CPS : qui va combler le trou de 15 milliards ?

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Publié le vendredi 08 janvier 2010 à 11H21

ASSURANCE MALADIE. Le Pays espère trouver une solution avec la Cades métropolitaine pour soutenir le financement du déficit. Pas gagné. Mais le président Tong Sang compte sur son prochain voyage à Paris pour décrocher le sésame. En attendant une solution concrète, le président du conseil d’administration de la CPS, Moana Tatarata, livre aux Nouvelles les premières pistes de réflexion.

L’ESSENTIEL

  • L’abandon du plan Merceron par le nouveau gouvernement Tong Sang laisse aujourd’hui béant le trou de la CPS pour 2010 à hauteur de 15 milliards de Fcfp
  • Et tant du côté du ministère de la Solidarité de Teura Iriti, que de celui de la présidence, la solution miracle est très loin d’être formalisée

Comment financer le déficit de l’assurance- maladie du régime des salariés (RGS) qui s’élève aujourd’hui à 15 milliards de Fcfp ? La piste évoquée par le président Gaston Tong Sang est de suivre l’exemple de la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) créée en 1996 en France pour gérer et rembourser les déficits chroniques de la Sécurité sociale. La Cades emprunte aux marchés financiers. Mais comment cela peut-il fonctionner ? Les explications du côté de la présidence et de la ministre de la Solidarité, Teura Iriti, sont succinctes. Ils disent attendre leur retour de Paris et les contacts qu’ils prendront avec la Cades pour répondre.

Pour en savoir plus, il vaut mieux s’adresser au président du conseil d’administration du régime des salariés de la Caisse de prévoyance sociale, Moana Tatarata. Il envisage la création de la Caisse de remboursement de la dette de l’assurance-maladie (Cardam), une structure détachée de la CPS mais rattachée au Pays, très certainement à la présidence. “Elle pourra lever une cotisation spécifique au titre du régime des salariés, explique-t-il. Cette cotisation viendra abonder les fonds auprès de la structure locale et lui permettra de rembourser l’emprunt contracté auprès des banques et des marchés financiers.” Selon les projections de Moana Tatarata, le recours à l’emprunt permettra d’étaler le remboursement sur huit ans et la cotisation complémentaire serait comprise entre 0,86% et 0,75%. L’établissement public aura les traits et les contours de la Cades, mais Moana Tatarata précise que quatre ou cinq personnes seront suffisantes pour faire fonctionner cet organisme. La méthode utilisée pour emprunter reste à définir. “On essaye de voir avec la Cades en métropole, les conventions ou partenariats éventuels que l’on peut avoir avec eux, notamment dans le cadre des placements financiers”, poursuit Moana Tatarata. Il craint de ne pas trouver sur le territoire des experts de la finance internationale.

Il s’agit d’emprunter 15 milliards de Fcfp. Ce trou dans les comptes de la branche maladie du RGS a été creusé sur trois exercices. Lors du dernier conseil d’administration du RGS en décembre dernier, les administrateurs avaient tenu à conserver le budget initial qui reprenait le principe d’un partage du poids du déficit à venir en 2010 avec une hausse des cotisations et une baisse des remboursements. Une solution qui était le résultat de deux années de négociations entre les partenaires sociaux et la ministre de la Solidarité des gouvernements Gaston Tong Sang et Temaru, Armelle Merceron. Le gouvernement a enterré ce projet. Il faut donc désormais tout remettre à plat à partir d’une option encore dans les limbes.

Il faudra attendre le retour du voyage à Paris de GTS

“C’est une fausse bonne idée”, Yves Laugrost représentant du syndicat A Ti’a i Mua au conseil d’administration de la CPS. “En métropole, c’est intéressant, car la Sécurité sociale est en déficit global. Nous avons une réserve de retraite de 60 milliards de Fcfp. Le déficit de l’assurance-maladie se finance par la retraite. Si la CPS va sur le marché financier, l’argent quitte le territoire.” D’autre part, il remarque que la Cades peut emprunter sur les marchés financiers en s’appuyant sur la crédibilité de l’État français qui bénéficie d’une bonne notation, le sésame pour obtenir des taux intéressants. Ce qui n’est pas le cas pour la Polynésie française.

