Publié le samedi 23 janvier 2010 à 10H58
ASSEMBLÉE. Tandis que l'étude du rapport de la commission d'enquête sur le Rocklands a été repoussée à lundi, Oscar Temaru a annoncé qu'il allait, ainsi que d'autres représentants UDSP, se porter partie civile dans l'affaire de l'atoll de Anuanuraro.
L’ESSENTIEL
- Oscar Temaru et d’autres représentants de l’UDSP vont “tenter” de se porter partie civile dans l’affaire Anuanuraro
- Cette tâche revient normalement au président du Pays, mais Oscar Temaru a peut-être trouvé une fenêtre judiciaire dans le statut
- Lundi, ce sera à son tour d’être sur le grill avec l’examen du rapport de la commission d’enquête sur l’achat du Rocklands, qui estime dans ses conclusions que les intérêts du Pays n’ont pas été correctement défendus par le gouvernement Temaru de l’époque
“Avec la plupart des représentants de l'opposition, nous avons signé une lettre adressée à M. Stelmach, pour lui dire que nous nous constituons partie civile”, déclarait hier matin Oscar Temaru. Dans l’affaire de l’atoll de Anuanuraro “of course”. En fait, de manière individuelle, une grande partie des représentants de l’UDSP va “tenter” de se porter partie civile pour le compte de la Polynésie française car, a priori, seul le président du Pays est habilité à le faire, puisque s’il y a eu préjudice dans cette affaire, c’est aux dépens du Pays. Mais il se trouve que le président du Pays actuel, Gaston Tong Sang, est mis en examen dans cette affaire pour complicité d'escroquerie et prise illégale d'intérêts (Édouard Fritch et Gaston Flosse sont également mis en examen dans cette affaire), et a annoncé qu’il ne se porterait pas partie civile pour le compte du Pays, parce qu’il estime que la Polynésie française a fait une “bonne affaire” en achetant cet atoll. Une bonne affaire à 850 millions de Fcfp alors que les premières estimations immobilières en évaluaient pourtant la valeur à 150 millions de Fcfp quelques mois avant la vente. D’autres expertises et l'urgence au motif de la vente imminente à des investisseurs japonais ont été invoquées par le gouvernement de Gaston Flosse à l’époque pour justifier cet achat. Sauf qu’Oscar Temaru, ou plutôt ses conseillers juridiques ont semble-t-il trouvé une fenêtre judiciaire dans le statut. Il s’agit vraisemblablement de l’article 186-1 qui dit : “Tout contribuable inscrit au rôle de la Polynésie française ou tout électeur inscrit sur la liste électorale d’une commune de la Polynésie française a le droit d’exercer, tant en demande qu’en défense, à ses frais et risques, avec l’autorisation du tribunal administratif, les actions qu’il croit appartenir à la Polynésie française et que celle-ci, préalablement appelée à en délibérer, a refusé ou négligé d’exercer”. En somme, si un contribuable ou un électeur estime qu’il y a une carence judiciaire du côté de l’exécutif, il peut se substituer à lui. Voilà pour le principe. En pratique, il s’agit d’une procédure longue et pas gagnée d’avance qui implique des allers-retours devant le tribunal administratif et même un passage à l’assemblée. Tout comme l’affaire du Rocklands.
Rocklands contre Anuanuraro. L’étude du rapport de la commission d’enquête sur les conditions d’acquisition de l’hôtel en Nouvelle-Zélande a été reportée à lundi et cette fois, ce sera au tour d’Oscar Temaru de se trouver sur le grill, même si ce dernier a déjà affûté ses arguments (lire ci-contre). Là aussi, il s’agit d’un achat du Pays, mais cette fois, c’est Oscar Temaru qui était au pouvoir. Et le reproche est également d’avoir payé trop cher. Une procédure judiciaire est en cours et Gaston Tong Sang a demandé à être entendu par le juge d’instruction en charge de l’affaire lorsqu’il était à Paris. Oscar Temaru s’apprête en quelque sorte à lui rendre la politesse. En tout cas, la séance bien calme d’hier devrait céder la place lundi à une séance des plus houleuses où majorité et opposition se jetteront leurs “casseroles” judiciaires respectives à la figure. Va y avoir du sport.
