Mauvais plan pour les patrons

Publié le jeudi 16 avril 2009 à 10H30

EMPLOI. La situation dans les entreprises empire faute d’un plan de relance économique solide. Les patrons demandent aux ministres “de sortir de leur tour d’ivoire”.

 

L’ESSENTIEL

  • Plan de relance économique : “un constat pour le moins amer” selon les patrons
  • La situation empire même dans les entreprises
  • Le CEPF dénonce le fait qu’”aucun projet concret” n’a encore été réalisé par le gouvernement

Dans sa lettre des employeurs, le CEPF dresse un “constat pour le moins amer” du plan de relance économique et de sauvegarde de l'emploi. Les chefs d'entreprises “voient le déclin de l'activité se poursuivre et les mises en faillites, et autres plans sociaux, s'accumuler sans que des mesures d'urgence d'aides aux entreprises, avec effets concrets et immédiats sur la situation actuelle ne soient mises en oeuvre”. “En effet, si les déclarations faites aux médias donnent une large place aux milliards de Fcfp à dépenser dans la relance, aucun projet concret n'y est encore indiqué, ni même la moindre évocation d'un calendrier”, regrette le CEPF dont les membres sont surpris “d'apprendre que les prêts à l'habitat bonifiés ne seront pas reconduits au delà du mois de juin”.

Une décision jugée “contestable si l'on sait que le maintien de ce dispositif durant l'année 2008 a permis de développer et de soutenir la commande privée dans le secteur du BTP”. Les patrons regrettent également que le projet Faratea “ne soit pas utilisé comme un projet phare de relance”. Sa “mise en stand-by” est “préjudiciable” et “suscite des interrogations quant à la réelle possibilité du gouvernement de relancer rapidement les grands travaux”. Selon les patrons, “ces deux exemples sont révélateurs du manque de concertation existant entre les technocrates et les acteurs économiques. Pour y remédier, les chefs d’entreprises apprécieraient de voir les ministres concernés sortir de leur tour d’ivoire et venir constater de visu la réalité du terrain”. “À ce titre, si cette démarche avait été faite dès la première sollicitation du CEPF suite au mouvement de grève du mois de novembre 2008 qui avait paralysé la zone sous douane, elle aurait sûrement permis au Port autonome d’octroyer une remise gracieuse aux entreprises astreintes à devoir payer des montants parfois exorbitants résultant des taxes de stockage de conteneurs et de marchandises. Cette décision devant être examinée ces jours-ci par le conseil d’administration du Port autonome, il n’est sûrement pas trop tard pour bien faire”, concluent les chefs d'entreprises.

FR

Florence Richard
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