Publié le lundi 09 novembre 2009 à 09H58
MESURES FISCALES. Le rapport du gouvernement portant sur le débat d’orientation budgétaire et proposant une nouvelle fiscalité, a été déposé samedi à l’assemblée. Il fallait le faire avant le 15 novembre, date limite du dépôt du document. Détail de cette nouvelle fiscalité.
L’ESSENTIEL
- Le rapport portant sur le débat d’orientation budgétaire propose une nouvelle fiscalité
- Le document propose de créer une nouvelle tranche de la CST pour les revenus entre 350 000 et 700 000 Fcfp. Mais aussi de relever le taux de cotisation
- La taxe intérieure de solidarité fait son apparition. Elle affectera l’ensemble des transactions réalisées portant sur les biens et les services
Le rapport du gouvernement portant sur le débat d’orientation budgétaire (Dob) préalable au vote du budget primitif pour l’exercice 2010 a été déposé samedi dernier à l’assemblée de la Polynésie française. Les grandes orientations gouvernementales sont enfin connues. L’article 141.1 de la loi organique 2204-192 du 27 février 2004 modifiée portant statut d’autonomie de la Polynésie française dispose que “dans un délai de deux mois précédant l’examen du budget primitif, un débat a lieu à l’assemblée de la Polynésie française sur les orientations budgétaires de l’exercice ainsi que sur les engagements pluriannuels envisagés”. Le rapport sera donc proposé ce matin à la conférence des présidents et pourrait être inscrit à la séance de ce jeudi 12 novembre. Le budget doit lui être déposé au plus tard le dimanche 15 novembre.Les élus vont donc pouvoir se pencher sur ce fameux rapport qui, comme annoncé, propose “une nouvelle fiscalité pour la solidarité et le développement”. Autrement dit, il est envisagé de renforcer la contribution des revenus les plus élevés à la CST et d’instaurer une nouvelle fiscalité sur les chiffres d’affaires et sur la consommation pour financer “la protection sociale et les projets structurants”. Aussi le gouvernement propose pour la CST de créer une tranche supplémentaire pour les salaires compris entre 350 000 Fcfp et 700 000 Fcfp (lire encadré). La création de la TIS (taxe intérieure de solidarité) voit également le jour. Elle affectera l’ensemble des transactions réalisées en Polynésie et portera sur les biens et les services. Elle grèvera toutes les opérations de vente ou de services à un taux de 1,5%. Cela servira notamment à financer un Fonds d’investissements structurels (FIS).
“Les ressources supplémentaires octroyées par la nouvelle fiscalité ne serviront pas à améliorer le train de vie de l’administration”, a assuré le gouvernement. Un gouvernement qui souhaite intégrer dès maintenant et sur le long terme plusieurs contraintes. Notamment “le plafonnement des recettes du fait de la stagnation annoncée des contributions de l’État, la nécessité de limiter et de rationaliser les dépenses courantes de fonctionnement des institutions et des administrations publiques, une évolution modérée de la dette publique dans son ensemble et la nécessité d’un suivi précis du niveau des prises de risque dont le coût pourrait peser sur les générations futures appelées à payer, demain, le prix de décision discutable d’aujourd’hui”. Le budget 2010 prévoit en outre une contraction des postes budgétaires (424 suppressions de postes), les besoins avérés seront couverts par des redéploiements. Les dépenses de fonctionnement courant des services subiront par la même occasion une baisse globale de 10% par rapport au budget de 2009.
Le rapport du gouvernement prévoit également la mise en place d’une inspection générale des finances. Elle aura pour mission notamment de veiller à la bonne utilisation des deniers publics et améliorer ainsi les performances de gestion de l’administration. L’IGF devrait normalement se créer l’année prochaine. L’une de ses missions est aussi d’effectuer des audits, des contrôles de gestion et vérifications de procédures afin de “s’assurer du bon usage des deniers publics”. Ce service sera placé sous la tutelle du ministère des Finances.
