Si c’était à refaire...

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Publié le samedi 27 février 2010 à 11H44

“Si c’était à refaire, je le referais... et plus encore” c’est en substance le propos de Tong Sang concernant sa décision de 2007 de faire renflouer la société Bora Bora Cruises de Degage par près de 100 millions de fonds publics du Pays qui risquent fort d’être “liquidés” le 12 avril prochain devant le tribunal de commerce (notre édition d’hier). C’est bien là tout le problème. Celui d’un “moule” politique, pour reprendre une expression fritchienne, qui ne sait manifestement rien faire d’autre que “refaire” le modèle d’hier. Ils sont les derniers à s’y accrocher, comme à la dernière bouée qui flotte encore au milieu d’un océan d’exigence de changement. Leur télescope a beau rester figé sur le passé, devant, ça bouge. Et ça ne passe plus. Nulle part.

La preuve encore hier par le Conseil économique, social et culturel (CESC), institution représentant la société civile, qui a opposé un niet catégorique et unanime au gouvernement. Du moins à son projet plus que douteux de créer une “exception” au statut de la fonction publique en embauchant sans concours dans l’administration quelque 123 ex-GIP de la flottille administrative. La tentative de passage en force pour contourner les règles de la fonction publique afin d’embaucher les “soldats” en rouge de Gaston Flosse n’est pas nouvelle. Si l’ancien ministre des Finances Patrick Peaucellier avait été remercié en 2001 par le tout-puissant président du Pays d’alors, c’est notamment parce qu’il avait refusé d’ouvrir cette boîte de Pandore. Un peu plus tard, le “big boss” revenait à la charge en faisant passer à l’assemblée un texte pour permettre l’embauche de fonctionnaires territoriaux sans passer par la case concours. Cette fois, c’est Nicole Bouteau qui s’était dressée contre “l’exception” à forte connotation clientéliste, et remportait la victoire devant le juge administratif. Et les voilà qui recommencent. Sauf que le CESC aussi a cessé de dire “amen” à toutes les couleuvres que le politique veut lui faire gober. Et à l’unanimité en plus, en expliquant très directement le pourquoi du comment de son avis défavorable au projet de loi du Pays du gouvernement Tong Sang (lire en page 11). Ce n’est certes qu’un avis consultatif, que le gouvernement peut à ce titre contourner. Mais il sonne à son tour comme un glas aux oreilles des petites combinazzione du passé. À part ce qu’il reste du “moule”, il n’y a plus grand monde pour continuer à encenser le “si c’était à refaire”...

Muriel Pontarollo

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28/02/2010 à 12h35

Bien dit Muriel, en effet, ce n'est pas un CESC qui pourrait contourner une culture et une politique qui aurait perduré depuis des décennies, au seul profit de ceux-la mêmes qui continuent à transcender celle ci, car ils n'ont connu que celle la, ils sont les seuls légataires universels confirmés, préserver le pouvoir et les avantages financier, quoiqu'il arrive.
Le CESC n'au aucun pouvoir de décision, que consultatif, ce qui est dommage. Cette institution devrait apporter une réforme à son statut actuel, le pouvoir de décision et non un avis. Car le temps des "yes people ou des yes statut" est révolu, c'est un statut de pouvoir de décision que celui ci doit avoir, placée non plus sous le control de l'exécutif de l'administration, mais d'une autre entité indépendante et impartiale.
Gastonnet est a bout d'idée et de vision, son gouvernement dépassé, par l'immensité de la tâche, alors il suit la voie d'un idéal d'un passé révolu, alors que le fenua continue à s'engouffrer davantage dans la faillite socio économique face à une mondialisation d'un marché à concurrence à mort et sans merci.
Vivement, il est temps qu'il y ait changement, cette nouvelle réforme promise apporterait-elle ce changement attendu et espéré...Wait and see!
Bon weekend!

Commentaires anonymes

28/02/2010 à 09h11

Et si c'était à refaire, GTS rachèterait un atoll ou un terrain 4 à 5 fois son prix réel afin de renflouer les comptes du vendeur ?

Il autoriserait des dérogations pour les constructions hors normes de sécurité et du code de l'environnement ?

Il ferait entrer le pays dans le capital des sociétés au bord de la faillite ?

Il réactiverait le GIP afin d'avoir sa milice privée ?

Les propos de Muriel reflètent dans l'ensemble, l'exactitude de la situation et des actions de la classe politique actuelle, surtout celle de la pseudo-majorité qui pratique à fond la méthode Coué !

En polynésie, les us et coutumes locales auront beaucoup de mal à changer vu que les "moules" sont en acier trempé !

On refait exactement les mêmes erreurs que par le passé et certains en sont même fier de le refaire ! Même pas honte !

Commentaires anonymes

28/02/2010 à 04h05

Des bouffons oui mais des bouffons magouillleurs...

Légal

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