Restrictions ? Où ça ?

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Publié le mardi 31 août 2010 à 10H34

Les restrictions budgétaires, c’est bien d’en parler, mais ce serait mieux encore de s’y mettre. La grande remise à plat des satellites du Pays, Épic et SEM Nui, qui coûtent chaque année une petite fortune en subventions ? Rien, comme Les Nouvelles vous le révélaient hier. Au contraire, on en crée encore de nouvelles, comme la Maison de la perle dont les professionnels du secteur n’ont toujours pas compris la finalité. Ou trop bien compris l’utilité pour un petit clan de perliculteurs. La vente de “l’argenterie” pour renflouer les caisses du Pays ? Rien non plus. Ah si, le fiasco de la vente aux enchères du Rocklands Hostel. À part ça, le Tahiti Nui I a été recyclé pour faire joli en ersatz de mini-King sur la desserte des Raromatai, et va ainsi coûter encore plus d’argent à la Polynésie que s’il restait scotché à son quai comme depuis quasiment son arrivée. Quant au “Air Flosse One”, il continue ses tournées politiques, comme hier avec un voyage en catimini du gouvernement et de son président à Ahe.

La réduction du train de vie du gouvernement et de l’assemblée ? De nada. Aore. Ils n’abordent même pas la question. Elle est pourtant placée au centre de toutes les politiques de restrictions budgétaires de par le monde, tant il est important pour la classe dirigeante de montrer l’exemple avant de demander des efforts à sa population. À Paris, hier encore, Sarko faisait un point avec Fillon et Baroin sur la réduction du train de vie des ministères. Conclusion de l’Élysée : “Les sureffectifs des cabinets ont déjà été réduits d'un tiers et, à la fin octobre, tous les cabinets seront retournés à l'effectif prescrit”, à savoir une réduction du nombre de collaborateurs à 20 pour un ministre et 4 pour un secrétaire d'État. Au fenua, 260 000 habitants, la moyenne des contrats cabinet des ministères est bien plus proche de 20... que de 4. Mais ça ne les gêne pas plus que ça.

Parmi les rares mesures concrètes, à application immédiate, annoncées par GTS à l’assemblée et notifiées dans sa circulaire de cadrage pour le budget 2011, il y avait bien la suppression des congés administratifs. Une économie attendue de 170 millions. Seulement voilà. Là encore, si l’on creuse un peu derrière, on tombe très vite sur... le néant. Rien de fait, rien de prêt, aucune délibération, pas le moindre commencement de négociations.

Mais qu’est-ce qu’ils attendent donc ? Bonne question. La réponse est hélas, comme le reste, affligeante. Ils attendent... l’État. Tong Sang a notamment déclaré à l’AFP qu’il comptait demander à Paris à Marie-Luce Penchard “d’assouplir les règles financières actuelles”, et de le soutenir pour que les “relations s’améliorent avec l’AFD”. Et le président du Pays d’ajouter : “J’attends beaucoup de mon entretien avec le nouveau directeur de l’AFD”. Comme si un changement d’homme, ou l’intervention de la ministre (!) pouvait suffire à rouvrir toutes grandes les vannes du premier bailleur de fonds de la Polynésie.

Hello... Il faudrait se réveiller maintenant. Révolu le temps de l’argent qui tombe sans conditions, et sans contrôle. Les conditions sont posées, le pré-rapport Bolliet a commencé à les égrener, il va falloir s’y mettre... et vite. Les belles déclarations d’intention n’amusent plus personne, les organismes prêteurs encore moins que les autres. Se mettre en conformité avec les conditions d’abord, et l’argent éventuellement après. Et encore, si les dossiers sont transparents et bien ficelés. Un jour, peut-être...

Muriel PONTAROLLO

Muriel Pontarollo
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31/08/2010 à 20h09

Et le NUNAA dans tout çà,il reste étonnement silencieux,aucun cris de colère,aucun bruit.Il est bien passif ce NUNAA!!!!!!!.......

Commentaires anonymes

31/08/2010 à 18h05

je donnerais comme titre:
"mort en sursis pour les aveugles de la politique" .
Je crois qu'ils ont raisons d'attendre et de pratiquer l'immobilisme, car plus ça continue et plus le fruit pourri, ils sont en train de mourir de leurs "belle mort".... Pour le peuple la seule vision qui se clarifie c'est que l'autonomie est un échec, l'indépendance une glissade vers le précipice, seul une reprise en main du l'Etat et un référendum pour une départementalisation peut apporter un profond changement, fini les petits privilèges de cette classe sociale en voie de disparition.

Commentaires anonymes

31/08/2010 à 18h03

je donnerais comme titre:
"mort en sursis pour les aveugles de la politique" .
Je crois qu'ils ont raisons d'attendre et de pratiquer l'immobilisme, car plus ça continue et plus le fruit pourri, ils sont en train de mourir de leurs "belle mort".... Pour le peuple la seule vision qui se clarifie c'est que l'autonomie est un échec, l'indépendance une glissade vers le précipice, seul une reprise en main du l'Etat et un référendum pour une départementalisation peut apporter un profond changement, fini les petits privilèges de cette classe sociale en voie de disparition.

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