Reste à faire passer tout cela à l'assemblée de Polynésie française tout en sachant également que la TVA devrait progresser de 1,3% et les droits et taxe à l'importation de 2,2%. L'impôt sur les transactions et sur les sociétés subiront eux une baisse de 4,8%. "D'une manière plus globale, sur la base des hypothèses évoquées, les recettes fiscales de la Polynésie française, à périmètre constant, devraient subir une contraction de 2% par rapport aux prévisions inscrites dans la dernière délibération budgétaire modificative de 2009", souligne le rapport.
JH
La nouvelle fiscalité dans le détail
Compte tenu de ces perspectives, il s’avère impossible de dégager, au sein du budget 2010, les marges de manoeuvres suffisantes pour :
- d’une part assurer la pérennité de notre régime de protection sociale destinée aux plus démunis d’entre nous, le Régime de la solidarité de la Polynésie française ;
- d’autre part permettre l’émergence de projets structurants destinés à soutenir un développement économique alternatif et complémentaire, notamment dans les archipels éloignés.
Or, pour évoluer, la collectivité doit aller au-delà de ses simples responsabilités de gestion des affaires courantes du Pays. Elle doit porter un nouveau modèle de développement économique et social et redonner à notre Pays un nouvel élan de croissance. Elle doit également conforter, tout en l’adaptant aux réalités d’aujourd’hui, notre système de protection sociale. Pour ces raisons, il est proposé de renforcer la contribution des revenus les plus élevés à la CST et d’instaurer une nouvelle fiscalité assise sur les chiffres d’affaires et sur la consommation permettant de financer la protection sociale et les projets structurants.
Concernant la CST, le gouvernement propose de créer une tranche supplémentaire pour les salaires compris entre 350 000 et 700 000 Fcfp. Cette nouvelle tranche apportera une plus grande progressivité de la taxe par une modulation des taux entre les salaires inférieurs à 500 000 Fcfp et ceux qui y sont supérieurs. En outre, il est proposé de relever les taux de cotisation, toujours de manière progressive afin de ne pas amputer le pouvoir d’achat des salariés disposant des revenus les plus faibles. Ainsi la première tranche (salaires inférieurs à 150 000 Fcfp) ne sera pas du tout affectée tandis que les salaires compris entre 150 000 et 350 000 Fcfp acquitteront une CST de 750 Fcfp (pas de changement) pour les premiers et de 7 750 Fcfp pour les seconds (soit une augmentation de 1 000 Fcfp). Les professionnels, quant à eux, verront leur cotisation légèrement augmenter, de manière globale de 10%.
La taxe intérieure de solidarité (TIS) affectera, quant à elle, l’ensemble des transactions réalisées en Polynésie française et portant sur les biens et services. Son mécanisme s’apparente à celui de la GST (Goods and services tax) des pays anglo-saxons. Elle grèvera toutes les opérations de vente ou de services à un taux uniforme de 1,5%. Le produit de cette taxe (environ 13,5 milliards) sera affecté, à hauteur des 2/3, au financement des régimes de protection sociale. Cette augmentation de la fiscalité dans le financement de la protection sociale permet d’en améliorer l’autonomie financière et donc, d’en garantir la pérennité. Le solde (4,5 milliards) servira, par l’intermédiaire du budget de la Polynésie française, à financer un Fonds d’investissements structurels (FIS) utilisé pour créer de nouveaux pôles de développement (notamment dans les archipels), revitaliser des activités ou favoriser l’émergence de filières présentant un intérêt pour le développement économique endogène et l’emploi local.
Extraits du rapport du gouvernement portant sur le Débat d’orientation budgétaire
L’éclairage
Les actions 2010
Les grands axes d’actions de notre gouvernement concernent en priorité, et conformément aux orientations définies pour assurer à la Polynésie française un développement économique et social plus autonome, plus harmonieux et équitable, assis sur ses richesses et les valeurs de sa population :
- Consolidation de notre activité touristique, secteur phare de développement ;
- Instauration d'une politique volontariste de développement de notre secteur primaire : - valorisation et organisation du secteur agricole, source d’autosuffisance alimentaire - développement des activités de la mer (pêche, aquaculture et perliculture), porteuses d’avenir ;
- Préservation des équilibres sociaux: - pérennité et réforme de la protection sociale pour une société plus solidaire et équitable - sauvegarde des emplois et soutien à la création d’emplois durables adaptés aux compétences de chacun - accélération des programmes de construction de logements sociaux ;` développement des énergies renouvelables, source d’autonomie énergétique ;
- Préservation de notre environnement, capital des générations futures ;
- Développement de l'économie numérique pour une plus grande ouverture sur le monde.
