Publié le samedi 12 décembre 2009 à 12H23
ENVIRONNEMENT. Les transports terrestres représentent 39% des gaz à effets de serre produit par le pays. Le tout-voiture demeure quasiment l’unique mode de déplacement au fenua, ce qui dérange la population et même les concessionnaires qui semblent évoluer en faveur d’une baisse de la pollution.
Il suffit d’interroger quelques passants en ville pour constater que l’ennemi de l’environnement est le même pour tous ici : la voiture. “Si j’étais présidente, j’arrêterais l’importation de voitures”, assène Corinne Belrose. “On peut faire avec le nombre de véhicules qui sont déjà sur le territoire. Il y a de bonnes voitures qui partent à la casse. La voiture, c’est un choix de politique économique fait par le Pays. Je n’ai jamais vu de parc automobile au m2 si important”, développe la jeune femme. “Il y a des bus, mais on arrive à faire croire aux gens qu’il n’y a pas d’horaires précis. Partout, ils réussissent à mettre des horaires de bus réguliers. Pourquoi pas ici ?”. Corinne n’est pas une exception, car en posant la question à plusieurs personnes en ville, le son de cloche sur la voiture est le même. Ainsi, Christelle et Hani, deux copines du Lep de Faa’a âgées de 16 et 17 ans se baladent entre deux cours. “Le changement climatique, oui on y pense c’est quelque chose que nous avons en tête”, disentelles en choeur. Pour elles, le changement climatique est dû à la pollution des véhicules. “Il y a trop de voitures, de circulation”, estime Christelle. “Il faut aller en vélo ou à pied, cela fait faire du sport”, renchérit la vahine.
Les transports terrestres comptent pour 39% du total de l’émission des gaz à effets de serre de la Polynésie. Chaque jour, à heure fixe, la transhumance des employés qui partent travailler en ville provoque des embouteillages. “Tout le monde va dans le même sens, sur une seule route. C’est aberrant que cela continue”, déplore un membre du réseau climat. On élargit les routes, on construit des ronds-points, mais on tarde à imaginer des solutions de déplacements plus innovantes et radicales. Le covoiturage reste anecdotique. Les bus ne sont pas mis en valeur. On les regarde de haut, comme des moyens de déplacement réservés aux pauvres”.
Et même du côté des concessionnaires, on commence timidement à réfléchir à l’évolution du marché de l’automobile. En novembre dernier, la prime à la casse annoncée par le gouvernement était la première mesure de relance du secteur à être associée à un message environnemental. “Pour moi, c’est bien, explique le directeur commercial de Peugeot. Les voitures européennes ont des normes plus strictes en matière environnementale. Nous avons donc un avantage commercial sur les marques asiatiques ou américaines”. Depuis environ deux ans, le responsable a d’ailleurs vu les demandes de la clientèle évoluer non seulement du côté des particuliers, mais aussi du côté des entreprises. “Maintenant, on nous demande le taux d’émission de CO2”. Peugeot représente également Porsche sur le territoire. Le directeur commercial précise qu’une vingtaine de Porsche Cayenne sont vendues chaque année. “C’est notre objectif, c’est déjà beaucoup par rapport à la population”. En fonction du modèle, ce type de voitures émet entre 244 g/km et 361 g/km, selon les informations du site Porsche France (une Peugeot 407 émet 219 g/km). “Ils sont condamnés à faire baisser ce taux compte tenu des préoccupations environnementales, note le représentant. Porsche est une grosse boîte et elle investit dans la recherche et le développement pour faire baisser sa facture écologique”.
Pour sa part, le directeur de Excel Motor, Boris Jakubczak, ne se sent pas concerné par la prime à la casse. “Nos voitures étaient hors catégories en termes de prix et d’émission de CO2”, précise-t-il. Son entreprise représente notamment les marques Hummer, Toyota et Chevrolet. En deux ans, 50 Hummer ont été vendus. Le modèle H3 émet entre 330 et 346 g/km. Sa clientèle est une niche qui représente environ 30 000 personnes qui ont les moyens d’investir entre 4 et 7 millions de Fcfp dans une voiture. Boris Jakubczak avoue qu’ils ne se sentent pas concernés par les questions environnementales. Un Hummer vient notamment d’être vendu à Rangiroa. Néanmoins il s’étonne que, lors d’une semaine où les pays se réunissent à Copenhague pour faire des choix pour l’avenir de la planète, la prise de conscience soit si faible ici : “Par exemple, nous sommes un des derniers pays développés où il n’y a aucune incitation fiscale pour avoir des voitures propres. Nous avons décidé d’importer la Prius, la voiture hybride de Toyota en 2008. Le service des contributions a décidé d’appliquer la taxe de mise en circulation la plus chère, celle qui correspond à la partie essence du véhicule. C’est ridicule”.
