Publié le mardi 17 août 2010 à 12H04
HONOTUA. Après le mutisme obstiné du ministère, Teva Rohfritsch est enfin sorti du bois dans une interview au site Tahiti Today. Pas question pour le ministre de porter le chaos de Honotua qui n'est toujours pas connecté au réseau mondial et dont l'exploitation est autorisée provisoirement. Les “erreurs fondamentales” ont été commises par Jacqui Drollet, ancien ministre, et Jean-Paul Barral, ancien président du conseil d'administration de l'OPT.
L’ESSENTIEL
- L'exercice n'est pas facile pour Teva Rohfritsch : “Demander l'autorisation aux États-Unis de tirer et d'exploiter un câble alors que celui-ci avait déjà été tiré et fixé entre Hawaii et nos îles”
- Contrairement à l'autorisation de l'assemblée, c'est l'OPT qui est devenu gestionnaire du câble Honotua au lieu de Tahiti Nui Télécom
- Le Tahoeraa redoute un affrontement entre l'actuel ministre, ancien ami du Tahoeraa Teva Rohfritsch, et l'ancien ministre, actuel ami du Tahoeraa, Jacqui Drollet, et en appelle à “l'union sacrée”
Teva Rohfritsch, ministre de la Reconversion économique, est enfin sorti du bois concernant le câble Honotua. Toujours promis pour “début septembre”, Honotua doit faire face à des problèmes techniques et administratifs : le tronçon pour rejoindre le hub et se connecter au réseau mondial n'est toujours pas choisi et l'autorisation d'exploitation n'est que provisoire.
Après le “zéro commentaire” du weekend, le ministre a décidé de charger Jacqui Drollet, ancien ministre des Postes et des Télécoms et Jean-Paul Barral, ancien président du conseil d'administration de l'Office des postes et télécommunications (OPT). Selon Teva Rohfritsch, “deux erreurs fondamentales ont été commises par le ministre et le PCA de l'OPT ayant décidé de lancer ce câble qui va coûter dix milliards de Fcfp à notre collectivité”, explique-t-il sur le site Tahiti Today. Des erreurs qui expliqueraient, selon le ministre, la situation actuelle.
La première : “Lancer le câblier entre Tahiti et Hawaii sans avoir obtenu au préalable les autorisations américaines constitue un pari bien prétentieux et surtout bien peu respectueux vis-à-vis des autorités chargées d'examiner une telle demande d'agrément”. L'autorisation provisoire d'exploitation du câble a été obtenue alors que l'Île de Ré, le bateau qui a tiré le câble de Tahiti à Hawaii, arrivait à destination. Il était temps que les autorisations américaines délivrent un agrément, mais avec la précipitation, il n'a été que provisoire. L'OPT peut exploiter le câble mais jusqu'en décembre seulement. Pour le moment…
Jacqui Drollet, pivot du lancement du câble, assure que “le délai entre la signature en janvier 2008 et la réalisation du câble était suffisamment long pour qu'on puisse espérer que dans ce délai, on obtienne les réponses aux 23 autorisations nécessaires”. Eh bien non ! Ce délai n'aura apparemment pas été suffisant. Pour Jean-Paul Barral, PCA de l'OPT sous Drollet, “certaines autorisations ont mis deux ans. S'il faut attendre toutes les autorisations, ça repousse le projet de plus de deux ans”. C'était donc une question de temps. Mais à trop vouloir se dépêcher… C'est l'effet inverse qui s'est produit.
C'est les techniciens qui ont décidé de faire ce transfert pour des histoires de comptabilité
La seconde : “Faire porter ce câble par la maison-mère OPT quand la raison économique, financière et technique encourageait un portage par la SA TNT jouissant du statut de société privée, un statut plus usité aux États-Unis pour ce type d'infrastructures”. L'OPT est opérateur et gestionnaire du câble. Un montage auquel les États-Unis ont donné une fin de non-recevoir pour cause de monopole. Pourtant, l'assemblée qui avait validé le projet du câble “avait désigné TNT (Tahiti Nui Télécom) pour porter le projet Honotua”, s'étonne Teva Rohfritsch qui précise : “Cette décision prise par le même duo ministre et PCA de l'époque s'est faite de manière unilatérale et en contradiction avec l'autorisation délivrée par l'assemblée de Polynésie française. (…) Il faudra tirer un bilan le moment venu de tout cela et chacun devra prendre ses responsabilités devant les Polynésiens”.
