1,5 million requis contre Flosse

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Publié le vendredi 15 octobre 2010 à 09H21

COUR D’APPEL. L’avocat général a requis comme en première instance 1,5 million d’amende à l’encontre de Gaston Flosse pour “obstacle à l’exercice des pouvoirs attribués aux magistrats et rapporteurs de la chambre territoriale des comptes”.

Gaston Flosse comparaissait hier devant la cour d’appel de Papeete pour “obstacle à l’exercice des pouvoirs attribués aux magistrats et rapporteurs de la chambre territoriale des comptes”. L’avocat général a requis la même peine qu’en première instance soit 1,5 million de Fcfp d’amende. “Pour nous, tout cela n’est rien. Il faut que l’infraction soit constituée sur le plan légal. Tout ceci dans la mesure où dans cette situation les documents étaient demandés à telle ou telle personne. Que cela soit au président Flosse ou à quelqu’un d’autre. Or le délit d’obstacle à la chambre des comptes implique une volonté délibérée d’empêcher les contrôles. La preuve d’une entrave n’est absolument pas rapportée. C’est la raison pour laquelle, il ne me semble pas qu’une poursuite puisse prospérer”, s’est défendu Me Quinquis, l’avocat de Gaston Flosse.

“Monsieur Flosse n’a jamais donné la moindre instruction, que ce soit d’effacement de pièces ou de données informatiques”, a-til poursuivi avant d’ajouter : “Les ordinateurs ont été changés à la demande du chef de l’informatique. Ses collaborateurs l’ont même attesté, Monsieur Flosse n’y étant pour rien. Je crois que cela sort très clairement du dossier. Les documents archivés auraient pu être extraits. Mais tout ceci ne concerne pas l’intéressé. Ce dossier n’en est donc pas un”.

Pourtant, il est reproché au sénateur d’avoir entrepris “une entreprise de destruction systématique” des documents du SED (service d’études et de documentation). Il avait également été souligné que Gaston Flosse, de par sa fonction, avait une “responsabilité inhérente” à ce qui était décidé dans les services liés à la présidence. Dans son rapport sur la présidence en 2006, la chambre territoriale des comptes (CTC) avait présenté le SED comme un véritable “service de renseignements”, en relevant que juste avant son enquête dans le service, les ordinateurs avaient été “nettoyés” et “qu’aucun document relatif à l’activité du service n’avait pu être produit”. Elle soulignait ainsi que les “documents effacés” “pouvaient l’intéresser dans son examen de la gestion” et “auraient permis de constater la nature et la réalité du service fait”. Le délibéré sera rendu le 28 octobre.

JH

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Le SED, un “service de renseignements”

Le SED (service d’études et de documentation) est le descendant d’un premier “bureau d’études” dont il est fait mention dès 1994, bureau comptant “trois agents” et “placé sous l’autorité d’un officier de gendarmerie en retraite”.

Officiellement, selon l’arrêté de 1997, le SED est chargé “de recenser la documentation existante au sein des structures administratives et d’en établir périodiquement une synthèse ; de réaliser toutes études prospectives dans les domaines économique, scientifique et culturel, susceptibles d’orienter les choix de la politique du gouvernement”.

La vérité décrite par la chambre territoriale des comptes (CTC) est bien différente. Selon cette dernière, en juin 2004, le responsable du SED, André Yhuel, “a expliqué que les missions de son service s’apparentaient à celles du service des renseignements généraux de l’État” et qu’il collectait ainsi “des renseignements d’ordre économique, culturel, social et politique”.

“Le responsable du SED et son adjoint étaient deux anciens agents des services de renseignements français et l’encadrement est assuré par d’anciens gendarmes ou militaires”, a noté la juridiction financière, tout en remarquant : “Le profil des recrutements était donc peu en rapport avec les missions de documentation du service, mentionnées dans l’arrêté de création.” La CTC rapporte aussi les propos que lui a tenus André Yhuel, début juin 2004. Celui-ci explique : “Le service comporte deux cellules. L’une sous la responsabilité de l’adjoint au chef de service, basée à Motu Uta (zone du GIP), constitue en fait “l’équipe discrète” qui recueille les informations auprès de la population, notamment lors des manifestations publiques (politique, syndicale, sportive...). (…) Les renseignements recueillis par la cellule de Motu Uta sont transmis chaque jour au chef de service qui lui même fait un rapport chaque soir, écrit ou oral selon les circonstances, au directeur du cabinet du président de la Polynésie française. Les relations directes avec le président Gaston Flosse restent très rares.”

Le SED disposait de “quatre voitures et deux scooters, trois camescopes, des appareils photo, dictaphone et un récepteur radio”. Les véhicules, précisait le chef du service, “possédaient des cartes grises de l’administration territoriale et des plaques d’immatriculation banalisées”.

Jenny Hunter
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Commentaires anonymes

19/10/2010 à 04h13

C'est incroyablement vrai. Il y a ceux qui proposent leurs services en 3D et ceux qui en tirent bénéfices. Qui sont ceux qui sont plus en tort ? Ceux qui proposent leur compétence et leur service ou ceux qui en disposent ? Ce Mr André Yhuel a travaillé pour lui-même, pour (GF?)celui qui attend de son travail des renseignements pour mieux agir dans le bons sens et le bien du Pays, et un troisième sous le "manteau"... ? Pas étonnant que des personnes dans la politique tombent comme des étoiles. C'est comme qui dirait : Si j'avais su, je ne serai pas venu... autrement-dit il ne fallait pas l'engager.

Commentaires anonymes

15/10/2010 à 14h47

G.F.dépêche toi avec ta motion de censure(je conserve cette appellation)tu pourras ........... et rembourser ta dette...
...........????

Légal

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