Publié le mercredi 29 avril 2009 à 11H46
FRONTS. Président-forever ne va pas lâcher le “flambeau” si facilement que ça. En meeting à Papara lundi soir, au bureau exécutif hier, avec un projet pour relancer radio Maohi. Gaston Flosse est sur tous les fronts. Même si les troupes sont de plus en plus éparses...
L’ESSENTIEL
- Le bureau exécutif du Tahoeraa s’est réuni hier soir
- Officiellement à l’ordre du jour, il n’était pas question d’Édouard Fritch, mais de la renaissance de radio Maohi
- Seulement une quinzaine de fidèles avait fait le déplacement
Le bureau exécutif (BE) que tout le monde attendait. Celui, post-scission fritchienne, et... rien. Gaston Flosse est sorti comme à son habitude caché derrière son chauffeur, chassant les médias d’une main et prononçant son désormais célèbre “pas de commentaire”. Officiellement, le bureau exécutif s’est réuni pour parler “de notre nouvelle radio que nous allons mettre en place, tout simplement, expliquait René Temeharo à la sortie du BE. On ne va pas parler des absents quand même”. C’est pas le genre de lamaison.
Et des élus, il n’y en avait pas beaucoup au bureau exécutif hier soir. En fait, il n’y avait pas grand monde tout court, les pro-Fritch ayant boycotté la réunion. Ainsi, président-forever était entouré d’une quinzaine de fidèles et notamment des femmes du Tahoeraa, loyales et dévouées. Chantal Galenon, Teura Iriti et Juliette Tahuhuatama, représentantes à l’assemblée, n’ont pas manqué le rendez-vous. Et avec le discours qui va bien : seul Gaston Flosse peut sauver le Tahoeraa et “redonner un nouveau souffle au Tahoeraa”. Pour Chantal Galenon, “un grand conseil n’est pas utile car notre président est assez sage pour comprendre la situation, cela fait dix ans que je travaille avec lui, je reste positive malgré ma tristesse”.
Ce qu’il faut au parti, ce sont des meetings et une radio. Ou plutôt, c’est ce qu’il faut à président-forever pour reprendre la parole et la main sur son parti. Du coup, feu radio Maohi pourrait renaître de ses cendres, grâce “aux sympathisants” du Tahoeraa. Mais une chose est sûre, la résurrection n’aura pas lieu à Pirae. Les anciens locaux de la radio orange, en très mauvais état d’après la mairesse de l’ancien bastion Tahoeraa, doivent être rasés. Radio Maohi devra trouver non seulement des nouveaux locaux, mais surtout des sous. Que de questions existentielles pour un parti au bord de la rupture ! Mais c’est ce qui compte pour Gaston Flosse et donc pour le Tahoeraa, regagner du terrain chez les militants par la voix des ondes et desmeetings. À Papara lundi et à Mataiea quelques jours plus tôt, président-forever a repris son bâton de pèlerin pour ramener les brebis égarées dans le troupeau. Sauf que n’ayant quasiment plus de cadres à choyer, Gaston Flosse revient à l’essentiel et s’en retourne vers la base.
Édouard Fritch doit rentrer jeudi de son escapade australienne. Lui qui espérait, fol espoir, que Gaston Flosse aurait “la sagesse” de se retirer pour permettre au Tahoeraa de se régénérer, risque d’être déçu, très déçu.
CV
À Papara
Sur le terrain, à la reconquête de sa base
Après Mataiea, mercredi dernier, Gaston Flosse et sa désormais “garde rapprochée”, la plupart des cadres ayant quitté ou pris leurs distances avec le mouvement, étaient à Papara. Président-forever est parti à la reconquête des Tahoeraa de la commune de Bruno Sandras, le députémaire, qui en démissionnant du parti, a emporté avec lui une grande partie des membres de la section orange de Papara. Dans un communiqué, le parti orange précise que Gaston Flosse était accompagné de Tarita Sinjoux, Juliette Tahuhuatama, René Temeharo, Justin Arapari, Teriitepaiatua Maihi, président du Syndicat de promotion des communes, de Madeleine Brémond et Pascale Haiti. À peu près la même poignée d’élus qui s’est réunie au bureau exécutif hier soir. Président-forever s’est livré à son exercice favori : expliquer la traîtrise d’un enième cadre démissionnaire du Tahoeraa, et pourquoi, il est le seul président légitime du Tahoeraa.
