Publié le mardi 07 septembre 2010 à 08H36
“Au final, c’est encourager un énième renversement du gouvernement. Paris sait tout cela.” La petite phrase du communiqué du Tavini vaut son pesant de “pistaches”. Non seulement il pose son ultimatum sur la table : des élections anticipées ou la motion de défiance, mais en plus, le parti d’Oscar Temaru pose du même coup son prochain argumentaire sur le mode : “Si on renverse, en fait c’est pas nous, c’est la faute de l’État”. Partant de ce principe-là, tout est open pour Oscar. Même aller jusqu’à remettre Flosse à la présidence, puisque c’est toujours ce fauteuil-là qui coince entre les deux chefs, ou laisser croire qu’il est prêt à le faire, histoire d’affoler à Paris et ainsi les pousser à l’abréviation du mandat de l’assemblée pour un retour aux urnes dès 2011.
Faut oser, mais Flosse et Temaru nous ont déjà fait moult démonstrations que, par l’odeur des urnes alléchés, ils sont prêts à toutes les alliances, convaincus qu’ils sont que leur électorat continuera à les suivre aveuglément où qu’ils aillent. Même dans le mur.
De Tahiti, le parti d’Oscar montre les dents, tandis qu’à Paris le Vieux lion a sorti sa panoplie de gentil matou bien sage, prêt à ronronner avec l’autre Gaston pour construire la fameuse plateforme autonomiste qui fait tant rêver les conseillers de l’Élysée. Ça ne va pas durer.
Et voilà même que, sans doute toucher par la grâce de Marie- Luce Penchard, Tong Sang se met à “imaginer qu’une majorité se dégage demain matin qui va porter la nouvelle loi électorale jusqu’à son terme.” À force de n’en avoir aucune, GTS voit des majorités partout...
Au point même d’en oublier ses déclarations répétées il y a moins de 15 jours pour réclamer le retour anticipé aux urnes? Probable, si l’on en croit Édouard Fritch, qui confiait hier aux Nouvelles : “Le président Tong Sang et nous-mêmes allons demander à madame Penchard de prendre son temps pour faire la réforme.”
Quitte à nous répéter, avec ce mode de scrutin, le gouvernement Sarkozy a ouvert bien trop tôt la “boîte de Pandore”. Ce qui devait arriver arriva. Les premiers maux se répandent déjà.
Muriel PONTAROLLO
Muriel Pontarollo






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Commentaires anonymes
07/09/2010 à 16h39
Il n'y a que les nantis comme vous dont le salaire tombe à chaque fin de mois pour ne pas voir que nous avons déjà le nez dans le mur.