Publié le mercredi 17 février 2010 à 10H53
CHUTE DE LA FRÉQUENTATION. Le ministère de Steeve Hamblin reprend en main le GIE Tahiti Tourisme. Le départ de Dany Panero est imminent, même si l’intéressée affirme qu’elle est toujours “directrice jusqu’à nouvel ordre”.
L’ESSENTIEL
- Au GIE Tahiti Tourisme depuis 18 ans, Dany Panero pourrait devoir laisser sa place de directrice lors du prochain CA, début mars
- L’échec de la campagne Invest in your love et l’inexorable chute de la fréquentation touristique incite le nouveau ministre à mettre en place une remise à plat du fonctionnement du GIE
- La question de la desserte et de son coût sont parmi les leitmotivs de Steeve Hamblin, qui rentre de Paris samedi soir
Le ministre du Tourisme reprend progressivement la main sur le GIE et ses opérations (à l’instar du salon du tourisme qui se tient du 26 au 28 février mais sur lequel le GIE semble attendre le feu vert du ministère pour communiquer). Néanmoins, s’il peut nommer le président du CA, comme ce fut le cas de Claude Periou, nommé par Gaston Tong Sang le 10 septembre 2008, il ne peut démettre la directrice générale. C’est en effet le CA qui doit voter son départ. La prochaine réunion du CA prévue début mars devra donc en décider. “Lors du dernier CA en décembre 2009, la question n’a pas été abordée”, assure-t-on au ministère du Tourisme. Sauf que la création d’une fiche de poste avec appel à candidature pour la direction du GIE est bel et bien dans les tuyaux. C’est ce que le prochain CA devrait proposer. Des noms ont pourtant déjà couru pour occuper le poste, à l’instar de celui de Hinano Bagnis, qui nous a confirmé hier qu’elle avait bien reçu une offre… mais qu’elle l’avait déclinée, même si elle admet qu’elle pourrait se rendre disponible pour “des missions ponctuelles dans un premier temps”.
Les professionnels du secteur touristique membres du CA estiment que Dany Panero n’a pas à porter seule le chapeau, mais paraissent plutôt favorables à une refonte du fonctionnement du GIE… même si certains s’inquiètent de la reprise en main de la structure par le ministère. Ce dernier parle d’une nouvelle stratégie, misant notamment sur une meilleure et moins onéreuse desserte, sur la propreté de la ville, l’organisation des transports, l’amélioration de la législation pour accueillir les paquebots… mais le ministère reste vague sur sa méthode de remise à plat du GIE. “La volonté du gouvernement est de réagir face à la crise. On est au fond du trou, on travaille à réorganiser la structure et la filière pour mieux travailler”, rapportait hier Arnaud Lerebours, le directeur de cabinet de Steeve Hamblin. Et les exemples ne manquent pas. L’un des derniers cuisants échecs du GIE, la campagne Invest in your love au budget pléthorique de 335 millions de Fcfp, y serait-elle pour quelque chose ? “Il s’agit de ne pas recommencer”, concède Arnaud Lerebours. Il précise qu’il n’est pas question de gaspiller tout ce qui a été fait pour la campagne, “mais de faire évoluer le concept. C’est l’occasion de tout remettre à plat, en stratégie comme en promotion, de réorganiser. Concernant la direction du GIE, je ne m’avance pas. On ne cherche pas à montrer du doigt quelqu’un, mais à remettre à plat l’ensemble des problématiques. Le ministre devrait bientôt faire une présentation de sa stratégie à l’occasion des 100 jours. Pour l’instant on travaille. On a déjà plusieurs idées à réaliser. À ce jour Dany Panero est en place et je n’ai pas entendu parler de démission”, a confié le cabinet duministre.
Steeve Hamblin rentre de Paris samedi soir. Lundi il a rencontré les experts de la mission Atout France qui seront sur le territoire de mars à septembre. Cette agence d’ingénierie touristique créée en mai dernier, devenue l’opérateur unique de l’État dans le secteur du tourisme et qui vise à proposer une politique publique mieux coordonnée et plus efficace pour répondre aux défis du tourisme français, va mettre son expertise au service du fenua “pratiquement gratuitement”, précise leministère du Tourisme polynésien. “Cette mission d’experts va nous apporter un oeil externe. Mais on ne les a pas attendus. Nous avons déjà eu une réflexion en interne après la consultation des professionnels du secteur. D’abord on fait des propositions de développement. On ne va pas attendre le résultat de la mission au mois de septembre pour réagir”, assure Arnaud Lerebours. Des actions, il va donc y en avoir au moins au sein du GIE…avant qu’elles ne soient visibles au niveau du tourisme. Et à force de parler de “remises à plat”, il y en a qui risquent d’être écrasés au passage.
