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Jun
24
2009
Brigitte Vanizette : 10 millions de Fcfp d'amende et 18 mois avec sursis PDF Imprimer Email
Fenua - Justice

L'ANCIENNE DIRECTRICE DU GIE TAHITI TOURISME BRIGITTE VANIZETTE A ÉTÉ CONDAMNÉE HIER par le tribunal correctionnel à 10 millions de Fcfp d'amende et 18 mois de prison avec sursis pour recel d'abus de confiance et abus de confiance.

Pascal Guéraudie, l'ancien directeur administratif et financier du GIE, a lui été condamné à une amende de 4 millions de Fcfp et six mois de prison avec sursis pour recel d'abus de confiance et faux en écriture. Les neuf autres prévenus ont été relaxés. Le procureur de la République avait requis, lors de l'audience en avril dernier, deux ans avec sursis et une amende qui soit supérieure ou égale à 3 millions de Fcfp à l’encontre de Brigitte Vanizette. Quatre mois avec sursis et 500 000 Fcfp d’amende avaient été requis à l'encontre de Pascal Géraudie. “La décision me semble équilibrée. Est-ce qu'elle est fondée ? Ça c'est la lecture du jugement qui le déterminera”, a commenté Me Quinquis, l'avocat de l'ancienne directrice du GIE, à la sortie du tribunal. Au sujet des neuf prévenus relaxés, il a souligné : “Ça c'est la moindre des choses. À mon sens, les poursuites ne tenaient pas en ce qui concerne les deux personnes en question (qui ont été condamnées, ndlr). Mais alors elles ne tenaient radicalement pas en ce qui concerne les autres personnes. Ça c'est une évidence”. Au sujet de la possibilité d'un appel, le conseil de Brigitte Vanizette a simplement répondu : “Permettez-moi d'abord d'en discuter avec ma cliente et de regarder le jugement”. L’affaire remonte à 2002.

Brigitte Vanizette avait quitté ses fonctions après un départ négocié avec le président du conseil d’administration de l’époque, Alfred Montaron. Elle avait mis en avant un conflit entre elle et la ministre de tutelle de l'époque et son opposition au projet de fusion entre le GIE Tahiti Tourisme et le GIE Tahiti Manava. Seulement les conditions de départ de l’ancienne directrice n’étaient apparues nulle part. Il s’agissait en réalité d’un accord commun et verbal entre Alfred Montaron et l’ancienne directrice. C'est ce que lui a reproché le tribunal correctionnel. “Le jour où vous avez annoncé votre départ, vous avez présenté le budget prévisionnel du GIE. Jamais, il n’y est fait mention de cette fameuse indemnité de départ”, avait souligné la présidente du tribunal lors de l'audience. Voici les noms des neuf prévenus qui ont été relaxés : Charles de Villeneuve, Teriitemana Atai Parau, Cynthia Morienne, Merehani Parker, Ahutiare Sanford, Raphaela Taufa, Daniel Yamamoto, Nathalie Hoang-Opperman et Marie-Pierre Patier.

MT

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Commentaires (2)Add Comment
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Par OBS, juin 25, 2009
54-14 millions=44 in the pocket !
Et elle bosse où maintenant ? pourquoi se géner ? Merci Montaron ! Et lui ?
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Par Lawson, juin 27, 2009
Les primes parachutes de départ ne devraient pas exister. C'est un scandale. Aujourd'hui, on ne peut plus fonctionner de cette manière surtout que le social a pris de l'ampleur dans notre vie professionnelle. La hiérarchie s'enrichit et les employés morflent.

Bien fait pour eux.

Il faut toujours qu'il y ait un scandale ou une affaire louche pour que la justice y mette son nez alors qu'il y a de nombreuses sales qui perdurent sans impunité majeure...

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