Quand on pose la même question à Jacqui Drollet, il balance les techniciens de l'OPT : “C'est les techniciens qui ont décidé de faire ce transfert éventuel pour des histoires de compatibilité avec les règles américaines. (…) C'est par rapport aux discussions qu'ils avaient, aux avocats que nous avions pris, aux discussions avec Alcatel, sur la meilleure stratégie à utiliser dans le cadre des règles américaines”. Là non plus, pas de chance, c'est encore l'effet inverse qui s'est produit.
LR
Entretien Teva Rohfritsch, ministre de la Reconversion économique
“Deux erreurs fondamentales”
Honotua semble en panne. Les Nouvelles ont publié un réquisitoire sévère sur son parcours dont vous n’êtes pas responsable n’ayant pas été aux manettes à l’époque de la mise en oeuvre. Qu’en est-il ?
“Le dossier Honotua est géré directement par les équipes dirigeantes de l’OPT qui me rendent compte régulièrement des échanges qu’ils ont avec les autorités américaines chargées d’examiner et de délivrer les agréments. Nous en sommes à la dernière étape selon les avocats représentants les intérêts de l’OPT à Washington auprès de la FCC (autorité fédérale), celle du ‘security agreement’ en relation directe avec les autorités de sécurité nationale américaine. L’OPT a répondu encore récemment aux dernières questions de ces autorités sur un certain nombre de dispositifs de sûreté nécessaires à l’obtention de l’agrément. J’ai pour ma part demandé la mobilisation de l’ambassade de France à Washington qui suit le dossier avec les recommandations du secrétariat d’État à l’Économie numérique et se tient prête à intervenir en cas de blocage. Les échanges continus entre les autorités et les avocats-conseils de l’OPT ne nous permettent pas aujourd’hui de constater de blocage. Comme beaucoup de Polynésiens, je trouve que tout ceci prend beaucoup de temps et j’espère que ces opérations aboutiront bientôt.”
Quelles erreurs ont été commises ?
“Deux erreurs fondamentales à mon sens ont été commises par le ministre et le PCA de l’OPT ayant décidé de lancer ce câble qui va coûter 10 milliards de Fcfp à notre collectivité. D’abord, lancer le câblier entre Tahiti et Hawaii sans avoir obtenu au préalable les autorisations américaines constitue un pari bien prétentieux, et surtout bien peu respectueux vis-à-vis des autorités chargées d’examiner une telle demande d’agrément. Lorsque je suis arrivé en décembre 2009, l’exercice entamé depuis de longs mois est donc devenu bien différent : demander l’autorisation aux États-Unis de tirer et d’exploiter un câble alors que celui-ci avait déjà été tiré et fixé entre Hawaii et nos îles !!! La deuxième erreur a consisté à faire porter ce câble par la maison-mère OPT quand la raison économique, financière et technique encourageait un portage par la SA TNT jouissant du statut de société privée, un statut plus usité aux États- Unis pour ce type d‘infrastructures. Cette décision prise par le même duo ministre et PCA de l’époque s’est faite de manière unilatérale et en contradiction avec l’autorisation délivrée par l’assemblée de la Polynésie française qui désigna TNT pour porter le projet Honotua. Il faudra là aussi tirer un bilan le moment venu de tout cela et chacun devra prendre ses responsabilités devant les Polynésiens. Pour ma part je suis cette dernière étape de près et reste très attentif aux échanges en cours entre l’OPT et les autorités américaines. Les dirigeants de l’OPT m’ont proposé de ne pas intervenir directement pour le moment, dans la mesure où les discussions se poursuivent et ne connaissent pas de blocage particulier selon eux, au-delà de la lenteur du processus global. Compte tenu des enjeux, il va de soi que si aucune avancée supplémentaire notable n’apparaissait dans le courant du mois de septembre, j’envisage une prise en main directe du dossier et un déplacement à Washington pour tenter de faire aboutir définitivement cette négociation.”
Quels avantages ou objectifs pour les consommateurs polynésiens ?
