Publié le vendredi 29 janvier 2010 à 10H43
EXPORTATIONS. La Polynésie ne devrait pas être affectée si une interdiction de commercialisation du thon rouge intervient en Europe. Le moment peut-être d’appuyer un peu plus l’idée d’un label et de rendre plus visible nos produits sur le marché européen.
L’ESSENTIEL
- Le thon rouge visé par le projet d’interdiction européen est le bluefin. Or, en Polynésie, ce sont les espèces yellowfin et big eyes qui sont pêchées
- Le ministre souhaite labelliser les thons polynésiens
- Ce qui pourrait permettre d’obtenir une meilleure visibilité sur les marchés étrangers
Face à la baisse préoccupante des stocks de thons rouges, le World Wildlife Fund (WWF) a notamment mis en garde encore récemment les pêcheurs. “La question n’est pas de décider qui du thon ou des pêcheurs doit disparaître”, car ajoute-t-il, “au rythme de la pêche actuel, l’effondrement de l’espèce est inéluctable et sera brutal. Sans poisson, comment continuer à pêcher ?”. L’autre question est de savoir si cette possible interdiction en gestation va concerner la Polynésie française, grosse consommatrice et exportatrice de thon ? Non. La raison principale est due au fait que l’espèce visée par l’interdiction est le bluefin, une espèce absente de nos eaux. En Polynésie, deux espèces font l’objet de pêches industrielles : le big eyes et le yellowfin. Cette différence d’espèce ne permettrait donc pas d’espérer une possibilité d’améliorer nos exportations vers l’Europe. “C’est comme si le caviar était interdit et qu’on espérait vendre plus de truites”, fait observer un conseiller du ministre des Ressources maritimes. Toutefois, le ministre Temauri Foster y voit un créneau possible. Il estime en effet que la Polynésie “devrait plus profiter de cette situation si nous labellisons nos poissons de manière à ce que sur le marché européen nos produits soient reconnus en fonction des labels qui sont définis par ces grandes entités gestionnaires au plan de la commercialisation”. Concrètement, rendre davantage visible nos poissons en profitant de la baisse d’offre concernant le bluefin et ce, même si nos espèces ne remplaceront jamais cette espèce de thon très fine.
Cependant, les espoirs de voir nos exportations exploser suite à une éventuelle interdiction sont presque nulles. Exportations qui ont par ailleurs repris du poil de la bête l’année dernière. Si 2008 a été marquée par des exportations en baisse, sur la période comprise en janvier et septembre 2009, elles sont reparties à la hausse avec un bon de 73% en valeur et de 60% en volume.
PL
Patrice Lafforgue







Les dernières contributions
Commentaires anonymes
31/01/2010 à 12h11
Malheureusement il y a une erreur dans le titre! Ce n'est pas "le thon passe entre les mailles'' c 'est le contraire qui se passe dans nos eaux avec les bateaux japonais et coréens qui pêchent chez nous! Pourquoi en si peu de thons nos réseves de thonidés ont régressées si fortement? Ces bateaux asiatiques pêchent avec des filets, ce quils débarquent ici ce n'est que de la gnognotte, le gros a été embarqué sur des navires qui filent droit au Japon ou en Corée; si le poisson n'est pas de qualité ils débarquent à PagoPago aux Samoa américaines oû il y a une usine de mise en boite des thonidés et qu'ont trouve dans nos magasins. Je dis bien il ne faut pas se leurrer. il faut plutôt interdire dans le Pacifique Sud la pêche des thonidés aux filets, pourquoi l'Europe interdit la pêche au thon rouge? parcequ'ils pêchent ces poissons en Méditerranée aux filets et maintenant on ne trouve plus cette qualité de poisson!
Il y a des pays qui ont chez eux des associations qui se battent contre ces fameux bateaux pour les empêcher de pêcher aux filets ou de les interdire de pêcher les baleines. Ce n'est pas amnesty international, c'est une association soit Néo zélandaise ou Australienne ils sont plus afficaces que Amnesty International, leurs bateaux se frottent aux navires jap ou coréen. Ma fille qui est à Paris à rencontré une fille qui est dans cette association je lui ai demandé de voir avec cette copine leur coordonnées et lorsqu'elle viendra en vacances ici elle me donnera les coordonnées de cette association et j'essaierai de les contacter et si possible de monter une association ici. Il ne faut pas oublier que nous sommes tributaires de notre Ocean. Ne nous laissons pas faire et comme bientôt nous allons revoter pour les territoriales c'est le bon moment de flanquer tous ces politichiens qui se remplissent plutôt les poches que de nous défendre et votons pour ceux qui auront un programme et qui seront surs qu'ils feront baisser les salaires et défendrons nos exigences et notre douceur de vivre.
Bon Dimanche à tout le monde.
Commentaires anonymes
31/01/2010 à 10h52
Un label c'est important pour se faire connaître. Le monde entier connaît Cadix!!