Publié le lundi 08 mars 2010 à 11H38
DISTRIBUTION DE FARE MTR. Un mois après le passage du cyclone Oli, Tubuai, l’île la plus touchée, panse ses plaies et parle reconstruction. Un comité de coordination des secours d’urgence a été mis en place et décide de l’attribution des fare MTR. Des fare gratuits qui doivent revenir normalement à ceux qui ont perdu leur logement, sauf que la liste s’allonge depuis un mois et que sur le terrain la réalité est parfois autre. N’ayant pas fait de victime mais beaucoup de dégâts, Oli est une pièce maîtresse sur l’échiquier politique.
L’ESSENTIEL
- 145 logements ont été totalement détruits lors du passage du cyclone Oli à Tubuai
- Aujourd’hui, le gouvernement annonce la construction de 258 fare MTR gratuits d’ici juillet 2010
- Seules les familles ayant tout perdu devaient bénéficier d’un fare gratuit. Sur le terrain, maison partiellement détruite et aspect social sont pris en compte dans l’attribution permettant aux politiques de distribuer sans compter
Marie-Thérèse tente tant bien que mal, comme tous les jours depuis un mois, de nettoyer sa maison. Le jour du cyclone, la houle très forte a broyé le fare situé en face de chez elle, a traversé la route pour charrier ensuite des kilos de sable et tout inonder sur son passage. Il ne reste que les quatre murs, mais elle refuse un fare MTR, “c’est trop compliqué, je préfère réparer ma maison”. Le témoignage de cette habitante de Tubuai n’est pas représentatif de l’effervescence qui existe depuis un mois autour des fare MTR que le FDA (Fonds de développement des archipels) doit livrer prochainement. Un comité de coordination des secours d’urgence, présidé par le maire Fernand Tahiata et regroupant 12 membres, liste les attributions de fare par priorité. Si les premiers servis seront ceux qui ont totalement perdu leur logement, les listes de priorité deux et trois que Les Nouvelles ont pu se procurer peuvent parfois surprendre au regard de la réalité sur le terrain. Parmi les critères retenus, celui de la “pauvreté”. Exemple avec Maire, qui habite avec son mari et ses enfants dans la maison des grands-parents, où vivent aussi un neveu, sa femme et ses enfants. Si la maison des grands-parents n’a pas été endommagée, celle de Maire, situé à quelques mètres, a été partiellement détruite. “Le maire délégué de Taahueia nous a dit de détruire notre maison et de tout retirer car ils allaient nous faire une nouvelle maison. À la question ne pouvait- on pas réparer l’arrière de la maison ?, Maire précise qu’elle n’avait pas de permis de construire pour son ancienne maison mais qu’elle en aurait un pour le fare MTR. Donc il valait mieux recommencer. Sa voisine aussi aura un nouveau fare MTR, mais pour l’instant, elle vit encore dans son ancienne maison et donc ne l’a pas détruite. Le fare est certes sommaire mais bien débout. Plus surprenant, le neveu qui n’avait pas de logement et vivait chez les grandsparents qui ne sont pas répertoriés comme sinistrés se retrouve également sur les fameuses listes prioritaires. Quelques maisons plus loin, on peste de voir des attributions sur fond d’amitiés politiques.
Pourtant, les règles étaient claires, la répartition des fare anti-cyclonique devait se faire en faveur des personnes ayant totalement perdu leur maison ou ne pouvant plus vivre dedans. Mais pour le maire, Oli doit être l’occasion de régler l’aspect social de l’île. “Le maire veut faire bien pour sa commune, mais il ne faut pas confondre premiers secours et social. Il est certain qu’à l’avenir, il faudra sortir les foyers qui vivent à plusieurs dans une même maison. Mais l’urgence aujourd’hui est de permettre aux gens qui vivent encore dans des refuges de rentrer chez eux. Les maisons seront reconstruites au bénéfice des sinistrés sans contrepartie financière”, assure le ministre des Affaires foncières et de l’aménagement, Tearii Alpha. Une notion d’urgence que ne semble pas partager le président du Pays puisque lors de son déplacement à Tubuai, vendredi, Gaston Tong Sang affirmait : “Oli permettra surtout de rattraper le retard dans le logement social et pour certaines maisons qui n’ont pas été détruites à 100% par le cyclone, dont la réparation ne donnera pas de logement correct pour ses familles, il sera décidé de reconstruire pour elles. Pour les logements partiellement détruits, par définition, ce sont des sinistrés donc ils rentrent dans le cadre de la reconstruction totalement gratuite des fare”.
