La Maison de la perle sous surveillance

Publié le vendredi 09 octobre 2009 à 11H31

COMITÉ DE PILOTAGE. Les professionnels de la perliculture ont réclamé hier, lors d'une réunion avec le ministère concerné, qu'ils soient représentés au conseil d'administration de la Maison de la perle, ce qui n'était pas prévu.

L’ESSENTIEL

  • “Il n'est plus question de retourner dans les dérives du GIE Perles de Tahiti”, soulignait hier le Tahiti Pearl Consortium
  • Le moratoire qui doit geler pendant un an tous les crédits professionnels devrait être voté prochainement par l'assemblée
  • Selon le ministre, la restructuration de la perliculture devrait être mise en place début 2010

“Il n'est plus question de retourner dans les dérives du GIE Perles de Tahiti”, souligne Aline Baldassari-Bernard, porteparole du Tahiti Pearl Consortium. “On veut pouvoir contrôler chaque franc. On ne veut pas de copinage, ni d'embauche à 600 000 Fcfp. On veut nous serrer la vis, on la serre aussi à ceux qui vont gérer la Maison de la perle.”

Les professionnels de la perle se sont une nouvelle fois réunis hier après-midi avec le ministère des Ressources de la mer pour préparer la réorganisation du secteur. Les perliculteurs ont exprimé leur mécontentement à propos de la Maison de la perle, pour laquelle il n'était pas prévu qu'ils participent au conseil d'administration. “Ce sera l'argent des perliculteurs, les fameux 50 Fcfp, qui va alimenter la Maison de la perle. Nous devons avoir le droit à la parole.”

Teva Rohfritsch, ministre des Ressources de la mer, est lui revenu sur l'avancement de la restructuration du secteur : “La Maison de la perle nous permettra d'amorcer la centralisation de la production. Il faut roder tous les dispositifs qui ont été aménagés avec les professionnels : le tri, la classification, la labellisation, l'estimation des lots des producteurs”. Il poursuit : “Notre objectif à tous est que le cours de la perle remonte. Il faut donc qu'on contrôle ce qui est produit, et que le producteur ait une idée de la valeur de ce qu'il a. Dès lors qu'on aura fait tout ça, les banques pourront jouer leur rôle d'accompagnateur du secteur. J'espère que le moratoire, qui va geler pendant un an tous les crédits professionnels, va être voté prochainement par l'assemblée”.

Selon le ministre, le nouveau système devrait être mis en place début 2010. Le travail à faire est important. Les recettes d'exportations ont reculé de 21% en 2008 par rapport à 2007 pour un montant de 8,3 milliards. Alors qu’en 2007, avec un volume exporté moindre, le secteur avait réalisé 2 milliards de Fcfp de plus. Le prix au gramme a atteint 593 Fcfp au premier trimestre 2009 contre 1 351 Fcfp à la même période il y a un an, soit une baisse de 56%.

MT

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