Le Royal Tahitien est en vente

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Publié le mercredi 28 juillet 2010 à 11H14

HÔTEL. Le Royal Tahitien a été mis en vente à près d'un milliard de Fcfp. Béatrice Vernaudon, la maire de Pirae, souhaite inscrire la zone de l'hôtel-restaurant en espace d'utilité touristique dans son plan général d'aménagement. Le repreneur devra donc respecter cette contrainte.

L’ESSENTIEL

  • La SA Ledler, propriétaire du Royal Tahitien, envisageait de le vendre depuis 2007
  • Pour Béatrice Vernaudon, il s'agit de préserver “le seul lieu touristique de la commune en dehors du Belvédère”
  • Du côté de la Perle du Pacifique, les salariés ne connaissent toujours pas l'avenir du Bora Bora Lagoon Resort

Hôtel-restaurant nécessitant quelques travaux, en bord de plage de sable noir avec grand parc à vendre. Prix de mise en vente : un milliard de Fcfp. Le Royal Tahitien est officiellement en vente. Il rejoint ainsi la liste des hôtels du fenua à vendre qui commence à s'allonger. Depuis 2007, la SA Ledler, propriétaire du Royal Tahitien, envisageait de vendre l'hôtel-restaurant qui propose 40 chambres. L'agence JCM Conseil Investissements, qui assure sa mise en vente depuis la semaine dernière, l'avait alors estimé à 1,7 milliard de Fcfp.“Depuis, on est revenu à un niveau plus raisonnable vu les circonstances : un milliard de Fcfp”, explique-t-on à l'agence. “On vise un investisseur qui exploitera l'hôtel”. Mais les repreneurs potentiels devront respecter le plan général d'aménagement de la commune de Pirae. “Nous sommes en fin d'enquête pour le PGA”, décrit la maire de Pirae Béatrice Vernaudon. “Nous souhaitons faire de cette zone de deux hectares un espace à usage touristique”. Elle compte préserver “le seul lieu touristique de la commune en dehors du Belvédère”.

Cette contrainte imposée par le PGA pourrait compliquer la vente de l’établissement. “Si on ne trouve pas quelqu'un qui veut exploiter l'hôtel mais qui veut faire un centre d'hébergement pour personnes âgées par exemple, puisque le cadre va bien, à ce moment-là, cela pourrait restreindre la panoplie d'acheteurs qu'on pourrait avoir comme le budget est assez élevé”, reconnaît l'agence immobilière. Alors que la fréquentation touristique continue de chuter, la rentabilité pourra aussi être plus ardue à atteindre. “Des personnes intéressées auraient voulu faire deux projets qui soient coexistants. Côté mer : conserver le restaurant et faire un hôtel mais plus réduit et côté montagne : faire de la promotion immobilière”, précise Béatrice Vernaudon. “On a dit de l'immobilier peut-être mais à vocation touristique, pour nous c'est important de garder l'aspect touristique : hôtel ou activité touristique”.

JCM Conseil Investissements “espère un retour d'ici trois mois. Par rapport à sa situation géographique, le site a quand même des atouts. Il a l'avantage d'avoir un cadre magnifique avec un parc qu'ils ont préservé jusqu'à maintenant”, souligne-t-on à l'agence. “Il va, je pense, beaucoup avantager l'exploitation hôtelière ou autre qui pourrait se faire”.

Le souhait de Béatrice Vernaudon s'inscrit dans un projet plus large d'aménagement du littoral de la commune, avec en arrière-plan le retrait des forces armées. Si la commune ne connaît pas encore les terrains qui lui seront cédés au franc symbolique, Béatrice Vernaudon indique avoir défini le projet d'aménagement et l'avoir présenté lors de la mission de deux consultants de la société Sofred en juin dernier. Celle-ci est chargée de mesurer l'impact réel du départ de 1 000 personnels civils et militaires et d'étudier les projets des communes sur les terrains qu'ils leur seront cédés.

MT

LE RADISSON

Un deuxième bâtiment pourrait être mis en vente

Pour faire face à la crise touristique et aux difficultés financières, le propriétaire du Radisson Thierry Barbion a, lui, opté pour la vente d'un des sept bâtiments de l'hôtel (immeuble numéro 5) depuis juin dernier. L'objectif principal étant que ces derniers restent en exploitation au sein de l’hôtel pour pouvoir proposer, à l'instar du Manava à Punaauia, des locations longue durée. Les appartements proposés vont du studio de 42,3 m2 au F4 de 105,1 m2. Selon nos informations, les 2/3 des 24 chambres déjà mises en vente ont été réservées. Un deuxième (immeuble numéro 6) pourrait donc être mis en vente d'ici la fin de l'année.

BORA BORA LAGOON RESORT

“C'est très pénible d'attendre”

“Nous sommes toujours dans l'attente de la décision du groupe”, indique la direction du Bora Bora Lagoon Resort, propriété du groupe Orient-Express Hotels. “Le groupe envisage toutes les possibilités”. Aucune issue, que ce soit la fermeture ou la réouverture, n'a pour l'instant semble-t-il été privilégiée. La centaine d'employés travaille toujours dans l'hôtel, en attendant. “On espère avoir une décision dans les trois prochains mois. C'est très pénible d'attendre”, reconnaît la direction. L'hôtel est fermé depuis le passage du cyclone Oli dans la nuit du 3 au 4 février dernier. Le cyclone a touché notamment les bungalows sur pilotis. Sur son site internet, l'hôtel annonce qu'il devrait être fermé au “moins 12 mois”. Le Bora Bora Lagoon Resort a ouvert en 1993 sur le motu Toopua.

Mélanie Thomas
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Commentaires anonymes

29/07/2010 à 13h50

@ LB
Il ne faut surtout pas que le pays rachète le site de l'ancien club med ! Oh grand Dieu, non !
Un des politiciens va le racheter 3 à 4 fois en dessous de sa valeur, comme le terrain de Flosse où l'ancien OPH (OTHS)l'avait acheté pour en faire du social et finalement, le vieux l'a racheté pour une bouchée de pain.
Alors je dis non ! Surtout pas !

29/07/2010 à 13h12

La commune de Pirae devrait faire de la mairie actuelle un casino et déménager au Royal Tahitien ! 8)

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29/07/2010 à 11h18

Faut le rendre à son véritable propriétaire : Pomare XI !

;D;D:P

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28/07/2010 à 20h57

Construits avec les défiscs donc à 60% de la valeur (40% de notre poche), revendu à 120% (de la valeur construction) au bout de 4 ou 5 ans de location à la société hôtelière :[b] jackpot[/b] !
Et [b]tous[/b] le savaient dès le début ...
Elle ont bon dos "la crise" ou "les difficultés financières" !
Et cette marge elle s'envole où ? [b]Ne serait ce pas là le vrai pillage du pays ?[/b]

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28/07/2010 à 17h25

Un hôtel en vente? Ce n'est vraiment pas un scoop. Il doit y en avoir une demi-douzaine en Polynésie.
Sans compter le fabuleux site de l'ancien "Club Med" de Moorea, que le Pays devrait se faire une priorité de racheter pour en confier l'exploitation à des opérateurs touristiques.
L'endroit est tellement exceptionnel que la location des terres pourrait même financer l'achat.
En tout cas c'est une opération qui permettrait une relance de l'activité économique dans cette île phare du tourisme que devrait être Moorea.

Légal

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