Publié le jeudi 13 août 2009 à 11H03
FAILLITE. Les sociétés de Heimata Hirshon, la SCI Atehi, soit le Carlton Plage, et la SARL Carlton Hills Papeete sont mises en redressement judiciaire depuis lundi. La cessation de paiement a été demandée par les promoteurs. Reste aujourd'hui à trouver un peu plus de 700 millions de Fcfp pour recouvrir les créances.
“Une oasis de calme sur la plus belle plage de Tahiti… Détendez-vous. Au programme : sable blanc et fin, lagon de rêve, eau turquoise, jardin tropical, architecture harmonieuse, calme et repos. À quelques minutes de la ville, vous êtes dans un autre monde : il existe enfin, le Tahiti au décor parfait que tout le monde idéalise ! À 17 kilomètres de Papeete, loin de l'agitation, la résidence Carlton Plage vous offre sur deux hectares le calme, une végétation extraordinaire et une vue panoramique sur l'île de Moorea”. Voilà ce que laissaient miroiter les promoteurs du Carlton Plage, depuis 2001.
Aujourd'hui, le rêve s'est transformé en cauchemar. Les travaux censés finir en 2003 ne sont pas totalement achevés. Mieux, les sociétés de Heimata Hirshon, la SCI Atehi, soit le Carlton Plage, et la SARL Carlton Hills Papeete sont en faillite. Résultat, lundi, le tribunal de commerce a tranché et décidé de les mettre en redressement judiciaire. Maurice Beau dans cette affaire a été nommé comme administrateur et Patrick Ancel comme représentant des créanciers. Et des dettes, il y en a. On parle d'un peu plus de 700 millions de Fcfp. “Il ne reste plus qu'à vendre et ce ne sera pas facile pour l'administrateur”, affirme Patrick Ancel. Et pour cause, les travaux ne sont pas encore achevés, les appartements censés être vendus en défiscalisation ne le sont plus et l'Urbanisme n'a pas délivré de certificat de conformité.
Certains propriétaires et locataires du Carlton Plage résident donc sans aucun titre de propriété. Pierre Marchesini, un propriétaire, déplore : “Que ce soit le notaire, le promoteur ou la banque, ils n'ont pas fait les choses comme il aurait fallu les faire. Pour le moment, j'ai une créance de 20 millions de Fcfp et le notaire nous dit qu'il ne peut pas passer les actes. On se retrouve donc aujourd'hui sans titre de propriété parce que soi-disant plusieurs personnes ont entamé des recours contre les promoteurs”. Un autre résidant en rajoute : “Le pire c'est qu'on nous a promis des appartements de luxe. Au lieu de cela, il n'y a toujours pas d'ascenseur, il y a plein de finitions ou de travaux qui ont été bâclés. Bref, on a l'impression de s'être fait arnaquer”.
Dans un premier temps, un premier administrateur avait été nommé. Il a été sollicité par les propriétaires des appartements du Carlton Plage, de manière à faire jouer la garantie de non-achèvement des travaux qu'avait donnée la banque. Aujourd'hui, il y a donc une garantie de bonne fin des travaux de la banque Socredo. Concrètement, cela signifie que la banque garantit la fin de construction de l'immeuble. En clair, c'est elle qui paie tout. Elle espère au final récupérer son argent, mais ce n'est pas gagné. Comme pour tous les créanciers par ailleurs. Certains ont déjà procédé à des saisies conservatoires. Une plainte contre la SCI Atehi, la SARL Carlton Hills et HH Promotion a également été déposée par un des propriétaires en août 2007. Une plainte prise au sérieux puisqu'une commission rogatoire a été donnée et que la section de recherche de la gendarmerie enquête sur le sujet. Un dossier à gros sous.