“Ils sont de plusieurs ordres. En attendant, les équipes de l’OPT travaillent sur les premières offres commerciales qui pourront être proposées au mois de septembre aux consommateurs polynésiens avec trois objectifs que j’ai tenu à leur assigner : baisse des prix, augmentation forte des débits, téléchargements illimités. Comme vous le savez, j’ai particulièrement oeuvré pour qu’une concurrence saine s’installe dans le secteur des télécoms. Sans en attendre les premiers effets qui se produiront au début de l’année 2011 avec l’entrée en scène de nouveaux opérateurs, j’ai demandé aux équipes de l’OPT de faire bénéficier rapidement les Polynésiens des premiers apports du câble pour ouvrir les portes d’une économie numérique que j’espère source d’emplois nouveaux et d’attrait pour des visiteurs ou investisseurs étrangers. Les synthèses des états généraux du numérique seront à cette occasion rendues publiques et permettront, je l’espère, de guider nos concitoyens, chefs d’entreprise, étudiants, fonctionnaires, médecins, professeurs, jeunes et moins jeunes, vers ces nouvelles technologies. Croyez bien que je ne chôme dans un aucun des secteurs que le président Tong Sang m’a offert de prendre en charge avec des collaborateurs dévoués et corvéables à merci qui ne méritent pas, non plus, d’être montrés du doigt tant ils donnent le meilleur d’eux-mêmes. Et j’en profite ici pour les remercier.”
Propos recueillis sur le site Tahiti Today
JACQUI DROLLET, ancien ministre des Postes et des Télécoms
“À Honolulu, tout était saturé”
L'assemblée avait donné un avis favorable tout en conseillant que Honotua soit porté par Tahiti Nui Télécom (TNT). Pourquoi est-ce l'OPT qui a porté le câble ?
“Il faut poser la question aux techniciens puisqu'en fait, c'est les techniciens qui ont décidé de faire ce transfert éventuel pour des histoires de compatibilité avec les règles américaines, nous avait-on dit à l'époque.”
Les techniciens disaient que l'OPT devait mener le projet ?
“C'était par rapport aux discussions qu'ils avaient, aux avocats que nous avions pris, aux discussions avec Alcatel, sur la meilleure stratégie à utiliser dans le cadre des règles américaines. Honnêtement, sur ce plan-là, je n'y connais pas grand-chose.”
Vous avez suivi les conseils qu'on vous donnait ?
“En règle générale, le ministre suit, sauf à être en contradiction avec ses collaborateurs, les avis proposés par ses collaborateurs.”
Ce sont ces mêmes techniciens qui vous disaient de lancer le câble avant même d'avoir les autorisations ?
“Il fallait demander à l'époque 23 autorisations. Le délai entre la signature en janvier 2008 et la réalisation du câble était suffisamment long pour qu'on puisse espérer que dans ce délai on obtienne les réponses à ces 23 autorisations.”
Ce n'était pas une erreur ?
“Du tout. À partir du moment où on me dit qu'il faut deux ans pour obtenir les réponses, il y en avait 23, on était en janvier 2008. On lance l'opération. D'autant qu'il y avait un délai me semble-t-il à la mi-janvier qu'il ne fallait pas dépasser avec Alcatel, pour les prix qu'ils nous faisaient. À partir du moment où on estime que le délai de deux ans, sur l'affirmation des techniciens qui avaient l'habitude de travailler sur ces sujets-là, est suffisant, on lance l'opération.”
Et pourquoi s'être raccordé à Big Island et non pas à Honolulu directement ?
“Parce que c'était plus compliqué à Honolulu. Tout était saturé, nous disait-on. Il y avait une opportunité sur Big Island, moins couru entre guillemets, et c'est cette solution avec le lien de Big Island à Oahu qui avait été privilégiée. En tant qu'élu responsable, chacun a ses capacités intellectuelles et il y a des niveaux d'importance de dossiers qui échappent quelque peu aux uns et aux autres. Et on fait confiance aux conseillers qui travaillent sur le sujet comme j'ai fait confiance à ceux qui ont travaillé sur l'avance en trésorerie pour l'achat sur le satellite Intelsat 18.”
Le projet a coûté cher et nous avons qu'une autorisation provisoire d'exploitation. C'est inquiétant ?
“C'est certain mais quand on imagine que les États-Unis sont un pays qui, en matière de liberté, devrait être les premiers, et on se retrouve là aussi avec une attitude administrative, vue de l'extérieur, un peu surprenante pour un pays qui se veut être le premier pays de l'économie de marché, du libre-échange. Au contraire, ce pays aurait dû nous encourager sur cette opération.”
Pourquoi c'est l'OPT qui a négocié directement les contrats d'atterrage ?
