Publié le lundi 21 décembre 2009 à 14H56
MICHEL YIP ET LA COMMISSION DES FINANCES. Ils sont dans le collimateur du représentant UPLD Antony Géros, qui a formé trois recours auprès de la justice administrative à leur encontre.
L’ESSENTIEL
- Le recours déposé au Conseil d’État contre Michel Yip vise à le faire déclarer démissionnaire de l’assemblée
- Antony Géros a déposé deux recours contre la commission des finances : un contre son renouvellement et un autre concernant le déroulé de la réunion de mercredi
- Alors que la présidente avait suspendu la séance, la majorité a poursuivi les travaux sans l’opposition
“J’ai effectivement déposé un recours au Conseil d’État pour déclarer démissionnaire Michel Yip du fait qu’à deux reprises il a pris part à la décision qui a porté sur deux lois du Pays qui ont été annulées. Il y a une disposition de la loi organique qui dispose que le haut-commissaire ou un représentant puisse demander la démission de Michel Yip. La voix utilisée pour démettre Michel Yip est celle du Conseil d’État. Par contre, s’il avait été l’objet d’un recours au pénal, on aurait pu faire une citation directe, mais malheureusement ce n’est pas permis au niveau des procédures du tribunal administratif.”
Le Tahoeraa avait déjà également formulé plusieurs recours à l’encontre de Michel Yip…
“Ce n’était pas pour les mêmes motifs.”
Confirmez-vous avoir déposé un recours contre la commission des finances, ou même plusieurs ?
“Il y a un recours sur le fond que j’ai déposé pour invalider le renouvellement de cette commission des finances, et il y a un deuxième recours que nous allons bientôt déposer et qui est un référé-liberté contre le fait que la séance de la commission, qui a été suspendue par la présidente, a été reprise rapidement après sans que les membres de l’opposition qui s’étaient retirés sur la décision ait été informés de la reprise de cette séance. En fait, c’est sans opposition que la commission des finances a terminé ses travaux, mettant en péril la validité de l’examen d’une partie du budget du Pays, de l’ensemble des comptes spéciaux et bien entendu du budget de l’assemblée.”
L’opposition aidera-t-elle la majorité à faire le quorum aujourd’hui ?
“Nous avons toujours le même mot d’ordre, on renforcera la majorité dans sa recherche de quorum. Si la majorité arrive à être majoritaire dans l’hémicycle, nous viendrons.”
À mardi donc ?
“Oui, c’est plus sérieux.”
Propos recueillis par CV
Caroline Vauchère







Les dernières contributions
Commentaires anonymes
22/12/2009 à 02h55
Comme il est facile de tout porter devant la justice quand on ne paie pas les avocats !!!! Voilà encore des frais (importants) à la charge du contribuable local et du contribuable métropolitain à travers la dotation annuelle de l'Etat...
Commentaires anonymes
21/12/2009 à 22h11
Stop !
Faudrait aussi penser à embaucher des juges pour gérer tous ces recours.
:o:o:P:P
Commentaires anonymes
21/12/2009 à 21h49
Te aro nei te maohi i te maohi !!! o vai te pepe : te maohi, te nunaa !!! o vai te ata : te papaa !!!
Commentaires anonymes
21/12/2009 à 18h33
tout a fait d'accord avec le commentaire précédent .....Pitoyable......
et encore plus bas.....
Commentaires anonymes
21/12/2009 à 16h48
Parfaite illustration de ce qu'on appelle un "combat d'arrière-garde". Piqués au vif d'avoir perdu le pouvoir, ces mauvais joueurs font tout pour empêcher les concurrents d'avancer. Cela rappelle le footballeur qui vient de se faire prendre de vitesse et qui retient son adversaire par le maillot. Pitoyable.
Avec une belle dose d'hypocrisie en prime: dire "on renforcera la majorité dans sa recherche de quorum" est un mensonge puisqu'ils attendent que la majorité ait fait le quorum à elle seule.
Où est l'intérêt du Pays et des Polynésiens dans ce comportement malsain? Honte à tous ceux qui participent à cette mascarade.