CV
5,5 milliards de Fcfp d'emprunt pour l'Éducation
Interrogé, lors de la séance des questions orales, sur l'usage qu'il comptait faire des 3,2 milliards de Fcfp obtenus à Paris pour son ministère, Moana Greig, en charge du portefeuille de l'Éducation, a expliqué que sur cette enveloppe, “seul 1,2 milliard est destiné à l'investissement, le reste relevant du fonctionnement”. Ce 1,2 milliard doit être consacré à la rénovation de bâtiments anciens et la construction de nouveaux. Pour 2010, le ministère prévoit d'engager 650 millions de Fcfp en construction dont 380 millions pour le lycée Paul Gauguin et 150 millions pour le collège du Taaone ; et 280 millions en réhabilitation et aménagements, dont 100 millions pour le collège Mahina et 92 millions pour le collège Paopao. Moana Greig a annoncé par ailleurs que les opérations doivent commencer dès le mois de février. Mais ce 1,2 milliard est largement insuffisant, selon le ministre, pour couvrir tous les projets du ministère. “Face à l'urgence et dans le souci d'accueillir décemment nos élèves, le président Tong Sang a déjà engagé des démarches auprès du ministère du Budget parisien pour que la Polynésie puisse contracter un emprunt. Cet emprunt permettra d'engager rapidement tous les travaux de réhabilitation et d'extension nécessaires, ainsi que les nouvelles constructions qui ont été programmées, et qui n'ont pu aboutir ces trois dernières années. Le ministère de l'Éducation estime le coût d'un tel programme de rattrapage à près de 5,5 milliards de Fcfp sur trois ans. Le président Tong Sang souhaite inclure ce programme de rattrapage des travaux pour élaborer la dotation globale de compensation (DGC). Le Pays pourra ainsi à terme rembourser l'emprunt contracté.”
OSCAR TEMARU : “Nous nous constituons partie civile”
Où en êtes-vous avec la motion de défiance ?
“Je pense avoir été assez clair et précis en disant que nous attendons le réquisitoire du procureur qui va être salé, je crois. Si je comprends bien le code pénal, détournement de fonds publics, complicité de recel (Gaston Tong Sang et Édouard Fritch sont mis en examen pour complicité d’escroquerie et prise illégale d’intérêts dans cette affaire et Gaston Flosse pour complicité d’escroquerie, fournitures d’instruction et prise illégale d’intérêts, ndlr), c’est cinq ans de prison et 175 000 euros d’amende (près de 21 millions de Fcfp), sans parler de ce qu’ils devraient rembourser. Mais ils nous ont fait savoir qu’ils n’allaient pas se constituer partie civile alors ce matin, avec la plupart des représentants de l’opposition, nous avons signé une lettre adressée à M. Stelmach, pour lui dire que nous nous constituons partie civile.”
Est-ce que ce sera une motion pour réellement renverser le gouvernement ou alors une motion symbolique…
“On verra, mais le réquisitoire du procureur sera, je pense, un document qui sera lu par tout le monde. Et si nous avons ici des élus responsables, chacun assumera ses responsabilités.”
Mais pour l’instant, vous n’avez pas les 29 représentants nécessaires pour voter la motion…
“Si, nous avons les 29. Vous avez bien vu jeudi, nous n’avons pas pu tenir la séance, ils n’étaient que 25.”
Parce qu’il y avait des absents dans les rangs de la majorité, cela ne veut pas forcément dire qu’ils sont avec vous…
“Beaucoup d’entre eux attendent, mais je ne peux pas dire les noms.”
Vous vous portez partie civile dans l’affaire de l’atoll de Anuanuraro, Gaston Tong Sang dans celle du Rocklands, qu’avez-vous à dire sur cette affaire et sur le rapport de la commission d’enquête qui sera examiné lors de la prochaine séance de l’assemblée ?
“Ça fait longtemps que je leur demande de le faire. Je leur ai même demandé d’intervenir auprès de Nicolas Sarkozy pour envoyer Interpol en Nouvelle-Zélande pour enquêter.”
Donc vous considérez que tout est clair dans ce dossier ?
“C’est plus que clair. Il ne faut pas comparer la Nouvelle-Zélande et la Polynésie et toutes les magouilles que nous connaissons ici. La Nouvelle-Zélande ne fonctionne pas comme ça.”
