Publié le lundi 09 août 2010 à 11H53
SOCIÉTÉ ENVIRONNEMENT POLYNÉSIEN (SEP). Les Nouvelles se sont procuré le rapport d'observations définitives de la Chambre territoriale des comptes (CTC) qui analyse le fonctionnement de la SEP de 1997 à 2007. Un pavé de 86 pages, accablant, qui met en lumière le “management critiquable” d'un homme tout-puissant à la tête de la SEM : Karl Meuel.
L’ESSENTIEL
- La CTC pointe avant tout la situation financière préoccupante de la SEP qui affiche un trou d'un peu plus d'un milliard entre dettes et créances douteuses
- Une situation imputable à une augmentation des dépenses résultant principalement d'une mauvaise gestion des contrats de sous-traitance et de l'explosion des charges de personnel et du budget communication
- Directeur général quasiment en continu depuis la création de la SEP, Karl Meuel s'est octroyé des indemnités et des avantages conséquents
Difficile de savoir par où commencer. Les 86 pages du rapport d'observations définitives de la Chambre territoriale des comptes (CTC) sur l'activité de la SEP de 1997 à 2007 accablent la Société d'économie mixte (SEM) à tous les niveaux : mauvais choix en termes d'infrastructures, faibles performances du tri sélectif, situation financière préoccupante, management critiquable, moyens humains et matériels inadaptés, actions peu performantes, une communication dispendieuse et peu efficace, mauvaise gestion de la soustraitance… Les Nouvelles s'attachent aujourd’hui essentiellement aux défaillances de management. Nous reviendrons demain sur les erreurs de stratégie en matière de traitement des déchets.
Dans son rapport, la CTC pointe avant tout la situation financière préoccupante de la SEP, imputable à une augmentation des dépenses résultant principalement d'une mauvaise gestion des contrats de sous-traitance et de l'explosion des charges de personnel et du budget communication, et non, comme le déclarait son directeur Karl Meuel dans une interview aux Nouvelles il y a un mois, à une sous-évaluation des tarifs. Au fil des années, la SEM n'a cessé de creuser son trou qui s'est transformé en un gouffre de plus d'un milliard de Fcfp. “Les créances clients et parallèlement les dettes fournisseurs ont atteint un niveau supérieur à un milliard de Fcfp”, peut-on lire dans le rapport. Le tout, alors que la SEP a été activement soutenue par le Pays, qui possède d'ailleurs désormais 79,5% des parts du capital de la société, alors qu'initialement, il n’en détenait que 59%. Comment la SEP en estelle arrivée là ? Principalement du fait de la gestion jamais remise en cause d'un seul homme : Karl Meuel.
“Un P-dg omnipotent, insuffisamment contrôlé, disposant d'une situation privilégiée”. “Je ne connais pas les problèmes de gestion que vous évoquez. La CTC en effet a mis en avant des problèmes, maintenant il faudrait les prendre un par un pour essayer de voir de quoi vous voulez parler”, déclarait Karl Meuel aux Nouvelles il y a un mois, répondant à la question “Un rapport de la CTC s’apprête à sortir concernant la SEP, on dit que le document fait apparaître des erreurs de gestion, reconnaissez-vous ces erreurs ?” Dans cette interview, le directeur de la SEP expliquait les problèmes financiers de sa société par des tarifs pratiqués sousévalués. Pour les magistrats de la CTC, ses problèmes financiers relèvent avant tout de la mauvaise gestion d'un directeur qui a tous les pouvoirs. Dans le rapport, ils soulignent l'activité quasi inexistante du conseil d'administration et une assemblée générale réduite au rôle de “chambre d'enregistrement”, qui ont donc “laissé le directeur général, qui exerçait parfois simultanément la fonction de président du conseil d'administration, devenir omnipotent”. Un directeur, qui, de ce fait, n'a pas hésité à retirer des avantages de sa situation de suprématie. À l'origine, Karl Meuel disposait “d'un niveau de rémunération confortable”, de 800 000 Fcfp brut par mois. Le 19 juillet 2005, cette somme a été portée à près de 1,1 million de Fcfp, mais la CTC raconte que “la rémunération du directeur général a été bien supérieure à celle décidée par le conseil d'administration”. En 2005, Karl Meuel a ainsi bénéficié d'un trop perçu de 2,5 millions de Fcfp, en 2006 de 7,5 millions et en 2007 de 5 millions.
