ranelagh, dans le 16e à Paris, Gaston Flosse a fait une double affaire en or. La première, c’est le prix de rachat. La seconde, c’est qu’il n’a jamais jugé utile de rembourser les emprunts qu’il avait souscrits au titre de sa SCI Rikitea, que ce soit auprès de l’organisme financier de Vanuatu, la Pacer Limited Trust Company, ou auprès de la Banque de Tahiti.

Jeudi, au lendemain de la perquisition conduite à la Banque de Tahiti par le juge Stelmach et trois enquêteurs de la DSP, Les Nouvelles révélaient que la Justice s’intéressait aux relevés de comptes de Gaston Flosse, et “plus particulièrement à un prêt souscrit pour le rachat en 1994 de l’hôtel particulier du 90, rue du Ranelagh, une bâtisse vendue pour 12 millions de francs français (218 millions de Fcfp) par une filiale du groupe Suez-Lyonnaise des Eaux à la SCI Rikitea, gérée par Gaston Flosse”. Ce qui déclenchait immédiatement cette explication de texte de l’ancien homme fort du Pays sur le site Tahiti Today : “Cet hôtel particulier avait été acheté par un promoteur 25 millions de FF. Il comptait le détruire car il était ancien et construire un immeuble à la place. Mais voilà cette résidence était classée. Il l'ignorait sans doute et avait commencé les travaux. La ville de Paris lui a alors refusé catégoriquement de les poursuivre. Il avait emprunté l'argent de cet achat et ne pouvant plus rembourser, la banque l'a saisi et l'a revendu à la Lyonnaise des Eaux pour 12 ou 15 millions. C'est celle-ci qui me l'a vendu et pour acheter, j'ai emprunté à la banque Henin. Je ne vois pas ce qu'il peut y avoir de tordu dans cette transaction à moins de vouloir “mouiller” certains responsables de la Lyonnaise.”

Le fan-club de “Papa Flosse” va sans doute encore crier à “l’acharnement”. Nous nous contentons pour notre part des faits. Et les faits, ce sont les différents actes de vente de cette bâtisse depuis 1989 que Les Nouvelles ont pu se procurer et que nous vous résumons ci-contre. Le montage financier n’est pas des plus simples, mais pour résumer la fin de l’histoire, la banque La Hénin, banque du groupe Suez-Lyonnaise des Eaux, a racheté via sa filiale à 90%, la SNC Anjou- Madeleine, l’hôtel du Ranelagh pour 25 millions de FF le 15 décembre 1993, avant de la revendre 10 mois plus tard quasi moitié prix à la SCI de Gaston Flosse, pour 12 millions de FF.

Ça, c’est la première affaire en or de l’ancien président tout puissant de la Polynésie, avec un groupe alors dirigé par Jérôme Monod, très proche et futur conseiller de Jacques Chirac, par ailleurs actionnaire majoritaire de l’EDT, et présent en Polynésie dans les secteurs de l’hôtellerie, de la gestion des eaux, et de celle des déchets.

La deuxième affaire en or, ce sont les conditions de paiement on ne peut plus intéressantes accordées par la filiale du groupe Suez-Lyonnaise des Eaux à Gaston Flosse pour le rachat de cet hôtel particulier. Elles sont notifiées dans l’acte de vente : la moitié des 12 millions de FF (218 millions de Fcfp), soit 6 millions (109 millions de Fcfp) est payée au comptant, quand à l’autre moitié, elle doit être soldée “au plus tard le 30 septembre 1995, sans intérêts jusqu’à cette date.”

