Publié le mercredi 01 septembre 2010 à 10H57
SANTÉ. Les médecins ont accepté hier une baisse de 5% du volume de leurs honoraires. Insuffisant pour les partenaires sociaux et le président du conseil d'administration de la CPS. Le déficit de la Protection sociale généralisée est désormais entre les mains du conseil d'administration de la CPS.
L’ESSENTIEL
- ”On devrait revenir à un tarif de consultation de l'ordre de 3 200 Fcfp, ce qui fait 400 Fcfp de moins qu'aujourd'hui”, indique Moana Tatarata, PCA de la CPS avant d’ajouter : “Cela passera soit par des baisses de tarif forcées ou par un déconventionnement”
- Le tarif de la consultation devrait passer de 3 600 à 3 200 Fcfp
- C'est le CA de la CPS qui déterminera avant la fin du mois d'octobre les mesures retenues pour combler le déficit de la branche maladie
“Impasse : 2,271 milliards de Fcfp”, pouvait-on lire hier sur le tableau de travail du conseil de la protection sociale. Le président du Pays Gaston Tong Sang s'était fixé jusqu'à hier soir pour proposer à la Caisse de prévoyance sociale (CPS) les mesures pour rééquilibrer les comptes de la branche maladie pour 2011. Au début de la réunion, il manquait 2,2 milliards de Fcfp sur les 7 milliards nécessaires.
Les partenaires sociaux ont de nouveau rappelé qu'ils souhaitent qu'une grande partie de ce trou soit comblée par les médecins, qui ont finalement accepté au cours de la réunion une baisse de 5% du volume de leurs honoraires. Insuffisant ont souligné les syndicats de salariés et de patrons à l'unisson. Le président du conseil d'administration de la CPS Moana Tatarata a lui-même reproché aux médecins de “ne pas participer à l'effort collectif en essayant de trouver différents artifices liés à la convention qui organise les relations entre la CPS et les professionnels de santé”. Pour sa part, il estime, comme les partenaires sociaux, que les médecins devraient baisser le tarif de la consultation. “On devrait revenir à un tarif de consultation de l'ordre de 3 200 Fcfp, ce qui fait 400 Fcfp de moins par rapport à ce que nous connaissons aujourd'hui”, décrit-il.
Les cartes sont maintenant entre les mains du conseil d'administration de la CPS (les professionnels de la santé n'y siègent pas), qui va plancher à partir de vendredi sur le budget primitif 2011. “Nous allons devoir équilibrer le budget en prenant les mesures qui s'imposent. Nous allons traduire dans le budget de la CPS l'effort qui a été chiffré et accepté par certains”, précise Moana Tatarata. “Pour ceux qui n'auront pas véritablement joué le jeu, nous serons obligés de mettre en place un dispositif budgétaire particulier qui va se traduire soit par des baisses de tarif forcées soit par un déconventionnement”. Pour Pierre Follin, le président du syndicat des médecins libéraux, le déconventionnement “est un risque qu'il faut prendre. Cela ne nous fait pas spécialement peur (...). Une économie de 5% sur le volume de nos honoraires, cela représente 250 millions de Fcfp de moins en termes de revenus des médecins”, met-il en avant. “Les partenaires sociaux ne se satisfont pas de cela. On ne peut pas aller plus loin”. Le CA de la CPS devra déterminer avant la fin du mois d'octobre les mesures retenues pour boucler le budget primitif 2011.
MT
Mélanie Thomas







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03/09/2010 à 10h11
L'idéal serait de se calquer sur des critères objectifs reposant sur des comparaisons avec les systèmes de santé étrangers. Ainsi, les taote ne pourront plus faire les victimes ou prendre la population à témoin ("j'aime mon taote"), c'est lâche de jouer sur la fibre affective des patients pour défendre ses intérêts. J'en connais qui se font des millions. L'argent fait perdre la tête et nous amène à dire des choses invraisemblables. Tout le monde doit participer à l'effort de guerre, y compris les salariés de la CPS, c'est ça la solidarité. Reste-t-il un tant soit peu des valeurs dans notre pays exceptée celle de l'argent???