Pourtant, le bâtiment a été acheté trois fois plus cher…
“Non, je vous lance le défi de nous trouver un terrain qui fait presque un hectare et des bâtiments où il y a près de 170 studios à ce prix-là, ça n’existe pas. C’est une belle occasion pour le Pays.”
Donc selon vous, les conclusions du rapport de la commission d’enquête sont erronées puisqu’elles disent que les intérêts du Pays n’ont pas été défendus correctement dans cette acquisition ?
“Qu’ils trouvent la même chose dans une zone résidentielle à ce prix-là.”
Que pensez-vous des propos tenus par Nicolas Sarkozy lors de ses voeux à l’outre-mer, notamment lorsqu’il évoque une “ligne rouge de l’indépendance” ?
“C’est indigne d’un président de la République. C’est un droit imprescriptible de tous les peuples, le droit à l’autodétermination, reconnu par toutes les nations, dont la France.”
Jean-Christophe Bouissou, président du groupe Ia Ora te Fenua
Nous sommes actuellement dans une période où l'on parle beaucoup de rencontres et votre groupe est aujourd'hui dans l'opposition. Quelle est la position de Ia Ora te Fenua par rapport à la majorité ?
“Nous nous installons dans une opposition constructive. Nous pouvons soutenir des projets de gouvernement tout comme nous sommes capables de les refuser, ou de faire des propositions. Notre souhait est de transcender ce clivage pour apporter une contribution sous une autre forme à l'activité politique.”
Concernant cette volonté de transcender les clivages, peut-on imaginer, qu'un jour, Ia Ora te Fenua travaille avec la majorité et pas seulement sur des projets de lois ou de délibérations, mais dans le cadre d'une éventuelle alliance ?
“Les conditions ne sont pas remplies pour faire une alliance. Depuis 2004, des combinaisons qui se sont mises en place étaient censées amener les leaders politiques et leurs groupes à véritablement s'engager, à avoir une parole. Et malheureusement, ces engagements qui généralement se formaient dans des bureaux à l'écart du public n'ont jamais rien apporté. Nous sommes bien sûr autonomistes, nous sommes aussi républicains, et notre coeur penche dans cette direction-là. Mais pour nous, il est inconcevable de participer à une majorité sans qu'il y ait un projet commun, sans qu'on sache exactement où l'on va.”
Si ces conditions-là étaient réunies, vous accepteriez ?
“Faut-il encore trouver le sésame. Faut-il encore qu'il y ait les éléments qui permettent de croire dans une énième possibilité de constitution d'une majorité suffisamment élargie où on saurait à ce moment-là que les uns et les autres tiendraient leurs engagements.”
Quel serait ce sésame dont vous parlez ?
“Il faut imaginer autre chose. En Nouvelle-Calédonie, les choses ont été imaginées sur place. Il faut bien réfléchir et voir qu'elles sont les possibilités. Il doit certainement en exister, mais pour l'instant, je dirais que les éléments ne sont pas là.”
Vous ne l'excluez pas dans le futur si les conditions sont réunies ?
“Ce n'est pas une question d'exclure. Je fais simplement remarquer que nous étions dans une majorité et que, systématiquement, ce sont des problèmes d'hommes qui se sont posés. (…) On ne court pas après quoi que ce soit, nous sommes bien là où nous sommes. Nous avons de très bonnes relations avec nos partenaires de l'opposition.”
En avril, on attend un renouvellement du bureau de l'assemblée et éventuellement de son président, vous vous verriez président de l'assemblée de la Polynésie ?
“Nous sommes un groupe qui a son intégrité et sa personnalité. Nous allons en discuter au sein du groupe. Ce n'est certainement pas une question qui doit être posée à titre personnel, mais au niveau du groupe. Et il n'y a aucune raison qu'un groupe qui a sa propre existence n'ait pas aussi la volonté d'exister à la tête des institutions.”
Ça ferait partie des négociations avec l'actuelle majorité ?
“Je ne suis absolument pas en négociation avec qui que ce soit sur ces questions-là ! Si des discussions doivent se tenir à un moment donné, sachez que j'en ferai état publiquement pour que ces choses-là soient suivies aussi par la population. Nous sentons bien au sein du groupe Ia Ora te Fenua la forte volonté de la population de stabilité sur le plan politique, mais pour ce faire, il ne faut pas que ce soit une tentative supplémentaire.”