Lara Dupuy
DÉCRYPTAGE
Les missions du GIE Placé sous la tutelle du ministère du Tourime, il a pour objet de promouvoir la destination touristique de la Polynésie française et ses produits touristiques au plan local et international et de valoriser l’activité touristique au plan local. Il est chargé, dans ses domaines de compétences, d’appliquer la stratégie de développement de l’industrie touristique. Outre son siège à Papeete, il dispose de 11 représentations à l’étranger chargées de mettre en oeuvre les stratégies de promotion de la destination sur les marchés
Zoom
Dix-huit ans de GIE
Le groupement d’intérêt économique (GIE) Tahiti Tourisme a été créé en décembre 1992. En 2006, il avait absorbé le GIE Tahiti Manava. Les clashs concernant les opérations du GIE ont été nombreux au cours de sa carrière. Parmi les plus récents : les 335 millions investis dans la campagne Invest in your love dont l’impact n’a pu être quantifié. Le GIE avait également fait des vagues au mois de juillet lors de l’accrochage avec les pensions de famille non classées qui avaient été exclues de son guide. Le ministre du Tourisme de l’époque, Jacqui Drollet, avait alors entièrement soutenu le groupement. Autre souvenir douloureux : celui de l’ancienne directrice Brigitte Vanizette, condamnée en juin dernier à 10 millions d’amende et 18 mois avec sursis par le tribunal correctionnel pour recel d’abus de confiance et abus de confiance. Elle avait en effet négocié verbalement avec le président du CA de l’époque, Alfred Montaron, un départ (en 2002) accompagné d’une généreuse indemnité de 20 millions, alors que les accords d’entreprise en prévoyaient 13. Les départs de ses proches collaborateurs avaient également été négociés, pour un coût total s’élevant à 54 millions.








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18/02/2010 à 21h00
Il ne faut pas se jeter des fleurs et s'appliquer la méthode Coué... le GIE Tahiti Tourisme n'a JAMAIS ETE RENTABLE ! Il n'a servi qu'à placer les copains-copines, amis et famille dans cette structure qui sert plus de façade et d'alibi pour voyager gratos dans les pays où, comme par miracle, le GIE TT possède une représentation.
Je me suis toujours demandé comment cette directrice est restée plus de 18 années à la tête du GIE.
En plus de 20 ans, la polynésie a eu autant de touristes que Hawaï... en un an !
Heureusement que dans l'administration, IL N'Y A AUCUNE OBLIGATION DE RESULTAT ! Ce pourquoi justement beaucoup de jeunes veulent travailler dans l'administration.
Alors, prenez le problème à bras le corps, changez les têtes et fixez-leur des objectifs avec obligation de résultat !
Au fait, 18 ans par 1.5 millions par mois... + de 320.000.000 XPF !
Merci Flosse !
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18/02/2010 à 20h11
Le GIE TT c'est plustot "Invest in yourself"
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18/02/2010 à 14h17
Ia ora na all,
Je vous remercie d'avoir pris le temps de me lire et je respecte vos opinions.
Il faudrait peut être casser "l'image du mythe" et l'image "le voyage d'une seul vie". On s'est tous fait avoir car finalement,cette dernière image(ou concept)nous a tué à petit feu. Pourquoi revenir si c'était le voyage d'une vie?
Il faudrait peut être établir une démarche qui entretiendrait la relation "touriste satisfait/agent" par exemple, via message d'alerte, offre promotionnel, mailing ainsi nous pourront peut être espérer un retour et créer d'avantage de "Repeaters". Certaines hotels ou pensions de famille réussissent bien dans ce domaine car ils reçoivent parfois les mêmes clients ou les mêmes familles et pratiquement aux mêmes dates de séjours. Il faudrait faire beaucoup d'efforts pour fidéliser la clientèle international ou local. Honnêtement je n'ai pas la solution immédiate mais c'est bon de cogiter un peu.
Croyez vous qu'en misant sur Shanghai et en investissant 300 millions de Fcp, nous auront 1 million de touristes asiatiques? Les secteurs d'activités locaux représentés, augmenteront ils leur volumes de ventes? En tous cas, c'est tout le bonheur que je leur souhaite et pourtant il me semble que c'est un Pays qui ne respecte pas les droits de l'Homme et de vrais requins dans les affaires. Doit on brader la destination ou doit on plutôt édifier notre Pays pour qu'il rayonne sur tous les continents? Les choix paraissent difficile quand il s'agit de business. Il faudrait surtout bien se protéger et bien protéger nos ressources. Finalement, la solution se trouve bien dans les bases.
