Publié le mardi 09 février 2010 à 10H17
FENUA ÉCONOMIE. Le magazine annuel sur l’économie polynésienne est en vente. En 180 pages, la revue fait le point sur l’activité économique de l’année 2009 et dresse un bilan secteur par secteur.
La photo d’un cargo échoué illustre parfaitement le titre de couverture du magazine annuel Fenua économie : “La Polynésie fait naufrage”. Preuve avec les bilans 2009 de la perle, du tourisme, du bâtiment, de l’industrie, de l’automobile... Chaque secteur d’activité fait l’objet d’un historique qui retrace l’évolution du marché et se conclut sur les enjeux et les perspectives. Mais ce sont les énergies renouvelables, la filière cosmétique et le câble Honotua qui semblent le plus àmême de tirer l’économie polynésienne du marasme, et à qui le magazine a choisi de consacrer son dossier principal.
Pour la première fois en 2008, les investissements consacrés aux énergies renouvelables dans le monde ont dépassé ceux consacrés aux ressources fossiles (pétrole, charbon, gaz). Fort de ce constat, la revue analyse les choix faits par le Pays et s’interroge sur le développement des énergies “propres”. Il en sort un tableau sombre que tempère le constat de l’existence d’un réel potentiel local de développement. Ainsi, aujourd’hui, si seule l’hydroélectricité est utilisée en Polynésie (25% de notre électricité provient des barrages construits il y a plus de 30 ans), les parcs éoliens, les centrales photovoltaïques, le biocarburant à base d’huile de coprah ne demandent qu’à se développer avec l’aide d’une volonté politique forte.
Du côté de la filière cosmétique, également analysée à la loupe, hormis pour la fabrication du monoï de Tahiti “appellation d’origine” (AO), aucune réglementation n’est applicable. Et pourtant, l’AO du monoï est aujourd’hui loin d’être satisfaisante puisqu’elle impose une fabrication à base d’huile de coprah raffinée et industrielle qui ne semble plus répondre aux exigences d’unmarchémondial à la recherche d’authenticité et de bio. Fenua économie a interrogé les acteurs de la filière cosmétique qui ont répondu qualité, expertise et production bio. À quand un label bio polynésien ? Un pôle de compétitivité pour la filière cosmétique ? Le magazine évoque des pistes qui pourraient permettre à cette filière de révéler son fort potentiel.
La dernière partie du magazine est consacrée au classement des 200 premières entreprises du pays en termes de chiffres d’affaires et d’effectifs salariés, et à la présentation de chiffres clefs de l’économie sous la forme de tableaux commentés. Une synthèse annuelle grand public, riche et bien illustrée.
HFD
Fenua économie 2009-2010, 1 500 Fcfp








Les dernières contributions
Commentaires anonymes
11/02/2010 à 09h07
En France, mon cher Tamahine, les gens triment dans le froid et la neige et ils paient des impôts. Pour eux la Polynésie est un paradis lontain où seuls quelques privilégiés pourront un jour mettre les pieds. Alors demande toi quelle est la part de la production locale dans ce que dépense la Polynésie, qui paye la différence et s'il ne serait pas enfin temps de payer des impôts dans ce pays. A propos que fais-tu toi-même pour ton pays?
Commentaires anonymes
10/02/2010 à 12h39
Creer une entreprise bio, oui je suis d'accord.
En fonds propres c'est possible et c'est encore mieux. Le probleme n'est pas d'obtenir une subvention, mais d'avoir le droit d'exploiter un filon BIO qui risquerais de faire ombrage aux institutions en place.
Des generateurs d'electricite tournent deja a l'huile de coprah, cela a ete prouve; et par une simple modification au niveau des injecteurs et pompes on pourrais avoir tous les vehicules diesel rouler BIO avec un produit made in Fenua.
Mais qui subirais de pertes de CA, TOTAL SHELL etc... et qui sont actionnaires dans ces societes, les memes personnes qui descident ou non de vous donner l'autorisation d'exploiter....
Bref la boucle est bouclee.
C'est pour cela qu'une "volonte politique forte" est necessaire. Il serais salutaire pour la polynesie, de faire un grand nettoyage au niveau de nos decideurs, et de faire enfin avancer le pays.
Vu l'echelle de notre Fenua, il serais si facile d'avoir un environement BIO et d'etre auto suffisant energetiquement.
FanFan
Commentaires anonymes
10/02/2010 à 09h14
ce n'est pas la France qui a planté l'économie locale! ce sont les dirigeants locaux, a tahiti c'est toujours la fautes des autres! bonjour l'orgueil!
Commentaires anonymes
10/02/2010 à 00h19
Comment voulez-vous créer un business sans aides ni subventions ? Depuis Flosse, les polynésiens ont été habitués à ne rien faire sans subventions ! A la fin, il faudra demander des aides du pays pour aller aux chiottes !
Démerdez-vous et sortez-vous les doigts au lieu de vous plaindre !
Commentaires anonymes
09/02/2010 à 20h38
La Polynésie fait naufrage et nous pouvons dire merci à la France.
Commentaires anonymes
09/02/2010 à 14h21
Pourquoi faut-il toujours "une volonté politique forte"(sic) pour faire quelque chose en Polynésie. Sans doute l'héritage de l'époque où il fallait cracher au bassinet pour faire le moindre investissement.
Le secteur privé ne peut-il donc pas se passer de l'agrément de tous ces individus corrompus et stériles ?
Signalons qu'à Hawaii une entreprise entièrement privée a réalisé une ferme photovoltaique qui sera capable de fournir 100 mégawatt d'ici moins de 10 ans.