”Gaston Flosse a longuement expliqué la situation politique actuelle et il a fait un point sur les défections au sein du Tahoeraa Huiraatira. Il a souligné l’évidente hypocrisie de Bruno Sandras qui a présenté sa démission, soudainement, comme s’il s’agissait d’un acte spontané alors que dès le lendemain on apprenait que sa compagne Maiana Bambridge était propulsée au poste de directrice de cabinet du président Oscar Temaru. Même si Bruno Sandras a tenté désespérément de se justifier, il est clair qu’il ne s’agissait pas d’une coïncidence, mais bien d’un acte prémédité”, explique le communiqué du parti orange. Et de conclure : “Contrairement aux oiseaux de mauvais augure, le Tahoeraa est bien vivant et tous ceux qui étaient présents ce lundi soir lors de la réunion sont repartis le coeur plein d’espoir”.
RENÉ TEMEHARO représentant Tahoeraa
“On ne va pas parler des absents”
Comment s’est passé ce bureau exécutif ?
“Pour l’instant, il n’y a rien. On a parlé de notre nouvelle radio que nous allons mettre en place, tout simplement.” Vous n’avez pas parlé d’Édouard Fritch ? “Non, il n’est pas là. Que voulez-vous qu’on fasse ? On ne va pas parler des absents quand même.”
Et vous n’avez pas parlé de la demande qu’il a faite ?
“Non pas du tout. On en parlera à son retour, on verra bien.”
Vous savez quand est-ce qu’il rentre ?
“Ben, vous m’avez dit jeudi, donc je suppose que cela va être jeudi.”
Justement, cette radio, c’était Édouard Fritch qui voulait la relancer et il n’y avait soidisant pas de solutions. C’est bizarre de trouver une solution aujourd’hui, non ?
“C’est le Tahoeraa qui veut la relancer.”
Et où, comment, avec quel argent ?
“Vous verrez bien, avec les sympathisants du Tahoeraa, comme vous par exemple.”
Vous allez lancer une souscription ?
“Certainement. Nous sommes en train de réfléchir et de mettre tout ça en place.”
CHANTAL GALENON représentante Tahoeraa
“Un grand conseil n’est pas utile”
Quel est votre état d’esprit à l’arrivée à ce bureau exécutif (BE) du Tahoeraa ?
“Ce soir, nous allons réfléchir en groupe même si j’ai des difficultés à m’exprimer, c’est triste que l’on en arrive là, mais se sont des problèmes de groupe.”
Est-ce un sentiment de tous les représentants du BE ?
“Non, je ne pense pas, mais je prends ça sur moi, je ferai tout pour que ça s’arrange.”
Quelle serait la solution pour tout arranger ?
“Ben, c’est faire déjà revenir ceux qui sont partis et en même temps redonner un nouveau souffle au Tahoeraa. Je pense que c’est notre objectif maintenant. Un grand conseil n’est pas utile car notre président est assez sage pour comprendre la situation, cela fait dix ans que je travaille avec lui, je reste positive malgré ma tristesse.”








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Commentaires anonymes
30/04/2009 à 07h11
Pathétique !! et de voir ceux qui ont profités du système ... grave .. vivement la nouvelle génaration de polynésien qui ont fait des études en Politique et dehors les voyous !! Et radio Maohi sur le site du Taharaa ... aux abois le gaston
Commentaires anonymes
29/04/2009 à 21h47
Fichez la paix à Gaston Flosse c'est tout ce qu'on vous demande.