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18/02/2010 à 08h57
Il faut mettre Franck Faletta à la tète du gie
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18/02/2010 à 06h41
@ Leloup
Les [i]"bruits de couloir"[/i] font partie de notre petite vie à Tahiti. Nous en connaissons tous la valeur ....
Ceci dit,pour reprendre certains points de ton exposé:
[i]"Le GIE TT est un formidable outil de promotion"[/i] ah bon ?... on ne dirait pas !
[i]"Le ministère du Tourisme n'a pour l'instant aucune légitimité"[/i] Elle est mignonne celle là ! Mais QUI a une légitimité ici ? Un homme politique a t il ta préférence ? Un ancien ministre du tourisme ? Allez, donne des noms, parce que sincèrement ....
[i]"pourquoi externaliser et faire appel à une société française"[/i] Ben ... pour faire comme les autres ... Voir Al Keahi et sa société sur le marché nord américain ( Tu n'étais pas naïf au point de croire que Tahiti Tourisme Lax est une filiale du G.I.E. de Papeete, n'est ce pas ?), voir aussi Tahiti Tourisme Italie géré en réalité par Aigo com. en même temps que l'Europe du nord,de l'Est et le Portugal...
Tu vois, rien de nouveau sous le soleil ....
Il ne nous reste que à espérer que les nouvelles têtes pensantes sans légitimité soient mieux inspirées que les anciennes ... Et, oui, nous le savons, ce n'est pas gagné mais il faut bien espérer pour avoir une chance de survivre !
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17/02/2010 à 22h38
This was in due time to change track. Perhaps the tourisme in Tahiti then will increase again.When you e.t. put people in Europe ( an italian incompetant person, perhaps a friend ? ) who don´t know anything about how to promote Polynesia in Europe, how can you then expect a growing turisme from Europe ? Hope for the polynesian people that a competant person will be put in to finely work for the tourisme and progression of this. I have just got resistent from this woman,when I have tried to promote Tahiti in skandinavia , just volentary, because I love Polynesia, she could even not send me some posters, even if I have a huge network.Strange..... and even if a kompetant 5 languespeaking universityeducated in communication polynesian had been living in Copenhagen for many years ,he was ignored , what is going on ???? In my country they called it domage to employ people who are so incompetant to such a important work for the whole country.8)
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17/02/2010 à 21h08
On les a trouvé les touristes.
C'est ceux qui "travaillent" au GIE Tahiti Tourisme.
:o:o:o;D;D;D:P
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17/02/2010 à 18h52
D'un coté le Président parle de privatision du plus grand nombre de services possibles, ce qui est logique, et puis là on parle de ministérisation du gie tourisme. Quelle idée bizarre.
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17/02/2010 à 15h56
Je crois que les bruits de couloirs n'ont jamais fait l'unanimité.
Le GIE TT est un formidable outil de promotion et il bénéficie d'une bonne expérience en étude de marché et de travail en réseau. Le ministère du Tourisme n'a pour l'instant aucune légitimité et sans schéma directeur se demande encore ce qu'il doit faire pour relever ce secteur. Il se permet donc d'empreinter tous le travail d'étude du GIE TT, d' en tirer profit pour justifier leur présence. Si on souhaite être autonome pourquoi externaliser et faire appel à une société française? Le GIE TT est un outil de travail qui a été créé par des Polynésiens pourtant. Y'a pas vraiment de logique! "Na tatou hoa e taerii ia tatou". Le coût des billets internationaux, la cherté de la vie, le mauvais rapport qualité prix des produits et des services sont des freins contre l'augmentation de la fréquentation touristique. Ces problèmes deviennent récurrents et existent depuis plus de 20 ans et jusqu'à présent les autorités n'ont toujours pas réagis à part peut être animer un Western politique où Mr Steeve Hamblin aurait pour rôle "le Bon", G.Flosse "le truand", Oscar "la brute" et GTS dans le rôle de "Myagi" le maître Bonzai:) Au delà de tout cela, le Monopole, le clientélisme et notre incapacité à faire venir des investisseurs et une politique instable sont les véritables problèmes et contribuent encore à nourrir cette crise économique. Heureux que Mme BANIS est refusé le poste car pour elle , relever ce secteur, se résumerait à créer des Buzz. Hors ces phénomènes doivent être gérer avec précision sinon on pourrait obtenir des résultats qui ne correspondraient pas du tout aux espérances.
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17/02/2010 à 15h50
Ca fait doucement rigoler quand on entend parler de "la campagne Invest in your love dont l’impact n’a pu être quantifié"... La quantification, on peut la faire nous-même en lisant les derniers chiffres sur le tourisme.