Publié le mercredi 15 avril 2009 à 11H46
MARIAGES. C’est non sans enthousiasme que les hôteliers du CPH ont accueilli le vote de l’amendement pour l’assouplissement de l’union des étrangers en Polynésie. Le ministre Jacqui Drollet est beaucoup plus pessimiste, presque blasé.
L’ESSENTIEL
- L’adoption de l’amendement de Bruno Sandras sur le mariage des étrangers redonnent le sourire aux hôteliers
- Heureux mais réalistes sur “les efforts de commercialisation” à fournir
- Le ministre Jacqui Drollet estime que cela ne permettra pas de relancer le tourisme
Les hôteliers réunis au sein du conseil des professionnels de l'hôtellerie (CPH) ne cachent pas leur plaisir. Accueillie bien évidemment comme “une bonne nouvelle”, l'adoption par les députés de l'amendement sur les mariages des étrangers outre-mer, déposé par Bruno Sandras (dans le cadre du projet de loi sur la Lodéom adoptée jeudi soir) et qui permettra aux couples de faire un mariage civil légal en Polynésie, est l'espoir pour eux que la destination redore son blason romantique. Après des chiffres en constante baisse depuis 18 mois et un début d'année catastrophique (-30%), c'est une véritable éclaircie qui se dessine dans le sombre ciel de la fréquentation touristique.
Les hôteliers espèrent recevoir les premiers “vrais” futurs mariés étrangers d'ici la fin de l'année. Le secrétaire d'État à l'Outre-mer Yves Jégo estime que ces nouvelles dispositions (lire zoom) pourraient permettre une augmentation de “10%” des touristes “dès cette année”. Les professionnels, de leur côté, ne se risquent à aucune estimation. D'autant que cette adoption n'est qu'un premier pas vers l'ouverture de cette nouvelle niche de touristes. Les modalités d'application qui seront définies par la commission mixte paritaire seront surveillées de près, ont indiqué les hôteliers. La facilitation de la démarche et la souplesse pour le dépôt du dossier apparaissent à leurs yeux indispensables pour capter les futurs mariés qui ne doivent pas être assaillis par trop de paperasses avant de convoler en juste noce. Une fois en Polynésie, faut-il encore assurer des prestations. Car, contrairement au honeymooners, ces couples se déplaceront en groupe, avec les témoins, les amis et la famille. “Nous avons l'habitude d'organiser des déplacements pour deux personnes, mais pour dix…”, s'interrogent-ils déjà. Selon eux, “chacun doit faire des efforts de commercialisation”. Ce qu'ils espèrent, c'est garder le côté “très romantique, mais pas cheap”, explique l'un des trois co-présidents du CPH, Jean-Marc Mocellin. Les hôteliers ne veulent pas de mariage à la chaîne, mais souhaitent conserver des traditions polynésiennes et des prestations dignes des fortes attentes de leur clientèle.
Aucune campagne de promotion n'accompagnera pour le moment cette “bonne nouvelle”. Celle du GIE Tahiti Tourisme, “Invest in love” étant lancée depuis fin mars, une campagne spécifique sur la légalisation des mariages, déjà budgétisée, pourrait arriver, mais plus tard. Un coup de pouce publicitaire pourrait être donné par l'union d'un couple people en Polynésie. La couverture d'un “Voici, Gala ou Public, ou les trois” serait une aubaine ne cache pas le CPH. Un CPH qui va maintenant se concentrer sur ces deux autres chevaux de bataille : la facilitation d'obtention des visas pour le touristes originaires des pays émergents et la création d'outils touristiques pour la destination (au choix : golfs, centre de congrès, casinos…).
FR
Entretien Jacqui Drollet : “Il reste du chemin”
Le mariage des étrangers en Polynésie française va être rendu possible grâce à l'amendement de Bruno Sandras voté dans la Lodéom. Quel est votre sentiment à ce sujet ?
“Il faut attendre, parce que j'ai cru comprendre que la commission mixte paritaire devrait se réunir encore, et il est fort probable que cette loi passe par le Conseil constitutionnel pour se prononcer sur cette loi. Ce n'est qu'à partir de là qu'un décret sera pris pour qu'il soit ensuite appliqué en Polynésie. Donc il reste du chemin à faire.”
À combien estimez-vous ce délai ? Quelques mois ?
“Je n'en sais rien. Je ne connais pas la célérité du Conseil constitutionnel. Mais il faut d'abord que la commission mixte paritaire se réunisse et qu’ensuite le conseil soit saisi sur la constitutionnalité de cette loi.”
Pensez-vous que cela peut attirer davantage de touristes ?
“Je ne pense pas que ça permette d'augmenter de beaucoup le nombre de touristes. Mais avant, les gens pouvaient célébrer un mariage religieux ou folklorique mais ça n'avait aucune valeur légale. Cette fois-ci, leur mariage pourra être légalisé par cette disposition particulière du code civil.”
Propos receuillis par LD
ZOOM
- La durée du séjour avant le mariage
L'article 74 du code civil imposait à l'un des futurs époux une durée de résidence d'un mois au moins dans la commune de célébration de l'union. Une disposition qui sera supprimée.
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Le dépôt des dossiers
Les futurs époux devront le faire un mois avant la publication des bans. Ils auront ensuite un mois pour se dire “oui”.
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L’audition des époux
Elle peut être demandée par l’officier de l’état civil de la commune choisie par les futurs époux auprès des autorités diplomatiques ou consulaires de leur lieu de résidence.
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Un traducteur assermenté








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Commentaires anonymes
16/04/2009 à 05h35
Pour le mariage people, on a Oscar et sa nouvelle fiancée du moment GTS. Ca peut marcher il parait. Vite une dépêche a Voici, Gala et Paris Match
un coup de photoshop et l'affaire est réglée. MDR