JH
Zoom
Du travail au noir aux impayés
Durant la réalisation du Carlton Plage, des entreprises ont été mises en cause pour de graves infractions au Code du travail. Les gestionnaires de ces sociétés ont écopé de lourdes peines d'amendes. Les faits remontent au 10 février 2004. Ce jour-là, dans le cadre du programme de lutte contre le travail au noir du parquet de Papeete, forces de l’ordre, inspecteurs du travail et de la CPS se rendent sur les lieux de la construction de la résidence du Carlton Plage, à Punaauia, afin d’effectuer un contrôle approfondi du chantier. Ce contrôle aboutit à un constat accablant. De nombreuses infractions à la réglementation polynésienne en matière de droit du travail sont relevées, comme du travail au noir, du travail attribué à des faux patentés... Infractions dont le préjudice total pour la CPS est estimé à 87 millions de Fcfp. Hormis cela, quelque temps après, de nombreuses malfaçons ont été relevées sur le chantier. Des travaux qui n'ont pas été réalisés dans les normes, des matériaux autres que ceux prévus à la base. Bref, le chantier était loin de l'oasis promise. Aujourd'hui encore des sociétés attendent même d'être payées.
PATRICK ANCEL, REPRÉSENTANT DES CRÉANCIERS
“Des locataires sans titres”
“Il y a énormément de dettes. Actuellement, il y a une garantie de bonne fin des travaux de la banque Socredo. Cela signifie que la banque garantit la fin de construction de l'immeuble. Évidemment elle se portera certainement créancière après, mais ce n'est pas évident qu'elle soit remboursée. Ce qui est délicat aujourd'hui, c'est qu'actuellement, il y a des locataires et des propriétaires d'appartements, mais ils résident sans titre. En effet, il n'y a pas de certificat de conformité des bâtiments. Ils sont occupants sans titre. Ce n'est pas simple. L'administration le tolère puisque l'électricité et le téléphone sont installés. Ceci a été possible grâce à un certificat de conformité partielle. Autant dire que le redressement des sociétés Hirshon risque de durer. Pendant ce temps, les créanciers m'appellent tout le temps pour demander quand ils seront payés. Il y a un autre volet : celui de la défiscalisation. La défiscalisation concerne ceux qui investissent. Ce sont pour la majorité des métropolitains qui pensaient faire une affaire puisqu'ils achetaient en défisc. Cela veut dire par exemple qu'au lieu de payer 100 Fcfp, ils payent 70 Fcfp. Sauf que là, les travaux se sont arrêtés en route, cela pose donc des problèmes parce que la défiscalisation des propriétaires peut être remise en cause. À cela par exemple, l'administration, les impôts pourraient leur réclamer la réduction fiscale. Mais tout cela n'empêche pas de louer ou d'acheter les appartements mais c'est un peu compliqué.”








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14/08/2009 à 12h19
Quand on sait pas, soit on se renseigne, soit on dit rien. L'architecte a tracé des plans pour qu'on les suivent! Ces plans sont conformes aux lois et autres codes ou règlements! Cette catégorie de promoteurs ne sont pas ceux qui ont été trompé.
Conformité= conformes aux travaux autorisés (permis de construire). Donc si on change pendant le chantier, on demande un avenant au permis, qui de toute façon ne sera accepté s'il respecte les règles de construction.
La conformité des travaux ne peut être donné... que quand les travaux sont achevés bien sûr!
Voila, en espérant avoir éclairé un peu tout le monde.
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14/08/2009 à 10h25
[b]Le Carlton plage en Réalité Virtuelle : [/b]
[url]http://www.360cities.net/image/inside-carlton-third-bridge[/url]
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14/08/2009 à 10h05
"Les administrateurs et mandataires de justice rendent compte de leur mission aux magistrats qui les ont désignés. Ils sont rémunérés sur la base de texte de loi. Leurs honoraires sont contrôlés par les magistrats.
Il n'y a rien de plus facile que la critique et de plus affligeant que la diffamation.
Maurice Baud"
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14/08/2009 à 02h48
c est du business a la tahitienne....
