Publié le jeudi 14 janvier 2010 à 09H01
NOUVELLE-CALÉDONIE. Gérard Jodar, leader de l’USTKE, qui avait été condamné à un an de prison ferme le 29 juin 2009 pour entrave à la circulation d’un avion, dans le cadre d’un conflit à Aircal, a été libéré hier.
L’ESSENTIEL
- Gérard Jodar avait été condamné à un an ferme le 29 juin 2009. Peine ramenée à neuf mois en appel en septembre dernier
- Une condamnation pour entrave à la circulation d’un avion, suite à une manifestation dans le cadre d’un conflit à Aircal
- La cour d’appel de Nouméa a décidé la remise en liberté du président de l’USTKE
M. Jodar, 58 ans, leader du syndicat indépendantiste USTKE, avait été condamné à un an de prison ferme le 29 juin 2009 pour entrave à la circulation d'un avion, suite à une manifestation dans le cadre d'un conflit à la compagnie locale Aircal, qui avait entraîné des affrontements avec les forces de l'ordre. Sa peine avait été ramenée à neuf mois en appel en septembre dernier, à l'instar de celle de deux de ses collègues, Michel Safoka et Ato Uveakovi, sanctionnés pour les mêmes faits. Tous deux ont également été remis en liberté. M. Jodar avait précédemment été condamné à trois mois ferme pour des exactions dans le cadre d'un autre conflit, peine qui s'est confondue avec celle d'Aircal. L'incarcération du président de l'USTKE, deuxième syndicat de Nouvelle-Calédonie, et le conflit à Air Cal avaient engendré une flambée de violences et une paralysie de l'économie locale en août dernier.
À l'occasion de la détention de son président, l'USTKE a mené une campagne pour dénoncer l'insalubrité et la surpopulation à la prison dite du Camp Est de Nouméa, qui abrite plus de 400 détenus pour 192 places. La semaine dernière, une délégation de parlementaires écologistes, emmenée par l'eurodéputé José Bové, a visité l'établissement, dont certains bâtiments datent de l'époque du bagne, dénonçant son “indignité”.
Suite à cette mobilisation, le gouvernement a pris des engagements pour mettre un terme “à la situation inadmissible” au Camp Est, comme l'a qualifiée jeudi Michèle Alliot-Marie, ministre de la Justice, dans une interview aux Nouvelles Calédoniennes. Elle a affirmé que “la restructuration” de cette prison était “une priorité”, annonçant suite à une mission d'experts sa “démolitionreconstruction”. Mme Alliot-Marie a en outre déploré le développement insuffisant des aménagements de peines en Nouvelle-Calédonie.
AFP






