Publié le samedi 12 septembre 2009 à 10H18
NOUVELLE-CALÉDONIE. Le gouvernement va lancer un “plan de réduction et de compensation des gaz à effet de serre”. Il n’empêche. Avec les grands projets industriels, les rejets calédoniens risquent de doubler dans les dix ans à venir. Il va falloir en planter des petits arbres, et lever le pied sur les gros 4x4.
IIci le soleil brille généreusement. Le grand large nous apporte un alizé rempli d’air pur. La population est très peu nombreuse au regard de la superficie de ce beau pays. Et sa grande majorité vit tout près de la mer. Bref l’environnement est douillet, agréable. Trop peut-être pour s’inquiéter sérieusement de sa fragilité. Car cette Nouvelle-Calédonie où il fait plutôt bon vivre est aussi, à son échelle, dans le peloton de tête des gros pollueurs de la planète. Et ce sera bien pire dans dix ans, lorsque les trois usines métallurgiques et leurs centrales électriques seront en pleine activité. Le prix du développement ? Soit. Mais alors que dire de la pollution automobile, du retraitement des déchets, de l’assainissement des eaux qui impacte directement le lagon ? Dans tous ces compartiments de la préservation environnementale, nous sommes en retard, très en retard sur les bons élèves. Tour d’horizon.
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Gaz à effet de serre : ça va chauffer
Le principal contributeur du réchauffement climatique est le gaz carbonique, ou CO2, qui sort des pots d’échappement, des cheminées de bateaux et surtout de centrales électriques au fioul ou au charbon. Selon les estimations de la Dimenc, reprises dans le volumineux rapport “Calédonie 2025”, nous émettons 13,7 tonnes équivalent carbone (TEC) par an et par habitant. Loin derrière les cancres mondiaux que sont les pays du Golfe (environ 70 TEC au Qatar) ou les gros pollueurs nord américains (un peu plus de 20 TEC aux USA). Mais loin devant la Métropole qui est à moins de 7 TEC. Mais dans moins de dix ans, la quantité de nos émissions de CO2 va quasiment tripler. À cause en très grande partie des grands projets métallurgiques du Sud et du Nord. La toute nouvelle centrale de Prony n’est pas aux normes européennes. Les deux à construire fonctionneront, comme Prony, au charbon. Plus économique que le fuel, mais nettement plus polluant. À titre indicatif, les scientifiques estiment que pour stopper le réchauffement climatique, l’humanité dans son ensemble devrait se contenter d’émettre 1,5 tonne de C02 par habitant dans l’atmosphère.-
Pollution routière, peut mieux faire
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Les déchets toujours encombrants
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Assainissement à la traîne







Les dernières contributions
Commentaires anonymes
14/09/2009 à 17h50
"SIGNER L'ACCORD DE COPENHAGUE" sur le réchauffement climatique sur le site www.copenhague-2009.com Merci PC, voilà qui est parlé !
Et pour les voyages en voitures électriques je suppose, reste à espérer que nos concessionnaires nous les proposent dès 2010 en Polynésie française !
Commentaires anonymes
14/09/2009 à 13h46
Et en Polynésie française, sans projets industriels et sans perspectives économiques réelles et sans contrôle en matière de pollution, sans doute supérieure (7000 véhicules de plus chaque année !) sans parler du carnage sur les routes, il va falloir lever le pied et vite pour les amateurs du "tout automobile" et d'énormes 4x4, vision insulaire démentielle !
L'avenir de la Polynésie française réside dans sa capacité à relever le challenge d'un développement réellement durable. Les enjeux écologiques et environnementaux ne doivent nullement être pris à la lègére. L'élaboration et la mise en oeuvre d'une véritable politique des transports qui respecte l'environnement est l'un des principes fondateurs en terme de développement. Les transports participent lourdement à l'émission de gaz à effet de serre en PF, source de dérèglements climatiques dont les conséquences sont reconnues par la communauté internationale (Conférence de Rio, Protocole de Kyoto, Déclaration finale de Johannesburg et futur accord de Copenhague sur le réchauffement climatique...).
Ce problème menace déjà les îles du Pacifique, de Kiribati, Tuvalu et Tokelau et nos atolls (idem pour les parties basses des nos îles hautes) et ceux des Maldives sont les suivants de liste...
Il s'agit d'un enjeu international majeur et la Polynésie française doit se placer en pôle position en terme de réchauffement climatique à l'origine de la montée des océans et de futurs réfugiés climatiques.
A l'échéance de la conférence de Copenhague, certains spécialistes n'hésitent pas à envisager la création d'un fonds international d'indemnisation financé par les pays grands émetteurs de gaz à effet de serre. A ce stade, les enjeux peuvent prendre une dimension économique mais également politique. Le développement de modes de transport moins polluants en PF est donc urgent en matière d'environnement.
La Polynésie doit tenir compte de tous les aspects en terme de pollution (atmosphérique mais également sonore et en matière de santé publique, stress et autres allergies respiratoires) si elle souhaite soigner son image de marque et faire de Tahiti la destination de rêve qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être...
Les transports maritimes entre les archipels et dans la capitale même, devraient être considérés comme un service essentiel et un droit auquel la population devrait avoir accès sans discriminations (vive le ferry ???!!!) L'affirmation d'une volonté publique forte est une condition sine qua non et la PF n'aura qu'à suivre les directives européennes qui ne manqueront pas de suivre l'accord de Copenhague en la matière et n'en déplaise à ceux qui se prosternent devant leur 4x4, la taxe carbone est un premier pas dans le sens d'un changement évident de mentalité. Trop de gens se fichent de l'ultimatum climatique en matière d'urgence planétaire mais réagissent d'urgence à celle de ne pas toucher à leur porte-monnaie ! C'est le but, payer et polluer ou cesser de payer et de polluer... Au choix !
Sans oublier de se ruer sur les voyages électriques dès 2010 ! Et de signer l'accord de Copenhague sur le réchauffement climatique, merci !!!
Commentaires anonymes
12/09/2009 à 15h17
Etonnants tout de même RFO-Calédonie et ces médias qui sont là-bas un peu plus honnêtes pour dénoncer toute cette pollution par ces grosses sociétés étrangères à faire du fric et tout le gachis de ces hectares de terre souillées à jamais. Ca change de chez nous!
On se rend compte que la taxe carbone du Sarko ce n'est que du cinéma. Ridicule de taxer les petits automobilistes quand les grosses sociétés qui polluent à outrance sont épargnées puisqu'on les laisse continuer à saccager la planète POUR LE FRIC.