Avantages en nature. À cette rémunération mirobolante s'ajoutent des avantages en nature sous forme d'abonnements téléphoniques et internet. En 2006 et 2007, le montant annuel de ces avantages s'est élevé à près de 2 millions de Fcfp, soit plus de 160 000 Fcfp parmois. “Or l'utilisation de ces moyens ne correspond que marginalement aux besoins professionnels de M. Meuel”, note la CTC. Le directeur général dispose aussi d'une voiture de fonction (Audi A4 puis 607) sans que le conseil d'administration ait prévu cet avantage. La SEP a aussi fait l'acquisition de deux véhicules Toyota Hillux double cabine, dont l'un était assuré avec mention d'un conducteur secondaire en la personne de NellyMeuel. KarlMeuel a plaidé une erreur de l'assureur, avec à l'appui, une attestation de ce dernier reconnaissant l'erreur, dix ans plus tard… Autres avantages, les frais de déplacement et de représentation, qui “ont connu une croissance rapide de 2002 à 2006, pour atteindre plus de 9 millions de Fcfp, avant de décroître en 2007, à compter de l'annonce du contrôle de la chambre, et plus sensiblement encore en 2008 où ils ont été divisés par deux”, remarque la juridiction financière, qui ajoute : “Un examen plus approfondi fait apparaître un train de vie du directeur général qui tranche avec la situation financière de la société. Le directeur général a ainsi fréquenté des hôtels dispendieux à Paris, Lyon, Sydney ou Los Angeles, en ayant une forte propension à faire appel au room service et au service de blanchisserie de ces établissements, au point que parfois ces frais étaient supérieurs au pris de la chambre seule. D'autres dépenses au cours de ces déplacements ou à Tahiti semblent n'avoir pas de rapport avec le fonctionnement d'une société en charge du traitement des déchets”.
Avances illégales. Mais tout cela ne suffisait pas au tout-puissant directeur de la SEP qui s'est également octroyé, au cours des nombreuses années passées à la tête de cette SEM, des avances illégales. D'ailleurs un compte de la société était même réservé à cet effet à partir de 2006 (au 31 décembre 2008 il était débiteur de 1,239 million de Fcfp). Karl Meuel a même obtenu le versement d'une prime exceptionnelle ainsi que l'instauration d'une indemnité de fin de fonctions. Sur l'année 2006, l'ensemble des rémunérations, avantages et avances (hors frais de mission et de représentation) perçus par M. Karl Meuel s'élevaient à 28,8 millions de Fcfp, a calculé la CTC, soit environ 2,4 millions par mois.
CV
“Un management critique s'est installé”
Sureffectif. Au-delà du traitement de faveur que s'est lui-même réservé Karl Meuel, la CTC pointe son management critiquable qui manque de transparence. Selon elle, l'effectif de la société de 20 personnes “est inadapté à son activité”. La CTC s'étonne de la présence de huit techniciens permanents alors que la plupart de l'activité est assurée par la société sous-traitante Enviropol ; et d'un commercial dont l'activité “est elle aussi difficilement cernable dans la mesure où la SEP est le seul interlocuteur des communes dans le cadre des conventions signées. (…) Par ailleurs, lorsqu'il a quitté la SEP pour rejoindre un cabinet ministériel, il n'a pas été remplacé pendant plusieurs mois. En outre, sa réintégration à la SEP lui a été garantie, mais pas nécessairement au poste de commercial”.
Suréquipement. Dans le rapport, des acquisitions de biens “sans relation avec les besoins de la société”, notamment pour ce qui est du matériel informatique (qui excède les besoins de la société) et du parc automobile (important et coûteux) sont mis en exergue. La gestion immobilière de la société est qualifiée de “peu lisible”.