Florent Venayre, enseignant chercheur en économie
“Les entreprises payent déjà beaucoup”
Que pensez-vous de l’instauration d’une taxe sur le chiffre d’affaires de 1,5% ?
“Le problème c’est qu’en période de crise, c’est toujours handicapant pour l’économie d’accroître les prélèvements. C’est ce qui est en train de se passer alors même que nous avons une pression fiscale déjà très forte. Nous avons juste quelques points de moins de pression fiscale que la métropole alors qu’il y a plusieurs dépenses publiques que nous n’assurons pas nous-même comme les dépenses de sécurité et de Défense. C’est la métropole qui paie.”
Qu’est-ce qui pourrait se passer ?
“Cela va handicaper notre capacité à relancer l’économie. Le problème, c’est que les impôts ont déjà beaucoup augmenté depuis 1995. Dans les dix années qui ont suivi 95, on a une augmentation des impôts moyens qui est beaucoup plus forte que le PIB par habitant. La pression fiscale est supérieure pour les entreprises locales que celles de la métropole. Il faut faire payer les entreprises me dit-on, mais les entreprises payent déjà beaucoup. Pour le coup, j’ai peur que ce soit le consommateur qui paye cette taxe-là.”
C’est-à-dire ?
“Cela n’augmente pas le prix de vente du montant de la taxe mais cela va être réparti entre le consommateur et le producteur et le niveau de répartition ce sera fait entre l’offre et la demande. Plus les consommateurs sont actifs et ils vont être obligés d‘acheter aux entreprises et plus c’est le consommateur qui va supporter le poids de la taxe. La TVA, elle, se trouve en bout de chaîne. Là, cette taxe est prélevée dès le départ. C’est une taxe sur le chiffre d’affaires. Cela risque donc de se répercuter en cascade.”
C’est donc le consommateur au final qui paiera cette taxe ?
“Cela dépendra du pouvoir de négociation entre les entreprises et le marché. Comme je le disais, nous avons une pression fiscale qui est déjà très élevée. Nous nous en inquiétons et, par ailleurs, lors des états généraux, nous avions dit qu’il fallait même baisser les taxes, ce serait bien. Maintenant si de nouvelles taxes apparaissent, il faut mettre tout cela en adéquation. Par exemple, si on veut une politique de santé, nous savons que c’est une politique qui est coûteuse mais parce que l’on veut un système performant. La fiscalité augmente lorsque l’on veut quelque chose de performant. Mais il y a peut-être des choses, des aides qui n’étaient peut-être pas utiles comme l’aide à l’emploi. Et puis il faudrait que l’on voie aussi toutes les dépenses publiques et le train de vie du Pays.”
GTS veut“privilégier la réduction des dépenses publiques”
Sur son site internet, hier, Gaston Tong Sang et O Porinetia se disaient étonnés d’apprendre que le rapport relatif au débat d’orientation budgétaire du gouvernement a été déposé hier à l’assemblée. “Je ne comprends pas cette précipitation, effectuée sans concertation des partenaires de la majorité, pour certains en déplacement à Paris pour assister au discours du président Nicolas Sarkozy à l’occasion de l’ouverture du conseil interministériel de l’outre-mer, affirme Gaston Tong Sang. Événement historique auquel, je le regrette, n’ont assisté ni le président de la Polynésie française, ni son viceprésident… Et c’est avec un étonnement encore plus grand que j’apprends, par voie de presse, que le président Oscar Temaru a choisi de mettre en place, dès le budget 2010, une série de mesures fiscales qui auront pour seule conséquence de laminer le peu de confiance qui reste à nos partenaires économiques et de donner un coup de frein à la relance. Relance qui, avec cette augmentation brute et drastique des taxes, ne risque pas d’émerger en 2010 ! Concrètement, cela se traduira par une destruction des emplois (existants et nouveaux) et une hausse du coût de la vie (plus 2 points selon les syndicats !)”, a déploré Gaston Tong Sang. Selon lui, “il faut privilégier au maximum la réduction des dépenses publiques et la réorganisation de ses moyens”.
