Publié le jeudi 05 août 2010 à 11H19
NOUVELLE-CALÉDONIE. Du drapeau au comité des signataires, de ses relations avec le Rassemblement et le Palika à Philippe Gomès, le parti indépendantiste revient sur ses choix politiques de l’actualité récente. Parfois accusée d’incohérence, l’UC justifie ses décisions par “la recherche de l’intérêt général” et se dit prête à discuter de l’avenir institutionnel du Pays.
La sortie de l’accord. Pour Charles Pidjot, le dernier comité des signataires va “dans le sens du processus d’émancipation”. Premier motif de satisfaction : la réalisation d’un bilan de l’accord de Nouméa. “Nous devons d’abord faire un diagnostic ensemble à partir des mêmes données, pour savoir pourquoi on n’a pas pu avancer sur tel ou tel sujet, et revisiter nos politiques publiques”. Second élément positif : la création d’un comité de pilotage sur la sortie de l’accord. “Tout est ouvert pour l’État, mais le choix reviendra à la Nouvelle- Calédonie, qui est pleinement responsable. On sait où on veut aller, on est prêt pour la sortie”, affirme le président de l’UC, rappelant le slogan “deux couleurs, un seul peuple” et l’objectif d’une “citoyenneté appelée à se transformer en nationalité”. Et de souligner que la consultation d’après-2014 n’est “pas un référendum. Ce n’est plus une approche dogmatique, partisane. C’est ensemble qu’on doit construire l’avenir du pays”. Gérard Reignier va plus loin : “Aujourd’hui, le véritable enjeu est de montrer que l’indépendance est viable pour l’ensemble des communautés de ce pays. Tous les partis l’ont compris.Même l’État a déjà pointé son curseur vers l’indépendance”. Charles Pidjot se réjouit d’ailleurs de la création d’un comité stratégique de l’industrie du nickel, qui “rappelle que la ressource appartient à la Nouvelle-Calédonie”.
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