“Cet aspect de la question m'échappe un peu puisque dans le contrat que nous avions signé, que M. Barral avait signé avec Alcatel, c'est Alcatel qui devait se charger de ça. À quel moment la décision formelle a été prise de faire prendre par l'OPT ce qui revenait à Alcatel, je n'en sais rien.”
JEAN-PAUL BARRAL, ancien président du conseil d'administration de l'OPT
“On a économisé deux ans ”
Pourquoi avoir lancé le câble avant d'avoir toutes les autorisations ?
“Si on n'avait pas fait ça il y a deux ans, on n'aurait pas la perspective d'avoir un câble dans les mois qui viennent. Là, on a économisé deux ans. D'autre part, les procédures d'obtention des autorisations, ça prend automatiquement deux ans. Si on n'avait attendu d'avoir toutes les autorisations et tout, le câble, dans trois ans ne serait pas encore là.”
Pourtant sur le site de la commission fédérale des communications (FCC) qui délivre les autorisations, ils mettent 100 à 200 jours pour délivrer une autorisation.
“Certaines autorisations ont mis deux ans. La dernière n'est pas réglée. Donc s'il faut attendre toutes les autorisations, ça repousse le projet de plus de deux ans. Or ça a été jugé indispensable par l'ensemble des groupes politiques. Ça a été validé. Ce n'est pas l'affaire de M. Barral et de M. Drollet. Ça a été validé par la totalité de tous les membres de l'assemblée de la Polynésie.”
Mais justement, l'assemblée avait décidé de confier Honotua à Tahiti Nui Télécom (TNT) plutôt qu'à l'OPT...
“Ça ne change rien au fait qu'il nous manque encore la dernière autorisation définitive. Normalement, on devrait l'avoir sous un délai raisonnable. Un, ça a été validé à l'unanimité des membres de l'assemblée de la Polynésie, et de deux, s'il fallait qu'on ait toutes les autorisations jusqu'à la fin, ça aurait repoussé le projet de trois ans. Est-ce que c'est ça qu'ils veulent ? Les utilisateurs d'Internet ont envie d'avoir ça rapidement.”
Mais là, ça ne fait que retarder le projet…
“Ce n'est pas Jacqui Drollet ou Jean-Paul Barral qui sont mis en cause. C'est un projet qui a été jugé important, urgent, par l'ensemble de tous les conseillers à l'assemblée de la Polynésie. Teva Rohfritsch était partie prenante de la mise en place de ce projet. Ça a été validé par toutes les instances.”
Tout le monde est d'accord pour dire qu'il fallait un câble mais pas comme ça.
“Quand on se lance dans un projet comme ça, on ne peut pas attendre l'ensemble de toutes les négociations. Les négociations que vous menez avec les États-Unis notamment, l'une dépend de l'autre. Si vous voulez arriver au bout de la chaîne, il faut prendre trois ans de négociations. Alors là, on a mis en place la production du câble, la production technique et en même temps, on a commencé les négociations. On est au bout. Sinon, dans trois ans on n'aurait pas encore le câble.”
Mais le projet a coûté cher et l'autorisation n'est que provisoire, c'est inquiétant.
“Le projet a coûté cher bien sûr, mais il faut essayer quand même de faire confiance aux gens et aux techniciens. On a des juristes internationaux qui se sont penchés sur la question.”
Pourquoi le câble a été relié à Big Island et non pas à l'île de Oahu où se trouve le hub, à Honolulu ?
“Ce sont les techniciens qui ont pris cette décision. Nous, les élus, on a suivi les techniciens. On n'est pas compétents pour savoir si le câble doit atterrir dans une île ou dans l'autre. Il y a eu des études, on a comparé les prix, et on nous a dit que la meilleure formule pour l'OPT est qu'ils aillent à Big Island. Ils sont allés à Big Island ! Ce n'est pas une décision politique, c'est une décision technique. Ce sont les techniciens de l'OPT en charge du dossier qui nous ont proposé cela.”