La troisième affaire en or pour Gaston Flosse, c’est que les trois emprunts qu’il a souscrits pour régler la facture, il n’a jamais jugé utile de les rembourser. Mais là, l’affaire a mal tourné. On le savait déjà pour les deux emprunts de 2 millions de FF chacun (36,5 millions de Fcfp) réalisés en 1994 et 1995 auprès de l’organisme financier de Vanuatu, la Pacer Limited Trust Company. Celle-ci avait en effet fait valoir sa dette en mai 2005 pour un montant de 120 millions de Fcfp (avec les intérêts), et engagé une procédure de saisie sur la maison de Gaston Flosse à Huahine. Après moult rebondissements, la maison a finalement été vendue aux enchères pour 180 millions en mars 2006. (lire encadré) La nouveauté aujourd’hui, c’est que l’histoire est rigoureusement identique avec l’emprunt souscrit par Gaston Flosse auprès de la Banque de Tahiti. Il n’a jamais été remboursé. La Banque de Tahiti a été beaucoup plus patiente, et plus longtemps, pour finalement décider de procéder aux retraits de ses cartes bancaires. Sans pour autant aller à l’interdiction bancaire, malgré l’importance de l’ardoise en cause : 240 millions de Fcfp avec les intérêts. Quelle différence ? Dans le premier cas, le retrait de cartes bancaires, vous êtes inscrit au fichier central des chèques à la Banque de France (FCC), sans être interdit de tout usage de chèques ou de cartes sur vos comptes en dehors de la banque concernée. L’interdiction bancaire s’applique en revanche à tous les comptes dont vous êtes titulaires, même dans d’autres banques.

Toute la question aujourd’hui est de savoir pourquoi et comment, depuis 1994, personne à la BT ne s’est soucié du remboursement de ce prêt. Il n’y a pas à dire, être président tout puissant du Pays, ça eut payé. Laisser penser qu’on va le redevenir très vite aussi. Et puis, un jour, ça s’arrête. Et là encore, on redevient un endetté presque comme les autres.

Muriel Pontarollo

 

Des prix très élastiques en 4 ans

  • 29 mars 1989 : 18,175 millions de FF (330 millions de Fcfp) L’hôtel particulier est acheté 18 175 000 FF (330,6 millions de Fcfp) à sa propriétaire, par une SARL sise à Paris (IIe), 16 rue de la Paix. La SARL, qui n’apporte que 175 000 FF (3 millions de Fcfp) sur ses deniers sociaux, achète au moyen d’un prêt bancaire consenti par la banque La Hénin, banque du groupe Suez, pour un montant total de 18 millions de FF (327,4 millions de Fcfp)
  • 24 avril 1990, soit un an plus tard : 38 millions de FF (691,2 millions de Fcfp) La SARL revend un an plus tard, le 24 avril 1990, à la SNC Ranelagh 90, elle aussi domiciliée 16 rue de la Paix à Paris (IIe) et dont le cogérant est par ailleurs le gérant de la SARL. Et ce à plus du double du prix de l’acquisition, soit 38 millions de FF (691,2 millions de Fcfp). Cette acquisition par la SNC “a eu lieu moyennant le prix principal de 38 millions de FF qui a été payé comptant au moyen des deniers provenant d’une partie d’un prêt consenti par la banque La Hénin”, précise l’acte de vente. Le 3 septembre 90, il a été procédé à un acte rectificatif des déclarations fiscales de la vente par la SARL au profit de la SNC Ranelagh 90. Le montant de l’acquisition par la SNC Ranelagh 90 est ramené à 18,175 millions de FF. (330,6 millions de Fcfp). L’acquéreur, dans le cadre de son activité de marchand de biens, s’engage à revendre dans un délai de 5 ans.
  • 15 décembre 1993 : 25 millions de FF (454,5 millions de Fcfp) Trois ans plus tard, la SNC Ranelagh 90 vend l’hôtel particulier à la SNC Anjou-Madeleine. Elle achète comptant au prix de 25 millions de FF (454,5 millions de Fcfp) et accorde au vendeur la mainlevée de ses hypothèques sur le bien. Les statuts de cette dernière société en nom collectif ont été déposés un an plus tôt, le 25 novembre 1992 au tribunal de commerce de Paris. Ils indiquent que son siège est au 16, rue de la Ville-l’Evêque, Paris VIIIe, adresse du siège du groupe Lyonnaise des Eaux-Suez. C’est aussi l’adresse de la banque du groupe Suez, La Hénin. Celle-ci détient en effet 90% du capital de 10 000 FF de la SNC Anjou-Madeleine, les 10% restant étant détenus par la compagnie hypothécaire, autre filiale du groupe. La SNC Anjou-Madeleine s’engage à revendre l’hôtel particulier acquis par la SNC Ranelagh 90 le 24 avril 1990 dans le délai imparti (qui était fixé au plus tard le 24 avril 1994, mais se voit prorogé jusqu’au 31 décembre 1996 par la loi de Finances rectificative pour 1992).
  • 20 octobre 1994, soit 10 mois plus tard : 12 millions de FF (218 millions de Fcfp) Dix mois plus tard, la SNC filiale de la banque La Hénin vend l’hôtel particulier de la rue de Ranelagh à la société civile immobilière (SCI) Rikitea pour moins de la moitié de son prix d’acquisition, à savoir 12 millions de FF (218,3 millions de Fcfp). Cette SCI a été créée le 4 juin 1992, et son gérant est M. Gaston Flosse dont l’adresse officiellement notifiée est “demeurant Présidence du Gouvernement à Papeete, île de Tahiti, Polynésie française”. Dans cet acte de vente, il est cette fois notifié : “Observation étant ici faite que le dit immeuble est en très mauvais état”. La SCI Rikitea bénéficie par ailleurs d’un mode de règlement avantageux. La moitié des 12 millions de FF, soit 6 millions FF (109 millions de Fcfp) est payée comptant, tandis que l’acquéreur bénéficie d’un délai de près d’un an pour payer l’autre moitié du prix : “Au plus tard le 30 septembre 1995, sans intérêts jusqu’à cette date”.
 