Ce qu’en ont dit les États Généraux
“Croissance : tout revoir ou presque” Les conclusions de l’atelier 1, celui en charge de “La Polynésie française face à la crise économique et financière : plan de relance et cohésion sociale”, sont éloquentes. Changer de cap dans la gouvernance et la politique économique, dans le développement touristique, moderniser le marché du travail, réduire l’interventionnisme, réformer la politique fiscale… “Le dynamisme économique de la Polynésie ne peut être exclusivement soutenu par une politique qui se réduit à la mise en place de mécanismes de transferts financiers venant de la métropole et l’interventionnisme de la collectivité locale pour compenser les effets de l’insularité et de la distance”, avait souligné l’atelier 1. L’atelier invite à une plus grande flexibilité des capitaux, une politique de concurrence accrue associée à un développement externe basé sur les exportations de biens et de services. Dans le volet “réforme profonde de la fiscalité”, les travaux de l’atelier ont permis d’en arriver à la conclusion de procéder à “la réforme et l’abandon progressif de la TDL (taxe de développement local)” tout comme à “réviser la défiscalisation locale”. Il y est également conseillé de favoriser “l’entrée et la sortie de capitaux étrangers” ou encore de diminuer la fiscalité indirecte “au profit de la fiscalité directe”.








Les dernières contributions
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10/11/2009 à 15h49
Faillite économique, sociale, environnementale, faillite sur toute la ligne et pression fiscale à tous les étages des nantis de la politique qui ne veulent pas toucher à leurs avantages d'un autre âge !
Jusqu'à quand les Polynésiens vont-ils supporter tout cela sans manifester la moindre réprobation ? That is the question !!!
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10/11/2009 à 10h20
"Les ressources supplémentaires octroyées par la nouvelle fiscalité ne serviront pas à améliorer le train de vie de l’administration”,
Ben, j'espère bien, oui ! On sait bien que, en réalité ça servira à ça mais quand même il ne manquerait plus qu'ils nous l'annoncent franco !
Quoique, il va bien falloir créer un nouveau service pour l'encaisser cette taxe ... Entre le recrutement (Merci de penser à nous) et la formation, ça prendra bien quelques années et quelques centaines de millions !
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09/11/2009 à 19h36
Inadmissible!!!!!
Nos gouvernants sont en train de mener notre Fenua à la ruine...Ruine économique, ruine sociale, ruine environnementale, ruine culturelle!
Gouvernance incompétente, inconsciente des enjeux de l'avenir et dédaigneuse de l'opinion publique.
Des décisions hallucinantes dont nous allons encore faire les frais... sans rien dire???????
Beaucoup parlent aujourd'hui de descendre dans la rue. Excellente idée! Certains d'entre nous y ont déjà pensé.
Nous organisons un flash mob jeudi 12 novembre Place Tarahoi de 12h15 à 12h30. C'est une mobilisation CITOYENNE avant tout, PACIFIQUE, sans AUCUNE COULEUR POLITIQUE mais très DETERMINEE.
Alors, à ceux qui se sentent concernés et qui ne veulent pas rester passifs face à tant de "n'importe quoi", à ceux qui veulent exister en tant que citoyen et le faire savoir, rendez-vous jeudi vers 12 heures.
PS: chacun d'entre nous vient avec 2 ballons roses (symbole du vrai courage si vous voyez ce que je veux dire...). Mais rassurez-vous, nous avons déjà pris une bonne quantité de ballons qui vous seront offerts sur place avec beaucoup de plaisir.
Pour plus d'infos, cherchez une certaine momie sur le Web.
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09/11/2009 à 17h32
Chacun sait tout ce que les Polynésiens endurent et ne veulent plus subir, mais rien n'y fait :
- perte d'emploi, pas de quoi payer son logement, les familles galèrent ; les transports en commun actuels ne suffisent plus, le coût de la vie ne cesse d'augmenter...
Les économies à réaliser sur la puissance publique sont nombreuses mais l'absence de courage politique est resté chronique depuis des années. On va droit vers le mur et les mouvements sociaux risquent de se radicaliser dans la rue. A côté de cela on a éparpillé les moyens et champs de compétences.