Ce sont donc 258 fare MTR qui vont être livrés gratuitement aux habitants de Tubuai pour une enveloppe de 1,2 milliard. Pour Chantal Tahiata, représentante UPLD, ce mélange des genres n’est pas acceptable : “Il y a aujourd’hui 1 000 dossiers en souffrance au FDA pour des fare MTR que les demandeurs payent et ici, sous prétexte du cyclone, on mélange aide aux sinistrés et aspect social. Je ne suis pas d’accord, l’enveloppe n’est pas la même. Ce sont tous les Polynésiens qui vont devoir payer cela”. Sur le plan politique, c’est un joli coup et un très beau cadeau dont les habitants devront se souvenir au moment des prochaines élections.
Si pour l’instant Marie-Luce Penchard, la ministre de l’Outre-mer, a dit niet aux territoriales anticipées, l’après-Oli est un bon moyen pour se préparer à cette éventualité et déjà partir en campagne aux Australes, ou du moins en poser les premiers jalons. Idem pour ceux qui tâtent le terrain en cas de vacance d’un mandat de sénateur. Interrogé sur ses ambitions politiques, Fernand Tahiata reconnaît que l’idée d’être représentant à l’assemblée “pour défendre les Australes et (son) île” ne lui déplairait pas. “Encore faudrait-il savoir qui voterait pour moi”, concède le maire de Tubuai, sous-entendu sous quelle couleur pourrait-il se présenter. Le maire a été élu sous l’étiquette Tahoeraa mais si l’homme affiche quelques ambitions aux territoriales et souhaite être tête de liste, cela pourra difficilement se faire du côté des orange puisque cette place est la chasse gardée de l’incontournable ministre de l’Agriculture et maire de Rurutu, Frédéric Riveta. Parité oblige, la deuxième place sur la liste revient à une femme. La troisième est généralement dévolue au maire de Rapa, renvoyant ainsi Fernand Tahiata, dans le meilleur des cas, à la quatrième place. L’avenir semble donc bouché du côté orange. Reste la carte Gaston Tong Sang et ça tombe bien, car Fernand Tahiata qui s’affiche “du côté des autonomistes avant tout” concède qu’il est, selon ses propres mots, “un petit peu rouge”. Gaston Tong Sang pose donc ses pions aux Australes. Le prochain serait l’ex-orange Lucette Taero qui vit à Tubuai et qui pourrait très rapidement se voir attribuer le poste de tavana hau (administrateur de la circonscription des Australes) en remplacement d’Ingrid Drollet. Cette dernière vient d’être relevée de ses fonctions. Le président du Pays n’a pas encore confirmé la nomination de Lucette Taero mais veut “des personnes qui peuvent reprendre en main la reconstruction, donner un nouveau souffle aux Australes” et “inscrire les Australes dans une nouvelle dynamique”. Tout un programme.
Chez les orange aussi on s’affaire. Vendredi, devant les élus, le haut-commissaire et le gouvernement, la représentante Tahoeraa Juliette Tahuhuatama n’a pas manqué de souligner avec une certaine fierté que le Tahoeraa était déjà venu quatre fois à la rencontre de la population de Tubuai depuis la catastrophe naturelle et qu’ils avaient fait de nombreuses propositions. Le parti au fei a su se placer sur le plan stratégique en faisant désigner, sur proposition du vice-président Édouard Fritch, Jonas Tahuaitu, l’ex-ministre orange de l’Équipement, membre du comité de coordination des secours d’urgence. C’est entre autres lui, qui, depuis un mois, “expertise” les maisons pour déterminer s’il y aura reconstruction ou simple rénovation. “J’ai l’habitude des cyclones donc Édouard Fritch m’a appelé pour soutenir à la fois le maire et les équipes de l’Équipement. Voilà un mois que je suis là”, explique l’ancien ministre. Pour lui, il n’y a pas de distribution politique des fare mais plutôt de l’anticipation : “Ici, il y a eu la houle. Les maisons qui ont été inondées vont s’écrouler dans six mois donc nous détruisons dès maintenant”. Jonas Tahuaitu a par ailleurs demandé que dans le groupe de priorité 3 se trouvent également les familles de 12 personnes (dont au moins trois couples). Encore une fois, c’est le mélange des genres.
Le ministre du Développement des archipels, Louis Frébault, a balayé toute tentative de manipulation politique. “Le président a mis trois commissions présidées par le maire et composées de 12 personnes pour l’attribution des fare. Ensuite cela passe au gouvernement qui le valide. Ensuite, ça passe au FDA où tous les groupes politiques sont présents. Il n’est pas question d’abus”. Et comme pour marquer des points, le ministre rappelle quand même que l’engagement de son gouvernement va permettre de construire d’ici juillet 2010 258 fare MTR avec une centaine d’embauches rien que sur Tubuai et du travail pour une dizaine d’entreprises privées de Tahiti. Premier coup de pioche le 1er avril.