 

La saga de la vente aux enchères de la propriété de Huahine

L’ardoise de 240 millions de Fcfp à la Banque de Tahiti rappelle aujourd’hui une autre ardoise, celle de 118 millions de Fcfp, que l’autre prêteur, l’organisme financier ni- Vanuatu Pacer Limited Trust Company avait décidé de faire valoir dès mai 2005. Il avait prêté deux fois 2 millions de FF à Gaston Flosse en 1994 et 1995, pour le paiement de la première moitié du rachat de l’hôtel du Ranelagh. Un emprunt total de 4 millions (73 millions de Fcfp), jamais remboursé. Dix ans plus tard, en mai 2005, l’organisme décidait donc d’engager une procédure de commandement à fin de saisie immobilière de la propriété de Gaston Flosse à Huahine. Après moult péripéties judiciaires, la propriété était adjugée aux enchères pour 180 millions de Fcfp en mars 2006 à une SCI regroupant 7 acheteurs, représentée par Romina Pinson, la compagne de Gaston Tong Sang. Me Quinquis déclarait alors, satisfait, que tout avait été fait en sorte “que cette propriété ne soit pas cédée à n’importe qui, mais à des gens qui conservent l’estime du président Flosse”. On connaît la suite, en termes de “bonnes relations” entre Gaston Flosse et Gaston Tong Sang…

 

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Commentaires (26)Add Comment
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Par cantho, juillet 18, 2009
GF un petit MADOF polynésien?
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Par BOB, juillet 18, 2009
Et si tu as un découvert de 10000 CFP, ils te harcèlent pour le couvrir.
Maintenant on comprend pourquoi il y a autant de prélèvements pour frais de gestion...

y a pas à dire, mais quand on est chef, on est chef !!
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Par dom, juillet 18, 2009
pourquoi n'est il pas interdit bancaire ce qui bloquerai tout ses comptes alors que le petit polynésien lui n'a droit a aucun cadeau même en cette période de crise
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Par puhi, juillet 18, 2009
Rien qu'entre GF et son fils, les dettes vis-à-vis des banques BT et Soc sont égales au gros lot du loto.
Quand on sait comment ces banques traitent ceux qui ont des difficultés avec un petit chèque à découvert, elles devraient aussi être poursuivies pour avoir léser leurs vrais clients, soucieux chaque mois de rester en positif, en passant en pertes et profits les cadeaux faits à la famille Flosse.
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Par Honu, juillet 18, 2009
L'immeuble étant en "très mauvais état..." Le Sénateur -Président forever aurait habité dans un logis insalubre ? Ou bien aurait -il fait faire des travaux de rénovation ? Et avec quel argent , puisque'il n'arrive même pas à payer ses crédits ?smilies/grin.gif
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Par etn, juillet 18, 2009
Excellent travail les nouvelles, du véritable "sherlockholmes" à la fenua. Bien dit, comment la BT aurait passé, si longtemps une telle transaction sans en être remboursée, au détriment de sa clientèle, sans saisie de ses bien mobiliers et immobilier ?...La BT ne serait-elle pas à son tour liée a la Société Lyonnaise des Eaux pour avoir accordé une telle facilité et largesse de traitement au président forever ? Et la Socredo, la Banqe de polynésie, où seraient-elles dans ce mess à la GF ? On aimerait bien en savoir en particulier notre Banque Nationale la Soc où les petits gens auraient placé toutes leurs économies (y compris moi) etc ?
Alors que de simples particuliers (j'en connais personnellement) qui auraient manqué uné écheance ou meme 3 (pour 100.000 cfp par mois), maison, ou voiture en sommation de saisie par la banque.
Alors pourqui les Banqes travaillent-elles réellement et qui protègerait-elle ? Càmme je disais, cette affaire Flosse pourrait avoir des ramifications à l'échelle nationale.
Laissons le soin à nos spécialistes les médias nous aider à mettre en lumière ce mystère politico-financier, un véritable web nébuleux !
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Par Le Uru Masqué, juillet 18, 2009
un paille ...