Le taux de gaz à effet de serre émis n’est pas le seul paramètre à prendre en compte pour déterminer si une voiture est propre. La fabrication et la destruction de ces engins sont également coûteuses en termes de facture énergétique. Entre voiture et développement d’un plan concerté de déplacement, le gouvernement a du pain sur la planche.
AB








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15/12/2009 à 00h05
Attention, en Polynésie aussi, on est très largement au dessus des émissions raisonnables de CO2...
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14/12/2009 à 11h00
la pollution de l'environnement en polynésie découverte pour certains ,outils politique pour d'autres ,
au niveau mondial prise de conscience ou bidouillage encore politique , pour cause de développement ,
qu'en est-il de nous les tahitiens et de tous les insulaires du pacifique , dans cet engouement des gouvernements de la planète afin de protéger la terre des pires catastrophes prévisibles ,
qu'ils ontcréé (les nations riches)
après ce que toutes ces grandes nations ont fait à notre mère la terre,
le peuple tahitien comme les peuples insulaires du pacifique n'ont jamais pollué chez eux ,
ils n'ont jamais cassé un seul bout de leurs terres , ils ont pendant des siècles vécut avec ce que la terre mère nourricière leur procurait , avec la mer le poisson etc...
aujourd'hui nous subissons le revers de la monnaie dû à l'orgueil des soit disant grandes puissances,
qui ont tout cassé , se sont appropriés de toutes les richesses , pollué le monde entier , contaminé et raccourci la vie de générations entières dans le pacifique et dans le monde , enrichi sur le dos des petits peuples etc... pour nous encore nous ressasser aujourd'hui de ne pas ou plus polluer ,alors qu'is sont les plus grands pollueurs et pilleurs du monde,
et donner des leçons aux peuples du pacifique et du monde qui n'ont jamais rien demandé à personne ,
le tahitien doit de se lever pour demander réparations pour tout le mal qui nous a été fait ,
lumière,
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14/12/2009 à 10h35
Denis Helme,
Pourquoi tu n'es pas allé toi-même avec tes guignols de Bryant et Hauata POMPER DE L'AIR à Copenhague. Tu n'auras qu'à dire "ça suffit, stop" et ils s'arrêteront. Que peuvent nos représentants contre tous ces pays industrialisés et riches qui polluent sans rien faire?
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14/12/2009 à 09h58
les sociétés automobiles se sont mis plein les poches en polynésie , c'est vrai qu'ils sont pour beaucoup dans le budget de la polynésie (les acheteurs)!!!...
ce sont de véritables mine d'or ces sociétés avec 8000 voitures vendues an il y en a pour 8 milliards minimun ,
aucune autre société ne peut se targuer d'aussi belle rentrée ,
quand çà dégringole il faut les entendre tous en coeur pleurer de la baisse des ventes ,
et les banques sont au petit soin lors de ces emprunts par les smigards tahitiens , si on enquêtait un tout petit peu la majorité des acheteurs de voitures sont dans le rouge ,
et n'aurait jamais pu bénéficier de ces emprunts automobiles,
quelle tristesse pour nous ,
nous en prendre à ces marchands automobile ne va pas changer grand chose,
plus grand pollueur , ces marchands de voitures , avec les banquiers ,
taxe carbone et taxe tout court , encore le petit qui paye ,
nous passons à autres choses, qui nous intriguent depuis des années????
la question à poser au gouvernement de ce pays , comme pour les sociétés automobiles ,facilité d'acquérir une bagnole ,
pourquoi ne donnerait-on pas d'emprunt banquaires , à tous les tahitiens smigards , afin qu'il puisse construire une maison décente sur leurs terres , comme les emprunts minutes lors des expositions des bagnoles à Tinihau ,
il se dit que des maisons de chine ou d'ailleurs seront proposés au territoire à cinq millions de francs ,
voilà une belle opportunité de donner aux tahitiens l'occasion d'être propriétaire de leurs maisons ,
que d'être propriétaire d'un 4X4 qui va pourrir d'ici 10 ans ,
pourquoi , deux poids deux mesures , ce qui est bon pour les bagnoles 4X4 emprunt banquaire facile jusqu'à 7 ans ,
ne l'est pas pour les maisons afin de donner un peu plus de dignité aux tahitiens ???????????????????? propriétaire de terres??????
au lieu de les enfermer dans des lotissements sociaux comme des animaux , avec tous les problèmes que nous savons,
nous demandons au gouvernement de faciliter les emprunts pour l'acquisition de maison kit ou autres , pour tous les tahitiens ,
emprunts minutes comme pour les bagnoles ,remboursement sur 10 ans???
pour la dignité des hommes çà n'est possible ???????
il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans ce pays , depuis longtemps,
lumière,
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13/12/2009 à 13h11
À Copenhague, Tuvalu secoue le cocotier ou l’immeuble Danois
Voila ce que j’ai lu sur l’article 12 décembre 2009 du Tahiti-Presse
Les négociations sur le climat dans la capitale Danoise sont tendues.
