RÉSOLUTIONS 2010. La Fédération générale du commerce a établi son plan de bataille pour l’année et au programme : une franchise postale à 10 000 Fcfp.
L’ESSENTIEL
- La Fédération générale du commerce (FGC) a établi son plan d’action pour 2010
- Pour la FGC, les mesures prises pour soutenir l’investissement ne sont pas suffisantes
- Et l’instabilité politique n’a fait qu’amplifier la crise
> Un sujet qui fâche, la franchise postale
Jacques Billon-Tyrard, président de la Fédération générale du commerce (FGC) s’échauffe : “La franchise, ça a l’air de rien, mais ça coule véritablement certains secteurs d’activité (le disque, le livre, le téléphone…). Une franchise à 30 000 Fcfp, vous faites rentrer de plus en plus de choses, vous faites rentrer des ordinateurs portables. J’espère que le gouvernement comprendra qu’il y a vraiment pour eux une justice fiscale à mettre en place”. Le président de la Fédération souhaiterait une franchise à 10 000 Fcfp car “n’importe quel citoyen honnête intellectuellement peut penser que quand il vit dans un pays, il utilise les routes dans un pays, les infrastructures, il doit payer un minimum de choses c’est-à-dire la TVA sur la marchandise, c’est tout”.
> La faute aux politiques
C’est vrai que le commerce va mal, il “subit la conjecture annuelle qui n’est pas bonne”. Seul l’alimentaire s’en sort, à en croire Jacques Billon-Tyrard. D’ailleurs, après les hôteliers, les commerçants demandent aussi au gouvernement “une véritable stratégie de développement économique, social et fiscal”. La FGC était réunie en assemblée générale hier et a fait un autre constat accablant pour les politiques : “La poursuite de l’instabilité et le manque de réactivité à prendre des mesures d’urgence de la part des trois gouvernements qui se sont succédé à la tête du Pays durant l’année 2009 n’ont fait qu’amplifier les effets de la crise mondiale sur une économie déjà bien mal en point”.
> La crise de l’hôtellerie
En parlant de “mal en point”, le secteur de l’hôtellerie est une source d’inquiétude pour la FGC. Car forcément, “quand un secteur se dégrade, les autres sont impactés”. Des chiffres d’affaires qui ne se font pas, donc des commerces qui se portent moins bien. Pour le moment, la FGC regarde ce qui se passe et se dit prête à “soutenir” l’hôtellerie, en mettant ses compétences et ses idées au service de ceux qui veulent un appui. “Ils savent qu’on est avec eux”, affirme Jacques Billon-Tyrard.
> Le Fonds paritaire de formation professionnelle continue des salariés
La loi du Pays n°2009-5 du 18 mars 2009 (JOPF n°504 du 18 mars 2009) a institué une contribution de nature sociale destinée à financer les actions de formation professionnelle des salariés, elle est versée à un fonds paritaire de gestion, association régie par la loi de 1901, dénommée Te Pu no te Ite. La CPS est chargée de la collecte de cette contribution, qui est applicable sur les salaires depuis août 2009. Son taux est fixé à 0,5% du salaire brut depuis le 1er janvier 2010. Une enveloppe sera allouée par le fonds, sous conditions, aux entreprises qui en feront la demande, pour former leurs salariés.
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