Publié le samedi 03 janvier 2009 à 10H35
TARIFS. Si vos étrennes ont été bonnes pour cette nouvelle année, mettez-les de côté : assurance-maladie en hausse, des prix des billets d’avions que les compagnies ne baissent pas pour l’heure... Malgré tout, quelques bonnes nouvelles sont arrivées avec cette nouvelle année : des baisses pour les carburants ou encore du taux de cotisations des accidents du travail…
HYDROCARBURES
Les tarifs revenus au niveau de juin
Le 10 décembre dernier, le conseil des ministres a acté une nouvelle baisse du prix des hydrocarbures, la troisième depuis juillet dernier. L’essence sans plomb est donc depuis jeudi à 148 Fcfp au lieu de 152 Fcfp depuis le 1er décembre et le gazole est à 125 Fcfp au lieu de 132 Fcfp. Ces deux carburants retrouvent donc le prix qu’ils avaient avant la hausse du 1er juillet dernier. Le prix public du gaz butane a baissé de 20 Fcfp par kilo, soit 176 Fcfp, au lieu de 196 Fcfp/kg, soit une baisse de 260 Fcfp sur une bonbonne de 13 kilos qui est donc passé de 2 548 Fcfp à 2 288 Fcfp. Les pêcheurs profitent aussi d’une réduction de 5Fcfp/l de gazole, ils paieront donc leur gazole 45 Fcfp au lieu de 50 Fcfp.
MINIMA SOCIAUX
Pas de nouvelle évolution
En août dernier, les représentants à l’assemblée de la Polynésie française ont adopté l’amendement qui visait à revaloriser les minima sociaux. Ces mesures ont été appliquées dès le 1er septembre. Les allocations familiales pour les ressortissants du RSPF avaient été relevées de 2 000 Fcfp par mois. Le minimum vieillesse était lui passé de 64 000 Fcfp mensuels à 74 000 Fcfp. Une allocation de rentrée scolaire pour 2008 au bénéfice des enfants relevant du RSPF d’un montant de 10 000 Fcfp avait été mise en place. Deux milliards de plus ont donc été inscrits au projet du budget 2009. Mais, aucun relèvement des minima sociaux n’est prévu. Le gouvernement a encore des courbatures des acrobaties pour trouver les financements de cette dernière hausse.
PAIN
Déjà des réclamations
Il y a un an déjà, les boulangers, avec en tête de file le président du Syndicat des boulangers Franklin Sui, réclamaient une baguette à 60 Fcfp. La profession agitait alors la menace d’une grève. Cette année, rebelote, il devrait en être de même. “On ira voir le gouvernement au début de l’année”, prévient le président du Syndicat des boulangers. “Nous demandons une baguette à 60 Fcfp”. En mai dernier, le prix de la baguette polynésienne avait augmenté de 4 Fcfp. Un pain coûte aujourd’hui 51 Fcfp.
AFFRANCHISSEMENT
Le timbre à 70 Fcfp
Les tarifs d’affranchissement pour la Polynésie ont augmenté depuis le 1er janvier. Le timbre de 65 Fcfp est passé à 70 Fcfp pour un envoi jusqu’à 20 grammes. Il n’y a par contre pas de changement pour l’affranchissement international.
COTISATIONS
Prestations familiales en hausse, accidents du travail en baisse
Pour les prestations familiales, les taux ont augmenté de 0,3 point au 1er janvier pour le privé et de 0,6 point pour le public, les taux sont donc respectivement de 3,8% et 5,1%. Pour les retraites, c’est : + 0,39 point avec un plancher qui augmente de 3 000 Fcfp passant ainsi à 246 000 Fcfp, pour la retraite B le plafond augmente de 6 000 Fcfp atteignant ainsi 492 000 Fcfp. Le taux de cotisations pour la retraite A est donc de 13,95% et est de 13,05% pour la retraite B. Le taux de cotisations des accidents du travail a lui baissé de 0,65 point, passant de 0,90% à 0,25%. Le ministère explique cette baisse par le fait que la branche Accidents du travail est excédentaire de plus de 5 milliards.
BILLETS D’AVION
Prix à la même altitude sauf pour Air Tahiti : + 3%
Les consommateurs se font de plus en plus pressants auprès des compagnies et des agences de voyage pour demander une baisse des tarifs. Mais en vain pour l’instant, même s’ils rappellent qu’en cinq mois, le baril de brut a perdu les deux tiers de sa valeur, après un record à plus de 147 dollars début juillet. Ce n’est pas encore pour ce mois-ci que les tarifs vont sensiblement baisser. Air France nous a précisé qu’aucune baisse n’était pour l’heure prévue. Du côté d’Air New Zealand et Air Moorea non plus. La compagnie Air Tahiti Nui a simplement précisé qu’elle était “en discussion” sur ce sujet. Tandis que du côté d’Air Tahiti, une hausse est effective depuis jeudi d’environ 3% par rapport à 2008. “Les augmentations des tarifs Air Tahiti sont réalisées pour faire face aux augmentations des charges, qui sont fonction de l’augmentation de l’indice général des prix et des fluctuations du carburant”, explique la compagnie. “Mais aussi de charges hors Polynésie telles que les coûts de systèmes de distribution ou l’approvisionnement de pièces détachées dont l’évolution n’est pas prise en compte dans l’indice des prix local.” La compagnie précise qu’elle se voit contrainte depuis 2008 de “répercuter une plus grande part de l’augmentation des coûts car nous n’avons pas eu d’augmentation d’activité et n’en attendons pas pour 2009.” Nous n’avons pu joindre Lan Chile.
SMIG
Statu quo
La dernière augmentation du Smig le 1er septembre dernier avait provoqué une levée des boucliers des représentants patronaux expliquant que les entreprises ne pouvaient supporter une telle hausse du coût du travail aussi rapidement et demandant au gouvernement de leur donner un petit coup de pouce. Le Smig avait été revalorisé de 5 306 Fcfp et atteignait ainsi 145 306 Fcfp. Mais cette fois-ci, le gouvernement n’avait pas prévu une plus grande enveloppe du Darse, Dispositif d’aide à la revalorisation du Smig. Finalement, après tractation des patrons, cette enveloppe a été redistribuée aux secteurs les plus touchés. Cette dernière hausse faisait suite à une augmentation de l’indice des prix supérieur à 2%. Au contraire, la hausse du début de l’année de 3 000 Fcfp était politique à l’approche des élections. Pour ces premiers mois de l’année, une hausse du Smig n’est pas en vue. En effet, selon l’ISPF, l’indice des prix entre juillet et novembre a baissé de 0,8%. L’indice des prix avait fortement augmenté en juillet dernier (+2,1% en un mois). Il n’y aura pas donc une revalorisation automatique tout de suite, quant à une revalorisation entérinée par le conseil des ministres, celle-ci serait plus que décriée par les patrons.
SALAIRES
Reprise des négociations ce mois-ci
Les négociations salariales ont abouti en fin d’année dans le secteur des assurances où les employés ont obtenu une revalorisation salariale de 1,6%. Les accords dans le BTP, eux aussi signés, pourraient être remis en cause par les patrons. Ce secteur, en plus des 3%, a obtenu une revalorisation de 2 000 Fcfp du Smig. Dans les autres secteurs d’activité, les partenaires sociaux ont convenu d’une reprise des négociations ce mois-ci.