Propos recueillis par PL
Le chèque service aux particuliers voté à l’unanimité
La loi sur les chèques service aux particuliers a été adoptée hier à l’unanimité par les représentants. L’ex-ministre du Travail Pierre Frébault avait dépoussiéré le projet et un projet de loi du Pays avait été adopté en conseil des ministres par le gouvernement d’Oscar Temaru, mais ce dernier avait été renversé avant que la loi ne puisse être adoptée. Finalement, c’est l’actuelle ministre du Travail Lana Tetuanui qui a porté le texte devant les élus. La loi a donc logiquement été votée à l’unanimité. Concrètement, ce dispositif consiste à permettre aux particuliers de pouvoir embaucher des personnes pour deux heures au minimum d’activité domestique à leur domicile. L’activité est encadrée à hauteur de 8 heures par jour et 52 heures par mois. Un employeur ne peut bien sûr pas employer son propre salarié déjà déclaré à la CPS. Pour obtenir ce chéquier, l’employeur devra se présenter à sa banque pour effectuer une commande de chéquier (les quatre banques présentes en Polynésie sont associées au dispositif). Chaque chéquier compte cinq chèques représentant dix heures de travail et est édité dans un délai de cinq jours. L’employeur paye ensuite avec ce chèque son salarié, à qui il remet également un volet social afin de satisfaire aux obligations déclaratives de la CPS. À charge ensuite au salarié d’aller encaisser son chèque et déposer le volet social qui l’accompagne à sa banque. Cette dernière transmettra le volet social à la CPS pour une demande de paiement des cotisations patronales au Pays. Car l’effort consenti par le Pays, c’est justement la prise en charge des cotisations patronales pour garantir à la personne employée d’être déclarée au régime des salariés. La ministre du Travail a déposé un seul nouvel amendement au projet initial pour le rendre plus souple sur le nombre d’heures autorisées par chéquier. Ce nombre d’heures pourra être modifié par le conseil des ministres si le chèque service aux particuliers a le succès escompté. 300 millions de Fcfp ont été provisionnés pour ce dispositif qui devrait concerner de 1 100 à 1 500 personnes et être disponible à partir du 1er juin.








Les dernières contributions
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26/01/2010 à 10h38
L'Illuminé, le Voyant et Liseur de BOULE DE CRISTAL qui essaie de nous faire croire que Fritch a avoué avoir renfloué les finances de son ami, est aussi menteur que son Maître. On aimerait voir le PV de cet aveu comme nous avons pu lire le rapport de la Commision d'enquête de l'APF sur les procédures d'achat très louches de Rocklands par les deniers publiques du Pei.
Mentir pour tromper l'opinion est immoral !
(Dixit rapport APF) - Le mensonge de votre Maître Temaru qui avez inventé des nécessités d’accueil des étudiants polynésiens, des familles accompagnatrices des malades polynésiens, de l’antenne de la CPS, de l’agence de Air Tahiti Nui, au sein du Rocklands Hostel.
Ce discours était tellement improvisé que 4 ans plus tard, jusqu’en ce début de l’année 2010, il n’y a jamais eu aucun étudiant polynésien logé dans cette bâtisse, il n’y a eu aucune famille accompagnatrice des malades, il n’y a pas d’antenne de la CPS, il n’y a pas d’agence de Air Tahiti Nui. Les seules personnes qui y sont logées sont des étudiants étrangers et des travailleurs néo-zélandais qui profitent des bas prix de location, fixés à 100 dollars par semaine, soit 6000 FCP pour 7 nuitées... ... ...
... ... Quant aux malversations de l'acquisition de cet "Hostel" :
La justice tranchera .............................................
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25/01/2010 à 16h59
Mr Clean serait-il lui aussi sur la liste des "suspects" Vous dites Oscar ? Ce n'est pas possible, lui qui est si clean clean, le Monsieur propre comme l'identifiaient ses militants ?
Pas possible qu'il est aussi tombé dans cette corruption passive ?
