La continuité territoriale coûte que coûte

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Publié le mercredi 03 décembre 2008 à 09H42

TRANSPORT. Des billets d’avions moins chers ? Le voeu reste à réaliser. La mise en place de la dotation de continuité territoriale et du passeport mobilité par Brigitte Girardin n’a pas suffi. Les prix des billets restent élevés pour ceux ne bénéficiant pas de ces dispositifs. Le secrétariat d’État à l’Outre-mer et la Délégation interministérielle pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer (DIMECFOM) travaillent ensemble sur trois fronts pour trouver des solutions.

  • Un fonds de continuité territoriale :
Le projet de loi de développement économique pour l’outre-mer (qui sera examiné en février au Sénat) prévoit une dotation de 5,8 milliards de Fcfp (49,1 millions d'euros) dans un “Fonds unique de continuité territoriale” (le montant est similaire à celui de 2008). Il rassemblera la dotation de continuité territoriale et le passeport mobilité pour les étudiants. Ces deux dispositifs sont critiquées (rapport de la Cour des comptes 2007) en raison du nombre exponentiel de bénéficiaires, de leurs coûts et de leur mauvaise gestion par les collectivités. L’État a apparemment entendu la Cour et va donc reprendre la main. Il gèrera le “Fonds unique de continuité territoriale”, sauf quand une région ou une collectivité décidera d’abonder le fonds dans une proportion au moins égale à la moitié des crédits. Actuellement, chaque collectivité a ses mécanismes d’attribution, à l’avenir il n’y en aura qu’un seul, avec des conditions de ressources. Autre évolution prévue : la continuité territoriale concernait jusqu'à aujourd'hui, uniquement les liaisons entre chaque collectivité et Paris. À l’avenir, les ultramarins qui voyageront à l’intérieur même de leur collectivité ainsi qu’au sein d’un même bassin (ex : Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Wallis-et-Futuna) pourront bénéficier du fonds. Yves Jégo négocie avec les compagnies aériennes, présentes dans tout l’outre-mer, des prix fixes afin d’éviter les hausses en période de pointe. Du coup, avec le même budget que l’année dernière, l’État pourrait financer plus de billets. Si un accord est trouvé, il sera possible pour les bénéficiaires des chèques transport, de connaître le coût du billet hors taxe qui restera à leur charge.
  • Des compagnies low cost pour desservir l’outre-mer

Yves Jégo veut démarcher “toutes les compagnies low cost du monde” afin qu’elles desservent l’outre-mer. Il veut faire jouer la concurrence. Mais pour les attirer, “il faut démontrer que territoire par territoire, la stratégie de développement du tourisme va amener plus de passagers”. Pour le secrétaire d’État, l’équation est simple : “Plus de touristes, plus de passagers, plus d’avions, égalent des billets moins chers pour tout le monde.” C’est l’une des raisons pour lesquelles le ministre veut "booster" le tourisme outre-mer. Le ministre considère par exemple que la ligne d’Air Caraïbes qui ouvrira le 14 décembre entre Paris et Cayenne, mettra Air France face à un concurrent, et aura pour effet de baisser les tarifs. Des compagnies low cost pour les destinations les plus lointaines (Polynésie française et Nouvelle-Calédonie) sont-elles envisageables ? Yves Jégo estime que “oui sur une partie du vol”. Il imagine “un Sydney-Nouméa en low cost, avec des dessertes plus régulières et moins chères”. Mais on se souvient de l’échec des discussions en 2004 pour l’implantation en Nouvelle-Calédonie de la compagnie australienne à bas prix Virgin Blue. Pour la Polynésie française, le ministre s’est entretenu avec le président Gaston Tong Sang. Là aussi, Yves Jégo a sa petite idée : “Mobiliser Air Tahiti Nui sur une navette entre Los Angeles et Papeete à moins de 500 dollars permettrait d’apporter cette réponse low cost.” Le locataire de la rue Oudinot va plus loin et s’interroge sur la politique de la compagnie. “Peut-être faut-il qu’ATN se pose les bonnes questions, dit-il. Ne faut-il pas abandonner la ligne New York – Papeete, très déficitaire, au profit du renforcement d’une navette low cost entre Papeete et Los Angeles ? Peut-être, peutelle resserrer et rationaliser son activité pour devenir elle-même un low cost et avoir une desserte plus dense est moins coûteuse au détriment d’une ligne plus lointaine…”