Le Tahoeraa en appelle à “l’union sacrée”
Dans son éditorial d'hier, le parti orange s'inspire largement du dossier sur le câble d'Honotua, paru dans Les Nouvelles samedi. Le Tahoeraa commente notamment le “silence radio” de Teva Rohfritsch, le ministre en charge, lors de l'élaboration de ce dossier. Sa langue s'est depuis déliée, hier sur le site Internet Tahiti Today. Au-delà de la guéguerre avec l'ex-Tahoeraa, le parti orange s'inquiète de l'utilisation des deniers des Polynésiens : “Au regard du montant de l'investissement engagé par l'OPT presque 10 milliards de Fcfp, nous sommes tous concernés, toutes idéologies politiques confondues, par la mise en oeuvre et l'évolution de cette technologie devant nous relier à très grande vitesse au reste du monde, à coût réduit, le câble étant plus économique que le satellite”. Pour rappel, le coût total de l'hôpital est estimé à 40 milliards. “Nous sommes d'autant plus concernés que l'absence de résolution des problèmes d'aujourd'hui nous prive de la mise en service du dernier tronçon entre Big Island et Honolulu, étape incontournable pour être relié aux États-Unis, une erreur dont les conséquences risquent de coûter cher”. Le Tahoeraa s'inquiète même redoutant un “affrontement” entre l'actuel ministre, l'ancien ami du Tahoeraa Teva Rohfritsch, et l'ancien ministre, actuel ami du Tahoeraa Jacqui Drollet.
Du coup, le parti orange en appelle carrément à une “union sacrée. Il est donc temps que les uns et les autres ayant été en charge, ou en charge actuellement du projet, prennent leurs responsabilités”.








Les dernières contributions
Commentaires anonymes
20/08/2010 à 11h18
Taratoni fait bien de rappeler que l'attribution du marché du cable à Alcatel n'a jamais senti la rose ! Je crois me souvenir que ces dirigeants d'Alcatel ont été mis en examen à ce sujet. Il serait peut être bon de savoir où en est cet aspect de l'affaire.
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19/08/2010 à 15h56
Voici un autre classement mondial de notre vitesse internet :
http://www.zdnet.fr/services/test-bande-passante/resultats.htm?liste=complete
Sur 206 pays triés on est classé 174ième, avec les derniers.
On aurait une vitesse internet moyenne (montante/descendante) de 328 k seulement!!!
Quelle misère quand on sait que les dirigeants de l'OPT et de ses filiales se payaient près de 5 millions de salaires par mois !!!
A vomir!
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19/08/2010 à 11h04
Bon d'accord, Drollet et Barral ont avoué qu'ils étaient incompétents en la matière et ont fait confiance aux techniciens. C'est une chose !
Mais je voulais savoir : pourquoi n'ont t-ils pas mis par écrit l'accord verbal (gratuité pour la circulation des données numériques en passant par Big Island) ! Ils ne vont pas oser dire que c'est la faute aux juristes. Ils ne l'ont pas suggéré !!! Un peu de sérieux messieurs, vous êtes comme même les décideurs ! Il faut assumer vos responsabilités et pas reporter la faute à un tel !
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18/08/2010 à 19h28
Lolo du Tahiti Herald Tribune donne aujourd'hui un lien sur le site speedtest.net qui évalue les connections internet
pour le flux descendant nous sommes 174èmes sur 181. Seuls l'Afghanistan (en guerre et 10e pays le plus pauvre), le Cameroun, le Népal (sous la botte chinoise), le Zimbabwe (LE pays le plus pauvre au monde) et la Zambie font pire.
pour le flux montant nous sommes AVANT-DERNIERS ! 180èmes sur 181.
Quand est-ce qu'on va se débarrasser de ces gros c...s?
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18/08/2010 à 18h20
On se souvient tous de l'affaire de corruption autour du marche de l'appel d'offre pour ce cable ou Alcatel-Lucent aurait ete "favorise" par rapport a son concurrent Americain. Ne faut-il pas voir aujourd'hui un juste retour de baton des autorites US quand il s'agit de faire "affaire" avec l'OPT de la PF. Moi je crois que oui.
Certains ont voulu jouer au con avec une grande multinationale Americaine et aujoud'hui les polynesiens payerons les pots casses.
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18/08/2010 à 17h40
Je souhaite tout simplement que l'on mette tous ses pourris en prison et qu'on leur saisissent leur bien pour dédommager l'argent qui a été volé au pays, au peuple!
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18/08/2010 à 10h39
Cela devait forcément arriver.
