Publié le mercredi 08 septembre 2010 à 09H45
HÔTELLERIE. La direction du Bora Bora Lagoon Resort a annoncé hier au cours d’un comité d’entreprise extraordinaire que l’hôtel, construit en 1993, allait fermer. Un plan social pour les 106 salariés va être mis en place.
L’ESSENTIEL
- Avant même le passage du cyclone Oli, la situation de l’hôtel était difficile. Les salariés avaient déjà accepté une réduction du temps de travail de moitié l’année dernière
- L’assurance de l’hôtel a proposé de prendre en charge qu’une infime partie des travaux nécessaires
- Depuis la fermeture en février, les salariés n’avaient eu aucune information sur l’avenir de l’hôtel
Cette fois, c’est officiel. Après plus de sept mois de flou, le directeur financier régional du groupe Orient- Express Hotels, propriétaire du Bora Bora Lagoon Resort, a annoncé hier lors d’un comité d’entreprise (CE) extraordinaire que l’hôtel allait fermer. Un plan social pour les 106 salariés de l’hôtel va donc être mis en place. Le comité d’entreprise informera aujourd’hui l’ensemble du personnel et se réunira pour donner son avis sur le plan social. “Dès aujourd’hui, la procédure va commencer. Des lettres vont être envoyées à différents hôtels et entreprises pour reclasser, en interne ou en externe, les 106 salariés”, a expliqué Firipa Taera, délégué syndical A Ti’a i Mua à l’hôtel au sortir du CE extraordinaire. La direction du Bora Bora Lagoon Resort n’a pu être jointe hier.
La situation devenait difficilement gérable pour les salariés qui n’avaient aucune information depuis la fermeture de l’hôtel après le passage du cyclone Oli dans la nuit du 3 au 4 février dernier. “C’est très pénible d’attendre”, reconnaissait même la direction le mois dernier. Depuis, “certains des salariés ont préféré prendre des congés sans solde pour travailler dans d’autres entreprises”, admet Firipa Taera. “D’autres sont mis à disposition des entreprises qui en font la demande.” Depuis sa fermeture, l’hôtel a annoncé d’abord sur son site Internet, qu’il devrait être fermé au “moins 12 mois”, puis qu’il devrait rester fermé au moins “jusqu’à la mi-2011”. Les dégâts dus au cyclone ont été importants sur l’hôtel. Selon nos informations, l’assurance de l’hôtel n’a proposé de prendre en charge qu’une infime partie des travaux nécessaires. “Le groupe voulait compter sur les assurances pour repartir. Mais les propositions d’indemnisation des assurances n’ont pas répondu à leur attente”, explique Firipa Taera. “C’est un nouvel hôtel qu’il faut reconstruire.” “On a beaucoup de casse”, avait en effet expliqué le lendemain du passage du cyclone Marie-Claude Courville, directrice des opérations au Bora Bora Lagoon Resort. “On a des bungalows sur pilotis qui ont été arrachés, emportés par l’eau. Il ne reste plus que les poteaux en béton qui sortent de la mer. Ceux qui restent ne tiennent pas à grand-chose.”
Mais avant même le passage d’Oli, la situation de l’hôtel était difficile. “Avec la crise économique, nous avons dû accepter l’année dernière une réduction du temps de travail de moitié qui devait se terminer fin 2009”, décrit Firipa Taera. “Malheureusement la situation économique n’a pas permis de revenir à temps plein. Nous avons donc dû renouveler un accord de réduction de temps de travail cette année.” D’autres hôtels de Bora Bora avaient dû momentanément aussi fermer leurs portes, après Oli, pour réparer les dégâts comme Le Méridien et le Saint-Régis. Mais ils ont tous les deux rouverts depuis.
MT
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Un groupe qui se porte bien
Le Bora Bora Lagoon Resort appartient au groupe Orient-Express Hotels, propriétaire et gestionnaire d’hôtels, de restaurants, de trains touristiques et de bateaux de croisière dans 24 pays. Le groupe a publié des résultats encourageants pour le premier semestre de l’année 2010. Au cours du deuxième trimestre, le RevPAR (indicateur de performance pour le directeur de l’hôtel qui révèle la performance de la politique tarifaire mise en parallèle avec le taux de remplissage est en hausse pour l’ensemble du groupe) affiche +16% aux États-Unis et +34% dans le reste du monde. Selon Paul White, président et directeur général, cité dans la revue Hotel Resource, ces résultats vont “dans le bon sens car ils (ont) permis de refinancer (les) actifs à la fois en Europe et aux États- Unis”.
Orient-Express Hotels a été créé en 1976 avec l’achat de l’hôtel Cipriani à Venise. Cette entité gère 41 hôtels répartis sur les cinq continents, incluant les plus emblématiques tels que le Cipriani à Venise, The Grand Hotel Europe à Saint-Pétersbourg, le Ritz à Madrid, le Mount Nelson à Cape Town, le Copacabana Palace à Rio de Janeiro... Pour les années à venir, deux grands projets sont à l’ordre du jour, l’ouverture de l’hôtel Caruso à Ravallo (après cinq ans de travaux) et la conversion d’un ancien couvent à Cuzco au Pérou pour le printemps 2012. Le groupe Orient-Express Hotels a célébré ses dix ans à la Bourse de New York le 10 août dernier.








Les dernières contributions
Commentaires anonymes
10/09/2010 à 11h09
un site qui pourrait aider le tourisme en Polynésie.Hôtel Express International aide des milliers d'hôtels dans le monde à augmenter leur taux d'occupation et leur rentabilité.
Assure pour les hôtels participants une intense promotion nationale et internationale,GRATUITE.
Votre seule contribution:une remise à accorder aux membres Hôtel Express.
Cette remise de 50% ne s'applique que lorsque vous avez des chambres vides QUE VOUS NE COMPTEZ PAS REMPLIR.
Alors les directeurs d'Hôtels faites un effort au lieu de vous lamenter sur votre sort.
Le Radisson de Tahiti l'a fait.
8)
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09/09/2010 à 20h25
Chacun aura remarqué que les statistiques du tourisme à fin juin ne sont toujours pas publiées par l'ISPF. On est le 10 septembre !
Censure ? Ca devient comme sous les soviets !
Comme c'est à moins douze pour cent, soit moins onze en huit mois, et que "ça fait honte" (car tous les autres pays font mieux que le pito-paradis) , on bloque la sortie des chiffres.
Un signe de plus de la désagrégation morale de notre pays.
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09/09/2010 à 14h32
il veut des sous en prenant comme prétexte que dans 3 ans il y aura peut être des touristes. et bien ils n'auront qu'à ré ouvrir tous ceux qui auront fermés.
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09/09/2010 à 08h35
Salut,
je voudrais apporter une précision, mon nom de famille ce n'est pas TAERA, mais bien TEARA, et je ne suis pas le délégué syndical de ATI'A I MUA de l'hôtel, je suis un élu de C.E, et représentant du syndicat ATI'A I MUA.
voilà ma chérie, alors si tu veux continuer à écrire des ..... sur mon nom de famille et mes fonctions, je vais faire le sourd d'oreille à ton journal, et il faudra allez voir ailleurs si j'y suis.:);):D;D>:(:(:o8):P:-*:'(
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08/09/2010 à 20h56
en tout cas a chaque fermeture d'hotel c'est toujours le même propriétaire qui ferme, après le sheraton c'est celui de bora, il arrivera un moment ou les grandes surfaces du même groupe fermeront,ils se foutent pas mal de mettre au tapis leurs salariés. :'(