“Il ne faut pas forcément copier ce qui se passe en métropole”, estime l’ancienne ministre Armelle Merceron. “En France, ce système s’est accompagné d’un nouvel impôt sur le revenu payé par tout le monde. La principale critique de ce système, c’est qu’il n’a pas permis au gouvernement français de s’attaquer aux causes du déficit. Depuis 1996, ils sont récurrents.” Pour avoir bataillé deux ans avec les partenaires sociaux et les avoir convaincus d’augmenter leurs cotisations et de faire baisser les remboursements, Armelle Merceron milite pour une responsabilisation des cotisants, des professionnels de santé et des gestionnaires. “Je pense que la nouvelle équipe ne connaît pas le problème. Nous ne faisons pas face à des déficits conjoncturels. Le problème est que les dépenses maladie augmentent plus vite que les cotisations. Il faut s’attaquer aux vraies causes.” Membre du conseil d’administration, Gilles Yau estime qu’il faut changer les habitudes des consommateurs de soins. “20% des assujettis consomment 80% des dépenses de santé”, précise-t-il. Pour lui, la solution proposée “fait supporter la dette aux futurs cotisants, aux générations futures”.

AB

Entretien

Moana Tatarata, président du conseil d’administration du régime général des salariés

La création de la caisse de remboursement de la dette de l’assurance-maladie entraînera-t-elle une augmentation des cotisations pour rembourser les 15 milliards ?

“Nous en parlions avec le président avant-hier, et il ne souhaite pas augmenter les cotisations. Par contre, il est clair qu’à l’instar de ce qui s’est fait pour le Fonds social de l’habitat (FSH) où une cotisation avait été levée pour le monde patronal à hauteur de 1%, on peut imaginer ce type de cotisation complémentaire. Elle n’atteindrait pas 1% sur huit ans, on peut imaginer une cotisation qui démarre à 0,86% pour se rapprocher de 0,80% 0,75% à la fin de l’exercice quand la dette sera apurée.”

Le système de la Cades est-il vraiment transposable ici ?

“Le choix est simple, soit on se serre la ceinture tous et on baisse le taux de remboursement, on cotise plus et alors on peut se passer de la Cades. Je ne sais pas si les gens seront contents d’avoir moins de prestation. Soit on maintient le niveau de remboursement et de prestations et on étale la dette sur plusieurs années. Prendre le temps de rembourser tranquillement, en réformant le système et en maintenant les capacités de la caisse à rembourser, c’est quand même mieux que de se serrer la ceinture. Sachant que dans le système précédent, on ne remboursait que les 7 milliards de 2010. On n’avait pas du tout absorbé les 9 milliards accumulés depuis 2007. On se serrait retrouvé à fin 2010 avec la question de comment on rembourse les 9 milliards. On aurait peut-être eu comme seule solution d’augmenter les cotisations et de baisser le coefficient de remboursement. C’est un choix qui mérite d’apporter une solution plus longue avec un étalement de la dette et avec la possibilité de réformer l’intégralité du système en un an, chose qui n’était pas possible.”

À quel taux pensez-vous pouvoir emprunter ?

“Si on fait un emprunt bancaire pur, cela peut tourner entre 4,5 et 5,5%, compte tenu de la somme et de l’environnement local. Sur les marchés financiers, c’est complètement ouvert en fonction de ce que les marchés financiers sont prêts à accepter.”

Le pays a une note de BBB+ sous surveillance, ce n’est pas très positif pour emprunter sur les marchés financiers ?

“Il est vrai qu’une notation de BBB+ ça peut-être délicat par rapport aux marchés financiers. On a également abordé le principe de pouvoir rencontrer l’organisme de notation Standard and Poor’s en fin de semaine prochaine. Non pas pour les convaincre de revenir sur la notation, mais pour expliquer les engagements que le gouvernement allait prendre pour redresser autant que cela se peut l’économie du pays.”

Les banquiers s’interrogent sur la possibilité d’une collectivité territoriale sur les marchés financiers ?

“D’où l’importance de rencontrer la ministre de l’Économie, Christine Lagarde, et le président de la Cades. Si en métropole, ils nous disent : “Non, vous ne pouvez pas utiliser les rouages de la Cades, on verra autrement”.”

Leur réponse impliquera un changement de stratégie ?

“C’est juste la mécanique financière qui changera. Elle sera soit locale soit appuyée sur la Cades.”

À quelle date pourrait-on la voir entrer en fonctionnement ?

“Cette structure devrait faire l’objet d’une loi du Pays. Si cela démarre fin janvier, on pourrait voir une mise en application fin août-début septembre.”