Manquements dans la gestion financière et comptable. Quant à la gestion financière et comptable de l'entreprise, la CTC souligne qu'elle “est marquée par des manquements et des négligences, notamment en ce qui concerne les dotations aux provisions. Les pratiques comptables de la société ont substantiellement altéré le bilan et le compte de résultat de la société en donnant une image insincère et non fidèle de l'entreprise”. Pour la CTC, il s'agirait d'une manoeuvre visant à masquer aux administrateurs la réalité de la situation financière de la société. Déclarations de TVA hors délais, impayés de certaines communes imparfaitement pris en compte, erreurs comptables grossières et abus de la pratique des avances aux employés (qui selon la CTC s'apparentent à une activité bancaire généreuse car il est question de sommes importantes empruntées en l'absence de taux d'intérêt et un certain “laxisme dans le remboursement”), font partie des pratiques courantes listées dans le rapport.
Un compte à Monaco. Les magistrats ont même relevé l'existence d'un compte ouvert à Monaco : “Curieusement, la SEP a détenu entre 2003 et 2005 un compte en banque domicilié à Monaco à la Monte Paschi Banque. Ce compte, ouvert selon le directeur “pour permettre le règlement de ses fournisseurs basés en métropole et en Europe”, avait un solde créditeur au 31 décembre 2004 de 5 millions de Fcfp. Il a été soldé au cours de l'année 2005. Les conditions d'ouverture et d'approvisionnement de ce compte demeurent inconnues. Ce compte est aujourd'hui clos”.
Les recommandations de la CTC
“La chambre a souhaité formuler des recommandations issues des observations qu'elle a pu faire sur la gestion de la SEP. Elles s'inscrivent dans le cadre de l'hypothèse où la SEP deviendrait un outil au service des communes, du fait de la réorganisation de la filière déchets, rendue nécessaire par l'évolution des compétences communales.”
Statuts et organes dirigeants
- Redéfinir la place des communes dans le capital et les organes dirigeants de la SEP, en favorisant une nouvelle répartition de l'actionnariat et en réintroduisant ces collectivités dans les processus de prise de décisions. Cette évolution doit aller de pair avec une redynamisation du conseil d'administration dont les attributions doivent être étoffées et respectées.
- Redéfinir les missions de la SEP en précisant ses statuts, ses compétences et en fixant de nouveaux objectifs réactualisés à court, moyen et long terme, notamment en ce qui concerne le taux de captage, la réduction des tonnages enfouis au profit du recyclage et les produits issus de la revente de déchets recyclés.
Mesures favorisant la fiabilisation des comptes, et à terme, le rééquilibrage de l'exploitation
- Procéder aux dotations aux provisions pour risques et charges et en particulier celles liées à la post exploitation du CET.
- Améliorer la mise en concurrence, notamment dans le cadre de l'attribution, en 2011, des marchés de sous-traitance de l'exploitation du CET et du CRT, en élargissant au niveau international les consultations, et, si nécessaire, en redéfinissant les lots en réduisant les durées des marchés.
- Réorganiser les filières de traitement et leur financement en préférant la valorisation locale à l'export. Dans ce dernier cas, la revente des déchets recyclables devrait viser à dégager des recettes plus substantielles, ce qui améliorerait la perception par la population de l'intérêt du geste de tri.
- Mettre en place un système de bonus-malus visant à rémunérer significativement les communes réalisant des efforts de tri sélectif, en plus de l'opération 1 kg = 1 Fcfp au bénéfice des associations caritatives communales.
- Facturer aux communes la prestation réelle, en abandonnant la facturation actuelle au forfait mensuel (calculé sur une base annuelle), qui n'est pas en adéquation avec le service réellement offert à ces collectivités, et qui est source de litiges et de contestations.
- Repenser la stratégie de communication, qui doit être plus économique, en donnant notamment une place plus importante aux communes, proches de leurs administrés, et en promouvant une communication de proximité plus efficiente qu'une politique publicitaire massive et mal définie.
