Publié le jeudi 11 mars 2010 à 09H58
POLÉMIQUE. Mita Teriipaia s’est excusé pour les propos qu’il avait tenus ce week-end à Bora Bora. Après quatre jours de silence, il est revenu sur l’objet du dérapage : le pandanus. Il dit défendre une activité économique importante pour les familles et préserver le patrimoine et reconnaît avoir sa propre entreprise en pose de pandanus sur l’île.
“Ni xénophobe, ni raciste”. Mita Teriipaia s’est enfin expliqué sur ses propos jugés blessants voire insultants, tenus le week-end dernier. Une délégation gouvernementale s’était déplacée à Bora Bora, remplie de bonnes intentions. Édouard Fritch, vice-président, Teva Rohfritsch, ministre de la Reconversion économique, Lana Tetuanui, ministre du Travail, Gérard Vanizette, chef du service du tourisme, et Steeve Hamblin, ministre du Tourisme, étaient du voyage. La situation des hôteliers ne fait que s’aggraver et le cyclone Oli n’a rien arrangé. Le gouvernement souhaitait donc les rassurer et les hôteliers s’attendaient à des propositions intéressantes. Mais voilà que le ministre de la Culture et de l’Artisanat a dérapé. “Il m’a demandé qui j’étais, depuis combien de temps j’étais là et quand j’allais repartir”, a rapporté un hôtelier. Après quatre jours de silence, Mita Teriipaia s’est enfin expliqué.
Le pandanus. La voilà la raison de son dérapage. Les hôteliers espéraient un écart au contrat de leur permis de construire les obligeant à faire des couvertures végétales. Mais non. Pas question. Après s’être excusé, le ministre de la Culture et de l’Artisanat a donné sa version des faits : “Alors que j’étais en train de rappeler l’historique de la filière pandanus, un des hôteliers m’a coupé la parole en m’interpellant de manière agressive sur le fait que la mairie de Bora Bora n’était pas couverte par le pandanus. Voilà ma question : ça fait combien de temps que vous êtes là ? Il me répond : sept ans. Je lui réponds : alors vous allez bientôt repartir. Ce que je voulais dire, c’est qu’on sera encore là, à nous battre pour la population”.
Le contrat. Ce contrat les obligeant à utiliser du pandanus pour les couvertures de leurs bungalows n’est en fait qu’un accord signé il y a quelques années par les élus locaux et les hôteliers. C’est quand même une condition sur le permis de construire. Un “partenariat gagnant gagnant”, comme le dit si bien le ministre. Sauf que les hôteliers ne sont pas vraiment gagnants dans cette histoire. La production de pandanus est insuffisante actuellement pour répondre à leurs besoins. Quatorze hôtels en ont besoin aujourd’hui pour réparer les couvertures des bungalows. Mita Teriipaia assure que “ça va très vite” et “on serait prêt pour la haute saison”, ce qui ne rassure pas les directeurs des établissements. C’est aussi une question de cachet selon le gouvernement. Gaston Tong Sang, sollicité sur les propos tenus par son ministre, avait également refusé l’option plastique. “Tout ce que je sais, c’est que nous sommes très attachés à notre pandanus naturel à Bora Bora”. À quoi ressemblerait l’île avec des bungalows au toit en palmex ? Le combat peut paraître louable mais il paraît surtout intéressé.
La filière. Ce contrat a fait naître une filière économique importante. De nombreuses familles vivraient de cette ressource à Bora Bora. Sur Maiao, la plupart des foyers vivent aussi grâce à cette ressource. D’ailleurs, la population se serait vivement inquiétée après la demande de certains hôteliers d’utiliser le palmex à la place du pandanus. “Cela fait remuer la population. J’ai dû réunir une partie de la population pour les calmer”, souligne le ministre de la Culture et de l’Artisanat. Trois entreprises sur Bora Bora travaillent dans la pose du pandanus, dont celle de Mita Teriipaia (lire cicontre), qui ne conteste pas les faits. Il tient même à rappeler : “Ce sont près de 200 familles de l’île qui vivent aujourd’hui de cette activité, dont certains sont mes proches, il est vrai. Il est vrai.”