Il se disait alors à l’OPT que Drollet et Barral se contentaient de zieuter du coin de l’œil le dossier Honotua qui n’est jamais que le bébé de G. Puchon. Ils confirment ; ils n’avaient pas «les capacités intellectuelles» et ne connaissaient «pas grand-chose» à certains aspects du dossier! En fait, loin de s’y consacrer en se déplaçant, par exemple, pour discuter des points délicats avec les autorités américaines (comme faisait un de leur prédécesseur, monsieur Salmon, à bonne école), ils se bornaient à suivre les avis des techniciens et juristes qui auraient pu leur faire avaler tout et n’importe quoi. Ya qu’à les lire.
Leur priorité était de se débarrasser de monsieur Flosse. Leur énergie, attention et hargne étaient calées au fond des poubelles, dédiées corps et âme au dossier OPT/FLOSSE. Un bébé, pleinement désiré, attendu et finalement né de leur plainte et des encouragements de ses parrains, Thorel et Oscar, qui se sont vite fait connaître et n’ont pas fini de s’en vanter, tant ils en sont fiers. Ils avaient tellement rongé leur frein qu’il a lâché, et eux avec : ils n’ont pas hésité à mobiliser du personnel, pas des moindres, à fouiller les poubelles dans l’espoir d’aboutir au plus vite. Alors forcément, ils s’en remettaient à d’autres pour l’essentiel, Honotua, qui évoluait à qui mieux mieux et aux heures perdues.
Rohfritsch qui a pris le relais n’ignorait pas l’importance, le coût et la complexité de ce dossier. Nous dire qu’on lui a conseillé de ne pas bouger pour l’instant, quand il voit que ça coince, c’est dire qu’il a bien d’autres chats à fouetter. Et trop de sucettes à la bouche [une bonne illustration de ce que la réduction des ministres n’est pas si évidente en période de crise et à l’heure où beaucoup reste à faire]. En l’état catastrophique du pays, il était totalement irresponsable et prétentieux de sa part d’envisager pouvoir mener de front des secteurs aussi primordiaux. Ces quelques mois de recul ont suffit pour que nous nous en rendions compte. Mais n’espérez pas pour autant qu’il se remette en question après avoir été 7 fois ministre, pour rien de très remarquable. Il nous faudra attendre que jeunesse se passe et qu’orgueil se tasse.
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18/08/2010 à 09h49
Que ce soit Tahiti Nui Telecom ou l'OPT, qu'est-ce que ça change ? TNT est une filiale de l'OPT et seul son statut le diffère de la maison mère qui décide de tout ! Sachant en plus que l'OPT est un nid d'incompétents familiaux, il n'est pas étonnant que le projet capote ainsi ! Mais c'est pas grave ! On va encore presser le citron que nous sommes !
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18/08/2010 à 09h46
[b]Erreur de coasting...[/b]
sur tout la ligne.
Après avoir flingué la CPS avec Te Autearaa, Air Tahiti Nui avec New York et Sydney et une campagne publicitaire en noir & blanc pour vanter le lagon polynésien..., après avoir hurlé parce que l'Etat reprenait en main (enfin!) la gestion désastreuse de l' aéroport, voici que notre fine équipe de donneurs de leçons Barral-Drollet (qui n'admettront JAMAIS leur erreur de toute façon) va réussir à flinguer le câble tant attendu...
Fiu puissance mille.
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18/08/2010 à 08h09
c'est c'ui qui dit qui y est !!! si tu m'embete, j'vais le dire aux 2 vieux !
on veut les maroquins mais pas les responsabilités !! non mais, hein !
...
et si la retraite des hommes politiques était exigées à 60 ans !!!
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18/08/2010 à 07h50
moi je suis pour l' Affrontement des ministres, Teva au casse tête et Jacky à la lance...il ne peut en rester qu'un ! Et après plus que 56...Ils réfléchiraient à 2 fois avant d'utiliser les sous du Peï
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17/08/2010 à 22h12
On a vraiment des guignols à THT, c pas possible!!!!:'(
Maintenant, c la faute aux techniciens, bien sur!!!>:(
J'imagine le truc, pas de baisse de tarifs (évidemment), forfait de m***, quota illimité (super c la fête) mais mince, on est décembre et on ne renouvelle pas le contrat, et la c dans le c**
MERCI aux guignols!!!!!!!!!