La SEP proche de Hubert Haddad
“La SEP a entrepris un grand nombre de campagnes d'information et de sensibilisation de la population sur la problématique de la gestion des déchets de tous types et plus généralement sur les enjeux de l'environnement. Mal ciblées en l'absence de stratégie bien définie, parfois conclues dans des conditions peu transparentes, rarement évaluées, elles n'ont eu qu'un impact très réduit sur l'amélioration quantitative du tri sélectif”, annonce la CTC en guise d'introduction du rapport. En tout, 577 millions de Fcfp ont été consacrés à la communication entre 2001 et 2008 “pour un résultat indigent en termes du tri sélectif” observe-telle. Pointant une explosion du budget communication (+177%) sur la période 2004-2007, les magistrats parlent de “navigation à vue”, “sans cohérence et suivi”.
Manque de transparence. La CTC observe que “depuis 2001, les contrats passés avec les sociétés du groupe 2H, d'autres sociétés de M. Hubert Haddad et ECR, appartenant à des membres de sa famille, ont été de plus en plus nombreux, au point de représenter en moyenne la moitié des investissements en com de la SEP sur la période 2001-2008. La SEP a ainsi fait régulièrement appel aux prestations diversifiées (édition, impression, fabrication de gadgets, achats d'espaces publicitaires) des sociétés Anypol, Affichage Tahiti Nui, Nova Vision, Miss Tahiti, Club Éditions et ECR ainsi que des régies Pacific Millenium, 2LCom, Publi Pacific et Oba Pub. Entre 2003 et 2008, les montants facturés à la SEP par le groupe 2H et d'autres sociétés proches de Hubert Haddad ont été multipliés par près de sept alors que, dans le même temps, les sommes dépensées au titre des campagnes d'information et de sensibilisation au tri sélectif n'ont été multipliées que par quatre”. La CTC explique même qu'alors que la SEM connaît des difficultés de trésorerie croissante, à partir de l'exercice 2005, la SEP paye d'avance les factures du groupe 2H et d'autres sociétés proches de M. Hubert Haddad, parfois même dès la commande, “ce qui équivaut à des avances de trésorerie faites à ces sociétés”. Et la CTC conclut que “les sociétés du groupe 2H et celles proches de M. Hubert Haddad ont bénéficié d'une relation privilégiée avec la SEP”.
Des tarifs 2,75 à 5 fois supérieurs à ceux du marché. La CTC indique que la SEP a fait appel à la société ECR qui proposait des gadgets publicitaires et note que “la facturation adressée à la SEP à l'automne 2007 représentait plus de la moitié du chiffre d'affaires de la société ECR (18,3 sur 34,9 millions de Fcfp) qui pourtant revendique sur internet de nombreux clients internationaux. Par ailleurs, les tarifs pratiqués par ECR, avec coefficient multiplicateur de 2,75 à 5 pour ses gadgets, sont bien supérieurs à ceux constatés sur des sites internet de confections d'objets publicitaires de même nature”. Les magistrats remarquent également dans cette partie du rapport que la SEP “a procédé depuis 2005 à l'achat de milliers de ‘magnets’ qui ont engendré des écritures comptables peu transparentes”. Après avoir égrené d'autres exemples, la CTC conclut : “Les relations avec les sociétés du groupe 2H présentent des anomalies sérieuses. Sur l'ensemble de ces opérations, le bénéfice que pourrait en tirer la SEP est très largement incertain : le résultat en termes de communication n'est jamais évalué. La délivrance d'avoirs qui ne sont pas utilisés et le recours à une agence de publicité dont l'intérêt est mal cerné sont autant de handicaps affectant les finances de la SEP”.
Les spots publicitaires radiophoniques exclusivement sur Radio Maohi. D'août 2002 à septembre 2007, la SEP ne choisit d'acheter des espaces publicitaires qu'à Radio Maohi pour sensibiliser la population des îles du Vent, ce qui a permis à la radio orange d'empocher environ 6 millions de Fcfp de la part de la SEP. Pour la CTC, il s'agit d'un choix contestable, “d'autres radios bénéficiant d'une plus grande audience auraient pu être sollicitées”.
