La France et la Polynésie, fortes ensemble

Une élection quelle qu’elle soit est un pari sur l’avenir, et comme tout pari, difficile, audacieux, voire risqué d’en prévoir le résultat. Maintenant la politique n’est pas une science exacte, c’est plutôt une immense partie d’échec dont chaque coup doit rapprocher du coup fatal au roi adverse. Mais le but de la politique n’est pas l’accession personnelle à des fonctions de responsabilités gratifiantes, mais de permettre en étant élu, d’instaurer les conditions nécessaires afin de réaliser les objectifs prévus pour servir la population. Ignorer ce calcul politique serait une erreur fatale pour toute personne appelée à faire de la politique, son métier, qui je le rappelle est d’abord tourné vers tous les électeurs, vers l’ensemble de la population. Mais concernant le candidat Nicolas Sarkozy, je ne peux que m’incliner devant ses exceptionnelles capacités, dont nombre de politiques locaux devraient s’inspirer. Il est clair qu’en Polynésie, la bataille sera rude entre les deux principaux candidats à la présidentielle. Les autonomistes ont l’obligation de s’entendre afin de soutenir le candidat Nicolas Sarkozy, car dans le camp d’en face, François Hollande soutient les indépendantistes. Mais surtout ne nous trompons pas d’élection, ni de date. La première, qui va déterminer toutes les autres, c’est la présidentielle dans 65 jours. Et que lit-on dans la presse ce matin : Fritch se déclare candidat aux législatives, Jamet pense aux territoriales et d’autres attendent pour faire connaître le candidat qu’ils soutiendront. On croit rêver ! Dans notre pays, les politiques qui pour la plupart du temps sont incapables de se projeter dans l’avenir, tirent des plans sur la comète avant de s’occuper de la présidentielle qui redonnera une direction différente à la comète au soir du 6 mai prochain. Ne devrait-on voir alors dans ces « plans » qu’une recherche d’un statut de responsabilité gratifiant qui mettrait la personne politique au-dessus de la population, comme dans « l’ancien temps » polynésien ? Les électeurs émancipés, eux, ne devraient pas se tromper. Ils savent qu’ils voteront d’abord pour la présidentielle. Il devront faire le choix, bien sûr national, mais qui aura des répercussions locales extrêmement importantes pour notre avenir et celui des candidats aux élections suivantes ! Les indépendantistes soutiennent Hollande en pensant qu’avec lui la ligne rouge sera franchie. Les autonomistes devront se rallier à la candidature de Nicolas Sarkozy, car c’est le seul président de la République en exercice qui a fait autant pour notre pays, pour tous les polynésiens. Entre-autres, en réhabilitant l’histoire récente, avec la seule loi d’indemnisation votée, concernant l’histoire de la participation de la Polynésie à la force de dissuasion de la France, en permettant à celle-ci de réaliser les différents essais nucléaires sur son territoire. En donnant la possibilité donnée aux historiens, polynésiens entre-autres, de rétablir la vérité en accédant aux archives du procès de Pouvanaa pour étudier si une révision de son procès était envisageable. Ce président, devenu aujourd’hui candidat à un deuxième mandat, est celui qui a compris et déjà mis en œuvre l’avenir de notre nation, qui ne peut se résoudre à se regarder le pito ou se lamenter sur son propre sort.
« La France ne peut pas faire comme si la crise, le monde, l’Europe n’existait pas. La France a tout les atouts pour garder son statut (…) Nous devons continuer a faire des changements » « Il faut que les Français comprennent que si la France est forte, ils seront protégés. La France est un bouclier pour chacun d’entre nous… Si nous voulons garder notre modèle social, nous devons continuer les réformes… Les réformes que nous avons engagées commencent à produire leurs effets »
Comment les autonomistes polynésiens pourraient hésiter à soutenir le candidat Nicolas Sarkozy, qui a besoin du rassemblement le plus large de tous les Français, donc de nous polynésiens, quelles que soient notre couleur, notre origine, notre confession ou non. Le travail engagé de rénovation de la France doit continuer. Les politiciens qui se réclament de l’autonomie, à moins de ne pas posséder en eux, ni la clairvoyance, ni le courage nécessaire, devront se déclarer aux côtés de Nicolas Sarkozy, pour la France et la Polynésie, fortes ensemble, au risque de voir leurs noms boudés aux législatives en juin prochain. Laissez vos commentaires sur le blog LE PRESQUILIEN

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