Propos recueillis par AB

L’interview

Trouver des solutions avec Paris

La mise en place d’un éventuel partenariat entre la Cades et le Polynésie est un sujet que la présidence souhaite aborder durant la visite en France. Elle a répondu à nos questions par écrit.

Le président a évoqué la transposition d’un système de financement similaire à celui de la Cades, pour financer les 15 milliards de déficit de la CPS, pouvez-vous en préciser les modalités ?

“Pour l’heure aucune. Elles seront précisées lors de notre rendez-vous à Paris.”

Qui remboursera les 15 milliards du déficit de la branche maladie du régime des salariés ?

“Le Pays d’une façon ou d’une autre.”

La Cades se finance sur les marchés financiers par émission d’obligation, le territoire envisage-t-il un système identique ?

“Pourquoi pas.”

Quelles sont les capacités d’emprunt du territoire sur ces marchés ? Peut-il émettre des obligations ?

“Oui, on a le droit d’émettre un emprunt obligataire. Mais est-ce véritablement réalisable ?!”

À quel taux le territoire emprunte-t-il aux banques ?

“Taux bonifiés et taux normaux.”

La Cades reçoit les recettes de la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS), le président envisage- t-il la création d’une contribution identique, avec quelle assiette ?

“Le rendez- vous nous l’apprendra.”

Dans un entretien aux Nouvelles, le président disait vouloir aborder ce sujet durant son déplacement à Paris, avec qui et sur quels points précis ?

“Avec le président de la Cades. Soit l’éligibilité de la Cades et dans quelles conditions, soit la mise en place d’un système similaire garanti par le Pays ou la Cades.”

Un rendez-vous est-il fixé avec la Cades en métropole ? Si oui, quand ?

“Oui. Dans la semaine, il sera calé en fonction des dernières confirmations de rendez-vous avec le gouvernement français.”

Quels sont les points que vous souhaiteriez aborder avec cet organisme ?

“Les modalités de mise en oeuvre d’un dispositif de même nature.”

DÉCRYPTAGE

Le financement de la dette sociale en métropole

  • Qu’est-ce que la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) ? Cette structure a été créée en 1996 par le gouvernement d’Alain Juppé. On ne savait plus à l’époque comment faire face à l’étendu des déficits sociaux qui ne cessait de se creuser depuis le milieu des années 70. La crise économique et l’augmentation du chômage ont mécaniquement fait baisser les montants des cotisations perçus alors que dans le même temps, les dépenses de santé n’ont cessé de croître.
  • Pourquoi créer un tel organisme ? Jusqu’en 1996, la dette de la Sécurité sociale était prise en charge par le budget de l’État. Au milieu des années 90 avec un déficit estimé entre 30 et 38 milliards d’euros, il n’était plus envisageable de transférer de tel montant sur le budget général.
  • Comment fonctionne la Cades ? Elle perçoit un impôt spécifique appelé contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) basé sur une assiette très large. C’est un prélèvement de 0,5% qui touche les revenus d’activité et de remplacement, ceux du patrimoine, les placements, les ventes de métaux, d’objets précieux et de bijoux, mais également les gains aux jeux, paris hippiques et casinos. Quelques exonérations sont possibles pour les personnes qui ne sont pas imposables.
  • Comment la Cades finance-t-elle le déficit ? La Cades emprunte sur le marché financier puis verse le montant correspondant à la sécurité sociale. La Cades, établissement public, bénéficie de la bonne notation de l’État français et peut emprunter à des taux de 3%.
  • Pourquoi la Cades existe-t-elle encore alors qu’initialement elle devait disparaître en 2008, 13 ans après sa création ? Dans des rapports, les parlementaires notent que ce mécanisme est fondé sur le déni des dé-séquilibres structurels des régimes de santé. En effet, les déficits de la Sécurité sociale n’ont cessé de se creuser pour atteindre près de 110 milliards d’euros en 2008. Une réforme de fond afin d’éviter le creusement de la dette fait défaut. Un tel système de financement enfreint “la règle d’or budgétaire qui veut que l’usage de l’emprunt soit réservé aux opérations d’investissement dont profitent les générations futures”. Dans le cas précis du financement de la dette de la Sécurité sociale, le coût du bien-être des générations présentes est porté par les générations futures qui devrait à terme rembourser l’ensemble des emprunts et des intérêts contractés.
  • Le modèle de la Cades est-il transposable en Polynésie française ? Il est très rare que les collectivités locales empruntent sur les marchés financiers. Elles ont le plus souvent recours aux emprunts bancaires. La note actuelle de la Polynésie française BBB+ sous surveillance avec implication négative ne devrait pas lui permettre d’emprunter à un taux très avantageux. D’autre part, il est difficile d’emprunter avant d’avoir stabilisé sa dette, ce qui ne sera pas fait tant qu’une réforme de la branche maladie du régime des salariés ne sera pas entreprise.