pffff, 240 millions cfp mais c'est une paille ça ! Il faudrait plutôt s'intéresser à l'argent emprunté à la socredo pour le rachat du Tahara'a (ex hotel Hyatt ) par une certaine personne proche voire très proche de GF.
Rien que les intérêts dépassent cette somme depuis le temps...
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Par manu, juillet 18, 2009
La prison sera ta dernière demeure,FLOSSE , avec des barraux
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Par troulala, juillet 18, 2009
Faudrait-il penser que toutes les entreprises de Polynésie sont passées par les fourches caudines et corruptives de PapaFlosse et ont fait payer l'addition à nous : clients et consommateurs.Les patrons , notaires , promoteurs spécialistes de la défisc, rois des hydrocarbures ,seigneurs des hypermarchés ,gros perliculteurs, magouilleurs... de Polynésie doivent trembler aujourd'hui car derrière les barreaux les langues se délient et sur une petite ile isolée avec une monnaie spécifique , l'argent sale laisse plein de traces. Mais le problème c'est que sur des fondations aussi pourries le Pays ne peut que s'écrouler tant la vermine a envahi tous les recoins de notre paradis. Nos enfants nous reprocherons toujours d'avoir voté pour ces tristes personnages , élus démocratiquement pendant des dizaines d'années.L'histoire d'autres nations montrent qu'après la corruption , le chaos guette. Le gouvernement actuel nous en montre le chemin sous les ricannements et applaudissements de la France.Sauve qui peut!!!!
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Par ermo, juillet 18, 2009
On va bien trouver encore une petite place à Nuutania.. Y a un nouveau qui arrive !!!!
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Par Kausivate, juillet 18, 2009
Quand je pense qu'avant il n'y avait pas comme le tahoeraa, l'autonomie, la république et maintenant ???? J'ai une pensée pour Pouvanaa a OOPA et Oscar TEMARU qui ont tant décrié chacun à leur époque tout ce merdier et qui pour un, a été placé en exil en france, loin de ses proches et de son pays et l'autre qui tente encore aujourd'hui de faire avancer ce pays, de changer les mentalités, tout cela dans un univers de faux-c....
E huehue to tatou fenua !
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Par jfp, juillet 18, 2009
Y aurait-il deux facons de voir les choses selon que l'on est riche et puissant ou pauvre et faisant partie du peuple
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Par bernard, juillet 18, 2009
Il y a belle lurette que l on vous dit qu il n y a pas d affaire 2 H mais une affaire Polynesienne avec ramifications nationales!

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Par Mei Taki, juillet 19, 2009
I Mua noa,

Il y a bien des couches à décaper et il n'est pas sur que la population comprennent la profondeur des dégâts causés par une classe politique avide et trompeuse. Les faits sont pourtant de plus en plus évidents pour ne pas dire limpides. Connivences, abus, racket, détournement, favoritisme, tromperie, vol. Autant de vocables pour désigner des actes de dirigeants (directeurs, ministres, conseillers, chef de services, chef d'entreprise, parties prenantes ...) qui n'ont pour objet que l'enrichissement personnel à outrance et sans vergogne.

