Publié le mercredi 17 mars 2010 à 10H23
BILAN. Tahiti Tourisme Paris a organisé mardi sa journée annuelle de rencontre des tour-opérateurs et des acteurs du tourisme polynésien. L’occasion pour son patron, Bernard Bousquet, de faire un point sur le marché français.
L’ESSENTIEL
- Pour Bernard Bousquet, directeur du Tahiti Tourisme Paris, "l'ambiance n'est pas si morose que ça"
- Paris n'est pas "mécontents" de la campagne Invest in your love, estimant que la présence de la destination sur les réseaux sociaux Internet prime
- “De nouveaux opérateurs s'intéressent à la destination”, annonce Bernard Bousquet
À l’occasion de la journée de rencontres des tour-opérateurs et des acteurs du tourisme polynésien, vous avez reçu la presse métropolitaine, mais aussi belge et suisse. Quelles ont été vos principales annonces ?
“La principale annonce concerne les changements qui sont intervenus à la tête du GIE et qui ne sont pas encore terminés puisque le nouveau directeur ne sera nommé vraisemblablement que fin mars. Il était bon de faire un point, après le cyclone et après une année 2009 difficile. Mais l’ambiance n’est pas si morose que ça.”
Il faut donc attendre la nomination du successeur de Dany Panero pour savoir quelles seront les stratégies du GIE Tahiti Tourisme en métropole pour 2010 ?
“Nous n’avons pas arrêté de travailler en attendant la nomination du directeur général. Nous préparons une campagne qui démarrera fin mars, début avril. Le ministre du Tourisme va exprimer sa vision à travers le leader du GIE, il est donc important d’avoir quelqu’un qui accélérera les prises de décision.”
Quel bilan faites-vous de la campagne Invest in your love ?
“Globalement, nous ne sommes pas mécontents de cette campagne. Elle s’est faite en période de crise. Il fallait justifier une dépense importante pour aller à Tahiti. Investir sur une valeur forte comme l’amour, justifie une telle dépense. Aujourd’hui parler de crise n’est plus de mise. On parle plutôt d’accessibilité. En 2009, les acteurs se sont mobilisés pour rendre la destination accessible.”
Referiez-vous la même campagne ? Sur les réseaux sociaux cela n’a pas très bien marché… (un peu plus de 1 000 membres seulement sur le groupe Facebook).
“Les réseaux sociaux sont une nécessité dans la communication. Toutes les marques sont dessus. Il ne faut pas en être absent. Les chiffres sur la métropole ne sont pas bons, mais ils se tiennent par rapport à d’autres marchés” (lire encadré).
Avez-vous une explication ?
“Le marché français est particulier. Tahiti, c’est la France. On y parle français. Il était naturel que ce marché fléchisse moins que les autres. De plus, les tour-opérateurs sont des convaincus, des amoureux de la destination. C’est important. Les agents de voyages aussi. De nouveaux tour-opérateurs s’intéressent à la destination.”
Propos recueillis par DM (Agence de presse GHM)
Paris espère une croissance de 5% en 2010
Le nombre de touristes en provenance de métropole a baissé de 7,4% en 2009. Ils étaient 39 256 à visiter la Polynésie française l’année dernière. Le marché américain s’est également effondré : moins 26,3% (40 780 touristes), le Japon a baissé de 12,9% (16 353 touristes) et l’Italie de 13,5% (11 944 touristes). Le marché français ne s’est pas trop mal comporté par rapport aux autres, d’autant plus que le tourisme affinitaire ne cesse de baisser (-6,2% en 2009, après -15,6% en 2008). Et malgré cette déconfiture, le GIE Tahiti Tourisme Paris espère une croissance de 5% du marché métropolitain en 2010.








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Commentaires anonymes
17/03/2010 à 19h06
« c’est surement une grande chance pour les équipages de faire le tour du monde sans relâcher à O-Tahiti »
(Jean François de Galaup, comte de La Pérouse)