Publié le vendredi 30 juillet 2010 à 10H10
PACIFIQUE. Les taux d’obésité en Océanie insulaire, parmi les plus élevés au monde, suscitent une inquiétude grandissante de la part de l’OMS, qui a cette semaine tiré une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur une situation jugée “grave”, car elle entraîne, chez ces populations, une incidence importante de maladies cardiovasculaires.
Selon les dernières statistiques disponibles, dans au moins dix des pays ou territoires insulaires du Pacifique, “plus de la moitié de la population, et parfois jusqu’à 90% des populations sont en surpoids”, souligne l’OMS.
“Les taux d’obésité vont de plus de 30% à Fidji à un stupéfiant 80% des femmes aux Samoa américaines (…). Les taux de diabète chez les adultes de cette région sont parmi les plus élevés au monde, avec 47% aux Samoa américaines, comparés à 13% sur le continent américain”, souligne l’OMS. “Environ 2,4 millions de personnes souffrent de maladies non contagieuses pouvant être prévenues, comme les maladies cardiaques et les cancers, qui sont responsables de 75% de la “grande dépendance du Pacifique en matière de nourriture importée”. “Les consommateurs choisissent souvent des produits importés parce que cette nourriture est perçue comme étant disponible plus facilement et plus rapidement, par rapport à, par exemple, du poisson ou du poulet local ou d’autres produits locaux qui, eux, sont sains”. “Nous voulons préserver ces îles en tant qu’îles saines, un paradis pas seulement pour les touristes qui y viennent, mais aussi pour les gens qui y vivent”, a renchéri le Dr Chen Ken, représentant permanent de l’OMS pour le Pacifique Sud.
Les Samoa américaines avec Tokelau détiennent toujours le record mondial de surpoids, selon le dernier classement établi fin 2009 par l’OMS. Selon les statistiques officielles collationnées chaque année par cette organisation, auprès de chaque pays et territoire, entre 2000 et 2008, les Samoa américaines posséderaient actuellement un taux de surpoids de pas moins de 93,5% de la population. Toujours dans la région proche, un pays polynésien, Kiribati, comporterait un taux de 81,5%, viennent ensuite Nauru (93%), les îles Marshall (80,1%), les États Fédérés de Micronésie (73,1%) ou encore Fidji (62,9%). Les États-Unis ont un taux de 66,7%, l’Allemagne (66,5%) et l’Égypte (66%).
Pour les États océaniens, cette épidémie est largement attribuée à des changements radicaux de style de vie (tendant à une occidentalisation en milieu urbain en particulier) ces dernières décennies, ainsi qu’une prédisposition réputée génétique. Les principaux fautifs identifiés sont le changement du régime alimentaire pour favoriser des produits à haut taux de sucre et de graisse, ainsi qu’une sédentarisation partiellement causée.
Une prédisposition réputée génétique
Le Pacifique et ses États insulaires figurent en premières places, dans le monde, en matière de record d’incidence d’obésité et de maladies cardio-vasculaires, rappelait en août 2009 le Dr Ken Chen, représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour la région Pacifique Sud-ouest, à l’occasion d’un séminaire régional consacré aux maladies dites “non transmissibles”. Citant en particulier la classe d’âge des 25-64 ans, le représentant de l’OMS avait alors rappelé un classement régional au sein duquel on trouve, parmi les records d’incidence de surpoids et d’obésité, des taux record. Dans la famille des maladies non transmissibles et directement liées au style de vie et au comportement alimentaire, le diabète est aussi l’une des causes principales de ces maladies non transmissibles. Cette maladie touche 47,3% de la population des Samoa américaines, 43,6% de celle de Tokelau, 32,1% de celles des États Fédérés de Micronésie, 8,3% aux îles Marshall, 28,1% à Kiribati, 22,7% à Nauru et 16% à Fidji.
Ces maladies, directement liées au changement des styles de vie et des comportements alimentaires, interviennent aussi sur fond d’un mouvement d’urbanisation et d’occidentalisation des modes de vie longtemps traditionnels en Océanie. La sédentarisation et l’apparition, ces quinze dernières années, de la télévision, sont aussi présumées avoir contribué à ce phénomène de recrudescence de ces types de maladies non transmissibles. Le responsable régional de l’OMS faisait ces déclarations lors de l’inauguration, en août 2009, d’un séminaire régional à Nadi (Fidji) sous l’égide de l’OMS et du Secrétariat Général de la Communauté du Pacifique (CPS). Le thème principal de ce séminaire était justement d’intensifier la lutte contre ce qu’il est convenu d’appeler les “maladies non contagieuses”, essentiellement liées au style de vie.
Cette stratégie conjointe entre directement dans le cadre d’une démarche récemment adoptée par l’OMS et la CPS en matière de santé publique dans la région et dans les pays et territoires membres de la CPS. L’un des points à l’ordre du jour, pour cette réunion de responsables gouvernementaux de santé publique, était notamment de tenter de resserrer le maillage dans les politiques nationales et régionales de prévention et de lutte contre ces maladies (qui vont des malades cardiovasculaires au diabète en passant par l’obésité ou le cancer) en tentant d’identifier les “maillons faibles”.
Les causes de ces maladies liées au style de vies sont en fait largement connues : régime alimentaire déséquilibré, manque d’exercice, tabagie et alcoolisme, selon la CPS.







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Commentaires anonymes
01/08/2010 à 00h37
et quel est le taux de surpoids dans notre fenua ? Notre futur paesidon va nous ramener ce chiffre de son voyage d'étude au vanuatu !
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31/07/2010 à 21h51
Ah, c'est le retour des baleines ?
:o:o:P
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31/07/2010 à 09h40
Augmenter les carburants c'est tres bien mais mettre les vélos en PPN c'est mieux !!
Les caisses de la CPS s'en trouveraient beaucoup mieux
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30/07/2010 à 18h46
Ia orana,
Faut arrêter de laisser les gamins manger des Cheetos a 5h du matin et je pense que ce sear un premier pas ! Dis moi le poids de ton enfant et je te dirai qui tu es ? On en est arrivé là ! Fini l'époque où l gros amusait la galerie ! Etre gros , c'est peut-être un chois mais qu'il ne viennent pas à l'hôpital parce qu'il ont mal au genou, qu'ils ont du diabète, qu'il respire mal, qu'ils ont le coeur qui flanche, et j'en passe et des meilleures !
Faut arrêter là ! Arre^ter d'importer toute cette merde et là, il y aura des économies !
A BON ENTENDEUR
bonsoir !