Des animateurs qui coûtent très cher. Pour sa communication, la SEP a également employé des animateurs très coûteux, tant en salaire qu'en frais de déplacement. Par exemple, l'un d'eux a été rémunéré mensuellement entre 300 000 et 480 000 Fcfp pour 165 demi-journées de sensibilisation dans les établissements scolaires, avec l'équivalent d'un 13e mois en frais de déplacement. Un autre a perçu mensuellement 220 000 Fcfp sur une base de 64 heures ; idem pour un consultant payé 380 000 Fcfp par mois pour le même nombre d'heures.








Les dernières contributions
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11/08/2010 à 16h20
pour Emere Cunning
votre mauvaise foi est stupéfiante : lisez vous la presse française où de nmbeux titres dénoncent le système sarkozy ? avez vous noté que dans les sondages jamais un président de la 5ème république n'a été aussi impopulaire. relisez vos écrits où par exemple vous dites que Christian blanc exerce toujours alors qu'il a été démissioné.
encore une fois les turpitudes de nos politiques sont aussi impardonnables ici qu'en France.
quand aux avantages de mr Meuel ne simplifiez pas trop facilement : que dites vous des dépassements de salaires qu'il s'est accordé sans passé par le conseil d'administration, quid des tarifs jusqu'à 5 fois supérieur au prix du marché pour certaines prestations commandées au groupe 2H
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11/08/2010 à 11h01
COMMENT SE FAIT-IL QUE CES MEMES DIRIGEANTS NE SONT PAS POURSUIVIS ET NE REMBOURSENT PAS LES FONDS PUBLICS QU'ILS ONT LITERALEMENT DETOURNE?
Bonne question de l'ange Gabriel et notre réponse qui vaut pour tous les offusqués à commencer par las Novelas, pourtant au parfum camenbert-piropiro de la Sarkozye, mais chuttttt.
Vous savez parfaitement que les dirigeants, du public comme du privé, ont, de tout temps, bénéficié d'un véhicule de fonction et d'abonnement téléphone/internet. Personnellement, je trouve normal, en temps de vaches grasses. Et je doute très fort qu'à leur place, vous crachiez dessus. Par contre vos président/ministres/hauts fonctionnaires et chefs d'entreprise (pour résumer) font bien pire ; ils sont passés à l'arnaque while they're reluctant to hire more workers et suppriment les postes de fonctionnaires sous prétexte de faire des économies. Votre président de la République ne s'est pas augmenté mais triplé son salaire sans que vous ne critiquiez ; ça vous choque pas. Alors basta, la comedia.
En Polynésie, la règle d'or est calomnier... des fois qu'il en reste quelque chose. But no way. Pour ce que valent, de nos jours, les rapports de la CTC et de la Haute Cour, loss of time to read them when they just shut up about Woerth who is worth worrying.
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10/08/2010 à 17h04
pour Emere Cunning
Quel bel argument que celui de dire : puisqu'il y a des gens malhonnêtes en France pourquoi n'aurions nous pas les notres aussi.
Des comportement comme celui du directeur de la Sep sont aussi inexcusables ici ou en France.
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10/08/2010 à 14h40
Et après Emere se demande où passent les milliards envoyés par la France...et constate que les polynésiens n'en voient pas la couleur ! Pour le coup je te l'accorde Emere peu de polynésiens en bénéficient par contre d'autres......Je pense que tu devrais demander à ton père spirituel où passe l'argent, lui il sait !
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10/08/2010 à 14h27
Quand vous comprendrez que la plus terrible des malédictions c'est pas l'Etat mais bien la gangrène intérieur, on avancera...
Vite des gens compétents et intègres pour dégager la fange actuelle
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10/08/2010 à 12h41
Pauvre Mr Poubelle s'il avait su qu'il pouvait en faire autant d'argent de ses inventions ...
L'animateur cité c'est le gars qui fait peur aux enfants avec ses lunettes de soleil à l'horizontale ?
Pas futfut le gars pour ouvrir un compte à Monaco et le mettre dans sa comptabilité !
Où va t il être parachuté pour pouvoir rembourser tout ça ?