Well, on verra la suite, ça promet d'être au top des actu du fenua!
Ciao
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25/01/2010 à 16h39
Ce que la plupart des gens oublient c'est que l'achat de l'atoll a été réalisé pour renflouer les finances de WAN comme ont déclaré Tong Sang et Fritch lors de leur audition !
Si vous avez un terrain à vendre, un conseil : profitez que Gaston Tong Sang soit président pour le vendre au pays à un prix supérieur à 2, 3 voire 10 fois sa valeur... vous n'avez qu'à dire que vous avez besoin d'acheter une petite Porshe Cayenne... en défisc !
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25/01/2010 à 15h30
Sans revenir sur les inévitables surenchères d'affaires au cours desquelles en ce moment même les intéressés ne doivent pas manquer de s'entredéchirer, je tenais à faire remarquer la spécialité d'OMT d'enfoncer régulièrement des portes ouvertes et notamment sur les propos présidentiels évoquant une ligne rouge de l'indépendance à propos de laquelle il ne s'est, étrangement, nullement offusqué.
"C'est (à n'en pas douter...) un droit imprescriptible de tous les peuples,le droit à l'autodétermination, reconnu par tous les peuples dont la France" et d'ailleurs gravé dans le marbre constitutionnel...
A tel point que lors des EG de l'Outre-mer le président a proposé à toutes les collectivités de se saisir de cette opportunité. Ce que certaines se sont empressées de faire par voie référendaire et que d'autres ont ignoré dont la Polynésie française... Que ne l'a-t-elle demandé cette autodétermination tant souhaitée ?
A l'instar de la Nlle-Calédonie ou le pays continue à l'implication effective de ce président, à dérouler la feuille de route définie par l'Accord de Nouméa avant la consultation d'autodétermination.
La loyauté de l'Etat est donc totale à l'égard des partenaires de l'Accord, qu'ils soient favorables au maintien de la NC dans la République et dans la France ou en faveur de l'indépendance.
"Je veux dire aux Calédoniens qu'il faut que bien avant 2014 s'ouvrent des discussions entre eux afin que la consultation prévue par l'accord de Nouméa se traduise par un résultat approuvé par une très large majorité. L'Etat les aidera et assumera jusqu'au bout son rôle de signataire des accords.
Dernier clin d'oeil présidentiel aux éventuels partenaires des fameux accords de Tahiti nui dont on entend parler régulièrement mais ni opportunément ni officiellement ? Véritable arlésienne polynésienne...
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24/01/2010 à 20h50
C'est vrai que dans l'aff. Rockland, Oscar n'a pas l'air du tout cleanclean... Je ne connais pas l'individu en tant que tel, mais ce qu'il m'inspire, c'est davantage d'incompétence et d'orgueil mal placé que de malveillance. En toute objectivité, je pense que c'est un homme politique qui aime son peuple, et notamment les plus pauvres, ceux que les Tahitiens de bonne famille nomment les "seira"... Ce terme est une abomination, il me fait bondir à chaque fois que je l'entends, et la dernière fois, c'était sur TNTV dans une émission de jeun's, où une charmante demie, faisant de la danse, se vantait avec ses copines de ne pas être des "seira". Manifestement, ses parents l'ont bien éduquée la p'tite... Oscar, de son côté, ne semble pas mépriser les petites gens, et paradoxalement, c'est ce qui le rapproche des valeurs de la Républiques, faites d'égalité, de solidarité et de défense du plus faible. Dans la pratique, sa gestion du pouvoir a toutefois été une catastrophe (le rockland n'en est qu'un exemple) et le Taui qu'il a promis a beaucoup déçu. On s'est aperçu que ce dernier a fait remonter à la surface des personnes - pour beaucoup de seconde zone - qui aspiraient à la même chose que leurs prédecesseurs : la grande vie.
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24/01/2010 à 18h04
En basant par les renseignements fournis par LB (chiffres Wikipedia) :
1° Atoll Anuanuararo, 260/280 ha, acheté 850 millions (300 F/m2) par FLOSSE pour le cpte du Pei.
2° Nukutepipi, un autre atoll voisin similaire mais beaucoup plus petit, environ la moitié en taille du premier, vendu 700 millions par TEMARU, aussi pr le cpte du Pei.