Et après on parle de la TNT HD "gratuite" et de la fibre ... LOL demain on vole sur Mars avec Air Tahiti ;)
bon surffffff
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17/08/2010 à 22h07
On se demande si l'on doit hurler de rire ou de colère quand on entend mr Drollet dire qu'il n'y comprenait rien. Enfin il y au mpoins un point positif dans son propos : il reconnait qu'il était un ministre incompétent. Mais qu'elle sans gêne vis à vis des jeunes polynésiens diplomés et compétents qui seraient plus aptes à occuper ses fonctions à la place de ces apparatchiks dont le seul brevet de compétences est souvent la carte de leur partie !
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17/08/2010 à 21h55
Tiens donc, ce ne sont ces petits malins qui n'ont cessé de reprocher à monsieur Flosse SES erreurs? Ou de vouloir tout contrôler? Ou de mettre la charrue avant les boeufs????
Eux si intolérants, ils réalisent enfin, peut-être, que les batailles se gagnent en s’investissant personnellement d’un bout à l’autre. Et que personne n’est à l’abri de l’erreur.
La différence? C'est que l’on n'a jamais entendu monsieur Flosse rejeter sur l'autre la faute "d'erreurs fondamentales" commises. C'est pas pai moi, ce sont eux. Non pai, c'est pas ho’i nous, c’est eux choa. Et toc pour les collaborateurs, les techniciens, les avocats. Même les américains écopent.
La différence? C'est que l’on n’a jamais entendu monsieur Flosse dire "la question m'échappe, je n'en sais rien, nous les élus, on a juste suivi...". Ou, j'attends que machin fasse ci, j'ai mobilisé bistruc pour ça, ils m'ont dit de pas bouger everything is OK, j'envisage la prise en main du dossier et blablabla.
La différence? C’est le petit coup de pommade à la collectivité avant qu’il pète un câble à amortir ces milliards. Pour sa santé ? Et non. Kaiga ma crèvent la dalle mais ils devront faire dans le télénumérique et pourront télécharger à volonté. Hope te au. Et bien sûr, un petit coup de pommade final pour pauvre de moi que je chôme sur aucune des sucettes que Tong Sang m'a offert. Et que moi j’ai sauté dessus. Et que moi, ché plus où mettre de la tête. Et si rien ne va plus, c’est la faute à Gaston, à la crise, à l’instabilité... Mea ma, la chute!
E pa’i eee, era tau mahana ra. 'Ua rave. E 'ua hape. E, penei a'e, ua ha'api'i ??? Aita i papu. Let's wait and see.
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17/08/2010 à 21h54
et une autre boulette due aux experts techniciens de l'opt et elle est de taille....et bien sur ce sont encore les abonnés qui vont trinquer car le câble ne servira pas exclusivement à l'internet....aux iles sous le vent on en sait quelque chose...le super rattrapage que l'on veut nous imposé.....
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17/08/2010 à 21h53
[i]mais quand on imagine que les États-Unis sont un pays qui, en matière de liberté, devrait être les premiers, et on se retrouve là aussi avec une attitude administrative, vue de l'extérieur, un peu surprenante pour un pays qui se veut être le premier pays de l'économie de marché, du libre-échange. [/i]
JUSTEMENT NOTRE PAYS EST MONOPOLISTIQUE (LIMITE COMMUNISTE)
FAITE UNE LOI TYPE 'ANTI TRUST' ET ON SERA ACCUEILLI LES BRAS OUVERT !!
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17/08/2010 à 21h43
j'adore comment ils se rejettent tous la faute ! XXXX ! vous êtes des ministres et assumez.
Dans une DSI, s'il y a une ......, c'est qui qui prend ? le DSI ! pas les techniciens, il a donné son aval.
en comptabilité, c'est qui qui va en taule quand y a un probleme ? le controleur de gestion !
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17/08/2010 à 19h41
TE AUTAEAERAA ... cela ne vous rapelle rien ??? toujours les mêmes incompétents notoires, mais trés beaux parleurs ... et qui paie ??? le nunaa ... tous des fouteurs de merde !!!
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17/08/2010 à 18h29
Après nous avoir offert une pub "le thon c'est bon" qui n'a été bonne que pour les chargés du projet et l'agence de pub, Teva Rohfritsch a soutenu une solution démente aux problèmes de la perliculture : faire venir les gros acheteurs de perles à Tahiti; comme si les acheteurs habitués à faire tous leurs achats de perles au salon de Hong Kong risquaient de faire le voyage uniquement pour des perles de Tahiti.
On peut être sûr que Teva Rohfritsch, fort de son diplôme d'école de commerce, nous réserve encore une solution géniale à la gabegie Honotua.