Merci Les Nouvelles !
Qui sera le truand fonctionnaire suivant ?
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10/08/2010 à 11h00
Bof. Il n'y a rien d'étonnant dans cette histoire. Cela fait des années que c'est ainsi, en Polynésie : de la corruption, encore de la corruption et toujours de la corruption.
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10/08/2010 à 10h10
La SEP a remporté en 2007 à Paris la palme des « SEM d’or » décernée par la fédération des Sociétés d’économie mixte...8)
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10/08/2010 à 07h55
Encore une pourriture qu'on avait oublié dans un coin.
On espère que Mr Haddad va mieux après son départ sanitaire urgent et qu'il pourra revenir sur le fenua très bientôt.
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10/08/2010 à 07h44
ORDURE.... C'est de l'OR qui DURE, comme dirait Oscar dans les années 2000 pendant les évènement de Paihoro.
OR qui DURE pour un ORDURE , c'est pas mal trouvé!
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10/08/2010 à 07h01
Fa'ata'a te pehu...
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10/08/2010 à 01h20
Il fallait avoir les moyens pour sensibiliser dans les écoles et trouver les animateurs motivés… Pensez-vous que les personnes qu’il fallait payer 400 milles à l’époque aurait voulu être payé moitié moins par rapport à aujourd’hui pour les mêmes services ? Le constat, c’est qu’elles ont été bien réellement payées (pas factice). Les dépenses ne paraissaient pas exorbitantes tant qu’il y avait « les moyens » dans les tiroirs-caisses. Avec la crise économique que tout le monde connait, les sources se sont taries et les réajustements sont devenus absolument nécessaires. Nous devons descendre les échelles plutôt que de les grimper. Reprocher à un patron d’avoir gérer de telles sortes alors que c’était « monnaie courante » de régler plus ou moins fortement les prestations de services avec des dépenses extravagantes, avant la crise économique, ne serait pas juste (avait-il le choix ?). Aujourd’hui, il est facile de dire que d’autres antennes radios auraient été moins couteuses pour les spots publicitaires (ce n’est pas sûr), mais quand on a une « dent » contre les « oranges » tout est de leur faute. Les dépenses avant la crise étaient comme des « pipis de chats ». Les totaux sont énormes. On y trouve aussi les cotisations, taxes, charges et salaires, ect… L’argent roule. Il a circulé et rempli d’autres caisses et nourrit des familles à tous les nivaux (les chefs de services, le personnel, tout comme les chauffeurs, les ramasseurs et trieurs des déchets…). Plus nous avançons vers l’avenir, plus cela devient inquiétant. Nous ne pourrons plus remplir la CPS si le salaire se réduit à un « sac de riz et une boîte de corned-beef » par jour. Il y a des familles en ce moment qui vivent « Khô-lanta ». Taxer ou interdire le lagon, quand le peuple pense y aller dans ce garde-manger naturel, ancestral, pour se nourrir de la pêche, c’est mettre la population dans des situations à ne plus pouvoir se nourrir gratuitement. Ce serait le comble d’enlever le pain de la bouche de ceux qui savent se débrouiller autrement sans faires des torts à personne pour s’en sortir. Dans le même temps, les lagons ont besoin d’être protégés contre les abus et les destructions (les déchets…). Cela doit être terrible en ce moment, les situations de ces personnes qui vont perdre totalement leur emploi au lieu de percevoir les 2/3 ou la moitié pour rester dans la course. Après la chute d’une personne d’un troisième étage, il y a de quoi se poser des questions. Un bureau de « doléances » serait utile au sein du service de la Solidarité des familles pour étudier les situations cas par cas et être au moins à l’écoute. Il n’y avait que « les oranges » qui ont été solidaires dans le passé (il faut bien le dire, cela ne révolte que les envieux). Cela leur a couté leur réputation. A travers le monde, il y a des catastrophes bien terribles en ce moment. Nous devons prendre nos épreuves avec patience et courage pour être plus fort ensuite.
