Publié le vendredi 30 juillet 2010 à 10H55
SAMU ENTREPRISES ET EMPLOIS. LA CCISM organise la première Université des patentés. Ce rendez-vous du patronat a pour but de proposer dix mesures concrètes pour garder les entreprises à flot.
L’ESSENTIEL
- La première Université des patentés se déroulera vendredi 13 et samedi 14 août dans les locaux du pôle formation
- Cet événement, également appelé le Samu entreprises et emplois (séminaire d'actions à mettre en oeuvre d'urgence), a pour but de mettre en place dix mesures
- Ces dix mesures seront proposées ensuite au gouvernement sans qu'elles engagent le budget du Pays
Cinq thèmes ont été retenus pour la première Université des patentés qui se déroulera les 13 et 14 août : le soutien des entreprises, la relance par l’investissement, la relance par la consommation, adapter la réglementation, faire de la culture un outil de développement économique. Une première pour ce type de rendez-vous organisé par la CCISM qui réunira les patrons et qui devrait se tenir tous les ans.
Encore une table ronde ? Selon Gilles Yau, président de la CCISM, “ce n’est pas une énième réflexion sur un sujet mais un travail qui démarre”. Dix mesures concrètes seront proposées, à l’issue de ces ateliers, au gouvernement. À l’exécutif, ensuite, d’exécuter. Même si certains restent sceptiques quant à l’efficacité du gouvernement actuel, Gilles Yau, lui, y croit : “Ces mesures auront pour particularité d’être réalisables à court terme, d’être efficaces pour la sauvegarde de l’emploi et des entreprises, mais surtout, de ne pas engager de budget du Pays.” Maintenir les entreprises à flot sans toucher aux finances du Pays est un sacré défi. Mais pas de raison donc de refuser de telles mesures.
“Nous voulons passer au mode action, précise Gilles Yau. Nous allons travailler avec les chefs d’entreprise, leur ressenti sur le terrain, leurs solutions par rapport à la crise. Nous allons recueillir des informations. Nous serons sur du concret et pas sur des généralités. La CCISM doit être une force de proposition.” Ce rendez-vous devra apporter des réponses à la situation critique. Au contraire des états généraux qui rassemblaient un public large, ce rendez-vous est réservé aux professionnels. Le séminaire est fermé aux politiques. “Nous ne resterons pas dans des débats d’idées, nous rentrerons dans le détail des mesures que l’on peut proposer”, promet le président de la CCISM, qui espère une large participation des patrons, histoire de trouver des remèdes à la crise.
LR
Pour toutes inscriptions et renseignements : 47 27 14 ou 47 24 31. Blog : http://www.ccism.pf/blog/. Sur la page Facebook : SAMU Entreprises et emplois. Les Nouvelles vous feront vivre cet événement à travers ses pages économiques, avant, pendant et après le SAMU.
Lucie Rabréaud







Les dernières contributions
Commentaires anonymes
02/08/2010 à 11h47
Tamatoa (i te ore roa) est sorti de sa tanière et pointe du museau. Tera iti e, mo’e mo’e roa atura oe. Te tapuni ra? Eaha ho’i, haama oe? Tano hoa ra.
Après tes blablas à la bonne franquette sur le REGIME DE KLEPTOCRATIE institué par Flosse-Fritch, le Tahoeraa et ses "politichiens", tu as perdu ta langue et tu as disparu quand il s'est agi de tes "politichiens" et de ta KLEPTOCRASSIE SARKOZYSTE? Plus crasse, tu meurs. On comprend maintenant l’ardent défenseur que tu es du French System et du bouclier fiscal que toi et tes "voleurs" vous vous êtes concoctés. En douce, les fêtards s’en mettaient plein la panse et les poches chez leurs Bettencourts.
Tes lois sont faites pour être détournées. Et tes beaux discours sur la démocratie, l'égalité, la transparence et nos pauvres petits sans revenus... au pied de la falaise et poubelle. Tu avoueras que même la chirurgie lourde ne peut rien aux grands malades du fric et du mensonge que vous êtes.