De ces 2 opérations, je constate que le Territoire a perdu un Atoll par TEMARU et en gagne un autre + grand par FLOSSE !
Qui a gagné dans cette "LIBERTE DU COMMERCE" oscarienne ?
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24/01/2010 à 08h44
Vous ne comprenez rien : c'est ce que Mr Temaru appelle "la liberté du commerce"!!
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24/01/2010 à 08h40
J'échange ma corruption contre la tienne ... et on est quitte !
C'est l'éternel "je te tiens, tu me tiens par la barbichette"...
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23/01/2010 à 21h09
DETAIL DE L'AFF. ROCKLANDS HOSTEL - relevé sur le site T.T.
"La lecture du rapport de la commission d’enquête,sur le Rocklands Hostel est on ne peut plus accablant pour la gestion Temaru.
Il est d’abord plus qu’étonnant que, pour acheter cet hôtel, le président Temaru se soit adressé à des personnes peu recommandables et ait choisi un avocat plus que douteux pour représenter le pays. Pourtant, il pouvait disposer de bons conseils. Son avocat personnel , maître Boyack, qui avait traité ce dossier à l’origine, lui avait conseillé, comme cela est noté au point 49 du rapport, « la plus grande prudence avant de procéder à l’acquisition du Rocklands ».
Visiblement, ces conseils de prudence ont déplu à Oscar Temaru. Celui-ci a directement traité cette affaire en faisant appel a un nouvel avocat pour représenter le pays dans cette transaction.
Et cet avocat, qui est-il ? Le point 71 nous le présente : « M. Manu Bhanabhai . Or cet avocat faisait l’objet de poursuites pour tentative d’escroquerie et faux et usage de faux (…) sa situation financière est tellement critique, qu’aujourd’hui les services fiscaux néo-zélandais sont sur le point de demander qu’il soit mis en liquidation judiciaire ».
Tout cela n’a pas dérangé Oscar Temaru. Pas plus d’ailleurs qu’il n’a été dérangé par la qualité des vendeurs. Là encore, qui sont-ils ?
Le point 56 du rapport nous renseigne en notant que « les deux principaux actionnaires de la société Rocklands Park limited avaient fait l’objet d’une procédure de faillite et que l’un d’entre eux, M. Samuel, avocat néo-zélandais, radié du barreau, avait fait l’objet d’une condamnation pour malversation et qu’il avait fait de la prison ».
Sans entrer dans le détail des irrégularités manifestes commises dans le cadre de l’achat de cet hôtel, qui sont parfaitement décrites dans le rapport, il faut surtout s’attarder sur la destination pour le moins obscure de plusieurs dizaines de millions de francs qui ont été expédiés en Nouvelle-Zélande sans aucune justification.
D’abord, pourquoi a-t-on acheté cette propriété de 9000 m2 pour un montant total de 8,6 millions de dollars néo-zélandais, soit plus de 607 millions de francs pacifiques comme en atteste l’ordre de paiement du 21 avril 2006 (à comparer avec l’achat des 260 hectares de Anuanuraro pour 900 millions), quand il avait été acquis par la société Rocklands Park Limited pour un montant total de 4,275 millions de dollars NZ ?
Plus clairement, six ans après son achat, cet hôtel a été revendu à la Polynésie française pour plus du double. Rien ne justifiait cette importante plus value. D’autant moins que pour 600 millions, la Polynésie a acheté une ruine qui nécessite au minimum 200 millions de travaux pour sa remise en état. TOTAL 800 MILLIONS... ...
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23/01/2010 à 17h17
Deux atolls voisins situés à proximité de Hao (chiffres Wikipedia):
Nukutepipi: 2,7 par 1,2 Km, 0,6 Km/carré de terres émergées, 1,3 Km/carré de lagon, piste d'atterrissage, bâtiments divers. Mis en vente 850 millions de francs CFP. Acheté (peut-être un peu moins) par Guy La Liberté (créateur du Cirque du Soleil et astronaute amateur).
Anuanuraro: 5,3 par 3,2 Km, 2,2 Km/carré de terres émergées, 11 Km/carré de lagon, piste d'atterrissage, bâtiments divers. Acheté 850 millions par la Polynésie française.
Objectivement, qui a fait la meilleure affaire?