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09/08/2010 à 23h24
Et un ripou de plus...pourqoui s'en étonner ? on est tout simplement écoeuré par tout ce système hérité de l'ère flosse mais jamais remis en cause par les gouvernements succesifs. vivement une nuit du 4 août pour abolir les privilèges de tout ce caste de politiciens véreux et de leurs courtisans.
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09/08/2010 à 22h08
Moi je trie mes déchets tous les jours, mais je ne sais pas dans qu'elle poubelle le mettre celui-la...
Faut-il resortir la guillotine ???
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09/08/2010 à 22h01
sans compter les multiples allés et venus de mr. K. Meul en Israel pour voir son cher frêre Haddad..
C'est à vomir de rage......
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09/08/2010 à 20h40
Malgré tous les rapports de la CTC mettant en cause la gestion douteuse, malveillante et inacceptable des dirigeants des SEM du pays, COMMENT SE FAIT-IL QUE CES MEMES DIRIGEANTS NE SONT PAS POURSUIVIS ET NE REMBOURSENT PAS LES FONDS PUBLICS QU'ILS ONT LITERALEMENT DETOURNE ?
Apparemment, presque toutes les SEM ont connu des dérives de la part de ses directeurs ou PCA. Y en a-t-il au moins un qui a été inculpé et condamné à rembourser ? NON, NON, NON, NON, NON et toujours NON !!!!
Il n'y aura que nous, la population, couillon qu'on est, qui payera les pots cassés tandis que ces profiteurs s'en tireront les c.uilles nettes ! Elle est belle la justice terrestre !
Vive la polynésie ! Vive la france !
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09/08/2010 à 20h37
Une belle ordure comme tu dis, cette génération dorée qui ne doutait de rien... Je crois que le plus bel outil qui nous ait été donné par tous ces statuts d'autonomie, c'est bien la chambre territotiale des comptes. Sans elle, toutes ces magouilles n'auraient pas émergées et sans doute auraient-elles eu de beaux jours devant elles.
Contribution modérée
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09/08/2010 à 20h01
Inutile de perdre notre temps à lire ces rapports de la CTC qui pinaille sur des abonnements téléphone et internet, véhicule de fonction et autres avantages qu'en France les directeurs de structures telles la SEP ne manquent pas de bénéficier. Sans parler de leurs salaires mirobolants.
Il nous est désormais IMPOSSIBLE d'avoir confiance en ces hauts-fonctionnaires de la Cour des Comptes (et CTC) quand ils n'ont pipé mot sur les détournements des ministres de la République. Il a fallu que ce soit les médias "....." qui dénoncent des Christian Blanc et Estrosi (entre autres) qui se payent leurs cigares et balades sur le dos des contribuables. Ces derniers continuent à exercer et profiter sans que rien ne soit fait. Alors basta, vos novelas à la française. D'ici que l'Etat veuille aussi mettre la main sur la SEP, il n'y a pas des kms et cela ne nous étonnerait pas du tout.
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09/08/2010 à 19h38
Voilà la preuve que l'OR DUR a du bon pour ces COQUINS-REQUINS!!!!!!!....
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09/08/2010 à 17h15
Pourquoi où que l'on gratte on trouve de la pourriture ?
Est-ce que l'on peut un jour citer une SEM intègre et exemplaire ?
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09/08/2010 à 16h58
A quand le procès... On risque de remonter jusqu'à.... qui? Encore une affaire bien juteuse!
Et le commercial dont l'activité “est elle aussi difficilement cernable" lorsqu'il a quitté la SEP pour "rejoindre un cabinet ministériel", lequel?
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09/08/2010 à 16h48
J'espère que les juges d'instructions et la brigade financière ont passé de bonnes vacances car ils vont avoir du travail !
Ce monsieur est un délinquant qui a tout à fait sa place à Nuutania.
Mais il ne suffira pas de le faire comdamner il faut aussi lui faire rembourser tout ce qu'il a volé en saisissant ses biens propres et également ceux de tous ceux, dans ce nid de ripoux, qui en ont profité.
Commentaires anonymes
09/08/2010 à 16h16
Comment ne pas avoir la haine en voyant cet ordures ?
J’ai envie….