NEXT TIME, A MAMU NOA. E HAERE A'E TAMA TO OE UTU HA'IRI'IRI.
(J'utilise à dessein les mêmes mots que toi pour voir si moi j'ai le droit sur ce site d'en dire autant de tes "politichiens" sans finir à la poubelle)
Commentaires anonymes
30/07/2010 à 15h08
La démarche initiée par la CCISM et son président Gilles Yau est dictée par le réel désespoir des entrepreneurs et employeurs du pays, qui voient le sol s'effriter, se craqueler et s'effondrer sous leurs pieds. Nos politiciens ont montré depuis de longues années leur irresponsabilité totale, leur ignorance de l'intérêt général, focalisés qu'ils sont à défendre leurs petits prés carrés de privilèges, comme des chiens querelleurs. Ils aboient d'ailleurs aussi bien que nos quadrupèdes !
Il est très douteux que les mesures d'urgence que vont préconiser les membres de la CCISM retiennent l'attention, ne serait-ce que furtive, des 57 conseillers de l'Assemblée et les trop nombreux ministres du gouvernement, tous finalement complices du système clientèliste autonomiste, qui s'effondre sous nos yeux. Ils ont mieux à faire qu'à s'intéresser au bien public !
Plutôt que de chercher à sauver un système pourri, par des mesurettes qui ressembleront à des sparadraps posés sur une jambe de bois, ne vaudrait-il pas mieux prendre des dispositions plus radicales et casser définitivement le système ?
Enfermer nos politichiens dans l'assemblée, sans boire ni manger, et les forcer, sous la contrainte, à diviser par deux leurs effectifs, revenus et avantages afin qu'ils atterrissent enfin au niveau des réalités de la population ! Tailler dans le lard de manière résolue !
Ensuite, quand nous serons certains de réaliser des économies significatives sur "le train de vie" du pays, il sera indispensable de réaliser rapidement une réforme (une révolution ?) fiscale d'ampleur: supprimer les empilements de taxes sur la consommation, TDL et compagnie, et substituer à cette fiscalité indirecte une fiscalité plus moderne, plus juste et plus équitable, sur les revenus et le patrimoine. Cela permettra de rendre du pouvoir d'achat aux revenus modestes, d'entreprendre les investissements structurants négligés depuis des décennies, et surtout de rendre le pays plus compétitif sur le marché international du tourisme. Les touristes en effet se détournent de la Polynésie en grande partie parce que celle-ci est beaucoup trop chère du fait de cette fiscalité de principauté moyen-âgeuse...
Il y a urgence à agir. Certes, les mesures préconisées ici déplairont fortement à la clique au pouvoir (autonomistes et indépendantistes réunis...) et à leurs clientèles respectives, mais c'est à ce prix que l'on pourra redresser ce pays.
Sans cela, ça risque d'être la grande glissade vers l'inconnu !
La démarche de la CCISM, même si elle peut paraître pleine de bonnes intentions, fait penser à ce médecin obtus qui focaliserait toute son attention sur un furoncle purulent, sans se rendre compte que l'origine de celui-ci est une infection généralisée de l'organisme du malade !
C'est le malade qu'il faut traiter, radicalement, pas simplement le bobo qui déborde de pus au bout de l'orteil !
Et puis, pourquoi la société civile -entrepreneurs, économistes, juristes et administrateurs compétents- ne constituerait-elle pas un Comité de Salut Public, avec l'assistance des spécialistes de l'Etat, pour redresser le pays, en écartant résolument pour un temps nos guignols politiques si dévastateurs: on peut envoyer ces derniers à Tupai, par exemple, avec un bateau de la flottille administrative, afin de nettoyer de leur présence la société. Cela permettrait au CSP d'engager les réformes d'urgence à prendre pour redresser la barre dans le sens de l'intérêt général, d'abolir les privilèges indus et "avantages acquis" de la caste dirigeante actuelle, ... et de rentrer enfin dans le 21ème siècle !
Ca s'appelle une révolution ? Ah bon, alors allons-y !