Par exemple, il faut rassembler les compétences dévolues à de trop nombreux établissements publics budgétivores, véritables administrations parallèles de la puissance publique et dotées de l'autonomie administrative et financière. A l'époque, l'ancienne gouvernance avait trouvé cette parade pour exister face à un gouverneur puis à un Haussaire aux pleins pouvoirs. L'autonomie est passée par là ! Souvent dévoyée. Quelques exemples illustrent la situation.
Les conseillers de gouvernement des années 1980 puis les ministres des années 1985 /90 avec un président plénipotentiaire, ont fait naître une foule d'établissements publics qui leur ont permis d'avoir leurs offices territoriaux : officines "publiques" sans le fameux contrôle Total de l'ETAT sur la chose.
Le contrôle des dépenses engagées est arrivé (CDE), mais les EPIC sont arrivés. Certains échappant même au contrôle des dépenses engagées... et facilitant de nombreuses dérives dévoilées à présent à la une des médias! C'est ainsi que se multiplièrent les présidents de conseil d'administration. Ces fameux PCA dont certains ont maintenant des comptes à rendre à la Justice. Aujourd'hui ce sont les Sociétés d'Economie Mixte qui ont la manne financière et l'on est obligé d'asphyxier les établissements publics pour assurer la survie des "créatures budgétivores" mises en place par le Tahoera'a.
Air Tahiti nui, l'A T P, TNTV, Tahiti nui rava i, la TEP sont autant de MACHINS qui coûtent les "yeux de la tête" aux contribuables. Heureusement, la chambre territoriale des comptes veille.
Dans la crise actuelle, est il raisonnable de procéder à autant d'augmentations de capital à l'APF alors que pour de plus en plus de personnes aux revenus modestes, le quotidien se résume à trouver à manger, se vêtir, se loger pour la nuit puisqu'ils n'ont pour une large majorité pas de salaire, ni d'allocation de chômage ???
De nombreux départements ministériels disposent de 2 à 3 établissements publics dont les compétences se complètent, avec en marge, un service administratif qui les contrôle et régule (en principe)leurs actions, programmes, projets...
Il serait plus rationnel de les regrouper en directions avec des département ou/et divisions en charge des attributions anciennement détenues par ces établissements. Resterait à régler le problème des statuts des agents publics ou privés réunis sous une seule et même entité. Le gain en efficacité, réactivité et les économies de moyens serait évident.
Rien de significatif n'a jamais abouti pour le retour des populations dans les îles, l'indivision reste un frein au développement, la délinquance - y compris en col blanc- a gagné du terrain . Le fenua rentre dans l'après Flosse ? L'assistanat forcené dans lequel l'ont plongé jadis les décideurs du Tahoera'a et leurs alliés de circonstance successifs pour s'assurer à vie une rente politico-financière va t'il céder la place à une classe politique responsable ?
Toute cette gabegie nous a mené droit dans le mur avec la complicité de "Mama Farani" et de ses élus de droite comme de gauche qui ont utilisé notre Fenua comme champ d'expérimentations, et pas que nucléaires !!! Hélas.
Ce grand bouleversement ne sera résorbé qu'avec le temps et la fusion de bonnes volontés. Je n'ai jamais cru en toutes ces personnalités politiques mises en examen et qui ont fait profiter leurs parents et amis, leur parti politique au détriment de l'intérêt général. Que la grande lessive judiciaire se fasse et on verra au bout du compte qui restera éligible, pour éventuellement leur confier nos suffrages.
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09/11/2009 à 14h33
"Les ressources supplémentaires octroyées par la nouvelle fiscalité ne serviront pas à améliorer le train de vie de l’administration”, On croit rêver, les politiques vivent comme des nababs du pétrôle sauf qu'ici c'est les contribuables qu'on siphone. En Europe de l'Est les fonctionnaires voient leur salaire divisé par deux ou sont mis en congé sans solde d'office. Ici les maitresses, fifilles et pique assiettes sont toujours dans les ministères, SEM et autres gabegies. C'est n'importe quoi.Oscar ou pas, le petit Tetuanui restera le dindon de la farce, quel que soit le cuistot !