  • Des négociations avec les compagnies aériennes qui desservent… les Dom
Patrick Karam, délégué interministérielle pour l’Égalité des chances des Français d’Outre-mer, négocie avec les compagnies aériennes desservant les Dom, des baisses de billets d’avion (Air France, Corsair, Air Caraïbes et Air Austral). Il veut qu’elles s’engagent à “réserver 15% de leur capacité globale (en nombre de sièges), sur la période du 15 juin au 15 septembre, au prix le plus bas de leur grille tarifaire annuelle, hors promotion”. Objectif : que les domiens puissent voyager pendant les vacances d'été à des tarifs acceptables. “Pour l’instant, c’est très compliqué de négocier pour les Com, notamment parce que le flux de passagers n’est pas le même”, justifie Patrick Karam, qui entend toutefois s’y atteler une fois le dossier pour les Dom bouclé. En clair, les liaisons entre Paris et les Dom font gagner de l’argent aux compagnies, ce qui n’est pas forcément le cas pour celles entre Paris et les Com. Air Austral desservira la Nouvelle- Calédonie à partir d’avril, mais la mesure ne s’appliquera qu’à la liaison entre Paris et Saint-Denis-de-la-Réunion. Enfin, si la compagnie réunionnaise accepte la convention. Son patron, Gérard Ethève, a déclaré aux Échos, qu’il la trouve “surprenante et irréaliste dans son ensemble”. Il chiffre le coût pour sa compagnie entre “3,5 et 5 millions d'euros” (entre 418 et 600 millions de Fcfp). Nicolas Sarkozy, lui, est décidé. Jeudi dernier, devant les maires d’outre-mer, il n’y est pas allé par quatre chemins : “Je vais taper du poing sur la table : l’accord, je le veux. (…) La continuité territoriale, c’est pour aider les clients que vous êtes, ce n’est pas pour financer les compagnies.” Si Air Austral ne signe pas, les autres ne s’engageront certainement pas. Sur le même ton que le chef de l’État, Patrick Karam menace : “S’il n’y a pas d’accord nous pourrions fixer des obligations de service public et, là, il n’y aura plus de concession, les 15% s’appliqueront à toutes les périodes de vacances.”

De notre correspondant à Paris, David Martin

Plus de cent mille bénéficiaires

En 2007 : 85 000 bénéficiaires au titre de la dotation de continuité territoriale, et 25 000 au titre du passeport-mobilité. En 2008, le nombre de bénéficiaires devrait être moins important pour la dotation de continuité territoriale du fait du gel du dispositif décidé par la Martinique et la Réunion, (trop) fortes consommatrices en 2007.

voyageoutremer.com détourné

Lors des Assises du tourisme outre-mer le 21 novembre, Yves Jégo a annoncé la création de voyageoutremer.com, un site internet pour la promotion et la commercialisation des destinations outre-mer. Constatant que le nom n’avait pas été déposé, le Comité de liaison et d'application des sources historiques (Clash) s’en est emparé. Sur voyageoutremer.com apparaît une page de revendication pour la reconnaissance par le gouvernement du 9 octobre comme date commémorative de l’abolition de l’esclavage à Saint-Barthélemy (alors que la date actuelle, le 27 mai, est celle de l’abolition de l’esclavage en Guadeloupe). Au secrétariat d’État à l’Outre-mer on fait comme si de rien n’était : “Nous avons déjà déposé un nom et ce n’est pas celui-là”. Reste que lors de l’annonce le ministre avait bien parlé de voyageoutremer.com…

