Publié le vendredi 15 janvier 2010 à 09H58
OPH. Remise des clefs de la résidence Vaihi mardi, rencontre avec la mairie de Mahina concernant le projet dans la vallée de Ahonu le même jour et visite de la ministre de la Solidarité Teura Iriti mercredi. L'Office polynésien de l'habitat est en route pour ses projets 2010 avec une enveloppe de 8 milliards de Fcfp pour ses opérations.
Visite de courtoisie à l'OPH, mercredi, pour la ministre de la Solidarité et de la Famille Teura Iriti, qui est allée à la rencontre de l'équipe de Jerry Biret, le directeur de l'Office polynésien de l’habitat. Une visite pour prendre connaissance des projets en cours, mais aussi pour préparer sa “ligne politique”. “Il est important d’allier le social à l’activité économique et nous devons tendre vers cette politique. Donner un toit, sans donner d'emploi, cela ne sert à rien. Cela ne résorbera pas les problèmes sociaux. Je pense travailler avec mes collègues des ministères du Travail, des secteurs primaires pour qu'on puisse apporter ce plus”, assure la ministre qui avoue que l'OPH est un des bons moyens pour prendre la température sociale. “Lorsqu'on comptabilise le nombre de dossiers déposés à l'OPH, on se rend bien compte d'une augmentation croissante de la demande. C'est qu'il y a un souci quelque part, que les gens n'ont pas suffisamment d'argent pour contracter un emprunt et bâtir leur propre maison.”
Mieux vivre et sortir de la ghettoïsation. Un message que semble partager la direction de l'OPH aujourd'hui puisque, dans le cadre de ses projets, l'office veut intégrer la notion de développement durable dans son sens le plus large afin d'éviter l'isolement de cette population. “Nous développons des partenariats avec les associations de quartier. À Pirae, nous avons un projet découpé en trois zones d'habitations, où sera intégré un commerce de proximité, une garderie et des ateliers relais pour pouvoir attirer des entrepreneurs et lancer de l'économie sur le site”, explique Jerry Biret. Le développement durable, c'est aussi l'aspect écologique et la diminution de la facture pour les charges auprès des locataires : des panneaux photovoltaïques, des chauffe-eau solaires, un système de récupération des eaux de pluie. Et diminuer les charges, c'est espérer que les locataires paieront leur loyer. Aujourd'hui, les impayés sont encore légion. “Depuis 2007, nous avons commencé à renverser la tendance. En 2009, nous étions encore à 40% d'impayés, mais les choses s'améliorent”, affirme le directeur.
Vitesse de croisière. Pour 2010, l'OPH a à sa disposition une enveloppe de 8 milliards de Fcfp pour ses opérations. Cette somme s'inscrit dans le Contrat de projets signé en mai 2008 pour une durée de cinq ans et qui a pour objectif de résorber l'insalubrité, développer le parc locatif social et réhabiliter l'existant pour un coût total de 23 milliards de Fcfp. Pas de grande annonce mercredi et plutôt même une prudence excessive sur les opérations à venir : “Nous ne dépenserons pas les 8 milliards que nous pouvons engager, il faut être raisonnable. Mais cela veut dire que les opérations sont là, nous sommes en train de les finaliser et les travaux vont être lancés dans le courant 2010”. Prudence donc dans les propos de la part de l'OPH qui connaît des difficultés importantes, notamment pour le foncier. En 2009, les chiffres ont parlé d'eux-mêmes : il y a eu dix fois moins d'opérations que de demandes (habitat dispersé et groupé confondu). Il reste donc beaucoup de travail pour satisfaire le plus grand nombre.
Nous ne dépenserons pas les 8 milliards (...), il faut être raisonnable
Parmi les certitudes aujourd’hui, il y a le projet de Faa'a Hotuarea qui s’inscrit dans la résorption de l’habitat insalubre, un autre à Pirae sur le domaine Labbé qui sera de l’offre locative, et un appel à candidature pour 20 logements à Amoe (Mahina) est lancé. Toujours à Mahina, le projet de Ahonu qui posait problème aux riverains de la vallée a été revu. Mardi, une rencontre a eu lieu entre l'OPH et la commune de Mahina. “On a repris le dossier pour répondre aux récriminations par rapport au projet. Le projet initial était de 59 logements, les riverains trouvaient que c'était trop important. Entre-temps, le plan général d’aménagement (PGA) de Mahina a été modifié, donc nous recommençons le projet. Aujourd'hui, nous sommes plus sur un projet de 48 logements”, précise Jerry Biret quand, de son côté, l'association des riverains en demandait 12 au maximum. Une demande qui ne pourra pas recevoir de réponse favorable. “Douze logements, c'est trop peu par rapport aux coûts engendrés. Je pense que 48 logements, c'est un bon équilibre entre l'obligation que nous avons de loger les personnes et la demande. Il faut rappeler à l'association que ces logements seront au bénéfice des habitants de Mahina, ce sont les gens de la commune qui seront prioritaires.” Autre modification du projet, il ne s'agira plus d'un immeuble mais de fare OPH en bois de type duplex comme on peut en voir à Amoe. “Nous avons reçu un premier accord de la mairie sur ce nouveau projet, nous devons le finaliser avant de retourner vers la commune et les riverains de la vallée.” Le projet débutera sans doute fin 2010-début 2011. “On est en vitesse de croisière”, assure le directeur qui a des projets au-delà de ceux qui s'inscrivent dans le Contrat de projets et les logements en location simple. Jerry Biret souhaite en effet créer des partenariats avec les promoteurs privés pour lancer des opérations de promotion immobilières privées dans le cadre de l'accession à la propriété pour les personnes ayant des revenus modestes.
ASF
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Drame de Teroma 2 “Plus jamais ça”
L’OPH avait été entendu par la gendarmerie suite au drame dans le lotissement Teroma 2, à Faa’a, où quatre enfants ont trouvé la mort en novembre dernier. Yves Piehi, 7 ans, Tara Piehi, 9 ans, Marianne Piehi, 11 ans et Euan Tahaia, 15 ans, s'amusaient avec une balle quand celle-ci a rebondi dans le caniveau d’évacuation d’eaux pluviales gonflées par les fortes pluies. Cherchant à la récupérer, l'un des enfants était tombé dans ce caniveau qui n'était plus protégé par une grille. En tentant de le secourir, les trois autres enfants étaient successivement tombés et s’étaient noyés. Le procureur de la République avait ouvert une enquête judiciaire pour déterminer les circonstances précises de ce drame et les responsabilités de chacun. Était-ce de compétence municipale ? Étaitce à l'OPH de veiller à la sécurité des habitants puisque le quartier est un lotissement OPH ? Aujourd’hui, au-delà de l’enquête, l’OPH a pris ses responsabilités face à ce drame. “Notre objectif clairement affiché est que ce drame ne se reproduise plus jamais. Plus jamais de drame comme cela dans nos opérations, c’est clair. Nous avons lancé des travaux en urgence pour la sécurisation de l’ensemble de nos 80 résidences en gestion”, a expliqué Jerry Biret, le directeur de l’OPH.








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Commentaires anonymes
18/01/2010 à 11h09
Enfin des sous bien dépensés.