Publié le samedi 20 décembre 2008 à 09H50
ÉCONOMIE. Très mauvais chiffres pour l’hôtellerie-restauration et la construction après la publication des statistiques d’octobre.
L’ESSENTIEL
- Chiffres catastrophiques de l’emploi
- Baisse spectaculaire dans l’hôtellerie-restauration et la construction sur les 12 derniers mois
- Les patrons demandent des aménagements du temps de travail pour éviter les licenciements secs
Le train de l’emploi déraille et la publication des chiffres du mois d’octobre (chiffres de l’Institut de la statistique en Polynésie française) permet de cerner l’ampleur de la catastrophe. C’est le secteur de l’hôtellerie- restauration qui accuse la baisse du nombre de salariés la plus significative, une baisse jugée “forte” par l’ISPF, -1,9%. Mais ce chiffre n’est rien par rapport au cumul sur les 12 derniers mois : -3,9%. Le domaine de la construction est lui carrément en chute libre, -7,8% sur les 12 derniers mois (-0,4% sur le denier mois ; -4,4% sur les trois derniers mois). Seule l’industrie sort de la zone rouge… tout juste, avec une stabilisation à 0% sur l’année écoulée. Le commerce limite la casse sur les 12 derniers mois (-1,4%) et les “autres services” se détachent en affichant plus 3%, toujours sur l’année écoulée.
Et aucun indicateur économique ne permet d’espérer un revirement pour l’année 2009. Dans une enquête réalisée par le conseil des entreprises de Polynésie française (CEPF) auprès des patrons, certains estiment n’avoir aucune visibilité pour 2009. “Dans un contexte très difficile, si certains dirigeants envisagent de fermer leurs entreprises, d’autres optent pour des mesures de réduction de leurs effectifs en attendant des jours meilleurs : limitation des CDD et du personnel intérimaire, incitation aux départs volontaires sans remplacement ou encore réduction du temps de travail”, lisait-on dans le dépouillement cette étude. Sur 55 chefs d’entreprises interrogés, 15 se disent contraints de procéder à des licenciements. Tous militent aujourd’hui pour un aménagement du temps de travail de leur employé pour éviter les licenciements secs. Le CEPF ne souhaitent pas dévoiler le nombre de plans sociaux en cours, et à venir.
FR
Florence Richard







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Commentaires anonymes
22/12/2008 à 20h50
[b]Témoignage[/b] :
Suite à un licenciement économique, suppression de poste, et en tant que demandeur d'emploi actif depuis janvier 2008 ;
statistiquement parlant, j'ai dû postuler pas moins de 90 demandes, annonces toutes confondues, en fonction de mes compétences.
A l'heure actuelle, et toujours dans les statistiques, seulement et malheureusement [b]21% de réponses[/b], soit un total de 19 employeurs qui ont eu cette conscience d'un vrai chef d'entreprise de me répondre.
Les [b]79% restants[/b] n'existent pas, ou plutôt, aucun intérêt de leur part de répondre à un demandeur en mal d'emploi. Pauvre de moi.
Aujourd'hui, je voudrais pousser un grand coup d'gueule à tous ces entreprises qui ne prennent pas le soin de répondre à une demande. Positive ou négative ? Ne laisser pas un demandeur dans l'incertitude et dans la détresse ; moralité, les jours se suivent et se ressemblent...
Tous les matins, je me réveille avec cette lueur d'espoir qui pourrait venir frapper à ma porte.
Espoir, désespoir, suicide ?
Pour la première fois de notre vie, ma petite femme, mon fils et moi allons fêter ce Noël avec un casse-croûte chacun, faute de budget. Tant pis pour les cadeaux, c'est malheureux de vivre ainsi et à ce point, mais croyez-moi que c'est l'enfer tous les jours.
Ce témoignage m'apporte beaucoup de soulagement d'en parler, malgré le moral à zéro, je souhaite un Noël paisible à tous les sans emplois.
Moralité finale : Clientélisme, discrimination, égoïste.
Merci les Nouvelles