Sources : http://www.assemblee-nationale.fr/13/ rap-info/i1932.asp#P972_140233 http://www.senat.fr/rap/r02-248/r02-248.html

Zoom

15 milliards de déficit

La Caisse de prévoyance sociale (CPS) présente un déficit cumulé de 15 milliards de Fcfp. Actuellement, un jeu de trésorerie permet au régime des salariés de financer sa branche maladie déficitaire en puissant dans le fonds de retraite excédentaire. Une solution qui ne peut se pérenniser. Les retraites du régime des salariés devrait afficher un déficit de 1,4 milliard à la fin de 2010.

 

Adeline Brisset
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Commentaires anonymes

20/01/2010 à 16h13

la france a malheureusement déjà bien à faire avec le trou de la sécu ...

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11/01/2010 à 08h57

Rigueur et solidarité.
On paye aujourd'hui des années de démagogie et de laisser-aller sur les dépenses de santé.
Démagogie des politiques qui ont voulu absolument instaurer la "santé gratuite" (bizarre, personne ne revendique aujourd'hui la paternité de la couverture sociale généralisée). Laisser-aller des gestionnaires de la CPS qui ont laissé filer les dépenses, avec d'autant plus de facilité qu'ils en ont profité pour s'octroyer des avantages personnels démesurés.
La solution est d'abord dans la rigueur. Au niveau de la gestion des dépenses maladies (pourquoi ne pas instaurer un bonus-malus comme dans les assurances privées, pour freiner les profiteurs?), et au niveau de la gestion de la Caisse de prévoyance. Au nom de quoi les salariés et administrateurs de la la CPS, qui sont rémunérés grâce aux cotisations, auraient des avantages que les cotisants, ceux qui les payent, n'ont pas?
Il faut aussi dans notre pays plus de solidarité. Au moins la moitié des salariés de Polynésie française bénéficient de la sécurité de l'emploi et de salaires stables garantis, hausse comprise. Beaucoup bénéficient même de très hauts revenus. Sans oublier les activités libérales qui ne connaissent pas la crise. Ne serait-il pas temps de demander un effort aux plus favorisés, en particulier ceux qui ont assez d'argent pour s'offrir des véhicules neufs de cinq à quinze millions? A travers une vignette automobile par exemple. Ou une CST croissante sur les hauts revenus. Ou encore un prélèvement sur les revenus des locations importantes... de hangars par exemple!

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10/01/2010 à 02h38

Grand travail de reformes de fonds que personne n'est vraiment capable de mettre en place en Polynesie, parce que nous manquons de matiere grise.

Un des themes abordes dans certaines societes dites developees, est l'obesite et les consequences nefastes sur la sante. Certaines etudes prevoient que l'esperance de vie des americains diminuerait de 2 a 5 ans dans les annees a venir (sur quelques dixaines d'annees). C'est un probleme auquel est confrontee la Polynesie. On peut commencer par faire passer un message credible et fort a la population par le biais d'une surtaxe sur les sodas et autres produits d'alimentations qui contribuent a ce probleme de societe. On le fait deja avec le tabac et les boissons alcolisees, autres recettes fiscales additionnelles disponibles. Sur le moyen et long terme c'est un travail d'education alimentaire - qui commence par les cantines scolaires - et autres reformes de fonds de notre securite sociale qui sont necessaires.

Pourquoi ne pas servir plus de Taro, Fei, fafa, poisson (...) dans nos cantines, plutot que du riz et de la viande rouge?

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09/01/2010 à 10h23

bonjour,
ne serait-il pas possible de plafonner les remboursements des dépenses courantes de maladie (généraliste, dentiste,...) en créant un planning médical annuel par exemple, et de créer un fonds dédié à la gestion et au remboursement des soins spécifiques tels que maladie chronique, ou qui permet d'ajuster le planning médical en fonction du profil du patient. par exemple, un contribuable dispose d'un plafon égalà 80% de ces cotisations annuelles, les 20% restant alimentant pour moitié le fonds "spécial" et pour moitié le fonds de solidarité (déjà alimenté au demeurant par la CST ? le fonds courant plafonné permet de responsabiliser les malades (optimisation des consultations, meilleure prise de médicaments...), et le fonds spécial traite des pathologies chroniques ou graves pour lesquelles en absence de plafond, il y a approche globale de la part de la CPS, tout en ayant meilleure visibilité sur l'état sanitaire de la PF.

