Retour à la barre

Publié le mardi 25 août 2009 à 09H02

NOUVELLE-CALÉDONIE. C’est ce matin que Gérard Jodar et 27 autres militants USTKE seront rejugés pour ce qui est désigné comme le “coup de force” de Magenta, le 28 mai dernier. Tous étaient montés à bord de deux ATR d’Aircal, ce qui leur avait valu d’être condamnés pour “entrave à la circulation d’un aéronef”.

Pour l’USTKE, c’est un cheminement habituel, presque logique. À chaque fois que les militants du syndicat ont été condamnés en première instance, ils ont systématiquement fait appel. Avant d’aller jusqu’en cassation, en y obtenant parfois quelques résultats. Aujourd’hui, ce second procès ne constitue donc vraisemblablement qu’une étape, marquée d’une journée de grève générale. Une étape soigneusement balisée d’un côté comme de l’autre depuis quelques jours, par des marches, conférences de presse et autres déclarations. Mais aujourd’hui, c’est au dossier judiciaire que les juges de la cour d’appel s’intéresseront. Pourtant, le contexte qui entoure l’affaire sera immanquablement évoqué. Au moins par la défense, qui entend, comme en première instance, soulever des moyens de nullité (contenus sur une vingtaine de pages). Parmi ceux-ci, “le fait que le gouvernement ait accordé une demi-journée de travail à ses agents pour aller manifester le 12 août à l’occasion d’une marche anti-USTKE qui n’a pas voulu dire son nom”, rappelle Laurent Aguila, avocat des 26 prévenus. Un élément parmi d’autres, selon lui, pour dire que “plus encore que devant le tribunal correctionnel, les conditions d’un procès inéquitable sont présentes”.

Côté partie civile (Aircal), on entend bien revenir sur le fond du dossier, et notamment sur les poursuites pour “dégradations volontaires en réunion” qui avaient été abandonnées par le ministère public au cours du premier procès. L’indemnisation du préjudice avancé par la compagnie aérienne lors de ce “coup de force” dépend en effet d’une condamnation pénale. À l’instar du premier procès, l’audience devrait donc s’étaler sur la journée entière, avant que la décision ne soit mise en délibéré. Peut-être pour le 8 septembre, date à laquelle Gérard Jodar aura purgé sa peine de trois mois ferme (en comptant les remises) pour le dossier Carsud.

Les Nouvelles calédoniennes

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