Les chiffres font peur et l'indulgence des institutions ne manquent pas de choquer, d'étonner. Il existe malheureusement une certaine indolence en Polynésie française et un décalage entre la parole et l'action. On aime pointer du doigt mais personne n’est choqué par le fait d'accepter des pots-de-vin ou de réclamer des aides auxquelles on n'a pas droit. Il est bien pacifique ce peuple qui semble n'afficher aucune méfiance ni suspicion envers sa classe politique. On est tenté d'en sourire. Cette singularité tahitienne fait l'étonnement de tous dont les français qui sont connus et reconnus pour leur posture soupçonneuse et leur troublant manque de civisme, ingrédients qui ont des conséquences désastreuses sur la croissance économique française.

Ici, c’est tout le contraire. Ce désintérêt et ce manque de réaction de la population aboutissent à perpétuer un système social fortement inégalitaire. Les politiques ont bien compris ce phénomène culturel et s’en servent pour accentuer le corporatisme et le dirigisme qui ruinent le dialogue social et les mécanismes économiques.

Les affaires controversées du territoire ont une portée désastreuse pour ce petit pays qui a pourtant des clés de développement. Somme-nous vraiment en démocratie en Polynésie française ? En apparence, il fait bon y vivre mais le malaise est très profond et risque de se terminer dans une perte de contrôle totale. Pour développer ce beau pays, sa population doit faire un effort surhumain et modifier ses comportements. Il doit se réveiller et doit être solidaire. Il faut former nos jeunes et rappeler la matière grise, rappeler tous les jeunes diplômé(e)s qui ne sont jamais revenus et qui ne peuvent revenir, faute d’emploi et d’avenir.

Cette socio culture du « haere maru, haere papu » doit évoluer vers un « haere i mua » radical et sans délai.

Que veut le peuple ? Une meilleure gouvernance et un meilleur partage des richesses
Quelle est sa place dans cet ordre politique en Polynésie française ? Aucune
Qu’est-il appelé à y devenir ? Tout

Suis-je orange ? Je l’ai été
Suis-je bleu ? J’y ai pensé
Suis-je centriste ? Non, c’est être normand
Suis-je vert ? Oui pour un développement durable et réfléchi
Qui suis-je ? Un polynésien étudiant à Paris qui a du mal à joindre les deux bouts faute d’aides financières et qui a très peu d’avenir en son propre pays de Polynésie française.