ASF
Témoignage
“Obtenir un fare MTR, c’est trop compliqué”
Marie-Thérèse fait partie des sinistrés d’Oli. Le jour du cyclone, la houle très forte a broyé le fare située en face de chez elle, a traversé la route pour charrier ensuite des kilos de sable et tout inonder sur son passage. “J’avais 1,5 m d’eau à l’intérieur, je pouvais même nager dans la maison”, se souvient Marie- Thérèse. Aujourd’hui, subsistent les quatre murs de la maison, pour le reste, il faudra reconstruire. “Moi, je veux consolider la maison. Je ne veux pas de fare MTR parce qu’il y a beaucoup de papiers à obtenir pour avoir une autorisation de permis de construire, c’est compliqué. Il y a des problèmes d’indivision, il faut faire signer les papiers à tout le monde. C’est trop compliqué, je préfère réparer ma maison”.
2,875 milliards de subventions au FDA
“On attend le collectif budgétaire pour avoir l’argent et faire les bons de commande. Les 30 fare déjà livrés au FDA de Tubuai étaient en stock à Tahiti, mais à présent, pour la construction, on est obligé de passer par la phase collectif budgétaire à l’assemblée. Le 1er avril devrait commencer les travaux de construction. 258 fare MTR sont prévus pour Tubuai, cela représente pour les Australes une enveloppe de 1,2 milliard de Fcfp et une centaine d’embauches pour Tubuai”, a annoncé le ministre du Développement des archipels, Louis Frébault. Au collectif budgétaire, la principale dépense de fonctionnement est justement la subvention au FDA pour la reconstruction et la réparation des habitations, d'un montant de 2,875 milliards de Fcfp. Le programme concerne toutes îles confondues, 400 fare MTR, qui ont démontré leur capacité à résister au courant et à la houle, et des aides en matériel pour les réparations d'habitats. Le financement de ces dépenses est assuré par une participation de l'État à hauteur de 1,193 milliard de Fcfp destinée à la construction de 200 fare MTR. Le FDA a déjà engagé 211 millions de Fcfp.
Entretien Fernand Tahiata, maire de Tubuai
“Oli va permettre à Tubuai de rattraper son retard”
Oli a frappé votre île le 5 février dernier, où en est-on un mois après ?
“Nous avons été très durement touchés mais aujourd’hui nous sommes dans la phase de reconstruction et de réparation. Ceux qui ont tout perdu vivent encore dans les trois lieux de refuge, l’église catholique, l’annexe de la mairie de Mahu et chez les sanitos. Cela concerne une cinquantaine de personnes. D’autres sont dans leur famille.”
Comme s’est passée la phase d’urgence et celle de nettoyage ?
“Nous avons manqué de matériels au début et de main-d’oeuvre. Nous aurions aimé que l’armée reste plus qu’une semaine pour aider la population. J’encourage aussi aujourd’hui le Pays à mettre en place, dans les îles qui ont été touchées par les intempéries, un service type GIP pour répondre encore plus rapidement aux besoins de la population. Si le nom de GIP les gêne et bien qu’il le change. Par contre, l’élan de solidarité pour l’île a vraiment été très important. De nombreuses denrées alimentaires et des vêtements ont été envoyés. Il a fallu tout lister. 700 familles ont bénéficié de nourriture pour un mois. Tous les deux jours, il y a eu une distribution d’eau à l’ensemble de la population. Il y a eu un gros soutien des affaires sociales. Nous estimons que 16 tonnes de denrées alimentaires et d’affaires ont été distribuées sur l’île. Et puis, il y a l’aide des églises qui travaillent sur la réparation des maisons. Ils font un énorme travail et nous les remercions. La commune, elle, a dépensé 10 millions de Fcfp depuis un mois. Elle ne pourra pas faire plus pour ses administrés. J’espère que nous allons toucher une aide.’”
Aujourd’hui, il y a la phase de reconstruction, l’attribution des fare MTR semble se faire à tour de bras même pour des maisons qui n’ont été que partiellement détruites. Distribuer des fare MTR, c’est plutôt un bonus sur le plan politique ? Ne serait-on pas reparti dans les travers de “je te donne un fare contre une voix électorale” ?
“Il n’y a pas de tricherie. Il faut que des maisons soient détruites pour recommencer et mettre la population en sécurité. On a vraiment été victime. Le problème, ce n’est pas de multiplier aujourd’hui les fare MTR, le problème c’est que depuis 2004, les politiques ont totalement laissé de côté les îles. La question que l’on doit se poser, c’est pourquoi il y a eu autant de dégâts sur l’île ? Pourquoi, jusqu’à ce jour, Tubuai ne comptait que 20 fare MTR ? Les îles, notre île est oubliée. Cela fait plusieurs années que je demande des aménagements et que rien n’arrive. En 2008 déjà, j’avais demandé à Papeete qu’un mur de protection soit construit le long de la route. Là, je vais demander de refaire la route. Il y a des dégâts sur 11 km.”
