Publié le lundi 15 décembre 2008 à 09H11
NÉGOCIATIONS. Les accords dans le BTP et les assurances ont été signés. Dans les secteurs du nettoyage et du gardiennage, ils sont ouverts à la signature.
L'ESSENTIEL
- Les patrons pensent aujourd'hui remettre en cause l'accord signé dans le BTP
- De nouvelles rencontres sont prévues cette semaine pour l'industrie, l'imprimerie et les hydrocarbures
- Dans les autres secteurs, les négociations se poursuivront en janvier
“Pour le BTP, on a négocié 3% (2% au 1er janvier et 1% au 1er juillet, ndlr). On avait demandé 4,5% mais dans la période difficile où nous sommes, c'est satisfaisant. C'est un bon début", constate Patrick Galenon, secrétaire général de la CSTP-FO. Une fois de plus, les négociations salariales sont houleuses en raison de la morosité de l'économie polynésienne. Les patrons sont hostiles à consentir une hausse des salaires tandis que les syndicats de salariés ne démordent pas. "Les discussions sont assez âpres entre les partenaires", décrit Bruno Bellanger, président du CEPF. "Le discours répandu chez les patrons est d'arrêter la spirale hausse des salaires-inflation des prix. Dans certains secteurs, il a été proposé un gel des salaires en contrepartie de ne pas faire de plan de licenciement. Cela a été discuté notamment dans l'hôtellerie."
En plus du BTP, les négociations ont aussi abouti dans le secteur des assurances où les employés ont obtenu une revalorisation salariale de 1,6%. Mais, les accords pourraient être remis en cause dans le BTP par les patrons. Ce secteur, en plus des 3%, a obtenu une revalorisation de 2 000 Fcfp du Smig. "La signature s'est faite très tôt et dans des conditions qui n'étaient pas très claires", fait-on remarquer du côté des chefs d'entreprise.
Dans deux autres secteurs, le gardiennage et le nettoyage, "les accords sont ouverts à la signature", explique Hervé de Gaillande, directeur de l'Inspection du travail. "Les accord sont prêts. Mais, il a fallu un peu de temps pour les rédiger. Ils n'ont pas été signés au cours de la séance. Les gens viendront les signer au fur et à mesure dans la semaine." Pour ces secteurs, "des augmentations différenciées ont été faites selon les catégories pour éviter d'écraser la grille suite à l'augmentation du Smig", poursuit-il.
Les négociations se poursuivent cette semaine dans les secteurs de l'industrie, l'imprimerie-presse-communication et les hydrocarbures. Pour les autres secteurs, les négociations sont prévues pour rependre l'année prochaine. Mais, elles risquent d'être tendues. "L'attitude des syndicats est exactement identique à celle qu'ils auraient si la situation était saine, souligne le président du CEPF. On sait très bien que dans ces cas-là, cela rebloquera." Pour la CSTP-FO, les négociations sont difficiles surtout "dans le commerce, où nous sommes bloqués car ils veulent geler les salaires" et dans "l'administration locale". Patrick Galenon, dans notre édition de samedi, expliquait qu'il avait préparé un préavis de grève au cas où aucune discussion ne s'amorçait avec le secrétaire d'État à l'Outre-mer dans le cadre de la réforme de l'ITR. Un mouvement auquel les fonctionnaires du Pays pourraient se joindre "par solidarité puisqu'on leur annonce que leurs salaires seront gelés".
MT
Mélanie Thomas






