Perquisition à la SEP

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Publié le mardi 26 octobre 2010 à 09H42

OPÉRATION MAINS PROPRES. Après le rapport et les dénonciations de la CTC au sujet de la gestion de la SEP, le procureur a ordonné hier une perquisition dans les locaux de la société et la saisie de documents.

L’ESSENTIEL

  • La perquisition par la section de recherche a duré plus de deux heures hier après midi
  • Une enquête préliminaire est actuellement en cours pour des suspicions de “détournements de fonds publics”
  • En août, la CTC avait rendu un rapport “accablant” sur la gestion de la SEM

Hier, durant deux heures, les gendarmes de la section de recherche ont perquisitionné les locaux de la Société environnement polynésien. Le procureur de la République José Thorel a ordonné cette perquisition dans le cadre d'une enquête préliminaire pour des suspicions de “détournement de fonds publics”. Des faits dénoncés dans un rapport de la Chambre territoriale des comptes en août dernier. “Pour l'instant, nous n'avons rien à communiquer sur le sujet. Il y a des documents qui ont été saisis et il faut encore que la section de recherche les épluche”, a simplement expliqué le procureur de la République. Et il va y avoir du travail. La CTC a accouché d'un rapport de 86 pages plus qu'accablant. Il mettait en lumière le “management critiquable” d’un homme toutpuissant à la tête de la fameuse SEM. L'ancien directeur, Karl Meuel, a des cheveux blancs à se faire.

Petit rappel du pavé de la CTC. En parlant de Karl Meuel, la juridiction note : “Un P-dg omnipotent, insuffisamment contrôlé, disposant d’une situation privilégiée”. Dans le rapport, les magistrats de la CTC soulignent l’activité quasi inexistante du conseil d’administration et une assemblée générale réduite au rôle de “chambre d’enregistrement”, qui ont donc “laissé le directeur général, qui exerçait parfois simultanément la fonction de président du conseil d’administration, devenir omnipotent”. Un directeur, qui, de ce fait, n’a pas hésité à retirer des avantages de sa situation de suprématie. À l’origine, Karl Meuel disposait “d’un niveau de rémunération confortable”, de 800 000 Fcfp brut par mois. Au 19 juillet 2005, cette somme a été portée à près de 1,1 million de Fcfp, mais en vérité, la CTC raconte que “la rémunération du directeur général a été bien supérieure à celle décidée par le conseil d’administration”. En 2005, Karl Meuel a ainsi bénéficié d’un tropperçu de 2,5 millions de Fcfp, en 2006 de 7,5 millions et en 2007 de 5 millions. Il en a été de même pour les avantages en nature. Sans parler des avances illégales. La justice met aujourd'hui le nez dans cette affaire, qui décidément ne sent pas bon.

JH

Jenny Hunter
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Commentaires anonymes

02/11/2010 à 15h09

Il faut souhaiter qu'une nouvelle génération tel que celle d'un certain Paiman tape dans chaque fourmilière !!!

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27/10/2010 à 08h47

De toute façon, ils auront beau détourner des milliards, ils ne seront pas condamnés à rembourser et au contraire, ils auront une amende de 2 millions à tout casser à payer !

... volez 100.000.000 et payez 2.000.000 !!! ça vaut vraiment le coup de détourner, vous ne croyez pas ?

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27/10/2010 à 06h58

Encore un qui se sert dans les caisses sans aucun contrôle et on parle de crise. Ce sont toujours les mêmes qui profitent et les mêmes qui trinquent et qui doivent rembourser la mauvaise gestion des autres comme le déficit de l'assurance maladie. Que des incapables et des profiteurs dans ce tout petit pays. Il faut mettre en place l'impôt sur les gros revenus, grâce à ça la crise n'existera plus. Des salaires de plus d'un million par mois et à côté des licenciements et des familles qui survivent comme ils peuvent et parfois ne mangent rien. C'est écœurant. Il n'existe pas de répartition des richesses. Nous sommes un pays riche, on peut s'en sortir si on récupère l'argent là ou il se trouve et non on va taper toujours sur le petit maohi.

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26/10/2010 à 14h38

Etc, etc, ...Petit tour en arrière non pour approuver la pèche au fric de toutes ses pseudos sociétés d'intérêt public, mais pour rappeler qu'elles font patrie d'un système où la puissance publique a sa part réelle de responsabilité. Laquelle puissance publique étatique a nourri et nourrit encore en son propre sein les mèmes vices de copinage, d'argent soit disant dépensé utilement mais qui en réalité ne recouvre aucune prestation réelle.
Et puis, encore une fois, est ce au monde judiciaire de faire la révolution des moeurs de ce pays.
N'êtes vous pas étonné du peu de réactions par exemple des lecteurs sur l'affaire d'Emile Vernaudon? Quel sens donné à ça? Si ce n'est qu'il ya une approbation tacite du système.

Légal

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