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17/08/2010 à 18h09
Mr Drollet etBarral doivent lire le commentaire sur "http://www.tahititoday.com/confidences.htm"
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17/08/2010 à 17h17
On nous apprend aussi, sur le site de Tahiti Today que ces deux personnes ont une formation de "laborantin" et "directeur d'école"! Sauf tout le respect qu'on doit à ces professions on se demande bien ce qu'ils peuvent faire de mieux dans leurs conditions et surtout qui est l'inconscient qui les a nommé à ces postes! Tant qu'on continue de mettre des amateurs sans formation ni compétence à des postes de haute responsabilité, voir vitaux pour le développement du Peï, on ne risque pas d'améliorer quoi que ce soit. Courage fuyons...
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17/08/2010 à 17h11
10 milliards....DEVENONS un DEPARTEMENT et vite...Et l'avocat c'est qui TUHEIAVA HAHAHAHA ?>:(
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17/08/2010 à 16h33
décidément l'opt tahiti et lopt nelle calédonie, ne valent pas mieux.
du copier coller dans les magouilles.
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17/08/2010 à 16h00
Comme je faisais mention dans un de mes commentaires dans les Nouvelles, il y a quelque mois de cela, titré "Honotua quand tu nous tient ?"! Eh oui, chers internautes, le saga, Drollet, Baral, Teva etc...à qui est vraiment la faute ? A les entendre, à personne, et pourtant près d'un milliard de fonds publics ont été dilapidés d'avance. Cet état de chose, nous montre combien l'arrogance et l'incompétence des tenants au pouvoir et toute cette armée de techniciens au regard des "requirements" et des règles de droit de communication de l'oncle Sam lorsqu'un système de monopole (Opt) fouille son sol et où les règles de la concurrence libre est reine!
Tirez Honotua et l'aterrir sur le Big Island etc, sans avoir eu toutes les autorisations de la FCC US, signifie du "forcing" par le pays afin qu'oncle Sam soit obligé de plier à cette arrogance politique de cette caste au pouvoir.
Honotua a encore un long chemin à faire! Oncle Sam n'est pas une balle de ping pong au gré des politiques du pays. Les interventions des juristes et avocats US etc auprès du FCC vont encore couter "un sacré bon paguet" de notre argent...qu'il faudrait les recupérer sous une forme ou une autre.
Alors cette baisse promise par le duo Baral/Drollet, serait non une baisse, mais un véritable pris d'otage des internautes pour rembourser comme d'habitude les erreurs, incompétence, abus et dérives des politiques!!!! Il n'y aura pas de baisse affichait Tatarata, certainement, une augmentation relative du cout d'usage du cable une fois l'autorisation définitive aurait acquise. Il n'y a pas d'autre solution, relever le cout de Honotua pour couvrir ces erreurs de jugement et dé décision hatives et couteuses.
Mon Dieu par qui sommes-nous véritablement gérés???? Le peuple n'est pas au bout de son enfer à continuer à payer les erreurs de cette caste au pouvoir!!!
C'est décevant, prochaines élections: un grand coup de balai!
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17/08/2010 à 15h15
La vérité de La Palisse, "On n'est pas compétents pour savoir...", dixit JP Barral et J Drollet, ça on le savait déjà vu leur talent de gérant des deniers public, on se demande pourquoi ils continuent à s'accrocher aux postes de décideurs du fenua! Leurs limites sont atteintes et on est dans l'incompétence! Alors disparaissez et rendez votre tablier pour le plus grand bien du Peuple!
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17/08/2010 à 14h50
Ce qui a été dénoncé le 23 Novembre 2009 dans TAHITI HERALD TRIBUNE malheureusement, s'est avéré!!!
http://tahitiht.blogspot.com/2009/11/cable-sous-marin-honotua-le-probleme.html
Il faudrait vraiment que nos deux papy communistes (DROLLET BARRAL)restent en dehors de l'économie numérique.
Le comble tous les deux reconnaissent maintenant qu'ils ne comprennent rien aux décisions trop techniques et que, s'il y a eu "conneries" de fait, c'est la faute aux illustres techniciens de l'OPT!
Enfin la fameuse esquive politique. Pauvre de toi le contribuable; tu vas encore devoir payer les conneries de ces politiciens.
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17/08/2010 à 14h16
faa'a et moi