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03/09/2010 à 09h44
Je ne sais pourquoi on leur demande encore leurs avis à ces médecins tiroirs-caisses. Ils se fichent éperdument que la CPS fasse faillite. En difficulté depuis longtemps, ils sont bien placés pour le savoir, mais n'ont pas pour autant changé leurs comportements. Alors leurs promesses sans aucun contrôle, xxxxx folâtre ouvertement et en rit, rien que d'en parler. Ces vrais profiteurs (dont certains se faisaient jusqu'à 5 millions par mois) s'en iront leur pactole sous le bras quand la caisse sera vide.
Monsieur Tatarata doit avoir le courage de prendre les mesures qui s'imposent.
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03/09/2010 à 07h23
Oui, les médecins doivent être mis à contribution, quoiqu'ils en disent, ils en ont et continuent à bien en profiter.
Il y a quelques années le prix de la consultation est passé de 3.000 fcfp à 3.300 fcfp (soit 10% d'augmentation d'un coup); il serait utile de rappeler les noms des personnes responsables(?) qui avaient validés cette augmentation en son temps. Quand on pense à d'autres corps de métier qui doivent ferailler ferme pour pouvoir augmenter leur prix de quelques francs, il y a de quoi être écoeuré, n'est ce pas les boulangers).
A ma connaissance,en France, le prix de la consultation tourne autour de 23 euros (soit environ 2.700 fcfp, la différence en Polynésie doit correspondre à une indexation...).
Oui, les avantages acquis des agents de la CPS doivent être revus à la baisse, entre autres, il est scandaleux de savoir qu'une partie de l'argent de nos cotisations soit dilapidé pour payer des voyages d'agrément au personnel de la CPS (et peut être de leurs proches); cet avantage doit être supprimé sans délai et sans contrepartie.
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02/09/2010 à 15h57
Jamie t'es loin du compte !!!!
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02/09/2010 à 10h33
J'ai honte pour les médecins. Ils ne veulent pas faire un geste pour sauver la PSG. Et pourtant, ils en tirent énormément profit. Plus on est riche, plus on est égoiste. Sale mentalité.
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02/09/2010 à 10h03
la médecine, c'est comme l'éducation: ça doit être avant tout une histoire de vocation et non pas d'argent; l'important c'est que les médecins, comme les enseignants, puissent exercer dans des conditions favorables, des locaux propres, entretenus, climatisés, avec du matériel irréprochable: on oublie trop souvent la population à cause des intérêts personnels.Certes les études sont longues, mais certains docteurs du monde libéral se tapent quand même près d'un million par mois, alors un petit effort, pour la population, serait bien venu. Il est quand même rare, pour ne pas dire, impossible, de rencontrer un médecin ou un prof, avec les poches trouées et les semelles usées (sens figuré).
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01/09/2010 à 21h09
Facile et très démagogique de pointer du doigt ceux qui ont de gros revenus, les médecins. Qui accepterai de baisser son salaire de plus de 10% ? Puisque "tout le monde doit jouer le jeu", alors baissez de 10% tous les salaires de la CPS... D'accord M. Tatarata ?
Commencez plutôt par travailler efficacement. Vu le nombre et les salaires de vos employés, vos services doivent être ultra performants ?!
Pourtant je vous relate un fait vécu : mon médecin m'a prescrit un médicament, à raison de 2 boites de 6 pilules. Mon pharmacien me dit que le médicament existe aussi en boite de 12, moins cher que 2x6. Mais il n'a pas le droit de changer la prescription, sinon je ne serai pas remboursé ! Bravo, très efficace comme règlement !
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01/09/2010 à 16h58
Et les employés de la CPS quand vont ils payer comme nous où 2% moins cher que nous (sic) car ils travaillent (sic, sic, sic! ) dans ce GM
Les membres du coneil d'administration combien touchent-ils eux, ils devraient gagner moins eux aussi et avoir moins d'avanges qui coutent chers aux cotisants
Cela me rappelle la paille et la poutre dans l'oeil !.........
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01/09/2010 à 14h14
A noter qu'une baisse de 20% des taux de remboursement pour se mettre au niveau de la Sécurité Sociale ferait 2 milliard d'économie par an pour la CPS...