Tuvalu, tout petit État du Pacifique Sud, avec ses 9 atolls coralliens et 11 000 habitants, s’en prend aux grands et pas les moindres !! (Les grands pays émergents, tel que la Chine et l’Inde).
La distinction entre ces pays industrialisés, responsables du changement climatique, et les pays en développement qui ne sont pas tenus de réduire leurs émissions sur le Protocole de Kyoto.
Or, ces mêmes grands pays émergents, la Chine et l’Inde en tête, émettent désormais la moitié des gaz à effet de serre de la planète.
Ce minuscule état « Tuvalu », réclame déjà un accord général juridiquement contraignant et a donc exigé d’ajouter un amendement obligeant les grands émergents à réduire leurs émissions à partir de 2013.
Comme, l’indique le Tahiti Presse, les 15 pays, dont, bien sûr, la Chine et l’Inde et également l’Arabie Saoudite, ont déjà contre-attaqué. « Demandant la suspension de séance, ils ont quitté la salle ».
Un geste de refus que le négociateur de Tuvalu, ‘‘Monsieur Ian Fry’’, n’a pas apprécié:
En disant qu’il ne pouvais pas accepter qu’il y ait des négociations informelles entre certains pays, c’est un problème essentiel et nous vous implorons de lui réserver le traitement approprié".
Quant à la ministre Australienne du Changement climatique, Penny Wong, elle a demandé un changement d’attitude:
"Si nous voulons un accord, il faut arrêter de montrer du doigt certains pays ou de rejeter la faute sur le voisin".
Tuvalu a reçu le soutien des autres petits pays insulaires et de pays africains, tous déjà affectés par le changement climatique. « Et nous la Polynésie Française ???? »
Mis à part Jacky Bryant, Max Hauata, Michel Yen koo et le sénateur Richard Tuheiava qui vont tenter de brailler ou de secouer les tours de Copenhague comme le représentant de Tuvalu !! Pour la Polynésie pas d’élus officiels de l’assemblée territorial « na da » personne ne s’en soucie même pas la news présidente du groupe « Te Natira a te mau feia faufaa ore », pas un seul du Tavini no vau noa, du Tahoe no to’u pute et du To tatau aita, tous n’en a que faire de la Polynésie Francaise, ils s’en br….t royalement
Ces femmes et ces hommes politiques sont plus occupés a secouer les chaises de gouvernent et d’une éventuel énième motion défiance pour leurs poires et surtout leurs poches !!
Les atolls des Tuamotu peuvent attendre encore 50 ans, rien ne presse, la Polynésie sera paré pour la montée des eaux.
Hei a mea ma, a tia ou tou taa hoa tura, vous voulez encore garder ces 57 guignols dans votre maison de Tarahoi
Moi, je dis cela suffit !! Je dis stop !!
Je ne me sens aucunement représenté par ces femmes et hommes politiques qui dois assurer l’avenir de mes enfants dans les 30 et 50 prochaines années ??
Denis
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13/12/2009 à 12h27
Seulement l'argent règne ici, et la vision à long terme(même moyen terme) n'existe pas au quotidien. Nous sommes sur un île entourée de 5000 km d'océan et nous polluons parce que notre confort égoïste compte avant tout ! C'est seulement cela la réalité... A aucun étage de notre société locale, nous ne prenons réellement en compte le problème du transport. Pour cela, il faudrait un gouvernement courageux, très courageux...mais que diraient les électeurs ?
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13/12/2009 à 08h56
La bagnole c'est le cauchemar d'entre les cauchemars (et on a l'embarras du choix en PF !) sans parler de la saturation du réseau routier qui ne sera jamais réglé et avec 7000 4/4 importés chaque année, l'hécatombe meurtrière et environnementale sera phénoménale...
A l'heure de Copenhague dont la Polynésie, l'une des premières concernées à l'air de n'avoir rien à cirer, les écologistes, militants ou pas, Polynésiens ou pas mais quasiment désespérés dans l'ensemble se demandent s'ils doivent descendre dans la rue (en vue de procéder eux-mêmes aux contrôles obligatoires, partout dans le reste du monde, des véhicules à traînée noire), ou commencer à l'instar des autorités maldiviennes à réserver des terres à l'étranger pour évacuer les premiers réfugiés climatiques des Tuamotu si ce n'est carrément émigrer !...