La rencontre. Le ministre de la Culture a l’objectif de reprendre les discussions avec les hôteliers, “dans un climat apaisé”. Pour lui, “la polémique est définitivement close sur ce sujet”.
LR
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MITA ET SES PANDANUS
Leader du secteur à Bora Bora Si ses propos jugés blessants voire insultants ont fait débat sur leur caractère xénophobe, ils ont aussi révélé les intérêts du ministre de la Culture et de l’Artisanat dans l’exploitation du pandanus. C’est son père, aujourd’hui décédé, ancien bras droit de Gaston Tong Sang, qui avait monté sa société de pose de pandanus, chapeautant une centaine de familles productrices. Le fiston a repris l’affaire, sa soeur en est la gérante avec son mari. La famille Teriipaia a l’entreprise la plus importante dans la pose de pandanus de Bora Bora, même s’ils ont des concurrents. Deux, pour être exact. “On se partage un peu le marché”, explique Maui, le gérant. Mais depuis 2001, alors qu’avec la défiscalisation, l’hôtellerie connaît un boom économique, c’est bien l’entreprise de Teriipaia qui fournit le plus grand nombre d’hôtels, selon un ancien employé. Les salariés étaient moins d’une dizaine avant Oli, ils sont aujourd’hui le double.








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17/03/2010 à 02h08
« Xénophobe, raciste » les grands mots qu’on utilise dès qu’il s’agit de parler d’origine, de provenance, de racine, dans une époque où le tourisme circule dans le monde entier. Xénophobes ?... des personnes qui changent de vie et de pays tant la planète est étroite…, que même des chercheurs envisagent des moyens de vie dans Mars ?
La manière de s’informer sur une personne : « Qui es-tu ? D’où tu viens ? Depuis combien de temps tu es arrivé ? Combien de temps tu va rester ? Quand vas-tu repartir ? »… ne nous rend pas pour autant racistes ou xénophobes. De plus, par prudence, avertissement et protection, ce n’est pas de trop de dire que : « Si vous n’êtes que de passage en Polynésie, pour une durée déterminée, courtes ou longues, ne faites rien qui puisse nuire à sa population en laissant derrière-vous des sources de difficultés qu’il faudra subir et résoudre ensuite » par ceux qui y vivent depuis des générations. Le vrai racisme pourrait être interpréter d’une autre manière : « Qui es-tu pour me parler ainsi » ? « D’où tu viens, moi je suis d’ici, chez moi » ? « Depuis combien de temps tu es arrivé, tu ne connais pas les habitudes » ? « Quand vas-tu repartir, (bon débarras, tu es de trop chez nous) » ? Là c’est très méchant. L’image vraie de la Polynésie ce n’est pas du tout çà, bien au contraire. Dans le monde, parfois, le racisme et l’exclusion proviennent même de la personne qui veut s’installer dans un lieu qui n’est pas le sien et dont elle utilise pour se faire une place. C’est pourquoi, l’humilité est de mise dans les propos de l’accueil. Avec les plates excuses pour celui qui s’est senti offensé à Bora-Bora. Monsieur le Ministre de la Culture s’est excusé ouvertement à la télé RFO… comme quoi dans notre culture il y a du bon.
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12/03/2010 à 08h44
pour consoler nos compatriotes maohi
Libération demontre (documents à l'appui)qu'un conseiller municipal de La Faute /mer en vendée a signé des permis de construire en zone innodable ..où sa famille avait des opérations immobilières en cours. Voilà qui ressere les liens entre maohi et fraani ...nous avons été élevés da&ns le même moule et la même culture !
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12/03/2010 à 00h13
Le pandanus, que ne peut-on faire avec :
l)- toit des maisons en remplacement des affreuses tôles ondulées qui n'ont rien à voir avec l'exotisme, le caractère local que peuvent offrir des fares niaus ou en pandanus, ou en bambous
2)- artisanal, avec le pandanus toujours : création de nattes, services de table, chapeaux (tanes - vahines), sacs à main etc...
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11/03/2010 à 19h05
En fait c'est un incompris qui défend les siens et son pays.
xxxxxx xxxx
Sacré ministre du peaudanus