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14/08/2009 à 00h50
Entre 2004 et 2006, pendant l’exercice de mon entreprise (individuelle) des chômeuses professionnelles sont venues me proposer de faire du travail au noir pendant un mois ou deux. J’ai demandé pourquoi ? La Loi interdit cela et il y a des risques d’accidents et il faut cotiser pour la retraite. Il vaut mieux gagner moins et assurer ses vieux jours. Réponse : le conjoint travaille et surtout pour garder le RST et les avantages sociaux obtenus (garderie payée pour chercher du travail, complément familial, aide au logement, bourses scolaire et cantine…). Refus catégorique. Pas de sentiment. Ce ne sont que des pièges pour couler une « boîte gênante ». Ces personnes sont plus informées et défendues que les employeurs (SEFI, Syndicats, Inspection et CPS). C’est la chasse par la répression. Abus de confiance, tentatives d’escroquerie légale par dénonciation et plaintes pour obtenir des dédommagements par condamnation au Tribunal. Promoteurs et créateurs d’entreprises soyez vigilants. Des concurrents qui veulent être des « manitou » ont trouvé l’eldorado en Polynésie. On vous prête des idées qui sont des sabotages. Contrôlez tout sur documents et des faits concrets, travaux effectivement exécutés, réels et vérifiables. Ne laisser rien au hasard, ni vous faire accuser de paranoïaques. Diriger vos ambitions et intuitions avec conviction. Le diable même vous guette parce qu’il est ou sera jaloux de vos réussites. Pardon si mes propos sont excessifs. C’est dommage. Même les riches en « perles » sont dans la déconfiture totale.
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13/08/2009 à 21h14
Ce Qui vient de se produire à la famille HIRSHON (faillite !!) connu pour être « de bonne famille très aisée »…dans le passé n’est pas une réjouissance pour d’autres familles très aisées de la « bonne société de Polynésie ». Les pièges ont été nombreux, tromperies, abus de confiance, complots, dénonciations : mini-entreprises sans patente, personnel (familial ou non) non déclaré, visites intempestives d’inspecteurs, contrôle, lourdes sanctions, conformité non accordée, etc. Tous les ingrédients sont réunis pour casser nos promoteurs locaux qui croient avec une confiance totale sur les propositions comme : créer vos entreprises, nous allons vous aider, faites marcher les investisseurs et les banques… en retour vous aurez la défiscalisation, etc.… Au lieu de réussir : les plans ont été faussés pendant la réalisation, sans compter les pénalisations pour non-conformité alors que les architectes pourraient retracer des nouveaux plans pour qu’ils soient conformes à la réalisation finale. C’est désolant de voir échouer ceux qui ont investi même leurs chemises, fait marcher les commerces (matières premières) et des milliards de salaires pour des « bouches » à nourrir et des consommateurs pour les commerces. A qui profite « la chute» ? Une banque finance un projet, le projet capote et la « banque » ramasse tout. C’est comme jouer au poker avec le croupier soi-disant comme « partenaire-joueur » « de jeu ». Quand on dit que «les murs ont des oreilles » faites bien attention chers lecteurs ; l’administration, les banques, nos chers « lobbying » privés et locaux lorgnent avec de bien épais yeux vitreux « vos billes » et « votre espérée décimation » : « une, deux, plusieurs personnes averties en valent une… mais une qui sera alerte et avisée».
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13/08/2009 à 19h26
J ai eu affaire avec cet administrateur et cela a ete une catastrophe pour moi.Il n a rien fait et a pris des honoraires astronomiques .Il est d ailleur repute pour son immobilisme . Je confirme les dires de Patrick.
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13/08/2009 à 18h45
Est-ce que dans ce contexte, acheter un appartement au carlton Hills est-il est une opération vouée à l'echec?
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13/08/2009 à 18h12
HIRSHON se nom là, me sembme-t-il est lié à la politique.
Quel a été le rôle de la société VERITAS dans cette affaire?
Quels sont les rôles et les responsabilités de la banque, du notaire, du promoteurs, de l'architecte?
Pourquoi vendre un bien non conforme?
Je ne savais pas que cela pouvait exister mais c'est vrai en est en polynésie le seul territoire qui peut être comparer à l'afrique!
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13/08/2009 à 16h27
Il aurait pas un peu trop anticipé sur sa marge bénéficiaire ce "promoteur" très ... Jet-set ?
Les pandores n'ont rien trouvé de suspect sur sa comptabilité depuis 2007 ? deux ans passés, ils doivent être mutés ailleurs ...
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13/08/2009 à 14h17
CARLTON HILLS et CARLTON PLAGE
Maitenant que le promoteur a été ecarté, les vrais soucis vont vraiment commencer,l'administrateur juidiciaire cité dans les nouvelles du 13 aout est un XXXX de premiére classe . Sa réputation n'est plus à faire, les dossiers qu'il gére s'eternisent de meme que la hauteur de ses honoraires . XXXXX pauvre HEIMATA ;