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14/12/2008 à 08h28

Je ne sais pas si les Nouvelles ont des lecteurs, je ne vois pas beaucoup de commentaires, beaucoup râlent mais ne donnent pas de solutions, je lis les 2 quotidiens et j'écoute les radios Radio 1 ou RFO radio, c'est dommage que les Nouvelles ont peu de lecteurs c'est le journal que je préfère Mme Pontarollo a su être neutre et ne pas avoir l'esprit Hersant de La Dépèche je m'excuse auprès de mes amis de la Dépèche. Ensuite les nouvelles de LNT sont bien séparées, le local ensuite le Pacifique ensuite les sports et l'Europe. Donc on sait où on veut aller si on veut lire tout de suite le local ou le sport ou les nouvelles du monde. Je sais pourquoi il y a plus de lecteurs à la Dépèche c'est à propos des annonces vous ouvrez le canard et vous trouvez tout de suite les petites annonces. Je rigole car il y a VU PARU VENDU qui est gratuit et il y a plus de petites annonces. Enfin voilà j'espère que LNT aura plus de lecteurs et ainsi nous pourrons plus partager nos idées. A bientôt

10/12/2008 à 11h02

Mr Patrick Guillot pdg du relais mahana à huahine, donne quelques idées pour faire venir les touristes chez nous, je suis entièrement d'accord puisque c'est ce que je prône depuis 26 ans mais il a oublié 3 choses primordiales - 1) - Le manque d'Animation le Président GTS veut faire des mariages, mais moi, je dis faire des mariages tahitiens légalisés et faire ces cérémonies sur des Marae Paea en a 2, Huahine en a 1 beau, Moorea en a aussi 2( dont Nuuroa qui est assez spécial fait en coraux) Raiatea (Taputapuatea) etc à Paea par exemple le Marae Arahurahu qui est bien conservé mais il est privé (voir avec le propriétaire pour faire une convention comme celà a été fait dans les années 50 entre la propriétaire et le syndicat d'initiative dirigé à l'époque par Mr Jacquier; je sais que ça a été un très bon gestionnaire de ce site je me demande si ce n'est pas le meilleur car depuis que l'ODT et le ministère du Tourisme a pris la suite tout est parti à vau l'eau ;faire des ''sons et lumières'' sur ce site .j'ai déjà demandé à Tumata Robinson et aussi à Teiki et Lorenzo qui étaient emballés par cette idée et qui étaient d'accord de prendre les légendes de ce Marae pour les Animations. Trouver des guides pour les randonnées tout au long des sites: à Paea : Marae Taata, Marae Arahurahu et jusqu'aux grottes avec toutes les légendes des vallées de la commune. Voilà déjà une idée. - la 2ième - Construire des casinos, nous avons des Hôtel de luxe soit à Tahiti, soit à Moorea, soit à Bora-Bora. Je sais que les touristes s'emmerdent le soir chez nous donc s'il y avait des salles de jeux ou casinos les touristes auront de quoi s'occuper. et comme Yves Jego veut à tout prix faire des compagnies aériennes en low-cost pour attirer les touristes surtout nous avons besoin des touristes moyennes gammes et des sacs à doc pour faire marcher notre agricultue et notre arboriculture donc nos entreprises en Agro-Alimentaires en Cosmétologiques Parfumeries se feront connaître; mais attention que les syndicats ne commencent pas à faire de la surenchère salariale . Il faut avoir une logique ce n'est pas seulement faire venir le touriste pour qu'il s'ennuie ici il faut le distraire à un prix raisonnable - et une 3ième idée - qui me tarabuste aussi, pourquoi ne pas faire comme dans les pays chaud j'ai vu ça en Italie : fermer les magasins l'après-medi et les rouvrire vers 16 heures jusqu'à 23 heures tout ça est à voir à discuter ,la CCISM devrait s'engager dans ces projets. Voilà merci de me lire j'ai lu en entier les propos de Patrick Guillot lisez aussi les miens. et donner aussi d'autres idées surtout les chefs d'entreprises et le commerçants . Salut à tous et toutes.

Légal

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