Mei Taki




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Par heremoana, juillet 19, 2009
normalement il devrait etre fiche a la banque de france....
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Par crotte et re-crotte, juillet 19, 2009
Bien dit: "Toute la question aujourd’hui est de savoir pourquoi et comment, depuis 1994, personne à la BT ne s’est soucié du remboursement de ce prêt."
En effet on peut se demander s'il s'agit d'un échange de services... peut-être que la BT passe ses vacances d'été dans l'hôtel particulier du Président FOREVER... smilies/grin.gifsmilies/grin.gif
Normalement des têtes devraient tomber aussi à la BT et cette banque risque même de perdre des clients. C'est pas correct de se comporter ainsi vis-à-vis des petits TETUANUI que nous sommes... smilies/angry.gif
Président FOREVER ne connaît pas les mots "hypothèque" et "saisie"... narf! C'est révoltant!
smilies/angry.gif
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Par jlb, juillet 19, 2009
Qu'en est-il de l'ardoise à la SOCREDO pour l'achat du Taharaa ?
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Par PC, juillet 19, 2009
Les "affaires" (Lyonnaise des Eaux, BT et autres banques locales ?) sont sans nul doute liées, c'est clair et, expliquent le silence actuel des médias parisiens sur les dérives politico-financières et le soutien réciproque des ex-présidents français et polynésien.
On comprend à présent l'acharnement à rester président et sénateur "coûte que coûte" et jusqu'aux pires alliances de circonstances, les banques, on le sait, ne respectant jamais que les hommes de pouvoir et d'argent qui attire l'argent (enfin surtout celui des autres...), celui des citoyens lambda qui ont tout le mal du monde à obtenir des prêts et doivent les rembourser souvent à des taux exorbitants dont ils s'acquittent la peur au ventre en faisant tourner, à l'aise, les affaires politico-financières des puissants et se retrouvent à Nutania pour moins que ça !
En vue de compenser une injustice patentée et afin de retrouver quelque crédibilité auprès des citoyens polynésiens, les dirigeants de ce pays devraient instituer d'urgence des prêts à taux 0 comme l'a fait Sarko en France pour les indigents "débiteurs-créditeurs" éternels des grands de ce monde qui n'ont toujours pas un logement décent ! Eh oui on peut être de droite et avoir la main sur le coeur, qui n'est aucunement comme on le sait le monopole de la gauche (caviar le plus souvent) !!!
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Par Jérôme Moorea, juillet 19, 2009
Equité ou système à deux niveaux ?
Dès lundi matin, bon peuple, rends-toi dans ton agence bancaire et sollicite le traitement de faveur dont a joui notre "Moi le Suprême" (dictateur local) pendant deux à trois décennies. Tu exiges de pouvoir te dispenser du règlement des échéances à terme, tu exiges aussi que la banque te prête une somme astronomique sans garantie, et bien sûr sans avoir à hypothéquer ton maigre bien.
Comme pour Flosse, "notre leader bien-aimé" (comme on dit au Tahoeraa, à l'image de ce qu'on dit en Corée du nord de Kim Jong-il, le fils du non moins défunt "bien-aimé" Kim il-sung).
Equité !
Car enfin, pourquoi la banque irait-elle te demander à toi, pauvre Manahune, comment tu vas pouvoir rembourser, alors qu'elle savait bien, concernant Flosse, qu'avec des revenus normaux, ce n'était pas possible qu'il honore ses mensualités. Demande le même traitement de faveur, noble Manahuné, et ne te laisses plus saisir par ces crocodiles affamés.
Equité !
Sinon, on attaque avec les meilleurs avocats (non-influencés par les "réseaux" locaux, cela va sans dire...).
Attention, car Flosse, pour se dédouaner par une millième pirouette, et ses supporters (dans différents partis locaux...) sont capables de soutenir cette proposition: Flosse a montré la voie au peuple, suivons notre leader et ne remboursons pas les banques "farani" qui nous oppriment !
Fiction ?
Wait and see. Bon dimanche.
J de M.

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Par temanuotemaumotu, juillet 19, 2009
eh oui on ne prête qu'aux riches !!! de toute façon aucune banque n'est philantrope ... sinon avec les riches !!!
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Par Matauri, juillet 20, 2009
Non, pas à Nuutania, à Fleury-Mérogis !
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Par Teraupoo, juillet 20, 2009
pourquoi vous en prendre à flosse ce qui se passe ici c'est exactement ce qui devait se passer ,
tout ce troublibla pour ne rien dire ,
flosse c'est comme judas il ont été programmé d'avance , judas lui siège auprès de St Pierre et tout le reste n'est que du blabla ,
flosse lui siègeras auprès de St Jacques pourquoi vous tourmenter mes frères ,
le pays (Tahiti) n'avanceras jamais parce que la france a programmé depuis longtemps ces ambitions , nous aurons beau calculer imaginer l'on ne pourra rien contre ,
nous sommes un satellite de la france aux ordres de ces dirigeants ,
tout a été programmé ,
judas a été programmé
Flosse a été programmé
qui sera le prochain ???????????????????????????????????????????????????????????
iotua

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Par XDeep, juillet 21, 2009
C'est bien connu, tu dois 10.000 à ton banquier il te tire dessus, tu lui dois 10.000.000 il t'aide à traverser la rue ...
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Par CB, juillet 21, 2009
J'ai hâte d'entendre les nouvelles excuses que va pouvoir produire "la cour du roi", celle là même qui a fait dernièrement pression, ou du moins a tenté, sur le tribunal et son président pour l'affaire des sushis. Les explications risquent d'être confuses...
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Par Métivet, juillet 22, 2009
Enfin de bonnes nouvelles. Je suis écoeuré de ces types là.Des GF la polynèsie en est pleine,pauvre polynèsie et pauvre france smilies/angry.gifsmilies/angry.gif
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Par le naif, août 05, 2009
est ce que le parquet enquetera sur le comportement des dfirigeants de la BT et de la Socredo ? Les direceurs locaux deces 2 banques n'ont surement pas agis tous seul dans ces affaires : ils ont forcemment eu l'aval de leur direction en métropole : là bas aussi il y a du ménage à faire ?

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