Finalement Oli a permis un grand nettoyage mais n’y a-til pas un mélange des genres entre sinistrés et social ?
“Moi, c’est clair, je ne veux plus voir les enfants de cette île vivre dans des conditions très difficiles. C’est parce que les maisons sont dans des états pitoyables que tout a été aussi vite ravagé. Profiter du cyclone n’est pas le mot, mais disons qu’Oli va permettre à Tubuai de rattraper son retard. Les gens veulent une habitation décente.”
Et gratuite ?
“Oui, les habitants vont obtenir leurs maisons gratuitement. C’est la procédure en cas de sinistre.”
Reste la question du foncier et du plan de prévention des risques…
“La procédure a été allégée pour l’obtention des permis de construire mais à Tubuai, l’indivision est un problème pour les familles. Il faut que les juges accélèrent et facilitent l’accès à la propriété. Il faut qu’ils délimitent des propriétés de 400 m2, cela suffit pour construire une maison. Pour le PPR, il n’y aura plus de maisons construites au bord de mer à Tubuai. Ce qui existe reste pour le moment, il y a notamment dans la zone à risque la mairie et l’aéroport. Le PPR n’a pas encore été validé mais Emmanuel des Garets (ingénieur géologue des risques naturels du service de l’urbanisme, ndlr) doit venir sur l’île le 10 mars. C’est bien de dire qu’il y a des zones à risques mais ensuite il faut pouvoir déplacer les populations vers l’intérieur des terres. La commune n’a pas les moyens de créer de nouvelles routes, d’installer l’électricité.”
Propos recueillis par ASF
Alexandra Sigaudo-Fourny







Les dernières contributions
Commentaires anonymes
10/03/2010 à 23h27
@ OBS
Si on était département, le cyclone Oli, aurait été déclaré catastrophe naturelle, et l'état aurait débloqué des fonds, pour indemniser les sinistrés, à la hauteur du préjudice, évalué après expertise des assureures.
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10/03/2010 à 08h55
Et on râle, et on dénonce, et on critique, ... et est-ce que ça va changer ?
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09/03/2010 à 11h47
Si on était "département", comment cela se passerait ?
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09/03/2010 à 08h33
La population Polynésienne est témoin de l'une des plus grande arnaque.
l'urgence, le social, la politique et copains-coquins (entreprise politique du FDA)pas besoin d'appel d'offres, OLI est passé par la, tel un cocktail mafieux qui gangrène mon Pays.
écœuré,
a pae
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09/03/2010 à 04h23
J'ai cru comprendre que 2 entreprises des Iles Marquises politiquement très proches du MDA avaient reçu proposition du Ministre lui même pour partir aux Australes construire des fare MTR et cela sans consulter les autres.
Le clientélisme n'est pas seulement dans l'attribution des fare mais aussi dans l'attribution de marché et cela est coutumier de la part de ce personnage.
Peut-être que créer un petit groupe genre "GIP" mais temporairement permet d'éviter cet aspect du clientélisme.
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08/03/2010 à 20h25
Leves la patte ! Remues la queue ! Couché ! Assis !
C'est bien ! T'auras ta maison MTR et n'oublies pas que c'est GRACE à moi que tu as eu ta maison ! N'oublies pas aussi de monter ta section car en plus, tes fetii auront droit aussi à une maison MTR !
Enfin, et le plus important, n'oublies surtout pas de voter pour moi, ok alors ?
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08/03/2010 à 18h02
"Le PPR n’a pas encore été validé mais Emmanuel des Garets (ingénieur géologue des risques naturels du service de l’urbanisme, ndlr) doit
venir sur l’île le 10 mars."
Nos tupunas connaissaient parfaitement les zones constructibles.
Ils n'avaient pas besoin d'experts en géologie.
Encore une abérration de nos élux pour s'en mettre plein les poches.
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08/03/2010 à 15h03
Il suffit de 400 mètres carrés pour construire une maison?!! Mais ouvrez les yeux tavana !! Si c'est pour se retrouver comme à Tahiti, avec des maisons trop proches les unes des autres, et créer des quartiers populeux, laisse tomber!!
Les problèmes sociaux vont arriver, etc etc...
Vaudrait mieux bien espacer et bien répartir les habitations sur l'île, d'autant plus qu'il n'y a moins de 3000 habitants à Tupua'i et il y a amplement la place, sans craindre un éboulement quelconque.
A feruri maita'i pa'i!