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09/01/2010 à 07h27

d'accord avec Armelle Merceron, le système a trop longtemps fonctionné de façon anarchique et inflationiste grâce à l'air nucléaire.
aujourd'hui non seulement cette mane est rompue nous souffrons en plus de la crise financière mondiale.
le plan proposé par GTS ne tient absolument pas compte de ces nouveaux paramètres, il persiste à croire à l'Etat providence, des milliards français contre des milliers de malades polynésiens, voilà le marché qui fût et qu'il veut faire perdurer.
on attend toujours que des études épidémiologiques soient entreprises sur les principales pathologies en PF et que les statistiques soient rendu publiques avec en parallèle leur coût, on verait tout de suite s'il y a malaise ou pas dans le traitement de la santé des polynésiens, le fil conducteur ne doit pas être la rentabilité mais le "mieux être" et cela doit passer comme le rapelle mme Merceron, par la sensibilisation et la responsabilisation, non seulement des cotisants, mais de tous polynésiens !
certe la rentabilité y "prendra un coup", mais c'est le prix à payer ..

"L'éthique ou morale médicale, a trois mots d'ordre : "respect de la personne, respect de la connaissance, refus du lucre".
(Pr Jean Bernard, ancien Pdt du Commité consultatif d'Etique)

09/01/2010 à 07h12

C'est incroyable comment les dirigeants de nos institutions arrivent à pondre des idées et des solutions qui font porter à la collectivité la responsabilité d'assumer cette énorme défaillance et erreur dans la gestion de la CPS. C'est abosulement scandaleux!
Tenter de récupérer un peu de point a la notation du "Stard and Poor" qui n'était pas très élogieuse au regard de la manière dont le fenua serait gouverné, pour pouvoir accéder à d'autres voies (cades etc) pour faire amortir ces erreurs financières de l'administration, et faire payer les futures générations le remboursement engagé par l'actuel gouvernement alors que rien pour le moment, comme l'a si bien dit,Miriama, ne garanti que cette génération de demain aurait un job solide et assuré. Déjà on est près de 20.000 jobless (EG) inscrit ou non inscrit sur la liste de la Efi.
Et voilà que Gts et sa délégation en route pour quémander et engager l'avenir économique du fenua, alors que le fenua n'a aucun resource pour amortir de tel engagement. En effet, Puchon l'a si bien dit, le fenua est en faillite. Mais voila, la FAUTE à QUI ? affichait le Député RDosière ?
Pas étonnant que le fenua est dans le colimateur du "Standard and Poor", où le fenua risque de ne pas avoir des investisseurs venus d'ailleurs au regard ce qui se passe: instabilité chronique et gestion défaillante.
Vivement que la CTC s'engage à faire un audit complet du système de la CPS pour découvrir les véritables responsables et la justice de faire son devoir. Faire assumer les générations futures des erreurs causées par cette caste politique au pouvoir, serait à mon avis moralement criminel, un rendez-vous futur avec la mort.
La Polynésie serait-elle prête pour une autre forme de gouvernance plus crédible, plus rigoureuse, plus controllée etc: département par exemple ? Le débat est ouvert!
Faaitoito!

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08/01/2010 à 18h25

Comme d'hab, on va demander à monmon France de nous filer des pépettes et en passant, on en prélève un (tout petit) peu pour en donner, sous forme de subventions, aux copains coquins quinquets...

Difficile de perdre les mauvaises habitudes, hein ?

08/01/2010 à 15h53

C'est trop facile aux preneurs de mauvaises décisions
de faire payer leurs bêtises par les contribuables,
pire d'handicaper l'avenir de nos enfants,
en les faisant d'avance payer ce déficit monstrueux,
alors qu'ils ne sont même pas assurés d'avoir un travail.

Que les mauvais décideurs paient leurs bêtises
et s'il était possible, qu'un audit soit fait pour désigner
les coupables.

C'est pas possible que toute cette r--aille
continue à nous mentir et à nous détrousser de la sorte!!!!!:'(

Légal

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